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I'm too young to lose my soul, I'm too young to feel this old for so long.... (Clexa)

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Clarke Griffin
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MessageSujet: I'm too young to lose my soul, I'm too young to feel this old for so long.... (Clexa) Ven 14 Oct - 16:36

Clexa
You left me but I understand. You haunt me. The things that you said. You told me you loved me, but you didn’t use words. Your eyes said enough, your words went unheard. You warned me, ‘love is weakness’, were the words that you said, but I didn’t listen. Your eyes filling up with tears, I remember it clearly, you were standing near me letting go of your fears. But your eyes before you turned around heartbroken and guilty, staring right at me ‘cause you sold WHAT you found. You left me on that mountain, I tried to hate you but I couldn’t. (Citations de la fansong "Clexa" : Don’t walk away - Willo)

♫ I'm too young to lose my soul, I'm too young to feel this old for so long, I feel like I'm losing my mind. Livin' in a world so cold, in a shell with no soul, since you've gone away from me. ♪

World so cold - Three Days Grace (chanson illustrant bien la vision qu'a Clarke d'elle-même, depuis plusieurs mois.)

J’ignore ce qui m’a poussée à me présenter devant la porte de sa chambre. Je n’ai pourtant pas quitté la mienne – enfin, ma prison – depuis que je l’ai laissée, dans la salle du trône. Il me fallait retrouver un peu mes esprits, mais j’ai passé mon temps à tourner dans la pièce, cherchant la meilleure manière d’agir. Tout ça pour, au final, agir sur une maudite impulsion. Une de plus. A croire que je ne suis plus à ça prêt. Mais de toute façon, tout ça, ça n’a plus d’importance, plus aucune, quand j’étouffe toutes les remarques qui peuvent lui brûler les lèvres, en écrasant les miennes dessus. J’éprouve aussitôt une libération coupable, en ayant de nouveau la chance de goûter à ses lèvres. J’oublie tout, toute la rancune accumulée ces derniers mois, toute la colère éprouvée après qu’elle m’ait tournée le dos, rien qu’en la sentant se glisser entre mes bras, rien qu’en sentant ses mains sur moi, rien qu’en pouvant tester la douceur de sa peau sous mes mains. La suite n’appartient qu’à nous, se déroulant à la faveur des bougies qui illuminent la pièce. Mon cerveau ne parvient à se reconnecter que de longues minutes – très longues minutes - plus tard, alors que je suis toujours emmitouflée entre ses draps, mes jambes encore emmêlées aux siennes, ses bras autour de moi, ma tête posée sur le haut de son torse. J’entends ainsi son cœur qui résonne contre mon oreille. Je sens son souffle frôler mes cheveux, s’apaisant alors qu’elle plonge dans un sommeil réparateur. Un sourire étire mes lèvres, alors que je me redresse tout doucement, maintenant ma tête grâce à mon bras recroqueville. Quelques secondes durant, je l’observe en silence, résistant à mon envie de la sortir de son sommeil, juste pour m’assurer que tout ceci est réel, que ça s’est bien passé, que ça n’est pas le fruit de mon imagination trop étrange. Puis mon sourire se flétri, à cause des images qui supplantent les dernières minutes. Celles de sa trahison. Celles de ses belles paroles anéanties en quelques mots. Celles d’un rapprochement sur lequel je n’aurais pas parié qui a été détruit par le choix qu’elle a fini par faire. Celles d’un avenir possible qui ne pourra jamais voir le jour. Sentant que cette torture ne prendra jamais fin, même si on tente de notre mieux de tourner la page, je comprends que je n’ai pas le choix. C’est pourquoi je ne ressens aucun scrupule alors que, d’un geste fluide, je l’égorge. Assise sur elle, ma main sur sa bouche, j’attends qu’elle rende enfin son dernier souffle, me sentant étrangement apaisée de voir son sang se répandre sur son lit.

Le cœur battant à tout rompre, un cri qui n’ose pas franchir le seuil de mes lèvres pourtant entrouvertes sous l’horreur qui m’est apparue en songe, je me redresse rapidement sur le lit qui est le mien depuis peu. Et sur lequel j’ai fini par m’effondrer, après avoir vu le sommeil me fuir de longues heures durant. Je ne saurais le garantir, mais, à vu de nez, il me semble n’avoir réussi à dormir qu’une petite heure, avant de voir mon esprit pollué par ce maudit cauchemar. Songe atroce s’il en est, mais pourtant tellement symbolique de l’ambivalence de ce que j’éprouve pour Lexa. Le sommeil n’a pas daigné revenir faire un tour auprès de moi, suite à cela. Disons qu’avoir encore l’impression de sentir les lèvres de Lexa sur moi et mes mains partir à la découverte de son corps, ça n’aide pas vraiment à s’endormir, quand, en plus, on se souvient un peu trop de la vision de sa gorge tranchée, par ses propres soins. Saupoudrons tout cela des échos des voix des Montagnards morts par ma faute, et du souvenir toujours vivace de leurs corps – morts – dans la grande salle commune, et on comprendra aisément qu’il me soit difficile – pour ne pas dire impossible – de dormir pour l’instant. J’ai donc pu voir la ville de Polis se réveillée, l’observant depuis le balcon, ainsi que la tour de Polis commencée à s’agiter. Une servante est venue m’apporter de quoi prendre mon petit-déjeuner, mais aussi de quoi dessiner. Afin de m’occuper. Sans doute une attention de Lexa. Ce qui me fait lever les yeux au ciel. Me donnant envie de balancer ce carnet et ces crayons au-dessus du balcon. Faisant apparaître un sourire touché sur mes lèvres. M’embrouillant encore plus l’esprit, comme si c’était nécessaire…

Le reste de la journée se déroule sans événements notables. Je tente de découvrir, en interrogeant les servantes et les gardes affiliés à ma chambre, ce qu’il est advenu de Roan. J’aimerais savoir ce que Lexa lui a promis, en échange de ma capture. D’après ce que j’ai compris, il est prince, il doit avoir tout ce qu’il veut, alors qu’est-ce qu’il a gagné en obéissant à Lexa ? Et, je l’avoue, une partie de moi aimerait s’assurer qu’il n’ait pas été puni, à cause de ma morsure de dinosaures. En dehors de cela, je ne quitte pas ma… cellule. Je tourne en rond dans cette pièce, réfléchissant. A quoi ? A ce qu’il me faut faire, à comment il me faudra réagir la prochaine fois que je ferais face à la guerrière qui n’a de cesse de me tourmenter mentalement, mais aussi à un moyen de partir d’ici. J’étouffe entre ces murs, j’étouffe dans cette ville, j’étouffe de me savoir traquée par la reine d’Azgeda, j’étouffe des meurtres que j’ai perpétué pour sauver les miens. J’en suis à fuir mon reflet, quand je me risque à faire un tour dans ce qui fait office de salle de bains. Pour m’occuper, sans cesser de réfléchir pour autant, je me suis fait quelques tresses, retenant un soupir en retrouvant les mèches roses apparues après que je me sois débarrassée de ma teinture rouge. Je ne quitte ma prison que quand une domestique vient me faire savoir que je suis attendue, en bas de la tour, pour visiter Polis, avec Lexa, Titus et les nightbloods. Déglutissant, je la suis donc, me laissant escorter jusqu’à la sortie de cet immense bâtiment. Cela fait pourtant plusieurs heures que je n’ai pas fait face à Lexa, que j’ai laissé – stupidement – éclaté mon attachement incontrôlable à son encontre au travers un sermon énervé, et pourtant, pourtant, je me suis toujours aussi idiote que si cela venait à peine de se produire. C’est bien pour cela que je ne lui adresse qu’un vague regard, alors que je lance, à l’assemblée présente, un : « Heya. ». Mon regard s’attarde tout particulièrement sur la fillette que j’ai affronté en duel hier, qui m’adresse un sourire éclatant, mais aussi sur Aden, qui parait toujours aussi malin qu’à son accoutumée. Ils ont été les seules exceptions à mon refus de sortir, hier, j’ai été leur rendre visite, afin de savoir s’ils avaient été voir le guérisseur, elle pour soigner la blessure que je lui avais faite involontairement la veille, lui pour regarder l’état de son ventre, suite à son entraînement avec Lexa.

La visite commence, sans que je n’adresse une seule parole à la jolie brune, que j’évite même soigneusement, préférant me placer à proximité de ses disciples, que de me mettre trop près d’elle. Pas vraiment confiance en moi, sur ce coup-là, en ce que mes gestes ou mes regards à son encontre pourraient lasser trahir. Et puis, ne suis-je pas sensée participer activement à l’exercice des enfants, en leur posant quelques questions, sur les lieux qu’ils me présentent ? Me mettre ainsi à la place d’une représentation d’une autre tribu, qui découvre Polis et ses merveilles pour la 1ère fois ? Leur laisser l’occasion de s’essayer au rôle de Heda, qui sera leur responsabilité, du moins, à l’un d’entre eux, un jour ? Alors, virtuellement, l’enfant qui prend la parole est l’actuel Heda, le temps que dure sa présentation. Plusieurs lieux m’ont déjà été présentés. A maintes reprises, j’ai senti le regard de Titus se poser sur moi, comme pour me mettre en garde de me rapprocher de nouveau de Lexa, de l’humilier ainsi que je l’ai fait la veille, et ce qui lui a valu d’être éjecté de l’entraînement des nightbloods. J’ai beau être éloignée d’elle, autant que possible, il ne semble pas apaisé pour autant. Il n’y a que de très longues minutes après le début de la visite que je me glisse vers l’épéiste. Il faut dire que nous sommes en train de traverser le marché, et qu’au détour d’une étale, mon regard s’est posé sur un bracelet. Un de l’Arche. Un porté par un des 100. Et cela, bien entendu, me fait me souvenir d’une chose : « As-tu envoyé des hommes s’assurer de l’état de santé des Blake ? », lui soufflé-je, profitant du fait que Lexa soit en train d’observer une étale, et que Titus soit en train de converser avec une marchande, à quelques pas de nous. Il y a de grandes chances qu’il n’appréciera pas de savoir qu’elle a – normalement – mandé des personnes pour voir si mes comparses avaient pu rentrer sains et saufs au camp. Si j’ai fait attention à ce que Titus soit éloigné, je n’ai pas pris en considération Aden, et ses oreilles qui traînent. Enfin, surtout, son regard qui décrypte un peu trop les choses. Par chance, pour moi, j’ai pris soin de me débarrasser du morceau de cape rouge, qui se trouvait dans mes poches, hier. Bon, j’assume, je l’ai laissé dans le carnet à dessins que l’on m’a donné. Mais au moins n’est-il plus sur moi, il y a du mieux. Non ? Peut-être pas, car là, c’est plutôt mon attachement pour les Blake qui est audible, et qui peut être mal interprété, mais qu’à cela ne tienne : ils sont mes amis, même si je les ai laissé il y a plusieurs mois de cela.

code by Silver Lungs



❝ Oh, you can't hear me cry, see my dreams all die from where you're standing, on your own. It's so quiet here & I feel so cold. Oh, when you told me you'd leave, I felt like I couldn't breathe, myy aching body fell to the floor. Now it hurts much more. You caused my heart to bleed & you still owe me a reason. I can't figure out why... Why I'm alone & freezing? And I'm just left alone to cry. ❞
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MessageSujet: Re: I'm too young to lose my soul, I'm too young to feel this old for so long.... (Clexa) Dim 16 Oct - 17:49


   
I haven’t slept at night, I should have stayed to fight, stayed with you. I know you’re not the enemy. You seen the good that’s left in me, I should have stayed with you. You said we deserve better than this, I guess we do. But how can the leader of the ground, love the leader of the sky crew.Clarke & Lexa

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I'll protect you, your friends too, as if my life depended on it.

       
Épées s'entrechoquant, transpiration débordante, stratégie réfléchie, le combat qui se déroulait sous les yeux de la commandante, de deux de ses gardes et de Titus, était époustouflant. Étonnement, Aden ne gagnait pas si facilement que cela, à croire que le monologue de leur Heda, avait réussi à booster d'autant plus les nightbloods. Ce n'était que des enfants, et pourtant, ils étaient déjà des meurtriers confirmés. Leur envie de gagner se lisait dans leurs regards, alors que Lexa les observait. Aucune faute, aucun faux-pas, ils se battaient comme s'il ne s'agissait pas d'un simple duel. La commandante fut même obligée de les stopper, levant simplement sa main dans les airs. L'un d'eux saignait beaucoup, alors qu'il devait être en bon-état pour la visite avec Wanheda. L'enfant fut donc emmener par le guérisseur, Aden ne l'avait pas loupé. Ils voulaient tous faire leurs preuves, que l'esprit de leur Heda les choisisse, c'était bien. Seulement, ce n'était pas le moment pour s’entre-tuer ! L'entraînement n'était normalement pas prévu, mais à l'aube, alors qu'elle n'arrivait plus à dormir, Lexa en avait décidé autrement, et était donc partie les réveiller. Peu de temps avant de retrouver Clarke, elle ordonnait finalement à ses novices de partir se faire un brin de toilette, pendant que de son côté, elle ferait un rapide tour en ville pour s'assurer qu'il n'y avait pas un traite dans le coin. La sécurité des nightbloods était essentielle, mais à cet instant, elle pensait surtout à Clarke, à sa survie. Son regard vagabondait de personne en personne, offrant parfois de simples sourires à des passants, alors qu'elle était suivie de près par deux membres de sa garde. Rassurée de ne pas voir de menace pour le moment, la jeune femme était retournée dans la tour, se dirigeant seulement au vingtième étage, afin de rejoindre tous les enfants et de pouvoir partager avec eux le premier repas de cette nouvelle mâtinée. La brune pensait pouvoir passer un bon moment, mais ce n'était sans compter sur Titus, qui l'emmenait à part, lui faisant comprendre son mécontentement au sujet de Clarke. Pour lui, elle distrayait bien trop Lexa de son vrai rôle. Elle aurait dû la tuer pour lui prendre ses pouvoirs, et non la garder en vie. D'autant plus qu'elle se permettait de lui faire visiter la ville, la capitale, et ainsi de lui faire découvrir son Peuple, leur Peuple. Titus n'acceptait cela, et Lexa le trouvait épuisant. Après lui avoir simplement répondu de lui faire confiance, ils sortirent tous de l'immense pièce afin de descendre en bas de la tour pour y rejoindre Clarke. Cette dernière n'étant pas arrivée, la Commandante prenait l'initiative d'envoyer quelqu'un la chercher. Ses pensées se tournèrent alors à quelques semaines auparavant, lors d'une discussion avec la Skaikru, lui faisant clairement comprendre que Polis changerait sa vision des choses. Qu'elle ne verrait plus que la violence chez les Grounders, mais tout le reste. Il s'agissait dune vraie civilisation, où le peuple n'était pas que des meurtriers sans cœur. Mais ce qui tournait en boucle dans l'esprit de Lexa, c'était tout particulièrement la réponse de Clarke. Elle l'avait déçu, et lui avait certainement fait croire que les natifs agissaient tous ainsi. Elle avait changé la vision de la fille du Ciel avant même de lui prouver l'inverse. La brune lâchait un soupire las, avant d'apporter son attention à Titus et Aden. Ce fut donc en pleine discussion avec ces deux-là, à propos de la chasse aux dinosaures hier soir à laquelle elle avait participé, que Clarke les coupait, en intervenant. « Heya ». Tous posèrent alors son regard sur la Skaikru. Les enfants lui souriaient, tandis que Titus la regardait aussi froidement que d'habitude, et Lexa lui offrait à son tour un sourire, que la blonde n'apercevait pas. Visiblement, elle évitait de la regarder, à croire qu'elle était toujours autant en colère à propos d'hier. Tout cela fut même confirmer lorsque pendant la visite, la jolie Skaikru se tenait le plus éloignée possible d'elle, et qu'elle ne lui avait pas adressé un seul mot. Qu'est-ce qu'elle pouvait être agaçante, elle aussi ! Cette situation plaisait d'autant plus au Fleimkepa, qui se détendait finalement, et discutait parfois avec sa commandante à propos des lieux visités. Pourtant, il ne pouvait pas s'empêcher de jeter des regards désagréables à celle qu'il considérait comme leur ennemi. Celle qui devait être tuée, par Heda même. Lexa se moquait discrètement des enfants avec Titus, plutôt amusée des propos que tenait certain d'entre-eux. Pourquoi avaient-ils choisi des lieux aussi simplets pour certains ? La guerrière observait longuement Aden du coin de l’œil se demandant pertinemment ce qu'il avait prévu de faire visiter à Clarke. Chose que sentait très mal Lexa, pourtant elle n'en faisait part à personne.

Lorsqu'ils arrivèrent tous au marché, afin qu'une petite-fille fasse à son tour sa description des lieux, ils s'attardaient tous très souvent sur divers étales. Titus était parti tout devant afin d'en découvrir une – ou plutôt de discuter avec une marchande charmante -, tandis que Lexa s'attardait plus au fond, sur un autre stand. De la nourriture. Elle avait mangé il y a peu de temps, et pourtant elle avait déjà un petit creux. Il ne lui en fallait pas plus pour réclamer une cuisse de Mordeur et alors qu'elle procédait à l'échange, une petite-voix la sortie de ses pensées – qui étaient toutes tournées vers la nourriture -. « As-tu envoyé des hommes s'assurer de l'état de santé des Blake ? ». Tiens, Clarke remarquait enfin sa présence, il était temps ! Quoique.. Elle était censée s'en ficher qu'elle ne lui adressait pas un seul mot, alors pourquoi y accordait-elle autant d'importance ? La brunette réclamait finalement un morceau d'une deuxième cuisse de Mordeur. Ceux-là étaient minuscule – plus petit qu'un enfant -, mais combattaient toujours en bande, et étaient très souvent les plus meurtriers du coin. La guerrière remerciait d'un sourire la femme face à elle, qui était visiblement obnubilée par le fait que son Heda avait accordé de l'importance à son étale, puis elle se retournait d'un coup face à Clarke. Ne s'attendant pas à une telle proximité – puisqu'elle ne s'était pas rendue compte que la blonde était un peu trop proche d'elle -, la commandante lâchait un hoquet de surprise avant de froncer les sourcils. Elle lui tendait finalement un morceau de viande, tout en s'exprimant rapidement : « Tu devrais goûter ça. Il est divin. ». D'un coup de mâchoire brutal, Lexa croquait dans la cuisse, tout en fixant les iris océans face à elle. Clarke avait beau être proche, cela ne la dérangeait pas plus que cela finalement, alors elle ne s'était pas reculée, contrairement à hier soir, lors de leur altercation. Sans répondre à sa question, la brune lui offrait un sourire des plus doux, se concentrant de nouveau sur sa cuisse de dinosaure. Elle n'avait pas remarqué que Titus avait fini par les observer, et qu'il en était presque tombé de haut en se rendant compte du sourire qu'elle affichait. Clarke commençait réellement à lui sortir par les yeux ! Lexa avait beau croquer encore et encore dans sa cuisse, elle ne cessait pas de fixer la blondinette face à elle, qui paraissait vraiment.. étrange ? L'os dénudé de toute viande fut finalement posé sur l'étale. La commandante s'essuyait la bouche de sa manche, rassurée de ne plus entendre son estomac crier famine. « J'ai envoyé des guerriers s'assurer de leur état. Fais-moi confiance, Clarke. », murmurait-elle avant de se tourner vers les nightbloods qui en avaient visiblement oublié leur mission, tous étant obnubillés par ivers étales. La brunette attrapait le bras de la Skaikru d'une main ferme, puis l'entraînait à sa suite, sous le regard du Fleimkepa. Les novices s'apercevaient de la scène et décidaient donc de partir d'ici afin de continuer leur visite. Sur le chemin, la commandante avait lâché celle qu'elle se devait de protéger, afin d'aller voir pourquoi Titus paraissait si énervé. Comme il ne lui en touchait pas un mot pour le moment, Lexa était persuadée qu'il ne s'agissait de rien. C'était ainsi qu'ils se retrouvaient tous aux écuries, qui étaient donc la suite de la visite.

Lucy, la petite qui présentait ce lieu, avait attiré Clarke avec elle. Tous les enfants étaient installés au milieu des différents box, marquant comme une frontière avec le box tout au fond des écuries. Comme s'il s'agissait d'un lieu interdit, alors qu'en réalité, ils connaissaient tous l'identité de cet animal, et savaient pertinemment que s'ils s'en approchaient, la monture risquait de prendre peur, voire de s'énerver. Lexa quant-à elle, préférait rester en retrait, afin que son cheval ne sente pas sa présence dans la pièce, sinon elle risquerait fort de le décevoir à ne pas l'emmener en balade. Jouant avec un brin d'herbe, elle écoutait le discours de Lucy, qui expliquait à Clarke que les natifs n'étaient pas des monstres. Que dans cette partie des écuries se trouvaient les montures des plus hauts-gradés, et donc des membres de la garde. Ces derniers n'avaient pas le droit d'avoir de famille, alors tout l'amour qu'ils éprouvaient en eux était déversé à leur destrier, pour la plus grande majorité de ces guerriers. Ils leur accordaient énormément de leur temps, et souffrait de leur mort. C'était la preuve que des personnes civilisées comme eux– comme elle avait pu le découvrir avec le marché, où des lieux pour se divertir -, n'étaient pas des sans-cœurs. Elle fit même part à Clarke du fait que lorsqu'elle serait Heda, elle aurait une monture aussi impressionnante que leur Commandant actuel, ce qui amusait Lexa. Son cheval, elle en était attaché tout simplement parce qu'il lui rappelait Costia, et qu'ils avaient donc créé un lien entre-eux. Mais jamais, Ô grand jamais elle ne pleurerait sa mort. La petite-fille était un peu trop obnubilée par les histoires qu'on racontait aux enfants, ce qui amusait Aden. « C'est bientôt à moi ? », demandait-il à Lexa l'air impatient, ce qui la poussait à lever les yeux au ciel. Son regard se posait finalement sur Clarke, avec qui elle aimerait réellement avoir une discussion des plus sérieuses. Pourquoi l'avait-elle évité pendant tout le début de la visite si c'était pour venir lui parler ensuite ? Ses yeux se faisaient encore plus insistant, comme si elle lui ordonnait de s'approcher d'elle. Encore une fois, Titus n'en loupait rien. Lexa ne la voyant pas se déplacer, décidait de se rendre lentement vers Clarke, pendant que les enfants étaient partis caresser les chevaux – à l'exception d'un seul -. Comme ils faisaient assez de bruit pour recouvrir le son de sa voix, elle décidait donc de prendre la parole. « Tu en veux un ? Il pourra toujours t'être utile. », lui proposait simplement la guerrière, devant un homme plus que offusqué. « Elle rentre bientôt avec son clan, Heda. Gardons nos montures pour nos guerriers. ». Les paroles de Titus firent soupirer Lexa, qui lançait un regard glacial. Pourtant elle ne le contredisait pas, ce n'était pas la peine ! Clarke devait bien se douter qu'elle ne changerait pas d'avis, et que son offre tenait toujours. « À moins que la grande Clarke Kom Skaikru ne sache pas grimper à cheval ? », se moquait ouvertement la brune, d'un air amusé, alors qu'elle repensait à son attitude quelques minutes plus tôt. Sa distance, sa froideur, ainsi que sa gêne devant l'étale de viande. Qu'était son problème ? La petite Lucy continuait d'expliquer à Clarke l'importance de telles montures, sous le regard amusé de sa commandante, qui se tenait finalement juste à côté de la blonde. C'était fou à quel point les enfants pouvaient se trouver passionnés par les chevaux. Lexa pouvait les comprendre, puisque à leur âge, elle était elle aussi fascinée par de telles créatures. La guerrière se penchait une nouvelle fois vers Clarke afin de lui murmurer quelques mots au creux de son oreilles. « J'espère que la visite te plaît. ». Il était vrai que pour Lexa, c'était vraiment important que la blonde change d'avis sur son peuple. Elle voudrait lui apprendre tout ce qu'elle savait sur son peuple, mais était-ce vraiment ce qu'elle voulait ? Et si elle cherchait à se servir de ces informations contre les natifs ? La commandante secouait sa tête de gauche à droite afin de se concentrer de nouveau sur les paroles de Lucy, et non sur ses pensées trop pesantes.
       
(c) crackle bones

       



   
Victory stands on the back of sacrifice.
You think our ways are harsh, but it is how we survive. Life is an endless battle. Only the sacrifice is the key to survive. So, it is necessary to have no weakness, for to kill or betray without suffering.
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MessageSujet: Re: I'm too young to lose my soul, I'm too young to feel this old for so long.... (Clexa) Lun 17 Oct - 16:14

Clexa
You left me but I understand. You haunt me. The things that you said. You told me you loved me, but you didn’t use words. Your eyes said enough, your words went unheard. You warned me, ‘love is weakness’, were the words that you said, but I didn’t listen. Your eyes filling up with tears, I remember it clearly, you were standing near me letting go of your fears. But your eyes before you turned around heartbroken and guilty, staring right at me ‘cause you sold WHAT you found. You left me on that mountain, I tried to hate you but I couldn’t. (Citations de la fansong "Clexa" : Don’t walk away - Willo)

♫ I'm too young to lose my soul, I'm too young to feel this old for so long, I feel like I'm losing my mind. Livin' in a world so cold, in a shell with no soul, since you've gone away from me. ♪

World so cold - Three Days Grace (chanson illustrant bien la vision qu'a Clarke d'elle-même, depuis plusieurs mois.)

J’éprouve comme un élan de nostalgie, alors que mon regard se pose de nouveau sur le bracelet, qui a appartenu à l’un des miens. Si j’ai du mal à me sentir l’âme d’une Skaikru, je conserve cependant l’âme d’une 100. Et ils me manquent, je l’avoue. Bellamy sans doute plus que les autres, même si je me borne à décrypter cela comme la preuve étrange d’une amitié que l’on a réussi à tisser, au fil du temps. De la méfiance à la confiance. D’une entente qui nous a permis d’œuvrer pour préserver les autres délinquants. En fait, Bellamy, à l’instar de Lexa, est une des rares personnes qui me comprennent vraiment. Tous deux savent le poids que représente le fait d’être à la tête d’un groupe, de devoir prendre des décisions difficiles pour l’ensemble des vôtres. Cependant, une différence, et pas des moindres : au fil du temps, Bellamy et moi sommes parvenus à nous comprendre l’un l’autre, rien qu’en échangeant un regard. Comme l’atteste l’échange silencieux que nous avons eu, alors que nous tentions de savoir comment sauver Finn d’une mort, donnée par les Natifs. Alors, j’avoue que j’ai assez peur de le revoir. De lire dans son regard ce qu’il pense de moi. Avant même que ses pensées ne deviennent des mots, comme autant de paroles assassines qu’il me balancera. Comme autant de preuves que je l’ai détruit en m’enfuyant. Autant que je me suis détruite en poussant ce levier. Autant que Lexa m’a détruite en partant, face à ce maudit bunker, que j’ai dû anéantir pour sauver les miens. Autant qu’elle a réduit en cendres ce qui existait entre nous, ce que je me refuse de ressentir à nouveau, ce que je ne peux prendre le risque de ressentir de nouveau. Ce qui me coupe le souffle, enflamme mes veines, m’électrise des pieds à la tête et me tétanise à la fois, alors qu’elle se retourne, suite à mon interrogation sur les Blake. Elle a juste à poser son regard – si intense, bien trop intense – sur moi, pour engendrer de telles réactions dans la moindre fibre de mon corps. Et c’est en sentant presque son souffle sur moi que je prends conscience que je me suis bien trop approchée d’elle pour lui parler. « Tu devrais goûter ça. Il est divin. », me propose-t-elle, tout en me tendant un morceau de viande. Un Mordeur, d’après ce que j’ai pu entendre de son échange avec la marchande. Il me faut plusieurs secondes pour parvenir à attraper la viande qu’elle me propose. Tout en veillant à faire soigneusement à ne pas la toucher. Disons que là, face à son regard et à notre soudaine proximité, j’ai quelques souvenirs – un peu trop précis, un peu trop parlants – de la teneur du rêve qui m’a réveillée cette nuit. Si je m’écoutais, je n’hésiterais pas à vérifier à quoi ressemble la texture de sa peau sous mes mains ou la sensation de ses lèvres parcourant mon corps. Mais je ne dois pas, je ne peux pas. Car dès que je la regarde, ou que je songe un peu trop à me laisser aller, tout ce que je vois, tout ce que j’entends, c’est l’agonie des Montagnards, à cause de mon choix. Ces innocents, payant le prix de mon incapacité à trouver une autre solution, permettant de sauver les miens, tout en leur laissant la vie sauve. Si je peux comprendre ce qui a poussé Lexa à partir, ce soir-là, je ne peux le lui pardonner, car je ne peux me pardonner ce que j’ai été contrainte à faire pour que le peuple du Ciel s’échappe. Mais, par-dessus tout, je n’arrive pas à m’imaginer plaçant de nouveau ma confiance en elle. Je l’ai déjà fait une fois. J’en paie chaque jour le prix. Je clignote des yeux à plusieurs reprises. Pour faire fuir les images qui brûlent mes rétines, issues de ce songe qui ne restera jamais vivace que dans le monde onirique. Pour dissiper mes sombres pensées, qui sont bien trop ancrées en moi pour cesser d’exister, un jour. Pour estomper les quelques rougeurs qui prennent possession de mes joues, sous le feu de son regard, sous la peur qu’elle puisse lire dans mes yeux la teneur la moins avouable de mes pensées. Je finis par me concentrer sur le morceau de viande qu’elle m’a donné, et bien que je n’ai pas très faim, je le mange. Un fin sourire étire mes lèvres, quand la saveur de la viande explose sur ma langue : je ne m’attendais pas à ce que les Mordeurs soient si savoureux que ça. Cela me donne une raison de me concentrer sur autre chose que sur la Grounder qui me fait face, et ne cesse de me regarder. Je pourrais tourner les talons et aller rejoindre un gamin, pour feindre de parler avec lui, mais je reste résolument à ma place, bien décidée à avoir la réponse à la question que j’ai posé quelques minutes plus tôt à Lexa. « J'ai envoyé des guerriers s'assurer de leur état. », me fait savoir Lexa, alors que je termine de manger la cuisse du dinosaure. « Fais-moi confiance, Clarke. », termine-t-elle dans un murmure. Ce qui lui vaut un regard plutôt ironique de ma part, signifiant clairement que là, elle m’en demande beaucoup, vu notre passé. Regard indiquant sans équivoque que ma confiance, elle ne l’aura pas avant un long moment, voir même sans doute plus jamais. Et c’est bien pour ça, entre autre, qu’il me faut ne pas céder à ce soupçon d’attachement envers elle, qui refuse de se dissiper. Parce qu’elle m’a détruite, en quelque sorte, alors même que nous n’étions rien l’une pour l’autre. A l’heure actuelle, je doute d’être assez forte pour surmonter une autre trahison, alors que j’aurai appris à mieux la connaître, et à possiblement développer de forts sentiments pour elle. Je détourne mon regard d’elle, pour le reporter sur la marchande, déposant l’os sur son étale, en lui adressant un petit : « Mochof, c’était délicieux. », ne pouvant pas m’éterniser dans mon remerciement, car Lexa m’entraîne à sa suite.

Nous ne faisons que quelques pas ensemble, car – heureusement pour moi – elle finit par me libérer de son emprise, pour aller converser avec Titus. Je suis le mouvement, me demandant quel lieu sera le prochain à m’être présenté. Afin de ne pas risquer de voir mon regard s’égarer trop du côté d’une certaine brunette, j’observe avec attention la ville. Evitant également de faire attention aux murmures qui ponctuent notre évolution dans la capitale, je me concentre sur ce que les jeunes me disent, certains me présentant rapidement tel lieu, juste pour me dire à quoi il sert, ou pour me raconter une péripétie qu’ils ont vécu en cet endroit. Nous arrivons enfin à notre prochaine étape : l’écurie, que la jeune Lucy a décidé de me présenter. C’est avec un sourire aux lèvres que j’écoute ce que la novice me dit, ne pouvant m’empêcher d’être amusée de sentir en elle poindre encore un soupçon d’innocence, en pouvant m’empêcher de m’interroger sur la durée d’existence de celui-ci. Je finis par me sentir épiée, et remarque que Lexa m’observe. Avec beaucoup trop d’insistance. Mais je ne m’en préoccupe pas. Il vaut mieux pour moi. Néanmoins, c’est sans tenir compte du fait que la jeune femme soit têtue, car elle finit par s’approcher de moi, alors que les gamins se sont éparpillés dans l’écurie, distribuant quelques caresses aux chevaux présents. « Tu en veux un ? Il pourra toujours t'être utile. », me propose-t-elle, une fois arrivée à mon niveau. Ce qui, je dois l’avouer, m’étonne un peu, ne m’attendant pas à ce qu’elle me dise une telle chose. « Elle rentre bientôt avec son clan, Heda. Gardons nos montures pour nos guerriers. », s’insurge mon « ami » Titus, sans même me laisser la chance de répondre quoi que ce soit à Lexa. Un soupir m’échappe. Pour saluer le fait que Titus m’agace à se croire en droit de parler en moi. Pour indiquer que les tentatives de Lexa de « s’acheter » ma sympathie m’agacent quelque peu. Pour manifester, bien contre moi, l’indécision quant à mon avenir, et le regret qui m’étreint déjà à la perspective de délaisser Polis. De la délaisser, elle. « À moins que la grande Clarke Kom Skaikru ne sache pas grimper à cheval ? », s’amuse Lexa, qui, à l’instar de Titus, me coupe avant même que j’ai eu le temps d’ouvrir la bouche pour prendre la parole. Je me contente de secouer négativement la tête, avant de me focaliser sur les mots de Lucy, qui n’a pas terminée sa présentation. Malgré ce que j’espérais en agissant ainsi, Lexa ne me laisse pas, restant à mes côtés. Je pose quelques questions à Lucy, afin de lui signifier qu’elle a toute mon attention, même si celle-ci est légèrement perturbée par une certaine guerrière se trouvant non loin de moi. « J'espère que la visite te plaît. », me dit-elle, quelques minutes plus tard, dans un murmure soufflé au creux de mon oreille. Dans un murmure qui me force à me mordre la lèvre pour éviter de laisser à apparaître trop clairement que ce simple geste a fait naître un frisson – stupide – en moi. Avec un soupir, je passe une main dans mes cheveux ressaisis-toi Clarke ! La possible future Heda termine son discours, m’expliquant les nombreuses heures que doivent passer les cavaliers, avec leur monture, pour nouer un lien de confiance entre l’homme et l’animal. Elle met une telle passion dans ses mots que je ne peux réprimer un sourire amusé. En guise de conclusion, elle me montre un cheval qu’elle apprécie particulièrement, qu’elle finit même par caresser quelques secondes, indiquant qu’elle en a terminée, et désire profiter un peu de l’animal. Je saute sur l’occasion pour me tourner et faire face à Lexa, qui n’a pas bougé d’un pouce. « Garde tes chevaux pour ton peuple Lexa. », dis-je d’une voix blasée, comme pour lui rappeler qu’en dépit de la protection – momentanée – qu’elle m’offre, il n’en reste pas moins vrai que nous n’appartenons pas au même peuple. Et ça, quoi qu’on puisse vouloir, ça restera toujours entre nous. Trop de grief, du côté des peuple de la Terre, comme du côté du peuple du Ciel, pour que ça s’oublie d’un claquement de doigts, à l’instar des griefs que j’ai à l’encontre de Lexa. Et, de manière plus générale, je n’ai pas envie de lui causer plus de problèmes qu’elle n’en a déjà. « Et je sais monter – un peu. », dis-je, même si le « un peu » est encore loin de la réalité. Disons que j’ai appris, brièvement, ces derniers temps, montant même aux côtés de la jeune femme alors que nous réfléchissions à la marche à suivre concernant le Mont Weather. Rien de bien extravagant. Et cela pourrait s’avérer problématique, s’il me fallait un jour partir au galop, à travers la forêt, pour fuir un ennemi un peu trop tenace. C’est bien pour cela que je finisse par ajouter un léger : « Je te dirais bien « Apprends-moi à mieux monter », mais t’as sans doute mieux à faire. Et, ne t’en déplaise, j’accorde très peu de foi à tes promesses. ». Ma phrase avait commencé d’un ton amusé, pour s’arrêter de manière plus sèche. Juste parce que j’ai pris conscience de ce que j’étais en train de dire. Juste parce qu’il est hors de question que je me laisse aller de la sorte. Juste parce qu’il faut qu’elle comprenne, qu’elle ait conscience, que ce qui nous oppose est bien plus profond que ce qu’elle n’a l’air de croire. Que ça ne s’évanouira pas, grâce à des sourires, à une protection offerte, à de belles paroles, ou à des regards déroutants. Je secoue la tête en poussant un nouveau soupir, avant de détourner le regard du sien. La visite doit se continuer, en un autre lieu.

Je file rejoindre Lucy, prétextant avoir encore quelques questions à lui poser, alors que nous poursuivons notre voyage. J’espère ne pas revoir Lexa se représenter à mes côtés. Ou j’espère sans doute l’inverse. Je n’en sais rien. Cette situation me fatigue. Plus que ne me fatigue les fantômes qui me hantent et le fait de me savoir poursuivie par des Grounders qui ne souhaitent qu’une chose : me tuer. Notre prochaine étape : la forge. Un des nightblood tient en effet à me présenter cet endroit, qui est, selon lui, un des plus importants pour son peuple, car c’est ici que sont fabriqués les armes qu’ils manient, celles qui leur servent à défendre leurs vies, et celles de leurs proches. Alors que l’enfant pose quelques questions à un forgeron, je me contente de réagir lorsque cela est nécessaire, d’un petit hochement de tête, ou d’une légère onomatopée. Quelques minutes plus tard, les enfants, profitant du fait que le discours de leur comparse soit terminé, en profitent pour s’éparpiller dans les lieux, observant les armes présentes, celles en construction, et une partie d’entre eux s’amusent même à imaginer l’arme de leur rêve. J’en profite pour aller vers Lexa, ne me souciant pas du fait que Titus la colle – pour ne pas changer. « Tu sais ce qui serait vraiment profitable, à toi comme à moi ? Qu’on m’apprenne à me battre. », lui dis-je, n’adressant pas même un regard au chauve, alors même que je sais que la suite va lui plaire : « Comme ça, si jamais on veut de nouveau tenter de me tuer, à l’avenir, t’auras pas à te préoccuper de moi. » La suite, je ne la prononce pas, mais elle flotte dans l’air. Un léger goût de Tu pourras te soucier de ton peuple au lieu de t’emmerder avec moi qui doit satisfaire Titus, saupoudré d’un indéniable Je ne serai plus un poids pour toi. Et cette dernière partie évoque aussi bien le fait que je ne supporterais clairement pas de me voir affublée du rôle de la princesse à secourir, tout comme de la voir venir (ou pas toujours… Mont Weather, le retour !) pour m’aider. Sans oublier une légère évocation au fait qu’elle tienne à moi, que je l’ai bien compris, même si elle ne l’a pas dit aussi clairement que cela, et que je sais ce qu’elle doit donc en déduire, de l’attachement qu’elle éprouve à mon encontre. Sauf qu’il est hors de question qu’elle me considère comme sa faiblesse. Car, quoi que je fasse, de toute façon, je sais que son peuple ne cessera jamais de me considérer comme Wanheda. Et même si elle fait savoir à tous que je suis sous sa protection, je ne doute pas que certaines personnes ne se priveront pas de tenter leur chance malgré tout, pour s’opposer à elle. Voir à son successeur, si une telle chose doit se produire. Ou encore profiter justement de l’éventuelle mort de Lexa, dans l’hypothèse – très certaine – ou le futur Heda ne se souciera guère de moi. Bien que j’ignore encore où je vais aller après Polis, il me faut tout de même penser à mon avenir. J’espère juste avoir été assez sèche, au cours de cette visite, pour faire comprendre à Lexa que je ne tiens à la voir, aussi bien pour me donner d’éventuelles leçons d’équitation, que de quelconques leçons de combats. Changement sans doute déroutant pour elle, dans mon attitude, comparé à celle que j’avais la veille, mais disons que mon rêve – enfin, surtout sa fin – m’a fait comprendre que j’ai toujours envie, au fond de moi, de la tuer, de ma propre main. Maudite rancune… Maudit rêve, surtout, qui n'a été possible qu'à cause de notre tête-à-tête d'hier, au cours duquel trop de choses - et paradoxalement pas assez, visiblement - ont été dites, de part et d'autres. Bien assez, cependant, pour me perdre encore plus, dans un tas de noeuds géants d'attachement, de colère, d'affection et de haine. J'ai clairement pas envie que d'autres moments de ce genre ne viennent me perturber encore plus, et obscurcir ma vision des choses, ça ne rendrait la situation que bien plus compliquée qu'elle ne l'est déjà. Sur un soupir, je finis par me détourner d'elle, ne lui laissant pas le temps, ni à Titus, de rétorquer quoi que ce soit. Tournant les talons, je me dirige vers l'entrée de l'échoppe, m'adossant contre le chambranle de la porte, restant toujours ainsi dans le commerce, mais pouvant aussi et surtout bénéficier de l'air de la ville. En espérant que ça parvienne à dissiper, une fois pour toute, l'intégralité de ce maudit rêve qui ne cesse de me revenir par flash, dès lors qu'elle me parle ou que mon regard croise le sien. Marre de sentir comme des fourmillements sur le bout de mes doigts car mes mains ne peuvent se poser sur elle. Marre de sentir encore son sang sur ma main, ce sang qu'une partie de moi aimerait visiblement pouvoir répandre.

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❝ Oh, you can't hear me cry, see my dreams all die from where you're standing, on your own. It's so quiet here & I feel so cold. Oh, when you told me you'd leave, I felt like I couldn't breathe, myy aching body fell to the floor. Now it hurts much more. You caused my heart to bleed & you still owe me a reason. I can't figure out why... Why I'm alone & freezing? And I'm just left alone to cry. ❞
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Welcome to Hell
Lexa Heda
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MessageSujet: Re: I'm too young to lose my soul, I'm too young to feel this old for so long.... (Clexa) Sam 22 Oct - 2:23


   
I haven’t slept at night, I should have stayed to fight, stayed with you. I know you’re not the enemy. You seen the good that’s left in me, I should have stayed with you. You said we deserve better than this, I guess we do. But how can the leader of the ground, love the leader of the sky crew.Clarke & Lexa

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I'll protect you, your friends too, as if my life depended on it.

       
Venir aux écuries n'était pas forcément chose facile pour Lexa, puisque chaque hennissement qu'elle entendait lui faisait penser au cheval solitaire, seul tout au fond de cet immense bâtisse. Animal qui lui rappelait à chaque fois Costia, et le sourire béat qu'elle avait dès qu'elle l'approchait. Ils s'entendaient merveilleusement bien, alors qu'il n'était pas son destrier à elle. Comment une bête pouvait-elle ramener des années auparavant ? Quand tout était encore ce qu'il semblait le plus être une paix entre douze clans. Il était tout ce qui lui restait comme souvenir de sa belle, et pourtant, depuis l'arrivée des Skaikrus sur Terre, Lexa ne pensait plus à Costia lorsqu'elle grimpait sa monture. Du moins, c'était sans compter sur le combat pendant lequel elle avait failli y laisser sa vie, et qui s'était tenu devant les portes du bâtiment que Clarke était en train de découvrir actuellement. Comme si la Commandante avait pensé au moment de sa potentielle mort, qu'elle allait peut-être retrouver celle qu'elle avait tant aimé, car contrairement à ce que pensait la fille du Ciel, son esprit était bien immortel. Alors que son regard émeraude s'était tourné vers le fond des écuries, vers lesquelles elle ressentait le besoin de s'aventurer, Lexa fut finalement ramenée à la réalité, et Costia ainsi que son destrier s'évaporait soudainement de son esprit. La jeune femme à côté d'elle lui faisait désormais face et s'exprimait à son encontre avec une certaine lassitude – ou peut-être était-elle juste blasée -. « Garde tes chevaux pour ton peuple Lexa. », lui affirmait donc la Skaikru, sous le regard ravi de Titus. L'offre de Lexa était très sérieuse, puisque avoir une monture aussi agile que l'une de celle qui se trouvait dans cette partie des écuries, était donc très utile à la blonde. Chose qu'elle n'avait certainement pas dû comprendre, malgré l'explication de Lucy. Ils étaient si bien dressés et tellement musclés, qu'ils étaient extrêmement rapides. Et la monture restait primordiale, puisqu'elle restait elle aussi une marque de respect. Certes non pas aussi importante que les tatouages et les cicatrices, mais tout de même. La brunette levait discrètement les yeux au ciel face au refus de Clarke, qui changerait certainement d'avis plus tard, quand elle aura connu les manières et la force de ces destriers. De plus, les paroles de la blonde montraient parfaitement la distinction qu'elle faisait entre le Peuple du Ciel et celui de la Terre, chose sur laquelle ne réagissait pas du tout la Commandante, puisque après tout, elle n'avait pas tort. Les Skaikrus ne faisaient pas partis de son Peuple, puisqu'ils n'étaient pas au sein même de la coalition. Mais pour le moment, la protection que le Heda accordait à Clarke permettait au Peuple de cette dernière de subir bien moins de perte et bien moins de violence. « Et je sais monter – un peu. ». Des paroles qui surprenaient Lexa, qui ne s'y attendait absolument pas. Certes, Clarke et elle était déjà montée une fois côte à côté, mais cela ne prouvait rien. Pas tant que Clarke n'aurait pas intimé divers ordres à sa monture, et qu'elle ne serait pas sûre de se maintenir en position sur le dos de son cheval, qui accélérera évidement. Alors si la blonde avait appris à monter, ce n'était pas dû à la dernière fois avec elle, ni à ses années dans l'espace – puisqu'il ne devait tout simplement pas y avoir d'animaux là-bas -. Lexa fronçait les sourcils, se questionnant une nouvelle fois sur les capacités de la jolie Skaikru. Non seulement elle se débrouillait pas mal lors des combats au corps-à-corps, mais en plus de cela, elle savait monter à cheval. Décidément, Clarke était étonnante, et Lexa commençait incroyablement à se questionner sur ce qu'avait fait la blonde pendant ces semaines seule dans la forêt. Mais avant la prise de parole de la commandante, la fille du ciel s'exprimait une nouvelle fois. « Je te dirais bien « Apprends-moi à mieux monter », mais t’as sans doute mieux à faire. Et, ne t’en déplaise, j’accorde très peu de foi à tes promesses. ». D'abord amusée, elle avait fait arquer un sourcil à la guerrière à ses côtés. Mais l'air presque enjoué que prenait Lexa s'effaçait rapidement en entendant le ton sec dont faisait preuve Clarke. Elle était rancunière, cela se comprenait après la trahison faite par la grounder. Cependant, cette dernière ne s'attendait pas à cela. Elle avait visiblement pas assez pris conscience que le mur distinct qui se tenait entre Clarke et elle, était bien loin d'être fin, et devait certainement faire des mètres et des mètres d'épaisseur. Malgré tout cela, bien qu'elle regrettait d'avoir pu décevoir – voire faire souffrir la Skaikru -, Lexa recommencerait sa trahison sans problème, sans gêne, sans honte puisqu'il était évident qu'elle agirait encore avec sa tête, et non avec son cœur. Les obligations qu'elle avait envers son peuple étaient – et risquaient de l'être toujours – supérieures à celle de ses alliés. Chose que Clarke n'avait pas l'air de comprendre. Ou peut-être était-ce tout simplement elle qui ne comprenait pas ? Lexa secouait légèrement son visage de gauche à droite, réalisant soudainement que le petit groupe était en train de sortir des écuries à ce moment-là, et que son interlocutrice était partie rejoindre Lucy. Visiblement, tout cela l'intéressait beaucoup, ce qui réjouissait la Heda qu'elle était, et qui pourtant n'en montrait rien. Savoir que Clarke s'intéressait à son peuple était bien plus plaisant que ce qu'elle avait pu s'imaginer auparavant. La commandante rejoignait le petit groupe, se tenant finalement juste à côté de son Fleimkepa, afin d'échanger avec lui au sujet de la présentation de Lucy. Elle était dans les rangs des nightbloods depuis seulement quatre ans – contrairement à d'autres découverts ou livrés bien avant -, mais elle avait su s'y faire une place mémorable. D'après sa Commandante, elle était l'une des meilleures, à l'exception de Aden. Lui était évidement hors-course ! D'ailleurs, son regard se posait sur le petite blondinet, qui était sage comme une image et qui attendait patiemment son tour. Il ne restait plus beaucoup d'enfants qui n'avaient pas encore pris la parole, mais elle se doutait parfaitement que l'un d'eux allait présenter au moins le Temple où avait lieu l'Ascension. Pour ce qui était du bâtiment plutôt grand et à ciel ouvert, où se tenait les Conclaves, Lexa avait un doute sur sa potentielle visite. Quel enfant voudrait déclarer devant une invitée qu'ils étaient tous condamnés, et qu'ils subiraient le même sort que leur Commandante actuelle. Celui de devoir tuer. Seulement eux, auraient peut-être de la chance de ne pas avoir à faire face à un abandon. Voyant que la brunette était partie dans ses pensées alors qu'il lui parlait, Titus donnait un coup de coude discret à Lexa, lui affirmant donc qu'ils venaient d'arriver à la forge. Les yeux émeraudes de la Heda cherchaient automatiquement Clarke, et elle fut soulagée de la voir partager une discussion avec le nightblood qui présentait le lieu, ainsi qu'un forgeron. Remarquant que les enfants étaient tous obnubilés par les armes, la brunette s'apprêtait à charrier l'homme qui l'avait élevé, à propos de la tête d'enterrement qu'il affichait depuis le début de la visite. Mais alors qu'elle lui donnait un coup de coude pour le faire se concentrer sur elle, cette voix qu'elle aimait tant la tirait une nouvelle fois de ce qu'elle avait de prévu.

 « Tu sais ce qui serait vraiment profitable, à toi comme à moi ? Qu’on m’apprenne à me battre. », prononçait donc Clarke, poussant Lexa à se retourner afin de la regarder de la tête aux pieds. Étant dos au chauve, la Commandante n'avait donc pas pu remarquer son regard rempli de colère – voir même de haine -, puisque dans tous les cas, elle était elle-même abasourdie par les propos de la Skaiku. « Comme ça, si jamais on veut de nouveau tenter de me tuer, à l’avenir, t’auras pas à te préoccuper de moi. », finissait-elle, avant de tourner les talons et de s'éloigner. Le regard méchant de Titus s'était légèrement estompé tandis que Lexa ne bougeait pas d'un seul centimètre. D'après elle, Clarke était une petite chose à protéger. Certes, elle avait fait ses preuves en réussissant à battre une nightblood, mais tout cela n'avait été que de la chance. Et même si elle recevait des entraînements quotidien, elle n'atteindrait jamais le niveau de la majorité des grounders avec comme entraîneur un simple guerrier. Pour la plus part, ils avaient des techniques de combat qu'ils préféraient garder secrètes. C'était bien pour cela que même si Clarke voulait ne plus avoir à être protégée et surveillée - en apprenant donc à combattre -, que Lexa continuerait de faire comme si elle était encore qu'une novice. Après tout, il s'agissait toujours d'une Skaikru, et à moins qu'elle avait suivi les entraînements d'Indra, elle ne savait pas ce qu'était réellement les combats, les vrais. C'était encore différent de ceux qu'elle avait pu voir de ses propres yeux, et totalement différent de ceux face aux Mordeurs. Non, Clarke ne savait absolument pas à quoi s'attendre, puisque jusque ici, elle s'était toujours fait une fausse idée sur les Natifs, sur leurs valeurs, et leurs traditions. En la voyant donc s'éloigner seule vers l'entrée, Lexa fronçait les sourcils. Son regard se tournait vers les nightbloods, qu'elle observait quelques secondes rechercher une nouvelle arme faite pour eux. C'était normal que pour la plus part d'entre-eux, ils n'avaient pas encore eu l'occasion de trouver l'arme qui leur convenait le mieux. Pourtant, il devait s'activer, puisque rien ne pouvait leur assurer que Nia ne taperait pas au beau milieu de la nuit, pour ôter la vie de leur Commandante. Seul Aden paraissait moins enthousiasme que les autres, puisque contrairement à eux, il fixait la brune aux yeux verts. Leur échange ne durait que quelques secondes, mais il avait suffit à Lexa pour lui redonner du poil de la bête, et à Aden pour retrouver l'envie de s'intéresser aux autres, et donc les aider à trouver l'arme qu'ils attendaient impatiemment. En remarquant que deux petits garçons se chamaillaient pour essayer ce qui ressemblait ni plus ni moins à une grosse massue, Titus décidait d'abandonner sa Commandante afin de les rejoindre, et de les calmer de sa voix extrêmement grave, voire effrayante. Dans d'autres circonstances, Lexa aurait pu sourire d'amusement face à l'autorité dont faisait preuve Titus. Elle se souvenait à l'époque où elle n'était encore qu'une enfant, à quel point il l'avait effrayé elle aussi dans leurs débuts. Mais contrairement à sa manière d'agir avec les autres nightbloods, elle, il l'avait traité différemment, comme si elle était spéciale. Ce qu'il avait fini par lui dire, le jour où elle avait pris la place qui était sienne sur ce trône en bois, alors qu'elle n'était qu'une adolescente. Mais à l'heure actuelle, Lexa était bien trop dérangée par les propos de la fille du Ciel pour se mettre à sourire de la sorte. Clarke se tenait toujours à l'écart des autres, ce qui n'avait l'air d'étonner personne. La Commandante elle-même restait à l'écart, observant une étale avec divers armes présentées. Elle faisait glisser ses doigts sur chacune d'elles, tout en réfléchissant aux divers demandes de la blonde. Il était évident que la Skaikru avait besoin d'un Mentor, tout comme Anya avait été le sien, ou encore Indra avec Octavia. Un second apprenait parfaitement l'art du combat, mais aussi de l'équitation, des traditions, etc. Seulement, la blonde ne voulait pas devenir une grounder. Non. Elle voulait juste savoir se défendre elle-même. Avoir Wanheda comme sorte de second pouvait être un honneur pour beaucoup, seulement, les seules personnes capables d'un tels rôles le refuseraient. À l'exception d'une seule. Anya. Celle-ci ne faisant plus partie de ce monde, n'avait effectivement plus son mot à dire. Il y avait ensuite Indra, que voyait parfaitement Lexa lui apprendre à manier l'épée à la perfection, comme elle l'avait fait avec Octavia. Seulement, la fille du Ciel l'avait déçu, et avait par la même occasion déçu le Heda, en préférant apporter son aide au camp adverse, plutôt que de suivre son Mentor, et donc le Peuple qui désormais, était censé être le sien. Alors il était certainement impossible à Indra de concevoir avoir une autre fille de ce Peuple en guise de « second ». Puis, il restait Titus.. Le Fleimkepa. Celui qui guidait les Nightbloods, celui qui était le bras droit de sa Commandante, et celui qu'elle aurait certainement pu considérer dans d'autres circonstances comme étant une sorte de père pour elle. Il était évident que le chauve n'apprécierait pas l'idée d'apprendre tout cela à une Skaikru, et encore moins à celle qui était continuellement dans les pensées de sa Heda. Si aucun de ces trois-là n'étaient dans la capacité d'enseigner ces gestes quotidiens à Clarke, qui en serait capable ? Il était vrai que mettre ses meilleurs guerriers à la tâche était non seulement les déconcentrer, mais aussi leur faire perdre son temps, puisqu'elle voulait que la blondinette puisse être capable de battre la Commandante des Grounders. Cela restait donc évident : la seule capable de lui enseigner à la perfection le combat, n'était autre que celle dont refusait Clarke. Mais si elle voulait apprendre tout cela, pourquoi refuserait-elle une telle proposition ? Remarquant que Titus discutait toujours avec les sangs-noirs, Lexa se décidait à rejoindre lentement la blonde, qui était donc adossée au chambranle de la porte. La guerrière en faisait donc de même, s'installant alors face à elle. « Ha yu? », lui demandait-elle en la fixant de son regard émeraude. Savoir comment elle allait montrait que encore une fois, même Lexa pouvait ressentir de l'inquiétude en ce qui concernait ce petit bout de femme face à elle. Comme elle s'était isolée des autres, la Commandante ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter, étant même persuadée que cette visite commençait à ennuyer Clarke. Peut-être même qu'elle n'avait absolument pas changé d'avis sur son Peuple, et le voyait toujours comme violent. Pourtant, passer par le marché, la Tour, ou certaines rues remplies seulement d'habitations, aurait peut-être pu la faire changer d'avis.

« Contrairement à ce que tu peux penser, Clarke.. », commençait la guerrière en faisant claquer le "l" entre ses dents, et le "k" contre son palet, afin de pouvoir trouver toute l'attention de la blonde. Elle n'avait pas vraiment attendu une réponse à sa question précédente. « Je ne viens pas te réclamer ta confiance. Mais plutôt t'intimer l'ordre de m'obéir, exceptionnellement. ». En prononçant cela, Lexa espérait que la blonde face à elle ne se ferait pas de fausses idées, puisqu'il ne s'agissait pas du Heda en elle qui parlait, mais bien de la jeune femme qui.. Qui lui avait avoué, quelques heures plus tôt, tenir à elle. « Je t'apprendrai tout cela, que tu sois d'accord, ou non. », rajoutait Lexa en se décollant finalement du chambranle, afin de venir poser délicatement sa main sur l'avant-bras de la Skaikru, tout en insistant sur les deux derniers mots. L'autre fille devait comprendre qu'elle n'avait pas le choix, et que c'était pour elle la meilleure solution. Elles n'étaient pas seules, et pourtant, la jeune grounder n'avait pas pu s'empêcher de la toucher. Se tenir loin d'elle était tout simplement insoutenable, à croire qu'elle était en constant manque de sa peau, de sa présence auprès d'elle. Elle resserrait délicatement ses doigts autour du membre de la jeune femme, sans remarquer le regard insistant de Titus posé sur elles. Décidément, dès qu'il avait le dos tourné, Lexa ne pouvait pas s'empêcher d'aller la retrouver. Cette dernière se rapprochait une nouvelle fois de Clarke, sans faire attention à l'étrange chose qu régnait entre elles-deux – ne se doutant même pas qu'un drôle de rêve avait amené la blonde à se mettre encore plus à l'écart -, puis lui murmurait à l'oreille quelque chose, afin d'être certaine que personne d'autre qu'elle n'entende. « Plus personne ne t'arrivera à la cheville après de tels entraînements.. ». Puis Lexa se reculait, certainement dû au raclement de gorge de Titus, qui intervenait une nouvelle fois entre-elles. La jeune guerrière regardait Clarke longuement, ressentant l'envie de lui proposer d'essayer de lui trouver l'arme qui lui conviendrait le plus, mais elles n'étaient pas là pour cela. Une prochaine fois ! Tout le petit groupe passait entre les deux jeunes femmes, tandis que Lexa s'était de nouveau adossée au contour de la porte. Il ne restait désormais plus qu'elles au sein de la forge, et la Commandante s'empressait donc de saluer le forgeron qui leur avait offert de son temps. Les nightbloods ainsi que quelques guerriers, et Titus, filaient malheureusement droit vers un bâtiment bien plus gros et impressionnant que les habitations. Lexa attendait simplement Clarke, avant de se lancer à la suite des enfants. Plus ils avançaient, plus la Commandante savait à quoi s'attendre. Le lieu où avait lieu chaque Conclave, chaque combat amical, chaque grand événement, se tenait face à eux, et étonnement, Aden se tournait face aux autres, et leur offrait un sourire immense. La brune n'était pas vraiment étonnée de son choix, même si elle ne s'attendait pas à ce que ce lieu soit présenté à Clarke, qu'elle n'avait d'ailleurs toujours pas laissé l'occasion de lui répondre puisque pendant leur marche, elle avait rejoint rapidement Titus. La Skaikru allait en savoir plus sur ce que ce lieu représentait pour le Peuple qui l'occupait, poussant la guerrière à espérer que tout ne lui serait pas dévoilé. D'autant plus qu'elle ne connaissait pas vraiment l'avis de la blonde, concernant sa proposition. Dans tous les cas, si Clarke la refuserait, elle louperait une chance de devenir une guerrière redoutable, effrayante et stratège. Même si cette proposition profitait aussi à Lexa, qui voyait cela comme une opportunité de passer du temps avec la blonde, qui lui avait pourtant bien fait comprendre qu'elle ne voulait pas d'elle pour lui apprendre tout cela. Mais avait-elle vraiment le choix ?
       
(c) crackle bones

       



   
Victory stands on the back of sacrifice.
You think our ways are harsh, but it is how we survive. Life is an endless battle. Only the sacrifice is the key to survive. So, it is necessary to have no weakness, for to kill or betray without suffering.
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MessageSujet: Re: I'm too young to lose my soul, I'm too young to feel this old for so long.... (Clexa) Jeu 17 Nov - 22:55

Clexa
You left me but I understand. You haunt me. The things that you said. You told me you loved me, but you didn’t use words. Your eyes said enough, your words went unheard. You warned me, ‘love is weakness’, were the words that you said, but I didn’t listen. Your eyes filling up with tears, I remember it clearly, you were standing near me letting go of your fears. But your eyes before you turned around heartbroken and guilty, staring right at me ‘cause you sold WHAT you found. You left me on that mountain, I tried to hate you but I couldn’t. (Citations de la fansong "Clexa" : Don’t walk away - Willo)

♫ I'm too young to lose my soul, I'm too young to feel this old for so long, I feel like I'm losing my mind. Livin' in a world so cold, in a shell with no soul, since you've gone away from me. ♪

World so cold - Three Days Grace (chanson illustrant bien la vision qu'a Clarke d'elle-même, depuis plusieurs mois.)

D’un coup, j’en viens à regretter d’avoir proposé l’idée de cette visite. Hier, ça paraissait une bonne chose. Un moyen de m’occuper un peu, en attendant de pouvoir enfin partir. Là, c’est juste compliquer encore plus la situation. De par sa présence, de par le rêve stupide qui est venu pourrir ma nuit. Ca aurait sans doute été utile pour moi d’avoir un peu plus de temps avant de lui faire à nouveau face. Avant d’être obligée de démêler, autant que possible, l’imbroglio de sentiments qui m’agitent en sa simple présence. Avec un nouveau soupir, je m’efforce de me rentrer dans le crâne que c’est sans doute préférable que ça se passe ainsi, en fait. Cela m’a au moins permis de réaliser la profondeur de ma rancune à son encontre. Cela ne s’estompera pas facilement, si tant est qu’elle parvienne à se dissiper, du moins. Ca m’a aussi permis d’ouvrir les yeux sur le fait qu’hier, bien malgré moi, une partie de moi a voulu croire que je puisse être en mesure de lui pardonner, un jour, de passer outre le Mont Weather. Peu importe le lien qui a pu commencer à se tisser entre nous à l’époque, peu importe le fait qu’on soit étrangement en mesure de se comprendre mutuellement, ça, ça se dressera toujours entre nous. Du moins, tant que je n’aurai pas trouvé un moyen de le faire disparaître, si cela est probable. Si je le souhaite, aussi, car, en ce moment précis, je ne suis sûre de rien. Trop tôt. Ou peut-être trop tard. Je n’en sais rien. Je sais juste que j’ai besoin d’air. De prendre de la distance, vis-à-vis d’elle. J’ai très peu envie de voir de quel côté je vais finir par basculer, au sommet de ce fil sur lequel je suis en équilibre précaire depuis plusieurs semaines maintenant, et qui n’a pris autant d’ampleur que récemment. Soit je finirai par la considérer comme une ennemie qu’il me faudra sans doute anéantir pour espérer soulager mon âme tourmentée. Soit je… Mieux vaut ne pas y penser. Je ne suis prête à accepter d’être dans aucune de ces deux situations pour le moment. N’ayant ni l’envie d’avoir du sang sur les mains pour tenter d’aller mieux, ni d’avoir de quelconques sentiments, pour qui que ce soit. Beaucoup trop tôt, pour l’une comme pour l’autre de ces situations. Je ne pense pas non plus être prête à réaliser qu’au fond, je n’éprouve qu’une froide et sourde indifférence pour elle. Difficile de renoncer à une telle haine, qui, mine de rien, aide à me faire tenir depuis ces derniers mois. Difficile également de renoncer, définitivement, à l’éventualité qu’il puisse y avoir quelque chose entre nous. Même si toutes ces possibilités m’effraient, il me faut l’admettre. Cette haine, ou ce refus que ça dissimule autre chose – comme vous voulez – ça m’a aidé à tenir le coup, dans la forêt. Me donnant un but auquel me raccrocher : parvenir à lui faire payer un jour, si nos routes venaient à se croiser à nouveau. Je n’ai pas mis de plan au point, ignorant si cela allait se produire, quand et en quelles circonstances. Mais j’ai imaginé des tonnes de façon de lui faire payer son choix. Et oui, je sais, quand j’ai eu l’occasion de me venger d’elle, je n’ai rien pu faire. J’en ai conscience. Pas besoin de remuer le couteau dans la plaie. Ma mémoire le fait assez pour vous, croyez-moi, en confrontant des souvenirs de ce qui est advenu au bunker, à mon récent songe, sans oublier notre dernier tête-à-tête. Croyez-moi, j’ai tout un chantier qui s’agite dans mon crâne, à tel point que je commence à avoir mal à la tête. A cause du manque de sommeil de la nuit dernière. A cause des pensées confuses qui s’agitent dans ma boite crânienne. A cause également du fait que Lexa soit… Lexa…. Et en parlant de la fille de la Terre, voici qu’elle s’approche de moi. Peu étonnant, je le concède, surtout pas avec ce que je lui ai dit il y a quelques minutes. Je ne prends cependant conscience de sa présence que lorsqu’elle prend la parole, ayant eu les yeux fermés jusqu’alors, comme pour essayer de remettre un peu d’ordre dans mes idées. Ma main gauche massant, du bout des doigts, mes temps, contre lesquelles j’ai l’impression que mon cerveau cogne, pour tenter de fuir l’agitation qui y règne. Même mon cerveau refuse de coopérer, en ayant sans doute assez – autant que moi – de devoir autant réfléchir et tout analyser. « Ha yu ? ». C’est avec cette question que je m’éloigne, de mon mieux, de mes pensées, qui ne parviennent pas à se stabiliser, pour me focaliser sur la jolie brune qui me fait désormais face. Mon regard se pose sur le sien, alors que je me demande vraiment quoi répondre à cette question. A une question aussi simple que cela. Difficile de trouver une réponse correcte, je pense. Ma vie est un tel merdier sans nom, depuis de longs mois, que je me demande à quand remonte la dernière fois où j’ai pu répondre un « Ca va », sincère, à une telle interrogation. Et c’est en de telle circonstance où j’ai envie de rire, quand je repense au fait que, pour de nombreuses personnes, je paraisse être une personne toujours forte et sûre d’elle, peu importe ce qu’elle endure. Je ne me suis jamais sentie aussi peu forte que ces dernières heures, en remarquant mes forces chanceler au profit d’une raison qui s’effrite, doucement, pour se réfugier intégralement sous une rancune sans doute bien trop forte pour n’être que de la rancune. Ne plus vouloir retourner au camp n’est pas anodin non plus, quoi que j’en dise, ça n’est en rien une preuve de courage que de m’éloigner d’eux, en dépit de mes beaux discours sur le sujet. J’ai tellement de pensées qui se bousculent dans mon cerveau que je suis sûre que je suis en passe de devenir folle, si je les garde pour moi. Alors non, ça ne va pas, et ça n’ira sans doute plus jamais vraiment, vu le poids qui est désormais sur mes épaules et sur mon cœur. La Terre m’a trop changée, trop poussée à mûrir en l’espace de quelques jours seulement, pour que la vie me paraisse à nouveau vraiment douce. Je n’ai jamais pu m’accorder de réels jours de répit, pour digérer tout ça, en discuter, tenter d’accepter mes choix. Le syndrome post-traumatique, voici ce que je subis, en ce moment, sans même en avoir conscience. Mais il est bien là, me rongeant, peu à peu, hantant mes nuits et parfois mes jours, via quelques sons provenant de ce passé, et même quelques visions de mes victimes. Comme Finn m’a hanté, les Montagnards me « poursuivent » parfois. J’en vois certains, Wallace père et fils et Maya en tête, s’amusant à m’observer d’un air impassible quand je les « croise », au cours de mes pérégrinations en forêt, au détour d’une route, ou encore à me fixer silencieusement, alors que je me réveille, après une nuit plutôt agitée. Bien entendu, j’en vois d’autres, mais ceux-là, je ne les « connais » que via leurs corps, que j’ai pu découvrir dans la salle commune. C’est ainsi que j’ai « vu » Maya, quand nous nous sommes retrouvés face à des Mordeurs, Roan et moi. C’est ainsi que j’ai « vu » Dante, hier, quand j’étais occupée à reprendre figure humaine, à la sortie de mon bain. C’est ainsi que j’ai « vu » Cage, un peu plus tôt, en quittant la tour pour rejoindre le petit groupe. Et je pourrai vous énumérer une longue liste de ces moments où ils m’observent, le mépris dans le regard, la haine au bord des lèvres. Mais ça serait inutile. Cela ne regarde que moi. Même si mon regard est sans doute encore hanté de tout cela, lorsqu’il se pose sur Lexa, essayant pourtant de se teinté d’ironie. Lui signifiant ainsi la réponse que je me refuse à lui apporter. A savoir : non, ça ne va pas. Quel intérêt de le formuler à voix haute ? Cela ne fera pas partir ma culpabilité. Cela ne rendra pas la vie à toutes mes victimes. Rien n’arrangera les choses. Il faut faire avec. Il me faut vivre avec ces morts qui refusent de me laisser en paix, me faisant la « grâce » d’au moins une apparition par jour. Tel est le prix que j’ai accepté de payer, pour que le Peuple du Ciel puisse sortir en vie du Mont Weather. Je n’avais pas d’autres choix. Mais savoir cela n’enlève rien de l’horreur de la décision, ou de ses répercussions. Sur Terre, on a rien sans rien, je l’ai appris durement. Et c’est sans doute pour cela que je ne veux pas retourner au campement. Je ne pourrais assumer à nouveau une telle charge. Je ne m’en relèverais pas. Je le sais. Peut-être y parviendrais-je, si vraiment je n’ai pas le choix : mais je ne veux pas me retrouver au pied du mur. Ma vie ne ressemble déjà pas à grand-chose, mais au moins puis-je choisir à quel point elle sera bancale. Peut-être pourrais-je m’en ouvrir à Lexa. Il est indéniable qu’elle pourrait me comprendre et me guider pour aller mieux. Sauf qu’elle est bien la dernière personne à qui j’ai envie de parler de ça. Dans l’hypothèse où je voudrais en parler à quelqu’un. Et puis, je n’ai que peu envie d’avoir en face de moi la Heda, lors d’une telle conversation, ne voulant entendre les remarques de cette personne habituée à gérer des situations de crises. Je suis assez grande pour savoir toute seule que j’aurai dû m’y prendre autrement, pour parvenir à affronter mes tourments intérieurs. Etant peu sûre, en outre, de ne pouvoir parler qu’à Lexa sans que son titre n’interfère, j’opte pour le silence, n’ayant que très peu envie de partir dans un quelconque débat attestant qu’en effet, je n’ai jamais demandé à endosser de telles responsabilités auxquelles je n’ai jamais été préparée, et, au fond, pour lesquelles je n’ai été que bien peu entourée. Alors je finis par poser mon regard sur la rue attenante, observant d’un air indifférent les passants. Sans oublier qu’en parler reviendrait à émettre la possibilité que ma raison se délite. Comment ne pas conclure une telle chose, en sachant qu’il m’arrive de voir et d’entendre des choses, provenant uniquement de mon cerveau ? Comme en ce moment, où interfèrent des échos de conversations surprises dans la grande salle, lors de mon échange avec le fils Wallace. Des échos mêlant le réel au virtuel, à des mots que ces gens auraient pu se dire, des mots que mon esprit a imaginé qu’ils aient pu se dire, lorsque j’ai vu leurs corps sans vie, allongés dans cette pièce autrefois si vivante. Une telle chose m’arrive souvent, même si je suis en train de converser avec une autre personne. C’est un peu comme lorsque vous parlez avec quelqu’un, et que vous écoutez distraitement une conversation qui se déroule à quelques pas de vous, sans vraiment y prêter attention, mais sans parvenir cependant à l’occulter totalement de votre esprit. « Contrairement à ce que tu peux penser, Clarke.. », poursuit-elle, me faisant pousser un soupir alors que mon regard se pose de nouveau sur elle, soulignant bien que ça n’est pas de gaité de cœur, loin de là. Du regard, je la presse de poursuivre, désireuse de partir au plus vite. De là. D’elle aussi, très certainement. De retourner aussi dans ma chambre. Loin de cette agitation. Loin d’elle. Seule avec mes pensées. Pour y mettre un peu d’ordre. En tête-à-tête avec ma déraison. «  Je ne viens pas te réclamer ta confiance. Mais plutôt t'intimer l'ordre de m'obéir, exceptionnellement. », me fait-elle savoir. Ce qui fait naître un immense sourire moqueur sur mes lèvres. En quoi est-ce donc si différent, dans le sens où je n’ai ni envie de lui accorder un semblant de confiance, ni envie de lui obéir. Pour quoi que ce soit ! « Je t'apprendrai tout cela, que tu sois d'accord, ou non. », souffle-t-elle, se rapprochant de moi. Mon sourire se fane au fur et à mesure qu’elle se rapproche, pour se dissiper totalement lorsqu’elle pose sa main sur moi. Assez surprenant vu la teneur de mes songes ? Pas tant que ça quand on a en tête l’issue de ce rêve. Ou simplement le fait que l’ensemble de cette situation soit compliquée. Alors, désolée de ne pas sourire face à ce geste, même si une partie de moi l’apprécie. Comme réchauffé de sentir sa peau. Au cas où vous n’auriez pas compris : dans ma tête, depuis quelques temps, c’est pire que si une Guerre Mondiale, voire Galaxique, s’y déroulait, depuis plusieurs jours. Difficile de voir une pensée se stabiliser, ça ne cesse de s’agiter. Et là, j’avoue que je reste focalisée sur ce que sous-entend la proposition de Lexa. Etre entraînée par elle. La voir régulièrement. Autoriser une certaine proximité aussi, pour l’initiation au combat, ne serait-ce que pendant les entraînements, ou s’il lui faut me reprendre sur ma façon d’enchaîner les mouvements. Elle veut ma mort cérébrale ? « Plus personne ne t'arrivera à la cheville après de tels entraînements.. », précise-t-elle. Carrément en me le disant dans l’oreille. Engendrant une interruption momentanée de mon cerveau, en une trêve étrange de la guerre qui s’y déroule. Trêve qui s’interrompt dès lors qu’elle s’éloigne. C’est ainsi que reprend l’écho de la conversation illusoire des Montagnards. Mais cela, je n’en prends pas conscience. Ou refuse d’en prendre conscience, c’est du pareil au même. Et puis, ne vous mettez pas n’importe quoi en tête, de toute façon, c’est juste le fruit du hasard, je vous le certifie ! Ca ne s’est pas arrêté uniquement grâce à ce – bref – contact. Ma lèvre inférieure fait de nouveau les frais de cette improbable – à mes yeux du moins – attraction que la brune continue à exercer sur moi, envers et contre tout.

Mon attention se détourne de Lexa, ce qui me permet de m’aérer quelque peu l’esprit, alors que notre petite troupe quitte les lieux. Je n’en donne sans doute pas l’impression comme ça, mais je ne cesse de retourner dans tous les sens ce qu’elle vient de me dire. Analysant et suranalysant au passage tous ses mots. J’ignore si c’est le fait de trop réfléchir, ou si c’est juste l’effervescence de pensées qui m’agitent, ou encore la fatigue, mais je sens le mal de tête commencer à poindre. Et, honnêtement, je commence à en avoir un peu marre, de voir notre conversation entrecoupée par l’agitation du groupe, même si, d’un côté, j’en suis heureuse, pour les raisons évoquées un peu plus tôt. C’est en silence que je suis le groupe, me demandant ce qui sera notre prochaine étape. Un grand sourire étire les lèvres d’Aden, me laissant à croire qu’il sera mon prochain « guide ». Jusqu’alors, son visage a été plutôt fermé, comme teinté de l’ennui qu’il éprouvait en attendant son tour. Alors là, le voir presque radieux de la sorte, ça me fait croire que son impatience va prochainement toucher à sa fin. Lorsque nous arrivons enfin à destination, Aden se tourne vers nous, un grand sourire flanqué aux lèvres. Je me fige, soigneusement à distance des autres, ayant évité depuis la forge, de me mêler à eux. Gardant ainsi mes distances avec la guerrière. Tout tourne encore bien trop dans ma tête, je préfère éviter d’en rajouter une couche. Et puis, je pense que mon attitude est assez parlante quant à ce que je pense de son idée : elle ne m’emballe pas plus que ça. Ou si, peut-être qu’elle me plaît un peu trop, en fait, mais que, pour les raisons que je n’ai de cesse d’énumérer, il est préférable d’éviter de la mettre en application. Je me concentre sur Aden, focalisée sur ses lèvres (et non sur celles de Lexa, navrée de vous décevoir !), qui narre l’usage du lieu où il nous mené. Il s’agit de l’endroit important pour les Natifs, surtout car ici se déroule le Conclave, qui est, à ce que le jeune Natif m’explique, la façon dont est « choisi » le nouvel Heda, par l’esprit du celui-ci. Encore un truc qui m’intrigue, quant aux uses et coutumes des Grounders. Encore un truc qui m’énerve, de me savoir autant intriguée que cela sur leur mode de vie. C’est pas comme ça que je vais parvenir à me détacher assez de cet univers que j’exècre autant, pour tenter de trouver un semblant de paix, loin de cette agitation, de ces guerres incessantes. Aden reste relativement vague sur ce qui se trame ici pour que le successeur, régnant sur l’ensemble des Natifs, est désigné. C’est bien pour cela que je finis par laisser sortir un : « Comment ça se passe cette… sélection ? », d’une voix douce, laissant bien entendre que je ne m’offusquerai pas qu’il garde le silence. Je ne suis pas bête, je me doute bien que cela doit être considéré, à leur sens, comme un secret, et qu’ils doivent être loin de me faire confiance. Il suffit de regarder Titus. Il a l’air plus qu’excédé, depuis que la visite de quelques lieux importants de Polis a commencée. A croire qu’il redoute vraiment que je puisse faire une compilation des rares choses que j’ai pu apprendre sur son peuple, et m’en servir contre eux. Quelle idée des plus saugrenue ! Mon ressentiment n’est pas dirigé envers les Natifs, pas plus qu’aucune autre émotion assez « forte » pour me faire agir sans que la réflexion n’entre assez en considération afin de m’éviter d’agir sur un coup de tête. Tout cela ne concerne qu’une seule personne… Et alors que je m’attendais à apprendre que des épreuves mêlant la force, le courage, l’agilité et la stratégie, soient soumises aux nightlood, la révélation me surprend. Et pourtant, ça ne devrait pas, car ça parait tellement « logique », quand on sait qu’il est question d’un pan de la vie des Grounders. « Combats à mort… », se contente de me répondre le jeune garçon. Et pourtant, ça a beau être des plus logiques, il n’empêche que la réponse me coupe le souffle. Car je vois bien que ces jeunes, bien que rivaux car briguant le même titre, s’entendent bien, se considérant comme des frères et des sœurs d’armes. Alors, la simple perspective qu’il leur faudra un jour s’entretuer pour devenir Heda, ça me fait mal au cœur pour eux. Je n’ai jamais eu à tuer quelqu’un qui comptait vraiment pour moi. Certes. Mais j’ai été contrainte de tuer certains de mes alliés, lors de l’épisode du Mont Weather. Et, à cette même occasion, j’ai pris, en mon âme et conscience, la décision d’envoyer Bellamy à une mort certaine. Alors que Bellamy, c’est… Je ne sais pas trop quoi, mais il est indéniablement une personne, parmi les 100, dont je suis la plus proche. Et tout le temps qu’a durée sa mission, j’ai préféré ne pas me projeter dans un avenir dans lequel il aurait fini par perdre la vie. Par ma faute. Car je ne suis pas sûre que je l’aurai supportée. Déjà que je n’ai pas supporté de tuer les montagnards, et que ce geste a été suffisant à me faire partir des miens, pour ne pas avoir à lutter contre la culpabilité qui m’étreindrait immanquablement en croisant leurs regards, j’avoue que j’aurai encore moins été en mesure de le faire, si Bellamy avait péri, à cause de moi. Tout cela pour en venir au point suivant : je ne serai pas capable d’être à la place d’un de ses enfants, sachant pertinemment que je me refuserais à tuer une personne avec laquelle j’aurai pu partager tellement de choses. La preuve : bien que j’ai des choses à reprocher à Lexa, je suis incapable d’attenter réellement à sa vie. Alors qu’il faut remettre les choses au point : je ne la connais pas tant que ça, dans le fond. Donc, tuer quelqu’un que je connais véritablement, clairement, c’est bien au-dessus de mes forces ! Et c’est bien ça qui me fait le plus mal. Le fait de me mettre à la place de ses jeunes. De prendre conscience que je connais quelqu’un qui fut vraiment à la leur. Qui a donc été contrainte de traverser une telle épreuve un jour. Et en a sans doute conçu une partie des bases de sa manière de vivre, et de considérer l’attachement envers quiconque comme une faiblesse. Un peu stupéfaite par cette découverte, et ce que ça a peut engendrer chez elle, je ne prends pas conscience de suite que mon regard s’est posée sur Lexa, dès lors que cette révélation s’est faite en moi. Un voile de compassion dans le regard, face à l’épreuve qu’elle a dû surmontée, bien trop jeune, même si c’est presque « normal » pour son monde, de grandir en baignant dans une telle violence. Une lueur de compréhension face à ce qu’elle est à présent. Une pointe de tristesse de savoir que nul ne pourra jamais l’aider à effacer ses meurtrissures. Un soupçon de regret de n’être en mesure de le faire, alors qu’une partie de moi, inconsciente, aurait pourtant aimé être en mesure de l’aider à en guérir. Nulle guérison, pour elle, ou pour moi, je le crains bien. Mes dents se renferment de nouveau sur ma lèvre inférieure, alors qu’en sentant le regard d’Aden peser sur moi, je prends conscience de l’égarement qui fut le mien, durant… plusieurs secondes, voire une minute, je n’en sais rien, il me faut bien l’admettre. Visiblement, le jeune combattant a poursuivi son discours, pendant ce temps, et attend apparemment un signe de ma part, pour savoir si j’ai encore des questions ou non. Je me contente de lui adresser un sourire de remerciement, ayant la crainte que ma voix ne puisse trahir les pensées qui furent les miennes, ces derniers instants. Les enfants conversent entre eux, alors que j’explore un peu plus les lieux. Du moins, je feins de le faire, en réalité, je m’approche peu à peu de Lexa, bien que cela ne se fasse pas « directement ». J’en profite, pour le moment, Titus n’est pas à ses côtés, occupé qu’il est à discuter avec un des jeunes nightblood. « Ton peuple est étrange…. », admis-je à la brune, en arrivant à son niveau. « Les Natblida sont assez rares », expliqué-je rapidement, afin de lui faire part de mon raisonnement « et cela ne vous empêche pas de risquer la vie de tant d’entre eux, pour que le nouvel Heda puisse être choisit. » Mes sourcils se froncent, en comprenant guère la logique sous-jacente à ce déversement de sang, que l’on m’a présenté comme si précieux pour devenir Heda. Je secoue la tête, montrant qu’une quelconque logique m’importe peu, et qu’il ne s’agit pas là de critique, mais plutôt de… curiosité. De besoin de comprendre. D’envie de mieux cerner leur mode de vie. De désir de parvenir ainsi à mieux la comprendre. De volonté aussi de lui montrer, simplement, que je m’intéresse à son peuple. Même si tout ça, c’est enfoui bien trop profondément en moi. Et c’est encore heureux, sinon, je ne l’aurai pas dit, pas laisser entendre de la sorte, pour quiconque peut vraiment prendre la peine d’analyser la situation. Comme je vous l’ai dit, en ce moment, mon cerveau a des difficultés à étudier clairement la moindre chose, dès lors que ça concerne Lexa et l’étrangeté de notre situation.

Avisant que Titus m’a vu prendre place vers sa protégée, n’appréciant pas cela car se rendant vers nous, je me décide à enchaîner avec le sujet qui m’a vraiment fait venir jusqu’à la Commandante des Natifs : « Puisque je n’ai pas le choix », lancé-je, en insistant sur le « pas », afin de bien indiquer mon agacement face à l’obligation sous laquelle elle m’a présenté les choses, « j’accepte que tu m’entraînes, car je serais stupide de refuser ton offre. ». Et là, je faisais clairement allusion au fait qu’elle était la meilleure combattante de son peuple. A ma connaissance, certes, mais aussi de manière plus rationnelle : si ça n’était pas le cas, elle aurait déjà perdue la vie il y a bien longtemps, ne serait-ce que sous la lame d’Azgeda. Clairement, il faudrait petre stupide pour refuser qu’elle s’occupe de mon entraînement, car même si je n’arriverais jamais à l’égaler, au moins en retirerais-je un enseignement précieux, qui pourrait me sauver la vie. Certes, pas face à tous les ennemis possibles, car beaucoup resteront plus forts que moi. Mais ça me permettra d’acquérir de précieuses techniques, pouvant m’être fort utile… « Mais je refuse que cela interfère avec tes fonctions d’Heda. », clamé-je, me demandant cependant comment les entraînements allaient se passer, lorsqu’elle aura à s’occuper de son peuple. Ce qui arrivera souvent. Sans doute plus encore qu’en temps normal, vu le conflit avec la Nation des Glaces. Mais je ne compte pas non plus m’en plaindre : si je veux pouvoir partir d’ici au plus vite, il faut que la situation ne tarde pas à être résolue. Et pour cela, il est nécessaire que Lexa ne perde pas son temps avec moi. Ainsi pourrais-je retrouver ma liberté tant désirée. Ainsi n’aurais-je plus à la côtoyer sans arrêt, comme je devrais le faire, au cours des jours (qui ne se transformeront pas en mois, je l’espère !) à venir ! « Et je refuse un quelconque traitement de faveurs de ta part, sous prétexte que…. Je viens du Ciel… ». Ma fin de phrase ne me convainc guère, car, je l’avoue, je ne savais pas comment formuler cette demande. Qu’elle prenne au sérieux ma formation. Sans tenir compte de mon lieu de naissance. Ni de qui je suis. De ce que je représente pour son peuple. Pour elle aussi ? – ça, je ne saurais le dire. C’est bien pour cela que je n’ai pas exprimé les choses ainsi. Trop floues, tout ça. Trop compliquées. Trop tout, en fait. Mes yeux, ancrés dans les siens depuis que j’ai abordé le sujet des entraînements en sa compagnie, finissent par « apercevoir » autre chose. Qui attire mon attention. Dans l’angle de mon champ de vision. Juste derrière Lexa. Mon regard s’échappe de la guerrière, qui pourtant pourrait sans doute m’aider à garder les pieds – et l’esprit aussi – sur Terre, pour se poser sur la fragile chose qui attire mon attention. La silhouette d’un enfant. J’ignore son nom et son âge. Je sais juste que je le « vois » souvent. Il était attablé avec les autres, et semblait si fragile et paradoxalement plein de vie, alors que j’observais leurs dépouilles, qu’il m’a visiblement plus marqué que les autres jeunes gosses. C’est celui qui vient me rendre visite le plus souvent. « La visite reprend. », souffle Titus, dès qu’il arrive à notre niveau, me faisant partiellement revenir sur Terre. Les yeux dans le vague, l’attention à moitié concentrée sur le nouveau venu, je « vois » l’enfant s’estomper peu à peu. Sentant le regard du chauve sur moi, je fini par entièrement revenir à moi, posant à mon tour mon regard sur lui. Ignorant de ce fait que mes yeux sont clairement hantés, en ce moment précis, indiquant ouvertement les problèmes qui m’agitent, et m’agiteront sans doute à jamais. « Moi non plus, je ne vous aime pas beaucoup, vous savez. », fais-je alors savoir à Titus, comme si on parlait vraiment de la façon dont on se considère mutuellement. Disons qu’en cet instant précis, la diplomatie, je n’ai pas vraiment la force d’en faire usage, du moins, à son encontre. Il me faut déjà faire preuve de beaucoup de self-control pour avoir une conversation à minimum courtoise avec Lexa, sans que n’éclate à chaque seconde la rancune que j’éprouve à son encontre, ni même que ne soit trop visible le fait que son abandon au MW m’ait brisée. Le fait qu’elle m’ait détruite, indirectement. Sans compter que ça me fatigue, de devoir aussi gérer les fantômes qui me hantent, depuis des mois maintenant. Pour eux, je ne peux rien faire, pour les maintenir éloignés de moi. Mais je peux au moins dire cela à Titus. Au moins, ainsi, il le saura. Que j’ai bien compris qu’il ne m’appréciait pas. Et que ce sentiment est amplement partagé. Que s'il ne fait pas d'efforts, je n'ai pas l'intention d'en faire à son encontre. Que j'ai bien peur que la seule chose en mesure de nous unir (façon de parler !) ça restera Lexa. C’est sans adresser un moindre regard au duo que je suis les enfants, me massant l’arrête du nez, tentant de chasser le mal de tête qui monte, de plus en plus. Courte nuit. Journée loin d’être reposante. Mois précédents plutôt agités. Légère saturation. Mentale comme physique. Conscience excessivement forte qu'il n'y aura sans doute rien en mesure d'atténuer cela, ainsi que le poids sur mes épaules, que j'ai l'impression de ressentir de plus en plus lourd, alors même que je ne suis plus en charge d'aucune autre vie, en dehors de la mienne. Il y a bien trop de choses à tenter d'arranger et de démêler pour savoir véritablement par quoi commencer, afin de gagner en efficacité. Une seule chose de sûre pour moi : ça ira mieux quand je serais loin de Polis. Ici ressurgisse bien trop tout ce que j'ai tenté de fuir ces derniers mois. Le poids de mes actes passés. Le sang sur mes mains. Le souvenir des miens. L'incompréhension face à moi-même quand il est question d'une certaine brune. Le constat que mon cerveau est une chose bien complexe, surtout pour moi. Et que, par dessus-tout, il se plait à me torturer. De toutes les façons possibles et inimaginables...

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❝ Oh, you can't hear me cry, see my dreams all die from where you're standing, on your own. It's so quiet here & I feel so cold. Oh, when you told me you'd leave, I felt like I couldn't breathe, myy aching body fell to the floor. Now it hurts much more. You caused my heart to bleed & you still owe me a reason. I can't figure out why... Why I'm alone & freezing? And I'm just left alone to cry. ❞
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Welcome to Hell
Lexa Heda
A New WORLD



✘ Messages : 45
✘ Pseudo : Dzu
✘ Célébrité : Alycia Debnam-Carey
✘ Copyright : Signature de Beylin
✘ Date d'inscription : 26/09/2016
✘ Votre boulot : Commandante des Grounders
✘ Votre quartier : Polis
✘ Statut : Célibataire, puisque c'est une évidence : l'amour est et restera une faiblesse.
✘ Orientation sexuelle : Lesbienne
✘ Clan : Les Grounders, à la vie, à la mort !
✘ Série/Film/Livre/Jeu Video : The 100.
✘ Doubles-comptes : Aucun !

MessageSujet: Re: I'm too young to lose my soul, I'm too young to feel this old for so long.... (Clexa) Lun 21 Nov - 2:34


   
I haven’t slept at night, I should have stayed to fight, stayed with you. I know you’re not the enemy. You seen the good that’s left in me, I should have stayed with you. You said we deserve better than this, I guess we do. But how can the leader of the ground, love the leader of the sky crew.Clarke & Lexa

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I'll protect you, your friends too, as if my life depended on it.

       
Un duo puissamment solide, voilà ce qu'étaient ce Fleimkepa et son Heda. Un lien fort les unissait tous les deux, malgré les conflits et les désaccords dont ils devaient faire face ces derniers temps. Mais ni l'un, ni l'autre, ne cherchait à blesser l'autre. Bien au contraire, Titus étant celui qui avait en quelque sorte élevé la jeune nightblood qu'était Lexa à l'époque, elle lui devait respect. Et étant elle-même son commandant, il lui devait allégeance et respect. Trop précieuse aux yeux du chauve, ce dernier ne pouvait pas s'empêcher de la surveiller et encore plus de se méfier de Clarke. Il était évident que la fille du ciel était à deux doigts de faire écrouler les barrières de sa brunette, et de la rendre de nouveau l'enfant faible qu'elle fut à une époque qui lui paraissait très lointaine. Lexa ne se rendait pas vraiment compte de cela, ce qui énervait encore plus son allier. Comment pouvait-elle montrer autant d'importance à une femme qu'elle connaissait depuis si peu de temps ? Vous savez, la jeune native faisait rarement confiance, alors le fait qu'elle accorde autant de chose à Clarke était tout simplement inconcevable pour Titus. Lorsque la visite reprenait et qu'ils se dirigeaient tous vers le lieu que Aden allait présenter, le chauve ne put retenir un sourire satisfait quand sa commandante se joignait à ses côtés pour marcher. Geste que Lexa ne manquait pas, mais elle ne faisait absolument aucun commentaire, préférant continuer de lui parler discrètement de son sabre. C'était toujours ainsi entre eux deux, en public, ils faisaient bonne impression mais dès lors qu'ils se retrouvaient enfin seuls, ils se permettaient de faire comprendre le fond de leurs pensées. Du moins, surtout la guerrière, puisque le vielle homme osait légèrement moins qu'avant. Très vite, leur conversation devait prendre fin, lorsqu'ils arrivèrent tous sur les lieux et que Aden commençait son monologue afin de présenter ce lieu, qui était le choix parfait le concernant. Bien plus pendue à ses lèvres que à celles des autres enfants, la commandante ne se permettait aucune distraction, et ne pensait même plus à Clarke. C'était étonnant de voir qu'un jeune adolescent arrivait à s'exprimer avec un vocabulaire si soutenu. Pensant qu'il finissait enfin, Lexa lui adressait un clin d'oeil discret alors que dans le fond, elle se réjouissait qu'il n'avait pas parlé de la mort à Clarke. « Comment ça se passe cette… sélection ? », entendait-elle s'exprimer la blonde d'une manière plutôt douce. Elle avait totalement zappé sa présence, comment cela avait-il pu arriver ? Après tout, la blonde n'était pas vraiment quelqu'un qu'on pouvait se permettre d'oublier, et encore moins avec un physique aussi ravageur que le sien. Lexa comptait bien faire en sorte que ce sujet se clôture maintenant, préférant que Clarke n'en apprenne pas plus là-dessus, sur… Elle. Mais tout cela était sans compter sur Aden, qui la devançait en prononçant des propos qu'il aurait mieux fait de garder pour lui. « Combats à mort… ». Ô diable ! Pourquoi ne l'avait-il pas regardé pour s'assurer qu'il n'entamait pas un chemin glissant ?! Lexa aurait pu s'énerver et mettre fin au sujet, si seulement les propos du blondinet ne l'avaient pas plongé dans des pensées profondes, loin de ces lieux, loin de Clarke. Elle aurait aimé pouvoir dire que cela était faux, qu'elle n'était pas passée d'une enfant malheureuse et orpheline à une enfant guerrière et entraînée, jusqu'à devenir une meurtrière. Tout cela n'était pas facile. Avoir dû intenter à la vie de nombreux grounders juste pour protéger un peuple. Mais c'était son rôle. Son ancien Commandant l'avait choisi elle.

Nous sommes si fières de toi. Ces six mots, Lexa les entendait autrefois – et espérait que cela arrive de nouveau un jour - bourdonner dans ses oreilles, chose qui était autrefois plutôt rare, mais ils lui faisaient un bien fou lorsqu'elle en avait besoin. Comme le jour où Aksha lui avait sauvé la vie, puis qu'elle avait ôté la vie à de nombreux guerriers, manquant de peu de mettre fin à la sienne afin de protéger des enfants au sang-noir. À ce moment-là, elle n'avait attendu que cela, entendre son père prononcer ces mots, et imaginer sa mère lui offrir un sourire rassurant. Mais ce n'était jamais plus arrivé, surtout suite au Conclave, et encore plus depuis la mort de Costia. Son choix de tirer un trait sur les défunts qu'elle aimait et qui faisaient partis du passé, ainsi que de clamer haut et fort que l'amour était une faiblesse, l'empêchait d'avoir de vagues souvenirs de ses géniteurs. À en croire à première vue, Lexa était forte, bien plus que n'importe qui. Seulement, tout ceci n'était qu'une impression, puisque au fond d'elle, se cachait toujours l'enfant faible et aimante qu'elle fut autrefois. Bien que avec le rôle qu'elle tenait, cette part d'elle ne ressortirait jamais plus. Lexa était d'apparence la femme la plus forte qu'il soit, comme si rien ne pouvait l'atteindre, comme si personne n'était à sa hauteur. Seuls quelques exceptions avaient eu la chance de la connaître différemment, et Titus en faisait parti. Ô cet homme, ce gardien de la Flamme. Certainement le seul homme – à l'exception de son paternel – qui comptait un minimum pour la jeune commandante. En même temps, il avait été l'un des seuls à croire en elle, à l'époque où Lexa n'était qu'une Natblida entourée d'autres, et que le monde lui apportait chaque jour une preuve que Luna la devançait amplement. Titus n'était-il pas celui qui clamait tout haut que leur Commandante était la plus forte qu'il n'avait encore jamais servi ? Alors comment avait-elle pu en arriver là ? Beaucoup s'étaient posés la question dans le passé, persuadés que Luna aurait dû être à leur tête, que jamais elle n'aurait dû abandonner. Lexa devrait être morte à l'heure actuelle, ce qui serait sûrement le cas si sa jeune adversaire n'avait pas mis fin au Conclave en s'échappant. Après les propos de Aden – qui répondaient à la question posée par Clarke -, Lexa fut emportée dans un tourbillon, qui l'avait ramené à cette scène, le jour de son Conclave. « Non !! Luna, tu ne peux pas abandonner. C'est un combat à mort, je te rappelle ! », s'était énervé Titus en la voyant s'échapper. Mais n'avait-il pas été rassuré ce jour-là ? Puisque malgré son soutien inconditionnel envers Lexa, n'était-il pas lui aussi persuadé que Luna serait celle qui ôterait en première la vie de l'autre ? En même temps, l'orpheline était plus jeune qu'elle, et moins forte. Elle était un peu la Lucy des nighbloods actuels, et Luna était Aden. La foule était en colère, les natifs hurlaient vengeance, désireux de voir cette lâche périr. Alors que cette dernière fuyait le plus loin possible, le regard de Lexa se posait sur ses mains ensanglantées, montrant bien qu'elle avait ôté la vie à nombreux de ses amis. Parce que c'était ce qu'ils étaient après tout. Elle avait grandi avec eux, et leur avait finalement coupé la tête, tranché des veines, transpercer les yeux ou les boyaux, sans le moindre remord sur le moment. Heureusement que à l'époque, elle avait eu Costia pour l'aider et la soutenir, en plus de Anya et Titus. Le peuple ne lui faisait pas confiance, persuadé que Luna aurait dû avoir sa place. Et en plus de cela, ses amis étaient tous morts. Lexa aurait pu périr de malheur, mais s'en était finalement remise, et les seuls esprits qui la hantaient à cette époque étaient ceux des anciens commandants. La flamme était dans son corps, plus personne ne pouvait se permettre de ne pas de douter d'elle. C'était bien pour cela que dès que Luna disparut à grandes enjambées, Lexa avait levé son sabre dans les airs, et s'était écrié : « Ai laik Leksa kom trikru. Ai laik Heda.», réjouissant certaines personnes, et énervant bien plus autrui. Le peuple était en colère, et elle avait dû faire ses preuves. Totalement déconnectée de la vie réelle, Lexa avait été amené à ce jour-là, et fixait longuement ses mains qu'elle remarquait colorées par le sang. Mais ceci était causé par son imagination. Remarquant qu'elle était absolument ailleurs, Titus s'était raclé la gorge afin de la ramener à la réalité, poussant Lexa à laisser tomber ses bras lourdement le long de son corps, et feindre innocente la plus totale. Un sourire en guise de soutien fut offert à la commandante par son Fleimkepa, qui s'éloignait d'elle pour aller discuter avec les enfants. N'importe qui aurait rougi dans de telles circonstances, sauf Lexa, qui devait être une exception à cette règle. Plutôt que de se sentir gênée de s'être fait dévorer l'esprit par le passé, elle se sentait juste déçue que cela lui soit arrivé. Elle détestait repenser à ce jour où elle était devenue quelqu'un de totalement différent. Elle qui pensait en n'étant qu'une enfant qu'elle ne ferait pas partie de ces grounders meurtriers, et qu'elle serait marchande comme sa mère, elle s'était bien trompée. Un soupire las s'échappait de ses lèvres, alors qu'elle entourait de ses doigts, le fourreau de son poignard. Jamais, ô grand jamais, elle n'aurait dû accepter d'accompagner à cette visite, puisqu'elle en fut réellement chamboulée au fond d'elle. Et seul quelqu'un qui la connaissait bien pouvait deviner le fin fond de ses pensées. Ce qui était certes le cas de Titus, mais aussi de Aden qui s'apprêtait à venir la rejoindre pour s'excuser. Oui, oui, vous avez bien lu. Elle méritait parfaitement d'entendre les excuses de son petit protégé, puisqu'il avait réussi à l'atteindre profondément, ce qu'il avait remarqué en même temps que le chauve. Si cela l'avait fait sourire en coin au début, il avait aussitôt fait effacer cette trace d'amusement en devinant ô combien Lexa avait dû mal vivre ce jour-là, qui restait malgré tout le moment le plus important de sa vie, celui qui faisait d'elle qui elle était actuellement. Ne s'attendant pas à avoir de la compagnie, le Heda restait donc dans son coin, fixant d'un regard sévère ses petits protégés, puisque ce n'était plus vraiment le moment pour laisser son passé la rattraper, et la laisser s'évader et se remémorer tout ceci.

« Ton peuple est étrange…. », entendait-elle soudainement, ce qui manquait de peu de la faire sursauter. Son cœur loupait donc un battement, lui faisant automatiquement poser sa main dessus comme pour s'assurer qu'il fonctionnait bien à nouveau. Clarke. Pas besoin de poser son regard sur la personne qui venait d'apparaître à ses côtés pour deviner de qui il s'agissait. Cette voix, Lexa la connaissait mieux que personne, et pourtant la personne qui en détenait l'entière possession n'était entrée dans sa vie que quelques mois plus tôt. Intriguée par ce qu'elle voulait dire, la natif ne pouvait pas s'empêcher de arquer l'un de ses sourcils, sans pour autant perdre du regard Aden, qui faisait semblant de se battre avec un morceau de bois trouver par terre. Visiblement, il restait encore qu'un enfant. Pourtant, dans un an, il aurait l'âge que Lexa avait à l'époque où elle fut déclarée comme étant le grand et puissant Heda. Mais elle aussi à quatorze ans elle s'amusait encore, le sourire aux lèvres. C'était avant d'être confrontée à son vrai rôle dans la société, y compris avant d'être celle qui venait de faire s'arrêter un cœur de battre. Comme si c'était la chose la plus naturelle au monde, la brunette posait finalement son regard sur celle qui lui faisait face, l'examinant de la tête aux pieds sans vraiment pouvoir se retenir. Enfin elle daignait ne plus l'ignorer, puisque depuis qu'elles avaient quitté la forge, Clarke avait fait chemin à part encore une fois, faisant même se demander à Lexa si elle comptait répondre à son offre un jour ! Cela valut un soupire de la part de la guerrière, qui lui aurait certainement fait comprendre son mécontentement si elles étaient enfin seules. « Les Natblida sont assez rares ». Visiblement, la fille du Ciel était d'humeur curieuse aujourd'hui. Lorsqu'elle reprit la parole, Lexa plongeait son regard dans le sien, cherchant à la pousser à continuer, ce que Clarke fit en prononçant : « et cela ne vous empêche pas de risquer la vie de tant d’entre eux, pour que le nouvel Heda puisse être choisit. ». Lexa ne pouvait pas s'empêcher de se demander si le questionnement qui traversait l'esprit de la blonde n'était pas dû au fait qu'elle était – peut-être – intriguée par son passé, et envieuse d'en savoir plus. Pourtant, se demander cela restait réellement justifié, puisque cela pouvait paraître étrange. La logique, voilà tout ce qui manquait à la blonde pour répondre elle-même à ses questions. À croire qu'un bébé natblida pouvait combattre. Il y avait une limite. C'était un peu l'histoire de la Commandante actuelle – semblable à celle d'autres enfants -, passé que Lexa ne raconterait certainement pas aussitôt à la fille du Ciel.

Nous revoilà quinze ans auparavant, à la mort soudaine d'un couple. Lui, guerrier. Elle, marchande. Tous deux avaient une merveilleuse enfant, mais ne s'était jamais rendus compte de ce qui l'attendait, n'ayant jamais découvert le sang noir qui circulait dans ses veines. De passage à TonDC, deux guerriers de la garde avaient porté de l'importance à cette enfant, découvrant finalement son grade. Conduite très jeune à Polis par les deux hommes, l'enfant qu'elle était n'avait pas commencé tout de suite les entraînements physiques. Tout cela ne fut que plus tard, et pourtant, Titus ne l'avait jamais lâché d'une semelle, lui faisant commencer les entraînements deux ans après son arrivée et sa mise en place au sein de la ville, quand elle fut âgée de sept ans, et qu'elle était légèrement plus robuste. Le fameux « et si » pouvait être utilisé dans cette situation, puisque si le commandant était mort lorsque Lexa avait encore que six ans, elle n'aurait jamais pu participer au Conclave, dans la logique des choses, Titus en avait décidé ainsi la concernant. Évidemment, ce n'était pas vraiment le cas pour tout le monde, puisque certains commençaient les entraînements bien plus tôt. Cette histoire prouvait donc bien que Clarke ne cherchait pas plus loin, comme si ceci n'avait été qu'une excuse pour venir lui parler. Il était donc évident que des enfants nightbloods n'ayant encore jamais commencé les entraînements physiques ne pouvaient tout bonnement pas participer au Conclave, puisque cela serait un réel suicide.

Aujourd'hui, Lexa trouvait Clarke très étrange, même si elle s'intéressait divinement bien à son peuple. Contrairement à la blonde, la native ne s'était pas rendu compte que le regard de son Gardien de la Flamme s'était posé sur elles, puisqu'elle était visiblement trop obnubilée par la présence devant elle. Comment avait-elle pu l'oublier quelques minutes plus tôt, alors que Clarke était réellement la personne qui hantait ses pensées depuis ce fameux jour, au Mount Weather. Finalement, la blondinette n'était pas la seule de bizarre aujourd'hui, puisque Lexa commençait même à se dire qu'elle commençait à l'être elle-même. « Puisque je n’ai pas le choix », prononçait clairement la jeune femme face à elle, ce qui provoquait un nouveau haussement de sourcil de la part de la brune. Qu'est ce qui la révulsait donc autant ? « J’accepte que tu m’entraînes, car je serais stupide de refuser ton offre. ». Hallelujah, Clarke se décidait enfin à répondre à sa proposition. Pourquoi paressait-elle donc si dégoûtée à l'idée de s'entraîner avec elle ? Cette simple question fit comprendre à Lexa que la haine que l'autre ressentait pour elle était finalement bien plus développée que ce qu'elle pouvait le penser. Pourtant, elle n'avait pas vraiment le choix pour le coup. Personne n'avait eu une telle occasion, à l'exception des nightbloods, qui étaient certes entraînés par le Fleimkepa en personne, mais aussi par leur Heda. En guise de réponse, et sentant que la blondinette n'avait pas fini, Lexa se contentait finalement de hocher le visage. Preuve qu'elle ne s'était pas trompée et que Clarke avait encore des choses à dire, cette dernière reprenais finalement la parole. « Mais je refuse que cela interfère avec tes fonctions d’Heda. ». Jamais Lexa ne laisserait cela se produire, puisqu'il faudrait tout simplement qu'elle soit folle. Elle n'avait jamais perturbé son rôle de commandante pour Costia, alors ce n'était pas maintenant qu'elle le ferait. En se rendant compte du fin fond de ses pensées, et surtout du fait qu'elle venait de comparer la Skaikru avec la femme qu'elle considérait autrefois comme étant son grand amour, elle se figeait automatiquement. Abrutie qu'elle faisait. Par chance, personne ici n'avait le don de télépathie, et ainsi, ne pouvait entendre les idioties qui lui passaient dans l'esprit en un éclair. « Et je refuse un quelconque traitement de faveurs de ta part, sous prétexte que…. Je viens du Ciel… ». Et puis quoi encore ? Décidément ! Clarke devait vraiment s'imaginer que Lexa était faible, au point même d'autoriser des traitements de faveur. N'avait-elle pas eu la preuve hier que c'était plutôt le contraire, lors de son combat avec Aden, lorsqu'elle ne s'était pas gênée pour le frapper, alors qu'il était le seul à être réellement proche d'elle. La blondinette serait traitée de la manière la plus grounder qu'il soit. Elle était ici, à Polis, et se ferait entraînée par le Heda en personne, au combat, tout comme à perfectionner ses compétences d'équitation, alors elle serait traitée comme égale aux autres, chose qu'elle risquait de regretter rapidement. C'était certainement pour ça que Lexa n'avait jamais voulu de second, pour ne pas avoir à faire à un lâche qui lui demanderait de se calmer. Sans le savoir, la Skaikru venait d'accepter des heures et des heures d'épuisements, quitte à parfois même louper le dîner ou à se faire réveiller en plein milieu de la nuit. Lexa avait déjà en tête d'aller affronter des Mordeurs et laisser Clarke se débrouiller, afin qu'elle soit tout simplement à deux doigts d'y passer. Oh, tout cela serait un vrai jeu d'enfant ! Une vraie partie de plaisir pour la brunette, qui affichait un sourire presque sadique sur ses lèvres. Il était donc évident qu'elle prendrait au sérieux la demande de la blonde, et donc sa « formation ». Ici à polis, les grounders ne se tournaient pas les pouces. Soudainement, la Commandante réalisait que sa proposition paraissait comme une demande de secondement. Effectivement, n'était-ce pas le cas ? Clarke ne venait-elle pas d'accepter d'être le Second du Heda lui-même ? Ce n'était clairement pas le rôle, ni le lien que voulait Lexa. Puisqu'il était évident que la Fille du Ciel ne méritait pas un tel rang. Au contraire, elle méritait bien plus, puisque après tout, elle restait le Commandant de la Mort pour tous les Grounders. Elle détenait une notoriété ainsi que des pouvoirs dont elle devait certainement ignorer l'existence. Du moins, pour le deuxième. Puisqu'elle avait eu à faire à sa popularité de nombreuses fois, rien qu'en arrivant à Polis, où n'importe qui la traitait différemment des autres membres du Ciel. Il suffisait à la blonde de claquer des doigts pour qu'ils s'agenouillent tous à ses pieds, à l'exception de Lexa. Jamais la Commandante ne se rabaisserait à cela, jamais elle ne s'agenouillerait face au Wanheda. Ce n'était pas à elle de montrer de la soumission, mais bien l'inverse. Non pas qu'elle jugeait que Clarke devait lui obéir. Sortant finalement de ses pensées, elle se rendait compte que la blondinette face à elle fixait un point dans son dos, ce qui la poussait à se retourner, seulement il n'y avait rien. Absolument rien. Lexa fronçait les sourcils, détaillant le regard de la blonde, afin de pouvoir en déceler quoique ce soit. La Skaikru était totalement obnubilée par cette chose derrière la Commandante, sans que celle-ci ne puisse deviner de quoi il s'agissait. Peut-être qu'elle était juste dans la lune ! Mais Lexa n'était pas née de la dernière pluie, et se doutait bien que quelque chose tracassait réellement la blonde. Son regard était plutôt communicatif, et démontrait bien qu'il se passait quelque chose de peu glorieux dans son esprit. C'était comme le regard de celui qui avait sous les yeux la mort. Lexa ne répondait même pas aux propos de la blonde, bien trop concentrée à chercher à tout prix la chose qui attirait autant le regard de la Skaikru. Elle était plutôt sur une bonne voie, mais fut finalement interrompu dans sa contemplation par Titus. « La visite reprend. », l'entendait-elle leur dire, alors qu'elle fixait le regard océan de la jeune femme. Dieu, ce qu'elle était intrigante et mystérieuse ! Décidément, la native avait envie de passer un moment seule à seule avec elle pour pouvoir profiter, et en apprendre plus. Lorsqu'elle posait son regard sur le chauve, Lexa décelait automatiquement le fond des pensées de Clarke, ou plutôt son ressenti. Clairement, son regard laissait parfaitement comprendre la souffrance qu'elle vivait en ce moment, et surtout.. Qu'elle était amenée à la vivre visiblement très souvent, puisque son regard ne paraissait pas étonné. C'était donc à cet instant que Lexa se souvenait, et faisait le lien entre le regard de la blonde, et celui qu'elle avait eu après ses premiers meurtres. Il était évident que la Skaikru était hantée, et visiblement malheureuse. D'ailleurs, même Titus s'en rendit compte, ce qui lui valait presque un sourire moqueur.

À croire que le monde entier se liguait contre Lexa pour l'empêcher de répondre aux propos précédents de Clarke, l'intervention de Titus lui faisait tout bonnement repousser cela à plus tard. Pourquoi ne la lâchait-il pas deux secondes ?! À croire que Clarke allait la dévorer toute crue - non pas qu'elle serait contre l'idée de se faire mordre par la blonde mais ça, elle ne l'avouerait jamais -, alors qu'elle était assez grande pour lui faire face seule ! De la manière la plus inattendue qu'il soit, la blonde ne le savait peut-être pas encore, mais elle venait de manquer de respect au deuxième homme le plus important de ce peuple. Personne ne s'attaquait au Fleimkepa. Jamais. Quiconque osait, n'avait finalement point le temps pour le regretter. « Moi non plus, je ne vous aime pas beaucoup, vous savez. ». Des propos qui figèrent la Heda et Titus, alors que Clarke leur tournait le dos pour suivre le petit groupe. Pendant ce temps, Lexa avait pincé ses lèvres comme pour retenir un rire de s'échapper, mais malheureusement, en croisant le regard outré de Titus, cela en fut trop, et elle explosait littéralement, laissant un son doux s'échapper de ses lèvres. « Lexa ! », s'énervait le chauve, comme s'il parlait à une enfant, chose qu'il ne se permettait plus de faire habituellement, et cela depuis qu'elle était passée du rang de simple nightblood à celui de Heda. « Elle te rend faible. Comme Costia. ». Les derniers propos de Titus, Lexa ne les entendait pas tout de suite, puisqu'elle riait toujours autant, en se tenant cette fois-ci l'estomac. Impossible pour elle de ne pas se moquer à ce moment précis, de ces propos totalement irrespectueux, mais si bien sortis. Seigneur, si elles n'étaient pas dans cette situation, Lexa aurait certainement rattrapé Clarke en courant, l'aurait forcé à se retourner pour lui faire face, puis lui aurait volé le baiser le plus langoureux de sa vie, puisqu'il était évident qu'elle venait de créer au fond de la commandante tout un brasier, juste en osant tenir tête à son vieil ami, comme s'il n'était pas quelqu'un d'important. « Lexa ! », s'indignait Titus d'un ton plus ferme, la calmant rapidement, puisqu'elle réalisait soudainement les paroles précédentes du chauve. Plusieurs enfants s'étaient retournés pour observer la scène, ne comprenant pas comment la brune avait pu passé d'un silence glacial comme la mort, à un fou rire. Enfin, désormais, aucuns signes de son rire n'avaient pris possession de son visage, faisant même se demander à certains nighbloods s'ils venaient de rêver ou non. La guerrière observait longuement Titus, lui murmurant des paroles glaciales que lui seul pouvait entendre. C'était fini de jouer, elle avait assez ri, et il était évident que Clarke avait dépassé les limites, mais lui aussi, avec la blonde, tout comme avec elle. Il avait beau être celui qui l'avait élevé, l'amour était une faiblesse, et Lexa n'agissait donc pas différemment avec lui. « La détester, c'est me détester. Devrais-je te faire tuer pour complot contre ta commandante ? N'oublie pas à qui tu parles, Titus. Tu ne peux plus te permettre de me parler comme à une enfant. Tu ne peux  décidément plus être porteur de ce rôle. Maintenant, tu iras t'excuser. Et tu n'as évidemment pas le choix. », lui avait-elle donc dit avant de fuir et de rejoindre le groupe, un visage clairement fermé.

En la voyant arriver, les enfants se stoppèrent tous de commenter la scène, alors que quelques secondes plus tôt, ils essayaient de lire les expressions faciales de leur Heda. « Pouvez-vous me dire ce que vous attendez ? Le temps est précieux. Avancez ! », leur crachait leur commandante au visage, en ignorant le fait que Titus arrivait derrière elle, et entraînait les enfants à sa suite. Ils n'avaient absolument pas pour habitude de se disputer en public, mais en ce moment, la brune étant sous tension suite à l'attaque d'Azgeda à Polis, elle ne se contrôlait plus réellement. Pendant que le groupe s'éloignait, la jeune Lexa attrapait fermement le poignet de Clarke, bien plus violemment qu'elle le voulait, comme pour lui faire comprendre qui avait de l'autorité ici, à Polis. « Ne fais plus ça. Pas en public. », commençait-elle en lui faisant clairement comprendre qu'elle pouvait le faire dans un comité restreint. « Titus est… Il a un rôle important ici à Polis. Il y a des règles, je te demande juste de faire attention. Même si, j'admets qu'il le méritait. Je ne veux plus que cela se reproduise, Clarke. Ne t'en fais pas, si j'aperçois que de son côté, il a un comportement irrespectueux envers toi, il le regrettera aussitôt. », prononçait la brune en lui tenant toujours fermement le poignet, lui empêchant clairement de se défaire de son emprise. Lorsque Lexa était énervée, il ne valait mieux pas l'énerver, et c'était donc pour cette raison que Titus n'avait pas surenchéri. Seulement, avec Clarke, c'était différent. La commandante l'entraînait à sa suite afin de suivre les enfants, avec une distance telle qu'ils ne pouvaient pas les entendre. « C'était tout de même bien dit, et mérité. », avouait Lexa presque dans sa barbe, tout en fixant un point fixe devant elle. Elle aussi, pourquoi agissait-elle de la sorte ? Elle la disputait, et dix secondes après la félicitait presque ! Après tout, la Heda restait une énigme à elle toute seule. « Le respect est l'une des valeurs de Polis, je pensais que tu l'avais compris lors de la visite. Décidément, tu n'as pas changé d'opinion n'est-ce pas ? », lui demandait la brune, sans jamais lui laisser le temps dans placer une à son tour, tout en fixant finalement Aden, qui contrairement aux autres enfants commençait à ralentir, désireux de rejoindre les deux jeunes femmes. Mais pour le moment, Lexa avait enfin le droit à un moment seule avec la blonde, alors elle lui fit signe d'avancer, ce qu'il effectuait tel un vrai petit soldat. « La haine c'est comme l'amour, une faiblesse. Sauf si tu sais bien l'utiliser. Celle que tu ressens pour...», commençait Lexa avant de se couper d'un coup, réalisant ce qu'elle allait dire. Tant pis, il le fallait, c'était la vérité, et elle l'avait parfaitement remarqué. « Moi. », complétait-elle en resserrant ses doigts autour du poignet de la jeune femme. « Je pourrais t'apprendre à en faire une arme. Tu as bien d'accepter les entraînements. Tu ne le regretteras pas. D'autant plus que tu pourrais faire une excellente combattante. » La brune posait enfin son regard sur la blonde, lui offrant étonnement un rictus presque invisible. Sa colère s'était comme.. Envolée. Il était finalement évident que Clarke avait un don, celui de claquer des doigts et apaiser automatiquement Lexa sans même le désirer. C'était pour cette raison que la grounder se décidait à lâcher son bras, tout en continuant d'avancer. « On commence cet après-midi. J'espère que tu es prête à souffrir. », prononçait enfin Lexa, dans un nouveau sourire. La commandante distançait légèrement Clarke, avant de se retourner face à elle, afin de marcher à reculons. Comme s'il n'y avait personne autour d'elles, Lexa lui offrait un sourire qui cette fois-ci en disait long. Soit ceci pouvait être interprété comme des avances, soit plutôt comme un défi qui signifiait clairement « j'espère que tu as hâte de perdre dès le premier combat ». Et alors qu'elle s'apprêtait à lui faire comprendre la vrai signification, son dos entrait en contact avec celui d'un enfant, manquant de peu de la faire tomber, alors elle se rattrapait honteusement sur Clarke. Le petit-groupe s'était arrêté. Le visage de la commandante n'affichait aucune gêne, puisqu'il était évident que ceci arrivait à tout le monde, même s'il était rare que les individus avancent en marche arrière. La commandante se retournait, et posait son regard sur un nightblood, qui lui disait clairement : « On est arrivé au Temple, Heda, désolé. ». Elle lui souriait pour le rassurer, avant de poser son regard sur le monument. C'était ici que son Peuple entendrait encore parler d'elle à sa mort. Le bâtiment réservé aux Commandants, afin de les garder en mémoire même après leur mort. « Ton futur habitat. », disait Aden à Lexa, qui était venu juste à côté d'elle, ce qui fut malheureusement entendu par les autres enfants qui ne pouvaient s'empêcher de rire légèrement dès lors que Lexa s'était mise à sourire, rassurés, de voir que leur Commandante n'était plus de mauvaise humeur. Même si la blague du jeune homme laissait à désirer, au moins, elle avait fait sourire la commandante et prouvait bien que sa colère s'était légèrement estompée. Titus lui, fronçait les sourcils. Ce lieu était l'un des préférés de la brune, qui aimait venir s'y ressourcer, et c'était ici qu'elle venait lorsqu'elle en avait besoin. C'était effectivement là que la mémoire de Lexa serait maintenue en vie, sauf si ce Peuple disparaissait du jour au lendemain. La Heda ne regardait plus Clarke, bien que plus personne ne bougeait, ni ne parlait. Ils observaient tous l'entrée du Temple en pierre, avec le symbole infini au-dessus de ce qui servait de porte. Exactement le même symbole qui était tatoué dans la nuque de la jeune femme. D'un signe de main, la petite fille qui présentait ce lieu faisait signe à tout le monde d'entrer, Lexa attendant que Clarke suive le groupe pour se déplacer aussi. Elle avait besoin de continuer leur conversation, alors il était inconcevable pour elle de ne pas avoir de réponse, et de laisser la Skaikru s'éloigner encore, et l'ignorer.
       
(c) crackle bones

       



   
Victory stands on the back of sacrifice.
You think our ways are harsh, but it is how we survive. Life is an endless battle. Only the sacrifice is the key to survive. So, it is necessary to have no weakness, for to kill or betray without suffering.
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MessageSujet: Re: I'm too young to lose my soul, I'm too young to feel this old for so long.... (Clexa) Mar 22 Nov - 2:15

Clexa
You left me but I understand. You haunt me. The things that you said. You told me you loved me, but you didn’t use words. Your eyes said enough, your words went unheard. You warned me, ‘love is weakness’, were the words that you said, but I didn’t listen. Your eyes filling up with tears, I remember it clearly, you were standing near me letting go of your fears. But your eyes before you turned around heartbroken and guilty, staring right at me ‘cause you sold WHAT you found. You left me on that mountain, I tried to hate you but I couldn’t. (Citations de la fansong "Clexa" : Don’t walk away - Willo)

♫ I'm too young to lose my soul, I'm too young to feel this old for so long, I feel like I'm losing my mind. Livin' in a world so cold, in a shell with no soul, since you've gone away from me. ♪

World so cold - Three Days Grace (chanson illustrant bien la vision qu'a Clarke d'elle-même, depuis plusieurs mois.)

J'ai conscience d’avoir très certainement dépassé les limites, en parlant ainsi à Titus. J’ignore quel est son rôle exact aux côtés de Lexa. Il m’a tout l’air d’un conseiller, ou un guide, même s’il doit certainement s’agir de bien plus. Disons qu’au vu de ce qu’il se permet avec la Commandante, je ne dois pas être loin de la réalité, du moins, concernant une partie de ses attributions. Alors, sachant cela, il est probable que j’ai dépassé les limites. Même si elles paraissent élargies, de par mon « statut » de Wanheda. Néanmoins, je ne regrette pas la pique que je viens de lui lancer. Et encore, je trouve que j’ai été bien gentille avec lui, ayant pris sur moi pour ne pas lui exprimer le fond de ma pensée. Même si je suis plutôt fière de moi. Dans les faits, je suis restée courtoise, dans mon petit coup de gueule. Nulle trace de grossièreté, bien que la signification ne laisse aucun doute quant à mon dédain pour le chauve. Depuis mon arrivée, celui-ci n’a cessé de faire preuve de mépris à mon encontre. Sans même me connaître vraiment. Et ça, j’avoue que ça m’insupporte, les gens qui jugent les autres, sans prendre la peine de les connaître, se fiant sans nul doute sur les apparences, ou sur ce qu’ils ont bien pu entendre à leur sujet. C’est bien pour éviter cela que je mets un point d’honneur à attendre d’apprendre à connaître les individus, avant de les juger, d’une quelconque façon que ce soit. Ce qui m’a permis de faire confiance aux Natifs, pour nouer notre alliance, face à la montagne. Alors certes, au final, ça n’a pas tourné comme je l’aurais souhaité, mais sans ça…. Mes amis seraient tous morts. Et ma vie serait sans doute encore plus chaotique qu’elle ne l’est en ce moment, même si mon cerveau serait moins en chantier, car je ne l’aurais pas rencontré. Et, honnêtement, j’ignore si ça serait plus facile, sans ça. En cet instant précis, j’apprécie guère la perspective d’une telle vie, dans laquelle elle n’aurait pas sa place, même à une place très secondaire. Constat des plus déroutants, d’autant plus qu’il y a seulement quelques heures, j’aurai pu tout donner pour revenir en arrière. Pour n’avoir jamais fait l’erreur de lui faire confiance. Pour ne lui avoir jamais rendu son baiser. Pour n’avoir pas souhaité qu’après avoir fait tomber le bunker, elle puisse me faire découvrir son monde. Ca me fatigue, de ne pouvoir me focaliser sur une émotion précise, en ce qui la concerne. Ca me fatigue d’en être réduite à presque préféré la réalité telle qu’elle est actuellement, et dans laquelle on a pu se rencontrer. Ca me fatigue d’être hantée de la sorte. Par Wells. Par Finn. Par les Grounders dont j’ai indirectement provoqué la mort pour sauver les miens. Par les Montagnards. Par Lexa aussi (entre ce qui aurait pu se passer entre nous, et ce qui existe entre nous, voir ce qui pourrait se tramer aussi.). Je suis juste fatiguée. Et un peu à bout, également. Ce qui explique aisément la phrase que j’ai osé balancer à Titus, que j’aurais, en temps normal, retenue sans doute plus longtemps que cela. Mais ce qui est fait est fait, et, sincèrement, je ne regrette rien. Bien qu’une multitude de pensées en tout genre me traversent l’esprit, à tel point que j’en ai mal au crâne. C’est songeuse que je suis quelques enfants, qui se mettent en route, vers le prochain lieu de visite. Perdue dans mes pensées, j’avance lentement, le rire de Lexa ne me parvenant pas, étant un peu trop loin, mais surtout, bien trop dans mes pensées pour cela. Pensées entrecoupées par moments, par quelques bribes de voix, provenant tout droit de mon imagination, mettant en scène des Montagnards, me blâmant pour leur mort, pour le fait qu’ils ne parvenaient pas à trouver la paix. En réalité, je ne reviens sur Terre que lorsque la guerrière m’attrape le poignet, en un geste indiquant clairement l’agacement qu’elle ressent, face à la réplique que j’ai pu adresser à Titus. C’est d’un sonore soupir que j’indique ouvertement ne pas vraiment apprécier le fait d’être rudoyé de la sorte, même si je ne cherche pas à me dégager de son emprise, sachant bien que je mérite – en quelque sorte du moins – sa colère. « Ne fais plus ça. Pas en public. », me fait-elle savoir. Je ne prends pas de suite note de ce qu’elle vient d’insinuer, de « m’autoriser », en quelque sorte, à agir ainsi, en privé. « Titus est… Il a un rôle important ici à Polis. Il y a des règles, je te demande juste de faire attention. Même si, j'admets qu'il le méritait. Je ne veux plus que cela se reproduise, Clarke. Ne t'en fais pas, si j'aperçois que de son côté, il a un comportement irrespectueux envers toi, il le regrettera aussitôt. », ajoute-t-elle, sous mon regard, teinté de lueur d’agacement et de repentance. Je ne prends pas la peine de répondre, me contentant d’hocher positivement la tête. Je ne m’embête même pas à lui faire savoir que Titus risque de nouveau de m’entendre, de toute façon, s’il se comporte de nouveau ainsi, devant moi. Je n’ai jamais vraiment apprécié le fait de me reposer sur quiconque, pour veiller sur moi, et je n’ai pas l’intention de le faire maintenant. Toutefois, je ne dis rien, pensant que si elle me fait la leçon en ce moment, c’est qu’elle a dû en faire de même avec Titus, un peu plus tôt. C’est d’un claquement de langue contre mon palais que j’accueille le fait qu’elle m’entraîne à sa suite, sans ménagement, sans faire le moindre geste visant à me libérer d’elle. « C'était tout de même bien dit, et mérité.», déclara soudainement la jolie brune, me prenant totalement au dépourvu. Si elle veut me rendre la tâche compliquée de parvenir à la cerner, elle ne pourrait pas s’y prendre mieux que cela, clairement ! « Le respect est l'une des valeurs de Polis, je pensais que tu l'avais compris lors de la visite.». Vraisemblablement, elle ne me comprend pas plus que moi. J’en viens à lever les yeux au ciel. Il me semblait pourtant que mon précédent coup de gueule avait été visiblement poussé à cause du manque de respect de Titus. A moins que cela ne soit considéré comme poli d’interrompre les conversations, chez le peuple de la Terre ? De s’immiscer dans les moindres échanges de paroles entre eux personnes ? D’adresser des regards ouvertement dédaigneux à quelqu’un que l’on ne connaît pas ? Bien entendu, je ne justifie pas mon attitude précédente : je dis juste que cela a été motivé par la façon d’agir de Titus, à mon encontre, et ce, depuis mon arrivée dans la capitale. « Décidément, tu n'as pas changé d'opinion n'est-ce pas ? », enchaîne l’épéiste, peu désireuse de me laisser le temps de rétorquer quoi que ce soit, et bien moins encore de me redonner ma liberté de mouvement. Je ne perds pas mon temps à m’en plaindre, sachant que cela ne mènerait à rien. Et puis, sans doute que oui, au fond de moi, j’ai conscience d’apprécier, de manière un peu étrange, un tel contact. Me connaissant, si j’en prends conscience, j’expliquerais ça (sans mauvaise foi aucune !) par le simple fait que les quelques voix des Montagnards qui se manifestent en général, susurrant des mots appuyant sur ma culpabilité, se sont tues, dès qu’elle s’est octroyée le droit de m’attraper par le poignet. De manière presque aussi efficace et radicale qu’hier, sur le balcon, quand elle m’a tenue dans ses bras, et que – grâce à un cerveau ayant été déconnecté – je me suis collée encore un peu plus contre elle. Stupide, je le suis, je le sais bien. « La haine c'est comme l'amour, une faiblesse. Sauf si tu sais bien l'utiliser. Celle que tu ressens pour.. Moi. Je pourrais t'apprendre à en faire une arme. », enchaîne-t-elle, ayant toutefois du mal à admettre ouvertement la haine que je peux éprouver à son encontre. Mais c’est pas ça, qui me fait le plus de mal, mais le fait qu’elle puisse me suggérer l’idée de transformer cela en arme. Cette simple idée remue pas mal de choses en moi, qui me poussent à tenter de protester avec véhémence, mais elle ne m’en laisse pas l’occasion, me laissant la bouche ouverte pour essayer de prendre la parole, car elle poursuit son récit. « Tu as bien d'accepter les entraînements. Tu ne le regretteras pas. D'autant plus que tu pourrais faire une excellente combattante. », me fait-elle savoir, en daignant enfin poser son regard sur moi. J’aimerais être en mesure de lui rendre son semblant de sourire, mais je ne peux pas. Non pas parce que je doute de ce qu’elle vient d’avancer à mon sujet, sur mes quelconques compétences pour le combat. Mais plutôt parce que je doute que cet entraînement soit une bonne idée. De par la proximité que ça sous-entendrait, et le fait de se retrouver seule face à elle (ou la plupart du temps seule, du moins). Parce que, soyons honnêtes : si j’ai déjà fait un maudit rêve comme celui qui m’a empêché de dormir la nuit dernière, après avoir seulement passée quelques heures en sa compagnie, après m’être abandonnée comme une crétine dans ses bras…. Je préfère ne pas imaginer ce que ça pourrait donner, si on est amenées à se voir régulièrement, en tête-à-tête, quand bien même cela sera pour tenter de faire de moi une combattante. On va voir le côté positif de l’histoire : il me faudra apprendre le self-control. Aussi bien pour éviter de céder à mon envie de la tuer, que pour repousser mon désir de l’embrasser, voire de réaliser la 1ère partie de mon rêve (car ça serait bien d’éviter d’exécuter l’ensemble du rêve en question, au vu de sa finalité !). Quelle mouche m’a piquée, d’accepter, franchement ? Oui, elle est la personne la plus apte à me former au combat, mais il y a aussi une tonne de raisons qui auraient dû motiver un refus de ma part. Refus que je n’ai pas été capable de formuler. Et que, même en ce moment, je ne parviens à prononcer. Tout ça juste parce que la part de moi qui veut bénéficier de moments privilégiés en sa compagnie, est bien plus vivace que mon souhait de la fuir. Un soupir – de soulagement ou de déception, je ne sais – m’échappe, quand elle me libère enfin, afin d’ajouter cela, d’un ton bien plus détendu que jusqu’alors : « On commence cet après-midi. J'espère que tu es prête à souffrir. ». Du coin de l’œil, je perçois son sourire, qui m’en arrache un, bien malgré moi, même si plus discret que le sien. Elle me devance de quelques pas, alors que je tente de remettre de l’ordre dans les idées, pour finalement s’amuser à me fixer, en marchant à reculons. Mon regard se pose sur elle. Bien entendu, à croire qu’il ne peut se fixer ailleurs. Et en la voyant sourire, là, un sourire presque similaire apparaît sur mon visage. Amusé de la voir aussi détendu. Contente de la voir me sourire de la sorte. Espérant pouvoir lui arracher d’autres sourires de ce genre. Que ce soit pour me défier à faire mes preuves lors de nos entraînements à venir, parce qu’elle se sent assez bien pour oublier – l’espace d’un instant – les charges qui pèsent sur ses épaules, ou juste pour tenter – volontairement ? - d’approfondir un peu plus l’emprise qu’elle a commencée à avoir sur moi peu de temps après notre rencontre (voire de constater si celle-ci est toujours là.) C’est précisément en de telles circonstances que je serai capable de me taper la tête contre un mur, pour essayer de calmer le merdier qui y réside. Depuis quelques mois. Mais plus encore, depuis quelques heures. Depuis mon arrivée à Polis. Et c’est pile lorsque cette conclusion se fait dans mon esprit, que Lexa manque de tomber, et n’a d’autres solutions que de se rattraper à moi. « Il  est trop tard pour demander à avoir un maître d’armes qui sache tenir sur ses jambes ? », finis-je par murmurer, une fois remise de cette situation. Ne pouvant m’empêcher de camoufler la gêne que moi, j’ai ressentis face à cette « proximité » imprévue, sous une tentative d’humour quelconque. Un sourire amusé flotte à présent sur mes lèvres, y restant, même lorsqu’elle se tourne pour faire face à l’enfant qu’elle a précédemment bousculé : « On est arrivé au Temple, Heda, désolé. », lui fait-il savoir. « Ton futur habitat. », ajoute un peu après Aiden. Ce qui m’interloque. Et fini par amuser les autres gosses présents, qui en rigolent, alors que Lexa adresse un sourire à son jeune protégé.

Mes sourcils se froncent, alors que je m’oblige à me concentrer sur le lieu qui va visiblement m’être présentée. Silencieusement, j’observe l’entrée de ce qui a été désigné comme étant un temple, me demandant à quoi ressemblera son intérieur. Mon regard fini par se perdre au-dessus de la porte, sur lequel se trouve le symbole de l’infini. Non, n’allez pas croire que j’en connaisse le sens qu’il revêt ici, ni son lien avec l’Arche et Polaris, car il n’en est rien. Je connais simplement ce signe, car j’ai été une très bonne élève, dans toutes les matières, maths inclus. Je reviens à moi en avisant que le petit groupe commence à rentrer dans le Temple. Je m’engouffre à son intérieur, à la suite de la petite Lucy. Et je me fige, une fois dans la pièce. On y sent aisément le côté « sacré », même si l’on ne fait pas partie de la culture grounder. Cela est accentué par les fresques, peintes sur les murs, semblant représenter un pan de leur histoire, sans nul doute. Mais ce qui m’interpelle le plus, c’est la présence d’une navette. Mes sourcils se haussent en la voyant, sans que je ne les contrôle, mes jambes font quelques pas en leur direction, mais je m’arrête alors que la voix d’un enfant se fait entendre. Me rappelant ainsi que je ne suis pas ici pour faire du tourisme, mais pour écouter les diverses présentations qu’ils ont travaillés. A mon intention. Dans le cadre d’un exercice. Un peu à regret, il me faut l’admettre, je détache mon regard de ce vestige provenant tout droit du Ciel, pour me concentrer sur le morceau de la vie sur Terre que l’on me présente. J’y apprends ainsi que cette pièce revêt une importance toute particulière pour les Commandants, et pour leur Fleimkepa. Il me faut attendre un peu pour apprendre que ce rôle est celui de Titus. Et que cela signifie « Gardien de la Flamme ». La curiosité me dévore de savoir ce que cela veut dire véritablement, mais je refrène mes questions, ne voulant paraître trop curieuse. Après tout, cela concerne sans doute un peu trop leurs coutumes, et je ne veux pas paraître irrespectueuse face à ce que je suis en droit d’apprendre. Je pars du principe que ce qu’ils me disent est ce qu’ils sont en droit de me dire. Et, je l’avoue, je n’ai pas, pour l’instant, envie d’apprendre quoi que ce soit sur Titus. Sans doute se trouve tapi en moi la crainte de donner à Titus une image encore plus négative de moi. En quête inconsciente de l’approbation de cet homme, dont Lexa paraît être si proche. Qui doit être, pour la jeune femme, ce qui se rapproche le plus de la figure paternelle (à moindre mesure, je veux dire.). Et, de manière plus assumée, je pense que le fait que les lieux paraissent justement si sacrés, étouffe sans doute grandement mes questions. Je présume que c’est une émotion similaire à celle qui m’étreint, que ressentait autrefois les humains, lorsqu’ils arpentaient de majestueuses cathédrales. Ces lieux de culte dont je n’ai pu avoir qu’un bref aperçu dans les livres de classes. Sans rentrer plus dans les détails, l’enfant me fait savoir que les fresques évoquent l’ensemble des Heda qui se sont succédés. Et d’un coup, je comprends mieux la petite phrase qu’Aiden a pu lancer, un peu plus tôt, à sa Commandante. Le reste des explications, je l’avoue, me laisse sur ma faim, car j’aurais aimé en apprendre un peu plus. Disons que ce sentiment me traverse depuis que les visites ont commencées, même s’il a atteint un pic, avec l’endroit choisit par Aiden, et le Temple. C’est un peu frustrant d’avoir l’impression d’en apprendre un peu plus sur un peuple que l’on aimerait vraiment apprendre à connaître, et se douter que tout n’est pas dit, que tout ne peut être dit. Avec le plus de convictions possibles, je secoue la tête à la négative, lorsque le nightblood me demande si j’ai des questions à lui poser. Ayant compris tout ce qu’il m’a dit, mais ayant des questions sur ce qu’il ne m’a pas vraiment dit, je me tais. Surtout que, tout en écoutant les mots de l’enfant, j’ai observé, de mon mieux, les fresques, et j’ai ainsi bien vu qu’il y était représenté une explosion nucléaire. Très clairement, cela raconte l’histoire des Grounders, et non une histoire antérieure à eux, et commune à nos deux peuples, de ce fait. Je trépigne surtout d’impatience de pouvoir aller voir la navette de plus près, me demandant de quelle station elle provient, depuis quand elle est ici, et surtout, ce qu’elle fait ici. Mon souffle se coupe – littéralement – lorsque je vois le nom de la station dont provient cette capsule. Certaines lettres ont été effacées, avec le temps. A présent, on ne lit que « Polis » - ce qui a sans doute donné le nom à la capitale des Natifs. Mais, il ne m’en faut pas plus pour comprendre. La seule station qui a pu avoir un nom de ce genre, c’est… « Polaris ! », et ce constat m’échappe, non sans surprise. Je suis perdue, pour le coup. De ce que j’ai appris par mes enseignants, c’est que Polaris a été détruite, bien avant que les 12 Stations ne se rassemblent, pour former l’Arche. De ce fait, je ne peux pas vraiment comprendre depuis quand cette capsule peut être ici. Incapable d’imaginer que les miens aient pu mentir sur ce point précis de notre histoire. Ne pouvant me douter des motivations qui les ont poussés à le faire. Mais ne pouvant m’empêcher de penser à Finn, qui lui croyait à ce que certains racontaient : que Polaris a fait partie de l’Arche, en réalité. Sentant un regard se poser sur moi, je tourne la tête sur le côté, et remarque Titus, qui m’observe, d’un air désapprobateur. Il ne me dit rien, mais me fait clairement comprendre qu’il n’apprécie guère mon intérêt pour cette navette. Je m’en détourne finalement, à contrecœur, sachant que, de toute façon, je ne pourrais rien en apprendre de plus. Je passe les quelques minutes suivantes à observer plus en détail l’ensemble de la pièce, m’attardant tout particulièrement sur les fresques. Et sur ce qui me paraît être le début de l’histoire, avec le champignon nucléaire. Mais je n’ai pas les clés, pour tout comprendre. Comment pourrais-je seulement imaginer qu’une femme de Polaris a atterrie ici, il y a des années de cela, a réussi à survivre, malgré l’air pollué, et à « crée » la « lignée » des Heda. Je suis d’autant plus frustrée lorsque je me souviens que la seule personne pouvant possiblement m’éclairer sur les divers mystères de cette pièce s’avère être le chauve qui ne semble guère me porter dans son cœur. Mes dents malmènent de nouveau mes lèvres, dépitée, ne la libérant que lorsqu’un enfant fait remarquer que l’heure de manger approche à grand pas, tandis que son ventre termine sa phrase d’un beau gargouillement, qui arrache quelques rires complices, de la part de certains de ses camarades. C’est ainsi que je m’éloigne pour de bon de ce Temple, et tente d’effacer ma curiosité face aux quelques découvertes que j’ai pu faire dans la matinée, sur les us et coutumes des Grounders.

La jeune Lucy accapare toute mon attention, sur le chemin du retour. Ce qui est peut-être pas plus mal, je ne sais pas s’il aurait été très judicieux pour moi d’aller me confronter de suite à Lexa. Pas après avoir pu remarquer le curieux hasard qui veut que – visiblement – elle fasse disparaître et taire les fantômes du Mont Weather. Je préfère – et de loin – me bercer d’illusions sur cet étrange phénomène, et croire que ma culpabilité est alors étouffée par la colère que je ressens à son encontre. Une fois arrivés dans la tour, notre petit groupe se sépare, chacun allant vaquer à ses occupations. Je regagne ma chambre, y étant bientôt interrompue par quelques coups frappés à la porte. Pour ma plus grande surprise, après avoir donné le feu vert pour rentrer, je vois apparaître Titus dans la pièce. Seul. Mes sourcils se haussent, ouvertement interrogateurs sur les raisons de sa présence ici. Je ne décroche toutefois pas un mot. Lexa m’a priée de lui témoigner plus de respect, j’estime ne pas lui en manquer en le scrutant silencieusement : après tout, c’est lui qui est venu à moi, c’est donc à lui de prendre la parole. Et, lorsqu’il le fait, au bout de quelques secondes d’un silence pesant, il m’étonne. Disons que j’y reconnais l’influence de Lexa. Car je doute fortement qu’il serait venu me présenter ses excuses, de lui-même, si la jolie brune ne l’y avait pas forcée. Je me contente d’hocher positivement la tête, indiquant que j’accepte ses excuses, gardant cependant pour moi que j’espère bien qu’il changera vraiment d’attitude à mon encontre. Je ne lui demande pas de me faire de grands sourires, mais juste d’arrêter de me regarder comme si j’étais une personne indésirable à faire partir d’ici au plus vite. « Tâchons de repartir sur de bonnes bases. », est tout ce que je parviens finalement à lui dire, en constatant qu’il semblait attendre une réaction de ma part. Pas d’excuses en ce qui me concerne. Petite fierté personnelle visant à lui faire comprendre que s’il n’avait pas agi comme il l’a fait, jamais je n’aurai osé m’adresser à lui de la sorte. Et ce, qu’il soit important ou non au sein du fonctionnement de Polis. Mes parents m’ont élevé dans le respect de l’autre, peu importe son grade. Mais avec la notion du respect à sens unique, aussi…. Je pourrais sans doute ajouter un mot, afin de tenter de le brosser dans le sens du poil, comme on dit. Mais sincèrement, je n’en vois pas l’intérêt. Il sait que je ne le porte pas dans mon cœur. Tout comme je sais que ses excuses ne sont que le fruit d’un sermon qu’a dû lui adresser Lexa. Nul besoin de jouer les hypocrites. Si on doit finir par s’apprécier un jour, cela viendra sans doute avec un peu de temps, durant lesquels on aura pu apprendre à mieux connaître l’autre. Peu importe à quel point je souhaite – inconsciemment – me rapprocher de la fille de la Terre, je ne vais pas m’abaisser, pour ce faire, à faire des sourires faussement complices à un homme que, pour l’instant, je n’apprécie pas le moins du monde. Et ce, que cet homme soit parmi les individus les plus proches d’elle ou non ! D’un nouveau signe de tête, je le remercie d’être venu me voir pour s’excuser, et après quoi le chauve s’éclipse enfin. C’est en poussant un gros soupir que je prends conscience que je ne respirais qu’à peine, durant les minutes passées. A croire que je me suis tenue sur mes gardes, jusqu’alors. Visiblement, je me méfie vraiment de lui, au point de me sentir comme mal-à-l’aise en sa présence. Disons que c’est surtout sa façon de me regarder qui me déplaît. Je suis bien loin de m’imaginer ce qu’il pourrait faire, pour tenter de m’éloigner définitivement de Lexa, mais j’ai cependant conscience qu’il veut me voir loin de Polis. Il l’a bien sous-entendu, durant la visite, au travers de ses quelques phrases. Et ses regards sont plus qu’expressifs ! Je n’irais pas jusqu’à dire que je me méfie de lui au point de craindre pour ma vie. Mais tout de même…. Je ne vais pas aller jusqu’à accepter de le retrouver de nouveau, toute seule. Je détourne le regard de la porte, par laquelle Titus vient de s’engouffrer, pour le poser vers la table. Autour de laquelle est assise mon jeune fantôme. Vous savez, celui que j’ai vu un peu plus tôt, après la présentation d’Aiden ? « Tu sais que ça n’est pas en t’entraînant à combattre que tu nous feras disparaître, hein ? », me demande-t-il, de sa voix sortant tout droit de mon imagination, vu que je ne lui ai jamais adressé la parole. « C’est pas pour ça que je veux apprendre. », lui fais-je savoir, un peu fatiguée par les leçons de morales que m’offrent les fantômes des Montagnards, lorsqu’ils m’adressent la parole. Ils ne se privent jamais pour me faire comprendre que le moindre de mes sourires – sincères – ou que le moindre de mes éclats de rire – vraiment enjoués – les énerve. Ils refusent que je les oublie. J’ai compris cela. Et c’est bien dans ce but que je ne lutte pas vraiment contre leurs apparitions, bien que je tente d’occulter leurs murmures, lorsque je suis entourée. C’est aussi dans ce but qu’il m’arrive régulièrement de dessiner leurs portraits, quand j’ai de quoi dessiner. « Ca n’est pas non plus en restant ici que tu parviendras à te reconstruire. Tu le sais, n’est-ce pas ? Que cela t’est interdit ? », m’interroge Dante, qui apparaît juste à côté de l’enfant, habillé exactement de la même manière que lors de notre dernière confrontation. Que le jour de sa mort, quand je lui ai tiré dessus. D’ailleurs, il arbore fièrement sa blessure. Comme toujours. « Je n’ai jamais dit que j’attendais la moindre reconstruction ! », protesté-je, d’un air blasé. Fatiguée par ces conversations avec ces défunts. Fatiguée par ces conversations avec moi-même. Mon attention est finalement attirée par un bruit à l’extérieur, me faisant comprendre que Lexa regagne en ce moment-même sa chambre, à en croire par la conversation qu’elle a avec – je suppose – une servante, à qui elle demande qu’on lui fasse monter son repas dans sa chambre. « Elle ne nous fera pas disparaître éternellement, ne te voile pas la face ! », me met en garde Dante, alors que je tourne les talons pour me diriger vers la porte. Il ne poursuit pas sa pensée, mais je sais ce qu’il sous-entend. Que tôt ou tard, nos routes s’éloigneront. Ou qu’elle risque de devoir choisir son peuple et me mettre sur le côté, une fois de plus. Mais… « Je n’attends rien de sa part…. », murmuré-je en attrapant la poignée de porte. Et tout en ouvrant celle-ci, une question voit le jour, dans mon esprit : « Et si, en réalité, j’attendais bien quelque chose de Lexa, malgré tout ? ». Mais je dissipe cette question, en secouant la tête. Je ne peux me permettre à attendre quoi que ce soit de sa part. Plus qu’une protection temporaire. Plus que l’entraînement qu’elle veut bien m’offrir. Plus qu’une personne pouvant m’en apprendre un peu plus, sur la vie, sur Terre. « Alors pourquoi tu vas la voir ? », me souffle le jeune fantôme, invisible cette fois, tapi dans ma tête. La mâchoire crispée, je me contente de souffler, de nouveau. Il verra bien de lui-même, étant donné qu’à l’instar des autres, il ne me laisse jamais. Sauf lorsque je suis auprès d’elle. Même si cela reste à vérifier.

J’arrive finalement devant la porte de la chambre de Lexa. « Pourriez-vous lui demander si elle peut me recevoir ? », telle est la question que je pose finalement aux gardes, se trouvant devant sa chambre. J’ignore où se situent les limites de ma liberté en ces lieux, mais je pense que m’inviter sans accord dans cette pièce en fasse partie. Et c’est tant mieux. Je vois les guerriers échanger un regard, comme pour communiquer silencieusement. A croire que Lexa a fait passer des ordres, pour pouvoir être tranquille. Il est aussi possible que je fasse partie des rares personnes à bénéficier d’un passe-droit, car un gardien fini par toquer à la porte, avant de rentrer à l’intérieur, et de transmettre ma demande. La réponse, je ne l’entends pas, mais je comprends ce qui a été décidé, lorsque je le vois sortir de la pièce, pour me faire signe d’y aller. D’un signe de tête, je remercie les guerriers, avant de rentrer dans l’antre de la fille de la Terre qui, malgré moi, hante un peu trop mes pensées, bien que pas autant que les Montagnards. « Merci. », dis-je à Lexa en rentrant. « De me recevoir, d’avoir accepté ma suggestion d’hier, et d’avoir rendu cette visite possible. ». Voici ce que la politesse me pousse à dire. Car j’ai conscience qu’elle aurait pu refuser de me voir, surtout après mon attitude de ce matin, plutôt en opposition avec celle d’hier, dans ma chambre. Tout comme j’ai conscience qu’elle aurait pu refuser ma suggestion, partant du postulat qu’en tant que Skaikru, je n’ai pas à me mêler de la formation des Nightbloods. Et qu’elle aurait pu situer cette visite dans quelques jours, sans avoir à basculer un planning d’entraînement sans doute bien chargé, et défini depuis de longues années, sans nul doute. Je marque un temps de silence en observant son antre. Sa chambre est plutôt grande, indéniablement plus que la mienne. Et plus lumineuse aussi, la lumière du jour passant via un balcon plus ouvert que le mien. Sans oublier qu’il y a beaucoup de bougies, éparpillées un peu partout dans la pièce. Et la vision de ces dernières m’arrache un sourire, me ramenant aux quelques jours passés ensemble, à élaborer un plan pour libérer son peuple et le mien, de sous la montagne. Que ce soit sous la tente de Heda, ou à TonDC, il y avait toujours beaucoup de bougies. Je comprends à présent que ça doit être une « lubie » de la jeune femme. Encore une chose qui contribue à la rendre plus humaine, tant c’est « banal ». « Je voulais te parler de Titus. », repris-je finalement, reposant mon regard sur elle, sentant bien qu’elle devait se demander ce qui m’a mené jusqu’ici. « Je sais que tu es derrière ses excuses. ». Je ne rajoute rien, le reste de ma phrase se transmet, je l’espère, dans mon silence et par mon regard : elle ne peut pas tout arranger en usant ainsi de son pouvoir, bien que j’apprécie son geste. Je n’oralise pas non plus le fait que j’ai des doutes sur la capacité de Titus et de moi-même à parvenir à trouver un terrain d’entente, ayant plus que conscience qu’il ne m’appréciera que lorsque je serais loin de la jolie guerrière, alors que moi, j’ai bien l’intention de profiter de sa présence, dans la mesure où ma capacité mentale me le permettra, sans voir mes pensées dériver de manière trop dangereuse. Durant ce court échange silencieux, mon regard a fini par se déporter, derrière Lexa. Soit sur son lit. Auquel j’ai rêvé, la nuit passée. En quelque sorte, du moins, car je n’avais pas vu la pièce jusqu’alors, donc, ça n’était pas pareil. Et en songeant au fait que je me trouve vraiment dans sa chambre, je ressens comme une bouffée de gêne. « Bravo ! Maintenant, si tu rêves de nouveau de toi se glisser dans sa chambre, tu visualiseras les lieux tels qu’ils sont réellement. Tu travailles ton côté sado-maso ? », me raille Dante, dans mon esprit, s’amusant visiblement à me prouver qu’il peut toujours s’inviter dans ma tête. Mais il me faut avouer qu’il marque un point. J’ai manqué de jugement, sur ce coup-là. A moins que, par chance, Lexa déserte mes pensées, à la faveur de la nuit. Autant dire que ça, c’est pas gagné, même si j’espère (vraiment ?) le contraire. « Je ne veux pas… », je me racle la gorge pour tente de poursuivre mes propos, essayant de me concentrer sur le moment présent, et non sur mon rêve de la nuit dernière, ou le petit rire moqueur de Maya, qui résonne dans ma tête. Je parviens à reprendre la parole en fixant de nouveau mon regard dans le vert de ses yeux, ne remarquant pas que ce faisant, je reprends pied. Trouvant un semblant d’ancrage pour éviter à mon cerveau de trop dériver. « Je ne veux pas que la haine que j’éprouve pour toi devienne une arme ou une faiblesse. », admis-je, ma main blessée d’hier frottant ma nuque, alors que résonne dans ma voix une conviction un peu attristé. Car ça m’est douloureux d’avouer que je la déteste. Même si je l’ai déjà laissé à entendre hier. Tout comme ça m’est douloureux d’indiquer que la haine n’est pas le seul sentiment qu’elle m’inspire, comme j’ai bien pu le faire hier également. On va se réconforter en se disant que, d’un même coup, j’ai maintenu ma position sur la prétendue faiblesse qui peut être caché derrière un autre sentiment, aussi puissant que la haine : l’amour. On ne va pas s’attarder, par contre, sur le possible pendant de mon aveu, concernant l’autre émotion qu’elle fait naître en moi, même si ça ne peut encore être recouvert de l’étiquette de l’amour, mais plutôt d’un attachement indéniable. Que je nie, pourtant, de toutes mes forces. « J’ai rêvé que je te tuais hier soir. », dis-je dans un souffle, ma main retombant contre mon flanc, tout en la regardant bien dans les yeux, comme pour lui faire comprendre que je ne plaisante pas. Bien entendu, j’évite de parler de la 1ère partie de ce rêve. Nul besoin qu’elle ait vent de la teneur de celle-ci. Il est déjà bien assez parlant que j’admette avoir rêvé d’elle, même si c’était pour mettre fin à ses jours. Je veux juste là qu’elle prenne la mesure du problème, l’ampleur du gouffre qui nous sépare, bien malgré nous, à en croire ce que l’on a pu admettre sur mon balcon, il y a quelques heures seulement. « Je ne veux pas le faire. », continué-je en détournant le regard et en faisant quelques pas, plus pour me donner contenance que par nécessité. Disons aussi qu’il me faut éviter de la regarder dans les yeux, craignant qu’elle ne comprenne que je n’ai pas tout dit, concernant mes songes. « Je n’irais pas mieux, en t’ôtant la vie. Rien ne me fera aller mieux. », terminé-je, en cessant de marcher, pour l’observer de nouveau. Le visage impassible. Indiquant bien à quel point j’ai conscience d’être brisée. Et à quel point je souffre de la situation. D’être hantée par ces morts. De ne pas parvenir à me souvenir de comment vivre normalement. De ne pas être en mesure de savoir ce que je peux bien ressentir pour elle. De ne plus être capable de me sentir bien, parmi les miens. De ne même pas parvenir à trouver ma place, véritablement, parmi n’importe qui. « Je ne veux pas puiser une quelconque force, ni façonner une quelconque arme, dans ma haine. ». Aussi bien celle que je ressens contre elle, que celle que je pourrais être amener à ressentir à l’avenir, envers d’autres personnes. Je passe une main, lasse, sur mon visage, en m’interrogeant pour savoir si je suis la seule à avoir l’impression que l’idée du « Je ne veux pas te détester » flotte vraiment dans les airs ou non. Car non, rien n’a évolué depuis hier. Ca n’est pas en quelques heures que cela pourra changer, si tant est que ça puisse changer… Je me tais finalement, estimant que j’ai sans doute trop parlé. Commençant à me sentir aussi un peu mal-à-l’aise, de lui parler presque à cœur ouvert comme ça. Etant, par-dessus tout, perturbée par le fait d’être ici, vraiment, sentant que la mise en garde contre Dante est plus que fondée. « Je suis prête pour l’entraînement. ». C’est ainsi que je termine, avec conviction, avant de me figer non loin de la porte. Ne sachant que faire. Voulant aussi bien partir que rester. Vous avais-je déjà dis que je me fatiguais, à ne pas savoir ce que je veux vraiment ? « Je devrais peut-être te laisser profiter d’un moment de répit. », finis-je par dire, alors que ma main, levée pour ouvrir la porte, retombe. Et me voici donc à lui lancer cela, comme pour lui offrir le choix de décider d’elle-même de ce qu’il me faut faire. Lui laisser la possibilité de me congédier si elle le souhaite, tout comme celle de m’inviter à rester avec elle. Sans que Titus ne puisse de nouveau venir mettre son nez dans nos affaires. Et peut-être que cette idée, d’un moment en tête-à-tête avec elle, imprévu, me plait. On va dire que je préfère ne pas réfléchir sur cela. Et on va tous faire comme moi, et croire que mon envie de rester n’est motivé que par la possibilité d’interroger Lexa, sur les quelques zones d’ombres des visites de la matinée, et par rien d’autre ! Merci bien ! Heureusement que je tourne actuellement le dos à Lexa, elle ne peut voir à quel point je me consterne moi-même.

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❝ Oh, you can't hear me cry, see my dreams all die from where you're standing, on your own. It's so quiet here & I feel so cold. Oh, when you told me you'd leave, I felt like I couldn't breathe, myy aching body fell to the floor. Now it hurts much more. You caused my heart to bleed & you still owe me a reason. I can't figure out why... Why I'm alone & freezing? And I'm just left alone to cry. ❞
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Welcome to Hell
Lexa Heda
A New WORLD



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✘ Pseudo : Dzu
✘ Célébrité : Alycia Debnam-Carey
✘ Copyright : Signature de Beylin
✘ Date d'inscription : 26/09/2016
✘ Votre boulot : Commandante des Grounders
✘ Votre quartier : Polis
✘ Statut : Célibataire, puisque c'est une évidence : l'amour est et restera une faiblesse.
✘ Orientation sexuelle : Lesbienne
✘ Clan : Les Grounders, à la vie, à la mort !
✘ Série/Film/Livre/Jeu Video : The 100.
✘ Doubles-comptes : Aucun !

MessageSujet: Re: I'm too young to lose my soul, I'm too young to feel this old for so long.... (Clexa) Lun 23 Jan - 2:30


   
I haven’t slept at night, I should have stayed to fight, stayed with you. I know you’re not the enemy. You seen the good that’s left in me, I should have stayed with you. You said we deserve better than this, I guess we do. But how can the leader of the ground, love the leader of the sky crew.Clarke & Lexa

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I'll protect you, your friends too, as if my life depended on it.

       
Le Temple de Polis était un lieu tellement sacré que rares étaient les grounders qui y mettaient les pieds. Alors imaginez ce qu'était pour eux la venue d'une Skaikru entre ces murs ? Quand bien même Clarke était désormais Wanheda, son rôle était censé être que temporaire. Pour une majorité des grounders – y compris Titus -, Lexa devait lui voler ses pouvoirs en lui ôtant la vie. Certes, pour le moment, la blondinette était bien mieux appréciée par les natifs, seulement, certains n'oubliaient pas qu'elle restait une Skaikru. Comme l'un de ces hommes qui logeait à côté du Temple. De sa fenêtre, il observait la scène, rassuré de les voir se tenir à l'extérieur des murs. Jusqu'à ce que par malheur, ils entrèrent tous à l'intérieur, Wanheda inclus. Il n'en avait pas fallu plus pour que ce marchand sorte de chez lui, afin d'aller en informer d'autres natifs. Leur Heda venait-elle de dépasser les limites ? Lexa ne se doutant pas encore de ce qu'il se tramait, se contentait de son petit tête à tête avec la belle blonde. « Il est trop tard pour demander à avoir un maître d’armes qui sache tenir sur ses jambes ? », lui avait-elle demandé, alors que la jeune commandante avait manqué de peu de tomber. Encore une fois, ceci permettait à la guerrière de sourire discrètement, sans pour autant qu'elle ne prenne la peine de répondre. Tous suivirent la petite fille à l'intérieur, même Lexa, qui ne pouvait s'empêcher d'observer les alentours à l'extérieur, ayant comme une mauvaise impression. C'était certainement pour cela que lorsque la petite fille détaillait un minimum ce lieu à Clarke, la jeune Heda ne l'écoutait pas, restant au pas de la porte, prête à contre-attaquer. Titus n'avait pas eu besoin d'explication pour comprendre ce qui se tramait dans l'esprit de sa commandante. Depuis l'attaque dirigée par la Reine d'Azgeda, Lexa était devenue encore plus méfiante. Surtout qu'un combat ensanglanté s'était tenu pas loin du Temple. Avant ce kidnapping, la brunette avait toujours bien fait attention aux enfants. Mais à ce jour, c'était encore pire.  À croire que si elle les lâchait un seul instant du regard, ils finiraient par tous dépérir. D'ailleurs, elle n'était pas la seule à le penser, Titus aussi. C'était bien pour cela que comme Lexa surveillait de près la porte, le chauve s'aventurait entre les nightbloods, tout en maintenant une certaine proximité avec Clarke, prêt à bondir sur elle, si une question bien trop indiscrète se faisait entendre. La petite fille finissait enfin d'expliquer à la Skaikru ce qu'elle avait sous les yeux, offrant à tous un moment de répit, pendant lequel certains allaient se retrouver devant les reliques du Premier Commandant. Trop concentrée dans ses surveillances, Lexa ne remarquait même pas l'attirance de Clarke envers cette navette. Titus, si. Il ne comptait pas laisser passer cela, et en tiendrait obligatoirement deux mots à son Heda. Pendant ce temps, Aden qui avait compris pourquoi Lexa se tenait à l'écart, finissait par la rejoindre, comme si la laisser seule était la pire option possible. C'était d'ailleurs lui qui faisait remarquer que c'était l'heure de manger, certainement parce que son estomac criait famine depuis le début de la visite. La jeune Heda était donc sortie en première, rassurée de voir que finalement, aucune menace planait au-dessus de leurs têtes. Pour une fois, elle s'était trompée, et s'était laissée avoir par un mauvais pressentiment qui lui avait gâché la fin de sa visite. Alors qu'ils rejoignaient tous la grande tour de Polis, le chauve rejoignait rapidement la jeune Lexa, pour lui adresser rapidement quelques mots. « Vous devriez faire attention, Heda. Wanheda me paraît profiter de la situation, elle s'est intéressée de bien trop près aux reliques de notre premier commandant. », lui marmonnait-il lentement, persuadé faire la bonne chose. Il n'avait pas tort, Clarke n'était pas toute permise, pourtant Lexa était très désireuse à l'idée de répondre à ses questions. Ce qui en soit n'avait pas lieu d'être. La blonde n'était pas le treizième clan de sa coalition, donc elle n'avait pas besoin de savoir quoique ce soit. C'était sûrement cela qui inquiétait Titus. En guise de signe de compréhension, la brunette hochait lentement la tête, tout en continuant sa route. Elle avait eu beaucoup de mal à ne pas observer Clarke discuter avec Lucy. Préférant s'assurer que la blondinette ne pose pas des questions qui mettraient mal-à-l'aise la nightblood, Lexa fit un signe de tête à Titus, pour qu'il s'approche discrètement d'elles, et les surveille. Grâce à ce comportement, le Fleimkepa était rassuré de voir que sa commandante n'était finalement pas si faible qu'elle l'était à l'époque de Costia, et qu'elle cherchait donc à protéger son peuple des oreilles indiscrètes d'un Skaikru. Au fond d'elle, Lexa faisait pleinement confiance à Clarke, mais ce n'était malheureusement pas le cas de tout le monde, alors elle devait satisfaire les deux côtés. Pourtant, elle mourrait d'envie de répondre à toutes ses questions, à la place de la natblida.

Les voilà tous arrivés à la tour, et déjà séparés. Seuls Titus et Lexa étaient toujours ensemble, se dirigeant dans une grande salle, où leur repas leur sera servi. C'était sans compter sur l'intervention d'un garde, qui leur barrait la route, tout en s'inclinant quelques secondes de celle qui le contrôlait. « Divers personnes vous demandent, on les a fait patienter dans la salle du « trône », Heda. », lui expliquait-il en Trigedasleng. Ce n'était pas tout le monde qui appelait cette pièce ainsi, pourtant, Lexa en comprenait l'allusion. Le repas attendrait ! En grimpant dans ce qu'il ressemblait ni plus ni moins à un ascenseur, en compagnie du Fleimkepa et du garde, un léger « Maintenant. » raisonnait entre ces quatre murs. Titus n'avait pas besoin de poser de questions pour comprendre l'allusion de sa commandante. Connaissant Lexa mieux que personne, il savait qu'elle n'oubliait jamais rien, et encore moins lorsque l'un des siens avait fait une erreur. C'était ici que leur chemin se séparait lors de l'ouverture des portes. Elle ne voulait pas qu'il l'accompagne durant cette rencontre avec ces individus, il n'avait pas le choix, il devait aller voir Clarke. Lexa ne le lâchait d'ailleurs pas du regard, préférant faire attendre ceux qui la demandaient. Titus n'avait même pas besoin de se retourner pour savoir que sa commandante le surveillait, alors il se rendait devant la porte de la Skaikru, puis disparaissait derrière celle-ci. Heureusement que le Fleimkepa était autant obéissant et qu'il acceptait facilement les ordres de son Heda, sinon il aurait dû la confronter, elle et son mécontentement. Titus montrait donc l'exemple aux autres Natifs. Le garde qui jusque ici n'avait plus dit un mot, visiblement pour ne pas interrompre les pensées de sa commandante, finissait enfin par sortir la brunette de ses pensées, en ouvrant la porte qui donnait une vue directe à ce qui ressemblait ni plus ni moins à un trône. « Heda. », entendait-elle, ce qui annonçait son entrée dans la pièce. Les natifs qui avaient organisé d'eux-même une rencontre avec Lexa, cessaient tous de parler, par respect pour cette femme qui les contrôlait. La guerrière prenait cela comme un point positif, alors qu'elle s'avançait le long de l'allée, tout en fixant droit devant elle. Indra était là, comme toujours. Il lui suffisait encore de quelques pas avant de rejoindre son siège, mais c'était bien sans compter sur l'intervention d'un homme. Personne ne l'avait vu venir, pas même Lexa. Il se jetait sur elle, manquant de peu de la faire tomber, alors qu'il maintenait son poignard contre la carotide de sa commandante. À croire que le temps s'était arrêté dès le moment où cet individu en colère avait décidé de le faire comprendre, puisque personne n'avait bronché. Même Lexa, qui habituellement avait des réflexes hors du commun, se retrouvait étonné de sentir le métal froid contre son coup. Indra fixait son agresseur, dégainait son arme, mais ne fit rien qui aurait pu être dramatique. Encore un jour où la commandante risquait sa vie. Cela pouvait paraître insupportable, et pourtant Lexa en était tellement habituée, qu'elle ne sentait aucune raison de dramatiser. Elle connaissait son agresseur. Un vendeur de nourriture sur la grande place de Polis, à qui elle achetait toujours de quoi grignoter lorsqu'elle passait devant son stand. Il l'avait toujours traité avec respect, pourtant quelque chose avait changé dans son regard. Était-ce un étincelle de haine qu'elle y voyait ? Aussi rapidement que l'éclair, la jeune femme – beaucoup plus musclé que cet homme – le poussait violemment à terre, se frottant automatiquement le cou, où l'arme venait simplement de lui faire une très légère égratignure. Un rien du tout. Comme si tout avait été orchestré quelques minutes plus tôt, deux gardes attrapaient l'agresseur afin de le forcer à s'agenouiller, tandis que sa commandante s'installait dans son siège, de là, s'en suivait divers insultes que Lexa n'entendaient pas toutes, elles fusaient bien trop vite. Un simple hochement de tête, et l'agresseur recevait un coup violemment dans le dos, le forçant à se taire, ainsi que ceux qui l'accompagnaient. « Je vous écoute. », prononçait-elle dans sa langue, sans laisser présager la moindre menace à travers ces mots. « Wanheda est entrée dans le Temple. C'est une Skaikru. Elle mériterait une punition ! », commençait l'un d'eux. « Vous devriez la tuer, comme l'aurait fait n'importe quel Heda ! Vous êtes faible. », rajoutait un autre. « Qu'on lui arrache les yeux ! », criait un troisième en parlant de la blonde. Décidément, son peuple ne pouvait pas se voir en peinture les Skaikru, ainsi que Wanheda, qu'ils respectaient énormément. Il n'acceptait pas que leur Heda ne s'empare pas de ses pouvoirs. Si ces marchands étaient mécontents, elle n'imaginait pas la suite des événements. C'était pour cela que Titus appréciait si peu la blonde. Non seulement elle rendait faible le Heda, mais en plus, elle ne devait pas rester en vie. Lexa n'était pas capable de la tuer pour devenir encore plus forte, le Peuple en était persuadé désormais. Aussi discret qu'un moucheron dans les airs, Lexa fit décaler son index d'un millimètre, signe que remarquait la principale intéressée. Indra descendait les quelques marches, sortait son épée et… le sang giclait de partout. Elle venait de tuer cet agresseur, sans lui laisser le temps de s'expliquer sur son acte. C'était la demande de sa commandante, et tel un parfait petit soldat, elle l'exécutait. « Vous autre, je ne vous dois aucune explication, hormis que Clarke Kom Skaikru est notre alliée. Wanheda marche aux côtés de votre commandante. L'insulter, c'est m'insulter. La menacer, c'est me menacer. J'espère avoir été claire. Sortez avant que je ne change d'avis à votre sujet. ». Les gardes étaient tous étonnés, Indra aussi. Pourquoi Lexa ne les avait-elle pas tué ? Leur ami venait de se faire égorger sous leurs yeux, ils étaient totalement traumatisé, et surpris par les propos de leur commandante. De plus, ils étaient vus comme des traîtres, qui se révoltaient contre les décisions de leur chef. En temps normal, ils auraient été tués. Seule Indra finissait par comprendre. Lexa voulait que ça se sache. Que le peuple apprenne son opinion vis-à-vis de Clarke. Au fond d'elle, la guerrière comprenait parfaitement leur mécontentement en ce qui concernait le Temple, mais était-ce une raison pour menacer Wanheda, et pour insinuer la faiblesse du Heda ?

La pièce était complètement vide, à l'exception des gardes, ainsi que du cadavre qui commençait à se noyer dans son sang. Tout n'était qu'une question de temps, avant que Polis soit informé de ce qu'il venait de se passer. En attendant, la native se levait lentement pour rejoindre la dépouille du marchand. Elle murmurait « yu gonplei ste odon » avant de se lever et de quitter la pièce. Ce début de journée qui avait pas trop mal commencé s'était vu balayer d'un coup de balais, suite à l'intervention de ces hommes. Ils se méfiaient, c'était normal. Mais il y excitait d'autres moyens de le faire comprendre à leur commandante. Cette dernière, folle de rage, traversait le couloir qui la menait à sa chambre, sans pour autant laisser quoique ce soit se lire sur son visage. « Faites-moi parvenir mon déjeuner dans ma chambre », avait-elle ordonné à une de ses servantes qui sortait de son antre à ce moment-là. Le ton glacial aurait amené quiconque à fuir en courant, pourtant, la jeune rousse face à elle se contentait d'exprimer son accord d'un signe de tête, avant de sourire, et de disposer. Il n'en fallait pas plus à Lexa pour désirer se retrouver seule avec elle-même, s'enfermant donc entre ses murs. Si Costia avait été encore en vie, elle aurait su trouver les mots afin de la détendre au maximum, et surtout pour lui faire oublier ce qu'il venait de se passer. Rares étaient les fois où Lexa laissait son esprit divaguer et repenser à celle qu'elle avait tant aimé. Cela n'en valait pas la peine. C'était certainement pour cela que Costia disparaissait de son esprit, aussi rapidement qu'elle en fut venue. À cet instant précis, la jeune femme rêvait de détendre ses muscles à travers un bon bain bouillant, malheureusement, elle n'avait pas vraiment le temps. À peine entrée dans ses appartements, et son pantalon tâché de sang retiré, la jeune natif trouvait à peine le temps d'enfiler un vêtement de propre, lorsque quelqu'un tapait à la porte. Effectivement, elle avait entendu du bruit à l'extérieur de ces murs, quelques minutes plus tôt, mais elle ne pensait pas qu'elle serait dérangée. Certainement pas après la tête qu'elle avait tout-à-l'heure. Seulement, elle s'était trompée. C'était certainement Titus qui venait aux nouvelles. Indra avait dû l'informer de la scène, ce qui avait forcément inquiéter le chauve. Persuadée qu'il s'agissait de son Fleimkepa, Lexa préférait laisser couler, tout en allumant les unes après les autres les bougies dans cette pièce. C'était magnifique. Elle adorait fixer les flammes qui dansait à travers le temps et l'espace. Lorsqu'elle était encore qu'une enfant, sa mère lui avait fait partager sa passion pour ces objets de cires, lui confiant même sa préférée, que Lexa n'avait encore jamais fait brûler pendant toutes ces années. Titus avait beau lui répéter que les morts étaient morts, la brunette préférait garder cette bougie, signe de relique en ce qui concernait sa défunte mère. L'amour était une faiblesse dans tous les cas, alors non, elle ne s’apitoierait certainement pas sur son sort. Dégustant un verre d'eau, la jeune femme offrait l'opportunité à celui qui la dérangeait d'entrer, et à son plus grand étonnement, il ne s'agissait pas de Titus. Le garde l'informait de la présence de Wanheda, qui réclamait de la voir. Était-ce si urgent que cela pour que Clarke vienne lui rendre visite dans ses appartements ? Rares étaient les personnes autorisées à entrer ici. En règle général, un Skaikru ne pourrait même pas mettre les pieds dans la Tour – sauf avec autorisation du Heda -. Alors dans la chambre de ce dernier, c'était tout bonnement inconcevable. Le guerrier lui-même se doutait bien que la réponse serait négative. Du moins, c'était ce dont il se persuadait, jusqu'à l'intervention de Lexa, qui lui ordonnait de la faire venir. Lui autoriser le passage de ces portes était presque suicidaire ! Effectivement, Titus lui ferait regretter un tel choix. Ce que elle-même avait dû mal à comprendre. Pourquoi autorisait-elle tant de choses à Clarke, qu'elle aurait interdit à d'autres ? Lexa agissait sans réfléchir en ce qui concernait la blonde. Elle avait beau lui avoir dit qu'elle ne ferait aucun traitement de faveurs avec elle, c'était déjà trop tard. Les entraînements, une chambre immense avec vue sur Polis, et maintenant, l'autorisation d'entrer dans sa chambre. En soit, ce dernier acte n'était rien. Si seulement il ne s'agissait pas d'une Heda et d'une Skaikru. Tout était différent dans leur monde.

« Merci. De me recevoir, d’avoir accepté ma suggestion d’hier, et d’avoir rendu cette visite possible. », entendait Lexa, ce qui la faisait automatiquement tiquer. Clarke était venue ici simplement pour la remercier ? Alors que la blonde faisait mine de s'intéresser à ses bougies, la brune quant-à-elle, fixait la porte, attendant avec impatience l'arrivée de son repas. L'arrivée de la Skaikru ici avait beau être étonnante, Lexa n'oubliait pas qu'elle mourait d'envie de se mettre quelque chose sous la dent. Pourtant, son esprit continuait de se questionner au sujet de la venue de la blonde. Dans sa chambre. Elle aurait très bien pu réclamer à ce que le Heda vienne la voir dans sa chambre, mais finalement, Clarke n'avait pas dû y penser. Elle paraissait d'ailleurs absolument pas mal-à-l'aise à l'idée de se trouver ici, même si son regard paraissait très curieux. Au sujet des bougies, si Lexa avait été une adolescente – jeune adulte plutôt – normale, elle se serait mise à rougir suite au fait que la Skaikru venait de découvrir une de ses petites faiblesses, si on pouvait appeler cela ainsi. Au lieu de cela, elle faisait comme si de rien n'était, comme si les bougies n'étaient que une simple et vulgaire décoration. « Je voulais te parler de Titus. ». Lexa fut automatiquement déconcentrée dès la prononciation des mots de la belle blonde. Grillée. Elle était totalement grillée. En soit, la brunette aurait préféré que Titus paraisse le plus naturel possible, afin  que Clarke se sente en sécurité et à l'aise en compagnie du chauve. Malheureusement, c'était plutôt mal parti si la blondinette avait compris que tout ceci n'était qu'une idée de Lexa, pour essayer de les rabibocher. Comment voulait-elle que Lexa ne soit pas dissiper avec leur comportement déconcertant. Par chance, rien n'était encore totalement fait ! Peut-être que Clarke venait juste la prévenir au sujet des excuses de Titus, et donc qu'elle y croyait certainement. Le chauve avait beau essayer de faire semblant, il n'y arrivait pas toujours. D'autant plus que Lexa était persuadée que son Fleimkepa n'avait pas été très sérieux en s'excusant auprès de la blonde. Telle une sentence, les mots de Clarke finissait par tomber et répondre aux questionnements de la guerrière. « Je sais que tu es derrière ses excuses. ». Le silence était ce qui comblait ce vide à ce moment précis. Clarke ne rajoutait rien de plus. Pas besoin. Lexa savait ce qu'elle pensait. Elle était loin d'être idiote. Ses pouvoir n'étaient pas toujours suffisants, c'était certain, mais au moins, elle aurait essayé. Même si le résultat n'était pas franchement concluant. Après tout, la Skaikru ne paraissait pas sur un nuage de s'être expliqué avec Titus. En même temps, c'était certainement trop demandé de la part de Lexa. Ces deux-là n'étaient peut-être pas fais pour s'entendre. Connue pour être observatrice, la Heda ne lâchait plus la blonde du regard, ayant finalement oublié l'existence de sa porte d'entrée. Plus Clarke parlait, moins l'ancienne natblida avait envie de s'exprimer en retour. Elle l'écoutait, sans jamais en perdre un fil. Alors, lorsque le regard de la fille du Ciel se posait derrière la silhouette de Lexa, cette dernière se retournait. Combien fut son étonnement lorsqu'elle comprit que la blonde fixait son lit ! Contrairement à Clarke, elle n'avait par chance aucune bouffée de gêne, certainement parce qu'elle n'avait pas eu la chance de faire le même rêve qu'elle. Que lui arrivait-il ? Clarke était-elle venue pour… ? Non, c'était impossible ! Rien qu'à cette pensée, Lexa manquait de peu de s'étaler sur son tapis, telle une crêpe. Mais voilà que cette idée ne lui déplaisait finalement pas tant que cela. Clarke était plutôt attirante. Très attirante, même. Plus ses pensées commençaient à l'enflammer comme la braise, plus Lexa se persuadait qu'il était temps pour elle de s'asseoir. Ce qu'elle fit, la seconde après. Installée confortablement sur divers morceaux de bois, la brune se tenait à sa table, comme si à tout moment la chaise finirait par casser. Cela étant.. Le poids de ses pensées érotiques devenait de plus en plus lourd à porter, alors qu'elle non plus ne lâchait plus son lit du regard. Ce n'était pas Dante qu'elle voyait, mais bien une image sortie droit de son imagination. Clarke allongée sur ses draps, totalement nue, qui lui réclamant de venir pour s'occuper d'elle, et… « Je ne veux pas… Je ne veux pas que la haine que j’éprouve pour toi devienne une arme ou une faiblesse. ». Sans le savoir, la jeune Skaikru venait de couper Lexa dans son élan, chose qu'elle n'admettrait certainement jamais. Décidément, pour penser à ce genre de choses, elle avait bien besoin de repos. Le sexe n'était pas important pour elle. Le corps physique ce n'était rien. Seul l'esprit comptait. Son esprit à elle encore plus, elle était le Heda. Les mots de la blondinette flottaient dans l'air, tandis que la native se remettait encore de ce qu'elle s'était imaginée quelques secondes auparavant. Tout ceci était déconcertant. À un tel point qu'elle préférait éviter de regarder la jeune femme pour le moment, préférant balayer à tout jamais ses pensées de son esprit. Ce fut seulement lorsque la vraie Lexa était de retour, que cette dernière posait son regard sur Clarke, réalisant enfin ce qu'elle venait d'admettre. Elle la détestait. Pourquoi cela sonnait alors de manière si déroutante ? La blonde paraissait triste, ce qui poussait Lexa à s'imaginer des choses. Non, elle s'en fichait de la détester. Cela ne pouvait pas en être autrement ! Soudainement, l'azur croisait l'émeraude, et ne le lâchait plus. Aucun des regards ne cherchaient à s'éviter. Au contraire, ils donnaient une impression de manque. Comme s'ils s'étaient cherchés pendant trop longtemps, et que maintenant, ils ne comptaient plus laisser filer l'autre. Les yeux de Lexa ne lâchaient plus ceux de Clarke, se retrouvant totalement obnubilé par ce regard qu'elle commençait de plus en plus à apprécier. C'était sans compter sur le fait que personne ne pouvait y déceler la moindre affection du côté de la brune, puisque ses yeux paraissaient totalement vide. Pour comprendre le fond de ses pensées, il fallait la connaître, et l'avoir cerné depuis un bout de temps !

« J’ai rêvé que je te tuais hier soir. ». Une chute monumentale. Autant désagréable qu'un coup de poignard dans l'estomac, aussi insurmontable qu'une chute de vingts étages. Quand bien même Lexa fut étonnée d'apprendre cela, elle restait de marbre, se contentant simplement de hausser l'un de ses sourcils. Elle voulait en savoir plus, et par dessus tout, elle désirait en connaître la manière. Préférant continuer de tenir tête à la blonde, et surtout pour lui faire croire qu'elle n'était pas toucher par cela, Lexa ne la lâchait toujours pas du regard. Pourtant, au fond d'elle, elle était totalement sous le choc. Certes, elle savait que Clarke la détestait, même qu'elle voulait la tuer. Mais l'entendre le lui dire, ce n'était pas chose agréable. « Je ne veux pas le faire. », continuait-elle tout en esquivant son regard, s'éloignant même d'elle au passage. À croire que Clarke pouvait lire dans les pensées, puisque au moment où Lexa se disait que la blonde voulait la tuer, voilà que celle-ci la contredisait automatiquement. Elle ne voulait plus le faire, l'avait-elle déjà voulu ? Certainement ! Mais pour l'instant, la jeune Skaikru n'avait plus cette idée en tête, contrairement à son subconscient. Et pour Lexa, c'était une excellente nouvelle. Ce n'était pas le moment pour se retrouver mêler à un conflit incessant avec Wanheda, alors qu'elle avait réellement besoin d'elle. Était-ce seulement pour redorer son blason face à la Reine d'Azgeda ? Ou cachait-elle quelque chose de plus profond derrière tout cela ? En tout cas, elle était le Heda, et devait continuer de persuader Clarke de rester ici pour un petit moment. Non seulement parce qu'elle avait besoin d'elle mais aussi pour s'assurer de sa sûreté. « Je n’irais pas mieux, en t’ôtant la vie. Rien ne me fera aller mieux. ». Alors la vérité était ici. Clarke Kom Skaikru souffrait, et Lexa l'avait laissé seule, livrée à elle-même pendant tout ce temps certainement à se maudire pour les crimes qu'elle avait commis. En faisant allusion à sa souffrance, la jeune Heda avait automatiquement fait le lien avec le Mont Weather. En soit, si la Griffin en était là aujourd'hui, c'était un peu de sa faute. Si seulement elle ne l'avait pas abandonné, elle et son peuple, elle n'aurait pas eu à porter le fardeau de toutes ces morts sur son dos. Était-elle hantée par ces morts ? La jeune femme n'en avait pour le moment aucune idée. Du moins, en réalité, elle se doutait de la réponse, qui devait certainement être positive. Si elle faisait le compte, elle avait déjà vu deux ou trois fois la fille du ciel être totalement le regard ailleurs, à fixer quelque chose dont elle ignorait l'identité. Il était donc évident que la belle blonde souffrait encore plus que ce qu'elle pouvait laisser paraître. Encore une fois, Lexa ne comptait pas prendre la parole tout de suite, persuadée que Clarke n'avait pas encore terminé. « Je ne veux pas puiser une quelconque force, ni façonner une quelconque arme, dans ma haine. ». Quel bêtise de débutant. Connaissant la blonde, Lexa la savait bien trop têtue, en voici la preuve. Elle n'avait pas encore compris que ses ressentiments, positifs ou négatifs, étaient sa force. C'étaient ceux-là qui permettaient à un guerrier de se battre mieux que les autres. Alors, lorsque une nouvelle fois Clarke s'exprimait pour faire parvenir à Lexa un : « Je suis prête pour l’entraînement. », la Commandante ne pouvait s'empêcher d'afficher un léger rictus. Que de foutaises. Regardez la, Clarke Griffin, persuadée qu'elle s'y connaissait un minimum. Non, elle n'était pas prête, et Lexa venait d'en avoir la preuve. C'était d'ailleurs ce qu'elle s'apprêtait à dire, ce qui était sans compter sur la blonde, qui intervenait une dernière fois, en se tenant juste à côté de la porte. « Je devrais peut-être te laisser profiter d’un moment de répit. »

Juste après avoir levé les yeux au ciel, Lexa s'était dirigée vers la porte, avant de l'ouvrir légèrement, offrant à elle-même l'espace parfait afin d'y glisser juste sa tête. « Ne laissez personne entrer. Pas même le Fleimkepa. », ordonnait-elle à ses deux gardes, qui hochaient la tête en même temps. Aussitôt fait, la brune refermait finalement la porte, avant de poser son regard sur celle qui s'était invitée d'elle-même ici, et qui ne lui avait pas laissé l'occasion d'en placer une. Chose que la brune comptait d'ailleurs lui faire regretter. Pour une fois qu'elles étaient enfin seules et qu'elles pouvaient échanger en toute liberté, Clarke avait failli fuir et la laisser en plan. Le corps de la Skaikru se retrouvait très rapidement coincé entre la porte, et Lexa, qui commençait à tapoter le haut de la poitrine de la blonde, avec l'aide de son index. Évidemment, elle visait son cœur, rien de plus. « Tu sens ce que tu as ici ? Cet organe sans lequel tu ne pourrais vivre ? C'est exactement lui ton arme fatale, Clarke. Si tu ne t'en sers pas, ton combat sera banal, et tu finiras certainement avec une épée te traversant de tout ton long. », commençait Lexa, en faisant finalement glisser sa main contre la porte, faisant de même avec l'autre, ce qui coinçait forcément la Skaikru. « Un cœur peut haïr. Utilise cette haine, et crois-moi, ton ennemi sera déstabilisé. À un tel point, que ce sera toi qui lui infligera le coup fatal. Réfléchis en tant que terrienne, non pas en tant que Skaikru. Tu n'es plus dans le ciel, mais ici, avec moi. Dans mes appartements. », concluait finalement Lexa, en murmurant finalement le dernier mot. Une nouvelle fois, l'émeraude se mélangeait à l'azur, offrant un spectacle des plus coloré. La première erreur de Clarke avait été de venir jusque ici, parce qu'il était évident que désormais, Lexa ne la lâcherait plus avant au moins une bonne heure. Il lui fallait la preuve que Clarke était assez intelligente. « Frappe-moi. Maintenant. Montre-moi à quel point tu me détestes. Rappelle-moi que ce n'était pas ton rôle de tuer ce peuple, mais le mien. Et tu seras fin prête pour l'entraînement. Et quand tu auras fini de me frapper, tu m'expliqueras la manière dont tu t'y prenais pour mettre fin à mes jours, Clarke Kom Skaikru. ». Leurs visages n'étaient qu'à une légère proximité. Trop faible au goût de Lexa, qui sentait le souffle de Clarke sur sa peau, chose qui aurait pu totalement la déstabiliser, si elle n'était pas autant dans son rôle. « Frappe-moi. ». La Skaikru avait accepté son entraînement ? C'était ça, sa deuxième erreur. Lexa la ferait souffrir physiquement ainsi que mentalement. Elle devait la forger, parce que même s'il était évident que la blonde était très puissante, elle était encore bien trop faible. Même si Lexa prenait un malin plaisir à faire tout cela, elle n'en montrait rien. Elle voulait que Clarke se lâche une fois pour toute. « Dix. Neuf... », commençait à compter le Heda sans s'arrêter. À zéro, si Clarke ne l'avait pas frapper, Lexa le renverrait automatiquement dans sa chambre, puisque décidément, elle n'était pas prête pour l'entraînement d'aujourd'hui, et il lui était donc inutile de rester dans sa chambre. Surtout que la Commandante risquait à tout moment d'être dérangée par un Titus inquiet, et pour le moment, elle ne voulait pas que tout cela arrive aux oreilles de Clarke. « Cinq. Quatre », avait-elle continué jusqu'à ce qu'un "Toc, toc toc" se fasse entendre contre la porte. La servante apportait certainement le repas. « Rapportez de quoi manger pour deux. », s'exprimait Lexa pour ne pas lui ouvrir maintenant et persuadée que finalement Clarke ne la frapperait pas, mais que Titus se joindra avec elle pour le déjeuner. Comme si les secondes s'étaient mises sur pause, Lexa reprenait, arrivant finalement à murmurer « Deux… Un ? », tout près des lèvres de la blonde. Qu'allait-elle faire ? Lui prouver qu'elle était prête ? Ou filer directement dans sa chambre ?
       
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Victory stands on the back of sacrifice.
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MessageSujet: Re: I'm too young to lose my soul, I'm too young to feel this old for so long.... (Clexa) Lun 30 Jan - 19:08

Clexa
You left me but I understand. You haunt me. The things that you said. You told me you loved me, but you didn’t use words. Your eyes said enough, your words went unheard. You warned me, ‘love is weakness’, were the words that you said, but I didn’t listen. Your eyes filling up with tears, I remember it clearly, you were standing near me letting go of your fears. But your eyes before you turned around heartbroken and guilty, staring right at me ‘cause you sold WHAT you found. You left me on that mountain, I tried to hate you but I couldn’t. (Citations de la fansong "Clexa" : Don’t walk away - Willo)

♫ I'm too young to lose my soul, I'm too young to feel this old for so long, I feel like I'm losing my mind. Livin' in a world so cold, in a shell with no soul, since you've gone away from me. ♪

World so cold - Three Days Grace (chanson illustrant bien la vision qu'a Clarke d'elle-même, depuis plusieurs mois.)

La matinée a été… intéressante… J’ai pu apprendre un peu plus de choses sur la culture des Natifs. Ce qui me sera utile pour mieux réussir à les comprendre. Non dans une attention de les nuire, tel n’est pas mon objectif, j’espère que vous en avez conscience, depuis le temps que j’évoque cela ! Non, je suis juste curieuse de découvrir comment ils vivent, et pourquoi ils sont ce qu’ils sont, en somme. Et, oui, sans doute, par extension, de voir pourquoi et comment Lexa est devenue celle qu’elle est. D’ailleurs, c’est à son sujets, que mon opinion sur la matinée écoulée est un peu plus mitigé. Ou, plus exactement, sur mon incapacité à me fixer une opinion à son encontre. Pire que les montagnes russes. Du moins, je l’imagine, n’ayant jamais connu de tels manèges. Ni aucun manège tout court ! Osciller entre des moments où elle m’exaspère au plus haut point, d’autres où elle m’indiffère complètement, sans oublier ceux où elle me trouble comme je l’ai rarement été : c’est loin d’être agréable à supporter ! C’est pourquoi j’accueille avec plaisir le fait que la visite touche à son terme. Enfin, « plaisir », le terme est sans doute mal choisi. Car s’il y a du soulagement à savoir que je vais pouvoir souffler un peu, de retour dans ce qu’on m’a désigné comme étant ma chambre, j’avoue qu’il n’y a pas que ça. Il y a aussi un peu de frustration de n’avoir pu être un peu plus en sa compagnie. Etrange, car, d’un autre côté, je suis contente que ça ait été le cas, sachant pertinemment que le rêve/cauchemar de la nuit dernière est toujours dans un coin de ma tête, me montrant toutes les « facettes » de ce songe, les plus agréables comme son issu, nettement moins plaisantes. Ainsi donc, c’est loin d’être facile de parvenir à se fixer sur une manière définitive de percevoir la guerrière. C’est bien pour cela que me retrouver seule devrait m’être utile. Mais, bien entendu, même seule, il y a toujours du monde avec moi. Du moins, dans mon esprit. Le poids de ma culpabilité ne ronge, me faisant « voir » certaines des personnes que j’ai tuées, dans le bunker. Plus ou moins en permanence. Elles viennent me tenir compagnie, dans toute leur rancune, après que Titus soit venu me présenter ses « excuses ». Et honnêtement, je ne sais pas vraiment comment ni pourquoi je finis par demander l’autorisation à aller dans la chambre de Lexa. J’ignore si c’est uniquement pour la remercier de la matinée, et lui faire savoir au passage que je ne suis pas dupe, concernant les excuses que m’a présenté son conseiller.  Ou si c’est juste pour avoir un peu plus de temps en sa compagnie, sans que Titus ne vienne nous déranger. Ou si c’est uniquement une expérience visant à voir si mes compagnons fantomatiques me suivront aussi là-bas. Ou si c’est une manière stupide de me confronter à mes contradictions, sur ce qu’elle peut éveiller en moi, en me rendant dans sa chambre, après avoir rêvé d’y être, la nuit dernière, et en testant ma capacité à garder mon sang-froid. Ou si c’est juste parce que j’ai pas envie d’être seule, après m’être imposée une solitude de 3 mois, récemment. Comme je n’ai de cesse de le redire, mettre un mot précis sur mes motivations, quand il est question de Lexa, c’est mission impossible. J’aurai bien le temps de réfléchir plus tard, quand je pourrais quitter Polis. En attendant, j’essaie juste de conserver un air normal, alors que je suis dans sa chambre. Loin d’être aussi facile, même si je tente de faire en sorte que la conversation reste dans un terrain neutre. Je me borne à lui dire plus ou moins ce que j’avais prévu, dérivant toutefois lorsque j’évoque le fait que j’ai rêvé que je la tuais. Et, bien entendu, mon malaise ne passe pas inaperçu auprès de mes victimes fantomatiques. Leurs présences et leurs mots ne sont pas pour me mettre plus à l’aise en cette pièce, il me faut l’admettre. Peut-être plus que le poids du regard que la fille de la terre porte sur moi. Car, comme le savent mes accompagnateurs lugubres, ça me plaît, qu’elle me regarde. Même si ça n’est que parce qu’elle m’écoute poliment. C’est stupide et irrationnel, surtout au vu des choses que j’ai à lui reprocher, mais j’aime la façon qu’elle a de me regarder. Comme si j’étais la chose la plus importante qui soit au monde. Mais je préfère garder mes pensées sur le sentier de la prudence en me répétant, encore et encore si besoin, qu’elle doit agir ainsi avec quiconque lui parle. Une part prudence en moi ne cesse de me mettre en garde sur la probabilité qu’elle n’agisse ainsi, avec égard, respect et gentillesse, que pour m’avoir de nouveau sous sa coupe. Comme avant le Mont Weather. Parfois, même encore aujourd’hui, après qu’elle m’ait pourtant parlé à cœur ouvert la veille, je doute. Je me demande si elle n’a pas fait tout ça pour m’embrouiller l’esprit, m’engourdir ma capacité à réfléchir, et ainsi, à songer à l’hypothèse que les Grounders ne finissent par nous trahir. Je vais loin dans ma méfiance, je le sais. Mais je pense qu’on peut aisément me comprendre. Qu’il me faudra plus, bien plus, que les quelques paroles proférées la veille, pour que je puisse de nouveau faire confiance à Lexa, aussi bien en tant que Heda, qu’en tant que jeune femme, tout simplement. Tout cela est compliqué, vous avez dû le remarquer. Tout cela m’use grandement, engendrant en moi un besoin de fuir, pour me retrouver – enfin – seule. Mais ce besoin est contrecarré par un autre, celui de rester, au contraire. Autant dire que Dante se délecte de ce qu’il voit, et de ce qu’il sait, de la tourmente mentale qui me torture depuis un long moment maintenant.

Alors que je suis en train de me maudire mentalement, voilà que la brune débarque à mes côtés. Ouvrant la porte, elle déclare à ses gardes : « Ne laissez personne entrer. Pas même le Fleimkepa. ». Ca a beau être du Trigedasleng, je parviens à comprendre cela, du fait que ça ne soit pas des mots très « complexes ». Ni une longue conversation, car là, je suis moins douée, encore plus si les répliques s’enchaînent : j’ai pu le remarquer, ce matin, quand j’ai pu découvrir un peu Polis. J’ai encore des efforts à fournir pour maîtriser véritablement cette langue, mais pour un court échange, ça devrait faire l’affaire. Même si, parfois, je me débarrasserais vite des connaissances acquises au fil des mois ! Je veux dire : c’est un peu intriguant, d’entendre Lexa ordonner que nul ne vienne la déranger. Cela sous-entend qu’elle veut qu’on reste seules. Vraiment seules, je veux dire. Et non, je n’imagine rien de salace : elle sait que je suis loin d’être prête pour ça, je le lui ai clairement fait comprendre hier. Néanmoins, bien que je sache qu’elle n’est pas sans ignorer cela, cet ordre m’intrigue. On a déjà eu un moment en tête-à-tête hier, même s’il a fini par être interrompu lorsque ses obligations l’ont ramené à la réalité. Et là, je vous prie de me croire que je ne fais plus ma maline. J’ai beau souhaiter – sans l’avouer ni l’assumer – passer du temps en sa compagnie, je ne suis pas prête pour autant. Pas prête pour la réentendre me sortir des choses comme hier, aussi bien au sujet du choix qu’elle a été contrainte à faire au Mont Weather, que l’évocation, plus ou moins claire, du fait qu’elle tienne à moi. Ca ne m’aiderait guère à faire du tri dans mes pensées, à pouvoir définir clairement si elle se joue de moi ou non. Je ne le redirais jamais assez, mais il me faudra du temps pour que je parvienne – si tant est que j’y parvienne un jour – à lui refaire confiance un jour. Sans craindre qu’elle ne me manipule, d’une façon ou d’une autre, pour obtenir que je puisse plier mon peuple à ses envies. Oui, je sais, je pars sans doute loin. Mais elle m’a déjà fait le coup, après tout, même si elle avait ses raisons. Elle aura beau me répéter, encore et encore, que ça ne se reproduira jamais, j’en douterais toujours. Car elle est Heda, et que, bien malgré moi, je suis une figure emblématique pour les gens de l’Arche. Je l’ai déjà ça, mais c’est bien présent, et ça entrave chacun de mes faits et gestes à son encontre, tout comme ça impactera forcément ce qu’elle pourra faire et dire. Mon malaise s’accroît par la suite, alors que la guerrière s’adresse à moi, après avoir refermé la porte. « Tu sens ce que tu as ici ? Cet organe sans lequel tu ne pourrais vivre ? C'est exactement lui ton arme fatale, Clarke. Si tu ne t'en sers pas, ton combat sera banal, et tu finiras certainement avec une épée te traversant de tout ton long. », déclare-t-elle, appuyant ses propos de petits tapotements contre mon cœur. D’ailleurs, en parlant de mon cœur, vous n’avez pas la moindre idée de la cadence infernale qui est la sienne. Pas à cause du geste de la brune, même si ça joue, indubitablement. Mais ce qui l’agite surtout de la sorte, c’est surtout parce que je suis désormais bloquée, entre la porte et elle. Vous l’avez sans doute remarqué, mais ça a tendance à me perturber, d’avoir Lexa aussi proche de moi. C’est bien pour cela que j’amorce un geste pour m’éloigner d’elle, avant de ne plus me souvenir de comment on fait pour respirer. Mais elle m’en empêche, posant ses mains de part et d’autre, contre la porte, avant de poursuivre : « Un cœur peut haïr. Utilise cette haine, et crois-moi, ton ennemi sera déstabilisé. À un tel point, que ce sera toi qui lui infligera le coup fatal. Réfléchis en tant que terrienne, non pas en tant que Skaikru. Tu n'es plus dans le ciel, mais ici, avec moi. Dans mes appartements. », me conseille-t-elle. Mes mâchoires sont serrées, afin de bien montrer que je n’apprécie guère d’être ainsi tenue prisonnière, entre elle et la porte. Oui, on va tous croire que ça n’est pas le contraire, en fait, à commencer par Maya, qui ricane un peu trop, sur ma gauche. Mais mon attention ne se pose pas sur son corps spectral, étant déjà bien accaparé par la jeune femme qui me fait face. Même si mon regard se détourne du sien, lorsqu’elle souligne le fait que je sois à présent dans sa chambre. Où je n’ai pas vraiment été invitée. Où j’ai rêvé de me faufiler la nuit dernière. Mes ongles s’enfoncent dans mes paumes, nouvelle tentative de reprendre pied, de préserver un air d’indifférence. Elle a déjà réussi à m’atteindre une fois, sans même que je ne lui ai clairement indiqué qu’elle ne me laissait pas indifférente. Je n’ose imaginer ce qu’il adviendrait, si je continuais dans la lignée de la veille, à lui faire comprendre qu’elle me trouble toujours, beaucoup. Comme dit auparavant : pas confiance. J’inspire profondément avant de relever les yeux vers elle. Regrettant aussitôt ma tentative de garder la tête haute, lorsque nos regards se croisent. Il n’en faut pas plus pour me couper le souffle. Rien d’autre que le vert de ses yeux, ancrés dans les siens, me fixant résolument. Trop, même, pour ma santé mentale. Santé mentale déjà bien mise à mal par cette proximité. Celle-là même que je cherchais à fuir, autant que je souhaitais voir apparaître, depuis notre dernière entrevue. Oui, c’est le bordel, dans ma tête. « Frappe-moi. Maintenant. Montre-moi à quel point tu me détestes. Rappelle-moi que ce n'était pas ton rôle de tuer ce peuple, mais le mien. Et tu seras fin prête pour l'entraînement. Et quand tu auras fini de me frapper, tu m'expliqueras la manière dont tu t'y prenais pour mettre fin à mes jours, Clarke Kom Skaikru. » Mes dents finissent par mordiller ma langue, dans une tentative désespérée de reprendre pied. De ne pas rester uniquement obnubilé par les quelques centimètres qui nous séparent, par son souffle qui glisse sur moi alors qu’elle s’exprime, par la chaleur que dégage son corps, par son odeur que je ne peux m’empêcher de « savourer ». « Frappe-moi. », continue-t-elle à me mettre au défi, alors que Dante m’encourage : « Frappe-la. Et tue-la. Tu irais mieux ! ». Le président fantôme a pris la place qu’occupait précédemment Maya, tandis que sur ma droite se trouve à présent le gosse défunt, qui tapote dans ses mains, d’un air approbateur. Je ne les vois que du coin de l’œil, mon regard étant rivé sur Lexa. Dérivant parfois, bien malgré moi – je vous jure, je me frapperais volontiers la tête contre la porte derrière moi – sur ses lèvres, alors qu’elle commence à compter à rebours. Assez compliqué, vous en conviendrez, de garder ses pensées cohérentes, quand on a une fille comme Lexa (ou mieux : Lexa) qui décide ainsi de sortir le grand jeu pour vous faire la morale (ou juste pour jouer avec vos nerfs : à votre interprétation, mes amis !). Ma salutation vient de l’autre côté de la porte : quelqu’un fini par taper contre, alors que le décompte a bien avancé, et que je suis toujours tétanisée. Incertaine quant à ce qu’il me faut faire. « Rapportez de quoi manger pour deux. », indique-t-elle. Sans même prendre la peine d’ouvrir la porte. Sans bouger d’un pouce. Sans cesser de me regarder. Elle veut provoquer la mort de mon cerveau, ou je rêve ? Parce qu’elle se débrouille plutôt bien, là, vraiment ! J’ai l’impression d’être de retour, des mois en arrière. Sous sa tente. Alors qu’on était en train d’élaborer notre plan d’attaque, contre le MW. Avec cette tension, que je me refusais à voir, (quand bien même elle était palpable, comme lorsque je lui ai tenue tête au point de la faire reculer et bousculer ainsi son meuble). Tension qui ne cessait de croître, jusqu’à ce qu’elle ne finisse par m’embrasser. Comme si de rien n’était, donc, la fille de la terre reprend le décompte : « Deux… Un ? ». Proche, trop proche (ou pas assez, j’oscille entre les deux avis) de moi, et de mes lèvres.

Je pousse finalement un soupir, en réalisant que je commençais à manquer d’air, l’ayant retenu depuis je ne sais quand. Sans doute quand la situation a commencé à me rappeler celle survenu sous la tente, que j’ai évoqué un peu plus tôt. Je décrispe mes mains. Cédant à l’agacement qu’éveille tout ça en moi. Les souvenirs de la préparation de notre bataille, qui de commune est passée à individuelle. Le poids des morts. Ces esprits qui ne cessent de me hanter. La culpabilité dont je ne peux me défaire. Mon incapacité à savoir comment me situer, par rapport à Lexa. Mon souhait de me foutre des baffes parce que, si je m’écoutais, je serais bien capable de craquer et d’écraser mes lèvres contre les siennes. De me laisser aller à ce désir incessant que j’éprouve pour elle. A cette pulsion incongrue de nouer mes jambes autour de sa taille pour qu’elle nous dirige vers son lit. A cette envie de nous voir partir à la découverte mutuelle du corps de l’autre. Mais ça serait surtout une passion mêlant rage et un peu de désespoir aussi (face à mon indécision la concernant). Ca serait purement impulsif. Et ça risquerait de la blesser. Hors, même si je ne lui fais plus confiance pour l’heure, je n’ai pas envie de la blesser. Oui, je sais, ce que je dis est paradoxale, quand on voit que ma main droite, celle-là même que j’ai entaillée hier sous ses yeux, s’écrase violement sur sa joue. Mais elle m’a demandé de lui montrer l’ampleur de ma rancune. Et j’avoue qu’elle l’a ravivé, en agissant de la sorte. En me faisant me maudire pour être attirée par elle, alors même qu’elle m’a – symboliquement – planté un couteau dans le dos, face au bunker. « Va au diable Lexa ! », lui conseillé-je, avant de la repousser sans ménagement, pour voir finalement mes poings s’abattre sur elle. Sur le haut de son torse, non loin de ses épaules. A plusieurs reprises, la « tranche » de mes mains serrées la tapent, tandis que j’avance à mesure qu’elle recule. Sans doute plus sous l’intensité de ma colère que sous la force de mes attaques.. « On a tous failli crever sous la montagne, merde ! Les miens avaient confiance en moi ! », grogné-je, égrenant mes mots entre chacun de mes coups. Et par là, j’entends aussi bien les Blake, ayant envoyé Bellamy dans le Mont Weather, que les proches de ceux qui étaient retenus captifs là-bas, et même les autres, par la suite. « Tout ça parce que moi, je t’ fais confiance ! ». C’est sur ces paroles que j’arrête de déverser ma colère sur elle. Au lieu de ça, je me détourne d’elle, et envoie valser tout ce qui se trouve sur son bureau, qui se trouve à quelques pas, derrière elle. Et oui, on a pas mal bougé dans la pièce, mine de rien, depuis le début de mon explosion de colère encouragée. « C’est surtout à moi que j’en veux ! », craché-je, alors que toutes ses affaires s’écroulent au sol. Je finis par faire volte-face, pour l’observer. Mon visage est un mélange assez déroutant de rage infinie et de culpabilité. Ma respiration s’est faite plus vive, sans doute dû à la récente fureur que j’ai réussis à expulser. Ma voix se fait moins colérique, et diminue en ampleur : je criais, précédemment, là, je parle presque à un niveau sonore normal. « J’aurai dû prévoir un plan B, au lieu de croire à notre alliance. », soufflé-je, alors que mon poing s’abat sur son bureau, contre lequel je suis appuyée. « En toi… », admis-je alors que ma tête se baisse. Fatiguée de la situation. Fatiguée de me sentir si « faible » face à elle. Agacée de faire, encore et toujours, la distinction entre la Lexa « Heda », qui a dû choisir son peuple par obligation, et la Lexa « jeune femme », qui avait commencé à me séduire avant de devoir m’abandonner. Mais, comme je lui ai dit, c’est surtout à moi que j’en veux. Car je ne la connaissais pas assez, à l’époque, pour croire que notre alliance tiendrait vraiment. Il est incontestable, pour moi, du moins, que si mon esprit n’avait pas été embrumé, ni par la mort de Finn, ni par la peur que Bellamy périsse par ma faute, ni par les belles paroles (ou les beaux yeux) de Lexa, j’aurai été plus prudente. « C’est ma naïveté qui est la cause de tout… », déclaré-je tout en me passant une main dans les cheveux. Sur ce point-là, on ne peut pas dire que j’ai fait un meilleur choix que Lexa. Il fut même pire, le mien, car des alliés ont péri. Sous ma main. Je pousse un soupir, me passe les mains sur le visage, comme pour continuer à redescendre en pression. « C’est elle qui est en train de me rendre folle… », confié-je, en me laissant glisser au sol. Evoquant, sans vraiment l’avouer, le fait d’être hanté. Elle doit très certainement s’en douter. Après tout, elle est déjà passé par là : tuer des gens, sans vraiment le souhaiter, mais ne pas avoir d’autres choix. Et si elle ne voit pas de quoi je parle : tant pis… « Alors je pourrais te frapper autant que tu veux, ou t’égorger même, que ça n’y changerait rien. », poursuivis-je, tandis que ma tête va se cacher entre mes genoux recroquevillés. Je ne suis pas une Terrienne, après tout. La vengeance et la violence ne sont pas vraiment des notions que je connais, ou que j’ai envie d’intégrer. Je suis ainsi, je préfère largement agir autrement, souvent par le biais d’une discussion, que d’utiliser mes poings. La preuve : le petit moment passé ne m’a pas apaisé pour autant. Loin de là. La seule chose qui serait en mesure de le faire, c’est très certainement ma mort. Non, je n’ai pas envie de me tuer. Mais je regrette de ne pas avoir perdue la vie, sous la montagne, après avoir sauvé les miens. Ou de ne pas l’avoir perdue durant mes péripéties en forêt. Car je sais que j’aurai beau taper Lexa de tout mon soûl, ça n’irait pas mieux. Pas même le fait de la tuer. Ou de l’égorger, ainsi que je l’ai vu dans mon rêve. A elle de comprendre qu’elle a ainsi obtenue sa réponse sur la façon dont je l’ai mise à mort – oniriquement parlant. Oui, j’ai choisis une manière détournée de lui en parler. Nulle envie de lui confier comment je m’y suis prise pour y parvenir. Je n’ai pas envie qu’elle sache qu’une partie de moi aurait aimé – aimerait ? – me glisser sous ses draps et entre ses bras. « Ca serait tellement plus facile si je pouvais réellement te détester. », est la dernière chose que je laisse échapper, dans un murmure consterné, toujours la tête cachée entre mes genoux. Oh, oui, ça serait plus simple. Je n’aurais pas ce dégoût envers moi. Je n’aurais aucune difficulté à savoir ce que je ressens véritablement pour elle, en plus de cela. « Mais la vérité, c’est que tu ne la détesteras jamais assez pour oublier à quel point elle te trouble : », se moque de moi l’esprit du gosse, assit à côté de moi. Il jubile, car il sait qu’il a raison. Et c’est bien pour cela, et aussi parce que j’en ai marre, que je m’écris un : « La ferme ! » en sortant ma tête de sa « cachette », pour lui balancer cette réplique, cinglante. Avant de me mordre la lèvre, en réalisant que j’avais oublié où j’étais. Et que je n’étais plus seule. Et voilà comment Lexa va finir par me prendre pour une folle. Ou du moins, par réaliser à quel point je le suis… A moins qu'une servante, ou un garde, ou Titus, n'en prenne aussi conscience, en rentrant dans la pièce, en dépit des directives données par Lexa un peu plus tôt. Cela serait normal, vu le bordel que j'ai provoqué, entre mes hurlements sur Lexa et la rage que j'ai expulsé à l'encontre de ce qui se trouvait sur son bureau.

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I'm too young to lose my soul, I'm too young to feel this old for so long.... (Clexa)

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