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[TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa

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Clarke Griffin
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✘ Statut : Célibataire et ne cherche plus l'Amour, depuis la mort de Finn.
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MessageSujet: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Dim 2 Oct - 21:40

Clexa
Theres venom in my veins and you better walk away, it’s too soon. And the hardest part is that it broke my heart & I didn’t get a chance to grieve, I was throw into the burning breeze. I’m a tick tick ticking time bomb, gonna blow up in your face cause you did me wrong. Calling out your name at the hands of God. Do you like it when it hurts? Cause it hurt a lot. (Citations de la fansong "Clexa" : Tickin' Time Bomb - Taylah155)


Incroyable : après avoir échappé de justesse à des dinosaures (ou des Mordeurs, comme les désignent les Grounders), mon bourreau a réussi à se débarrasser des Blake. Il m’a fallu le supplier pour qu’il les épargne, car, parti comme il était, il aurait pu les tuer. Il était hors de question que je le laisse faire une telle chose. Trop de sang a déjà coulé par ma faute, que ce soit à cause de mes erreurs, ou parce que je n’avais pas le choix. Peu importe ce que les Blake pensent de moi à l’heure actuelle, je ne pouvais simplement pas les laisser mourir sans intervenir. Je les ai certes abandonnés, ainsi que le reste de notre peuple, mais cela ne signifie sûrement pas que je ne tiens pas à eux, et que je ne me soucie plus d’eux. Bien au contraire. C’est afin qu’ils puissent tout se construire un avenir, bien loin des horreurs du passé, que je suis partie. Je ne voulais pas leur rappeler l’épisode du Mont Weather. Et c’est aussi pour moi, égoïstement, pour tenter de trouver un semblant d’équilibre, avec une âme des plus brisée par les décisions que m’a forcé à prendre la vie. Pour que cela puisse donc se produire, il faut que les Blake, comme le reste des nôtres, restent en vie. C’est bien pour cela que tout retour parmi eux m’est interdit. Ma tête est mise à prix. Je suis Wanheda, la tueuse de la montagne. Qu’elle est belle, Wanheda, à supplier un inconnu d’épargner les vies d’Octavia et de Bellamy. Mais c’est bien tout ce qu’il me reste. Le supplier de leur laisser la vie sauve, en lui faisant la promesse que désormais, je ne chercherais plus à m’enfuir. Car il sait, il ne peut en être autrement, que sans cela, j’aurai cherché tous les moyens possibles pour lui échapper. Il l’a bien vu. Tout comme il a vu dans mon regard que je tiendrais parole. Que peu importe l’endroit où il désire m’amener, je ne tenterais plus de m’enfuir. Je me laisserais faire. Quitte à voir la Mort me tendre les bras à l’issue de ce voyage vers l’inconnu. C’est bien un maigre prix à payer pour que Bellamy et Octavia restent en vie. Pour assurer aux miens la tranquillité de ne plus être menacé à cause de moi, dans l’intention de leur soutirer la moindre information leur permettant de me retrouver. Car maintenant qu’ils m’ont vu, je parie qu’ils vont tenter de me retrouver, sans doute avec plus de hargne qu’ils n’ont essayé de le faire jusqu’alors. Je les connais. Mais je sais aussi que les Grounders sont prêts à tout pour atteindre leurs objectifs. Alors j’ai supplié le Natif, prête à affronter mon destin. Et, étrangement, j’en ai ressentie une certaine quiétude. Peu importe ce qui m’attend, au moins, tout cela prendra fin. N’allez pas vous mettre en tête que je souhaite en finir avec la vie, car rien ne serait moins faux ! Mais il est vrai, néanmoins, que je suis fatiguée, écrasée par le poids que j’ai pris – involontairement – sur mes épaules, durant les quelques mois passés parmi les 100, qui m’ont peu à peu érigée en tant qu’une des leaders de ce groupe. Ma mère l’avait prédit. Du moins, elle savait que je mettrais tout en œuvre pour veiller sur les autres, tenant de mon père.

J’ignore où nous allons, depuis quelques minutes, mon kidnappeur m’a bandé les yeux. Je présume que c’est pour maintenir un quelconque effet dramatique, quant à ce qui m’attend. Quel bel effort de mise en scène, ne trouvez-vous pas ? Nous n’avons pas chômé, depuis que nous avons laissé les Blake. Alors que nous nous éloignions d’eux, je n’ai pu m’empêcher de leur jeter un dernier regard, comme pour graver leurs traits dans ma mémoire, car il ne faut aucun doute que je ne les reverrais jamais. Cette pensée me fait me mordre la lèvre, sous la tristesse soudaine de réaliser que mon ancienne vie m’est désormais totalement interdite. A croire que jusqu’à présent, j’avais entretenu un infime espoir de pouvoir retourner parmi les miens. Je ne flanche pas, malgré tout, pas plus que je n’ai flanché alors que mes pas m’éloignaient d’eux, vestiges de ma vie d’antan. Un regard sur eux, puis je me suis tournée vers l’avenir, la tête haute. Bien décidée à signifier au Grounder qu’il ne m’avait pas brisé, qu’il avait certes acquis la certitude que je resterais à ses côtés, mais je n’agirais nullement comme une esclave qu’il avait anéantie. Je n’allais certainement pas changer celle que j’étais pour lui faire plaisir. Même s’il a daigné laisser la vie sauve à mes compagnons. J’esquisse un sourire amer, à cette pensée. Lui m’a écouté, quand je l’ai supplié d’épargner les miens. Pas comme elle. Pas comme Lexa, qui m’a tourné le dos, au Mont Weather, sachant pertinemment que je ne pourrais pas laisser les miens. Que la maigre armée que nous étions alors ne partirait pas d’ici sans le reste d’entre nous. Elle nous a laissé affronter la Mort, avec de très maigres chances de s’en sortir. J’avais pensé – stupidement – que notre alliance tiendrait le coup. Que le maigre lien que nous avions commencé à tisser, au fil du temps passé ensemble, avait au moins conduit à un semblant de confiance, pouvant aboutir à un pacte solide. Qu’elle aurait vu là l’occasion de repartir sur de bonnes bases, avec mon peuple. J’estime qu’elle a tout gâchée. Et je ne parle pas du mal que j’ai pu éprouver de la voir me détourner le dos, alors que j’avais déposé tous mes espoirs en elle, et en notre alliance, pour que nos deux peuples puissent, par la suite, repartir sur de bonnes bases. Elle qui m’a pourtant indirectement forcé à tuer Finn, un des miens. Celui que j’aimais. Je la hais. A cause de sa défection. A cause de ce que j’ai dû faire pour sauver les miens. A cause du sentiment d’abandon que j’ai ressenti en la voyant me tourner le dos. A cause de la partie existant en moi, qui me souffle qu’elle ne pouvait faire autrement, pour son peuple, tout comme je n’avais pas d’autre choix de tuer les résidents du bunker, pour sauver les miens. Je pousse un profond soupir en me disant qu’au moins, sauf malchance extrême, je ne devrais plus jamais la voir. Et ça n’est pas plus mal.

J’entends quelques échos de voix autour de moi. Sommes-nous dans un grand village ? Je n’ose pas croire que nous sommes à Polis, cela sous-entendrait que je devrais lui faire face, et je ne le souhaite nullement. Nous finissons par monter quelques marches, puis nous nous immobilisons, alors que je sens le sol « bouger ». Un ascenseur ? Je ne peux le certifier, je ne vois toujours rien. Quelques minutes plus tard, nous nous remettons en route. Et soudainement, on me pousse violement, ce qui fait que j’atterris – douloureusement – sur mes genoux. Le Grounder prend la parole, pour annoncer, dans sa langue natale, qu’il a amené Wanheda. Quelques murmures s’élèvent alentours, mettant visiblement en doute la certitude qui est sienne. Il faut dire que j’arbore toujours une couleur artificiellement rousse, alors que les avis de recherches laissent clairement à entendre que Wanheda est rousse. Le Natif peste entre ses dents, avant de m’arracher violement le bandeau que j’avais sur les yeux, puis celui qui m’empêchait de parler. Je cligne des yeux quelques secondes, passant difficilement de l’obscurité artificielle dans laquelle j’ai été maintenue jusqu’alors, au grand soleil qui baigne la pièce dans laquelle je me trouve. J’entrevois une foule assez conséquente, ainsi qu’une petite scène, sur laquelle se trouve, en plein centre, un trône. Et, assise dessus… « Toi ? J’aurai dû m’y attendre ! », crié-je à l’intention de Lexa, avec toute la rancœur que j’éprouve à son encontre. « Tu souhaites asseoir encore plus ton pouvoir en t’offrant la tête de Wanheda ? ». En employant le mot qui me désigne au sein de son peuple, je crache toute mon ironie, car sans les Grounders, et sans la défection de leur Heda, jamais je ne serais devenue cette Tueuse de la montagne. Mon regard est rivé sur elle, alors que j’occulte jusqu’à la présence des autres. Elle voulait me voir ? Elle va en payer le prix ! De toute façon, je suppose qu’elle ne va pas différer des autres Grounders, dans les projets qu’elle a pour moi. Ma mort sera pour elle un moyen de s’octroyer le prétendu pouvoir que j’ai désormais, après les avoir débarrasser des montagnards. « Fais vite, ton public attend ! », la provoqué-je, dans sa langue, de façon à ce que tous puissent me comprendre. Cela n’est sans doute pas judicieux de la provoquer de la sorte, mais je m’en fous. Mon ressenti à son encontre n’a que trop été enfermé en mois, au cours des derniers mois, pour rester bloqué encore, alors qu’il ne me reste sans doute plus beaucoup de temps à vivre. J’aurai préféré lui cracher tout cela debout, mais mon kidnappeur me cloue au sol depuis qu’il m’a « libéré », d’une pression exercée de sa main sur mon épaule.

Petite explication :
 
code by Silver Lungs



❝ Oh, you can't hear me cry, see my dreams all die from where you're standing, on your own. It's so quiet here & I feel so cold. Oh, when you told me you'd leave, I felt like I couldn't breathe, myy aching body fell to the floor. Now it hurts much more. You caused my heart to bleed & you still owe me a reason. I can't figure out why... Why I'm alone & freezing? And I'm just left alone to cry. ❞


Dernière édition par Clarke Griffin le Lun 17 Oct - 11:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Dim 2 Oct - 23:20



Sans sacrifices, l'humain ne pourrait pas survivre
Un long mois était passé depuis que Lexa avait eu à prendre l'une des décisions les plus compliquées de sa vie. Si elle ne s'était pas autant investie là-dedans, elle n'aurait jamais eu tant de remords à l'idée de laisser Clarke. Dans le fond, la brunette, qui était bien trop mature pour son âge, avait eu à faire un choix cornélien. Et même si elle s'en voulait d'avoir lâchement abandonné Clarke -ainsi que son peuple-, il y avait bien une chose qui était certaine ; si c'était à refaire, Lexa agirait à l'identique. Cette alliance avait été une faiblesse à partir du moment même où elle avait été passée. Le Peuple du Ciel n'était en aucun cas son peuple à elle, et c'était bien pour cette raison qu'elle avait préféré s'assurer de la survie du sien. Après tout, ceux du ciel ne faisaient pas partis des douze clans que Lexa se devait de protéger. Certes, un pacte avait été passé, avec ceux-la, mais ce n'était que temporaire. Et à partir du moment où son esprit de Heda avait pris le dessus sur sa personne, la brune s'était laissée guider et avait sorti son peuple des griffes de ses ennemis, partant finalement sans se retourner. Avoir laissé Clarke derrière n'avait pas été la stratégie la plus réfléchie, mais bien celle qui sauverait son peuple. D'ailleurs, cette ''trahison'' avait donc permis à Lexa de regagner la confiance aveugle qu'avaient les natifs envers elle. Désormais, ils croyaient en elle, et ne se permettaient plus de douter de ses opinions. Alors, quand elle avait ordonné d'envoyer divers de ses meilleurs guerriers partir à la recherche de Wanheda, aucun d'entre-eux ne s'étaient permis de lui faire une réflexion. Après tout, si la Commandante de la Mort n'était pas à ses côtés, les natifs risquaient gros. Effectivement, la Reine de la Nation des Glaces désirait elle aussi s'emparer de la blonde, pour pouvoir la tuer. Ce qui était totalement différent de l'objectif qu'avait Lexa. Ce n'était pas le pardon qu'elle cherchait de la part de la blonde, mais bien plus encore. Protéger son peuple était certainement la seule raison pour laquelle Heda avait envoyé tant de monde à la recherche de Wanheda. Pourtant, ce n'était pas vraiment le cas.

La brune ne s'en était pas encore rendue compte, mais savoir Clarke en sécurité était finalement important pour elle. Lexa était loin d'être bête, et voyait parfaitement que ce qu'elles avaient tissé avant sa ''trahison'' aurait parfaitement pu se finaliser en une quelconque amitié. Chose que la Commandante n'avouerait jamais haut et fort. Puisque avouez tenir à quelqu'un, même amicalement, c'est encore une fois avouer avoir des faiblesses. Anya en était une. C'était d'ailleurs pour cette raison que Lexa avait eu énormément de mal à cacher sa souffrance intérieure, mais fidèle à elle-même, et ce caractère vide de toutes émotions, la brune n'avait jamais pleuré la mort de son amie, celle dont elle avait été le second. La blonde lui avait appris l'art du combat, les différentes manières de combattre ces énormes monstres -appelés aussi dinosaures-, ou encore de rester forte. Anya avait été là à chaque fois, sauf aujourd'hui, qui serait loin d'être un jour comme les autres.

Cette belle mâtinée aurait pu se passer normalement, puisque après un levé avant l'aube, et un entraînement des plus rudes, ce qu'elle faisait chaque matin pour garder la forme, la brune était partie plonger son corps dans l'eau bouillante. La chaleur de celle-ci lui permettait d'éloigner d'avance les futurs courbatures qui commencèrent à se faire ressentir. Mais malheureusement, à Polis, rien ne restait calme très longtemps, puisque la brune n'avait pas le temps d'avaler quoique ce soit, filant d'avance se vêtir de sa tenue de combattante, enfilant finalement son fourreau autour de sa taille, ainsi que son épaulette. Arrivée sur le fauteuil qui lui servait de trône, Lexa y laissait poser son fessier, en saluant finalement les douze portes-paroles face à elle. Ils s'étaient tous réunis pour parler de l'avancer des dinosaures en direction de Polis. Aujourd'hui, Lexa ainsi que ses meilleurs guerriers devraient certainement s'absenter pour couper quelques têtes de ces bêtes, espérant alors permettre d'éviter une trop grosse perte des habitants de la capitale. Mais évidemment, le sujet de Wanheda revenait aux lèvres de chacun, qui demandait à leur Heda où elle en était. La brune s'apprêtant à répondre fut automatiquement coupée par deux portes qui venaient de s'ouvrir d'un coup, faisant sursauter la plus part des personnes dans la pièce, sauf elle.

Le Prince d'Azgeda venait de faire une entrée fracassante, faisant simplement hausser un sourcil à Lexa. La commandante s'exprimait tout aussi bien avec des expressions faciales, que avec des mots. Mais il n'était pas seul, puisqu'il était accompagné d'une jeune femme aux cheveux, roux ? Prétendant qu'il s'agissait de Wanheda. Son visage était légèrement baissé, Lexa ne réagissait pas tout de suite. Au moment où le bandeau fut retirer des yeux de la blonde -désormais rousse-, et que cette dernière s'exprimait, Heda semblait enfin réaliser. Quelqu'un avait retrouvé Clarke, et ce n'était pas n'importe qui. Le Prince Roan. Par chance, il ne l'avait pas livré à sa mère. La brune se levait donc lentement de son siège, posant finalement sa main sur son fourreau dans lequel se trouvait son sabre. « Toi ? J'aurais dû m'y attendre ! », avait d'abord lâché la blonde, avant de rajouter aussitôt : « Tu souhaites asseoir encore plus ton pouvoir en t’offrant la tête de Wanheda ? ». Surprise, Lexa ne se laissait pourtant pas descendre, et gardait un visage des plus stoïques. La brune aurait pu sourire en coin, si seulement les derniers propos de Clarke n'avaient pas atteint ses tympans. « Fais vite, ton public attend ! ». La Commandante haussait donc un sourcil, étonnée d'un comportement si rebelle. « Clarke kom Skaikru.. », avait-elle laissé échapper d'entre ses lèvres, à travers un murmure.

Visiblement, toute l'assemblée était étonnée que quelqu'un ose manquer autant de respect à leur commandante. Ils commençaient tous à murmurer, et d'autre crier de lui couper la tête. « Shof op ! », ordonnait alors la brune en levant la main, afin de maintenir désormais le silence dans la pièce. D'un signe de tête, elle ordonnait à ses gardes de sortir tout le monde, sauf Roan, Titus, et Indra, qui pour ces deux derniers se tenaient juste derrière elle. Visiblement, ils avaient refusé de sortir, autant les uns comme les autres, ce qui poussait Lexa à ignorer Clarke pendant quelques secondes.

« Vous feriez mieux d'attendre dans le couloir, Prince Roan. », faisait-elle presque grincer entre ses dents, puisque la brune se demandait s'il n'y avait pas une stratégie de la Reine derrière tout cela. Les faire tous sortir, hormis deux d'entre-eux, n'avait visiblement pas été ce à quoi Clarke devait s'attendre, mais peu importe. Lexa refusait de laisser la rousse se donner en spectacle, puisqu'elle méritait elle aussi le respect de son peuple. Alors, lorsqu'elles furent enfin seule, ou presque, la brune s'approchait lentement de la blonde, la dévisageant pour la première fois sans la moindre honte, relevant une nouvelle fois l'un de ses sourcils. Si les conditions étaient plutôt bonnes, Lexa se serait permise de lui faire une réflexion sur sa coupe de cheveux, mais elle n'en fit rien.

« Tu veux que je te tue, donc ? Très bien. Vos désirs sont des ordres, Wanheda. ». Sa dernière phrase, la brune l'avait chuchoté puisqu'elle se moquait presque de Clarke, sortant finalement son sabre de son fourreau. Elle circulait lentement autour de la rousse, avant de donner un violent coup avec l'aide de son arme, ce qui fendait en deux les cordes qui avait empêché la prisonnière de divers mouvements pendant tout ce temps. Titus observait chacun des mouvements de sa Commandante, se permettant même de s'exprimer : « la libérer n'est-il pas une mauvaise idée, Heda ? », ce que la brune ne percutait pas, puisque au contraire, elle fixait Clarke droit dans les yeux. Son regard émeraude pouvait parfaitement faire comprendre à la rousse une chose : si jamais elle lui manquait encore une seule fois de respect devant son peuple, elle risquerait de le regretter. Sa posture plus droite que jamais, son regard perçant, ses doigts entourant son sabre, et son visage levé en l'air, Lexa avait tout l'air d'une vraie Heda, totalement effrayante. Même si cela ne ferait certainement jamais effet sur la rousse, contrairement aux autres.
PAR BROADSWORD.



   
Victory stands on the back of sacrifice.
You think our ways are harsh, but it is how we survive. Life is an endless battle. Only the sacrifice is the key to survive. So, it is necessary to have no weakness, for to kill or betray without suffering.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Lun 3 Oct - 1:04

Sujet commun
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Je vois bien, que mon attitude dédaigneuse, face à Lexa, déplaît à son peuple. Je les entends bien. Je ne les comprends pas parfaitement bien, même si ma maîtrise de la langue des Grounders s’est développée ces derniers mois, mais je leur fais mauvaise impression, à provoquer ainsi leur Heda vénérée. Sachez-le bien : j’en retire une certaine satisfaction, qui se manifeste au sourire en coin qui se dessine sur mes lèvres. J’ai beau être agenouillée de force devant elle, les mains liées dans mon dos, jamais je ne la respecterais. Ou, au moins, je ne ferais plus jamais cette erreur. Pas plus que je ne me risquerais à lui faire de nouveau confiance, mettant la vie des miens, et la mienne par extension, mais cela est bien superflu, entre ses mains. Si elle croit que je vais me laisser influencer par la complicité qu’on avait commencée à tisser, elle rêve. Si elle croit réellement que le baiser qu’elle m’avait alors donné, et auquel j’ai répondu, va amoindrir le mépris que j’ai pour elle, elle m’a décidemment très mal cernée. Peut-être que je lui en veux aussi intensément que cela parce que j’avais alors fini par m’attacher à elle, à découvrir que sous ses airs de Commandante se cache une jeune femme qui tâche de faire au mieux pour son peuple. Une personne guère plus différente que moi, sauf qu’elle, au lieu de moi, à grandir dans un univers des plus hostiles, et est habituée à diriger les siens d’une main de maître. Un individu que j’aurai pu finir par aimer, en apprenant à mieux la connaître, une fois le deuil de Finn fait, la situation entre nos deux peuples apaisée, et du temps pour digérer le passé. Mais la vie en a décidé autrement, et c’est peut-être parce que je suis bien trop consciente de tout cela, et de cette possibilité, que je lui en veux autant. Que je lui en veux doublement. A Heda, mais aussi à Lexa. A la 1ère parce que j’ai mis le sort des miens entre ses mains, à la 2nde parce que j’aurai pu – et sans doute désiré – finir par confier mon cœur. A présent, cela appartient à un passé qui parait tellement lointain que je me demande même s’il a bien existé. La brune qui me fait face ne m’inspire que du mépris. Et je sais que mon ressentiment à son encontre pourrait être encore bien pire, si jamais ma mère, ou Bellamy, avait perdu la vie, sous la montagne. Ma mère, parce qu’elle est la seule famille – de sang – qu’il me reste. Et Bellamy, parce que bien qu’il soit parfois franchement pénible, est une des rares personnes en qui j’ai réellement confiance. Ne me demandez pas de définir plus précisément notre relation, j’en serais incapable, et je n’ai pas envie de me pencher dessus, de toute façon. Il n’est donc qu’un ami, sans doute le meilleur que je puisse avoir. Et ça m’aurait donc brisée – encore plus – s’il avait perdu la vie, lors de sa mission d’infiltration. « Clarke kom Skaikru.. », fini par laisser échapper Lexa. Mon sourire ne se dissipe pas, bien au contraire, il s’accroît, indiquant clairement que je préfère qu’on m’appelle Clarke et non Wanheda. Quelle idée, d’utiliser un tel nom à mon encontre ! La Commandante de la Mort ? Vraiment ? Pour avoir employé une solution aussi drastique que celle à laquelle je suis réduite, au Mont Weather ? J’ai la mort de plus de 300 personnes sur les mains et sur la conscience. Et même le fait de savoir que Bellamy a poussé le levier avec moi, ça n’atténue en rien ma certitude : si je n’avais pas lancé cette idée terrifiante, jamais elle ne lui serait venue à l’esprit. A bien des égards, il vaut mieux que moi. Et par bien des égards, c’est pour cette même raison que je ne préfère pas lui faire face, je n’aurai pas le courage de voir l’ampleur des dégâts que j’ai pu provoquer sur son être. Mais ce constat, je veux que Lexa le fasse, qu’elle voit le mal qu’elle m’a fait, en nous tournant le dos, ce soir-là. Je veux que son peuple voit que le peuple du Ciel ne tolère pas qu’on bafoue ainsi des pactes, et qu’on se joue d’eux. Même si là, c’est leur « Wanheda », qui s’exprime, et non Clarke. Hors de question que ma colère ne retombe sur les miens. Je ne le supporterais pas. Quand bien même je ne serais plus là pour le voir. « Shof op ! », exige-t-elle, à l’adresse des bavards. Un léger soupir m’échappe, agacée par ce petit jeu, que j’aimerais voir prendre fin au plus tôt. Non pas que j’ai envie de mourir, mais je n’ai pas l’intention de rester enfermée dans les cachots de Polis, alors oui, en ce cas, la mort semble une meilleure option. Je pourrais certes penser à ce que ressentiraient les miens, qui chercheraient sans doute à venger ma mort – si tant est que celle-ci leur soit annoncée – mais pour l’instant, seule ma rancune domine. Aveuglée, je ne le suis certes plus par les bandeaux, mais bel et bien par mes sentiments. C’est bien pour cette raison qu’un ricanement, moqueur, m’échappe, alors que Lexa signifie à ses gardes de vider la salle. Sa prestance n’est pas assez puissante pour s’assurer de la calme participation de sa foule, lors de mon exécution ? Ou a-t-elle peur que quelqu’un ne lui vole son heure de gloire, en me tuant à sa place ?

Ne perdant pas une occasion de signifier que je ne la crains pas, en dépit de son cérémonial des plus travaillés (on lui obéit toujours au doigt et à l’œil, visiblement !), je fais claquer ma langue contre mon palais. Ainsi donc, je donne l’impression que je m’ennuie. Alors qu’au fond, oui, j’ai peur. Je vous l’ai déjà dit, je n’ai pas envie de mourir. Mais j’ai appris, au fil des mois passés sur Terre, à ne pas montrer ma peur face à mes ennemis. Lexa et les siens étant mes ennemis, il est hors de question qu’ils puissent voir la peur qui m’habitent. Et ce, même si en agissant ainsi, je participe à leur jeu idiot, en revêtant le visage imperturbable de la froide tueuse de la montagne. « Vous feriez mieux d'attendre dans le couloir, Prince Roan. », dit-elle à l’intention de mon bourreau. Mes sourcils se haussent, sous la surprise. Je ne m’attendais pas à ce qu’un prince se soit rabaissé à me capturer. Je ne m’attendais même pas à ce que de tels titres existent encore, sur Terre, c’est pour dire. Le dénommé Roan sort de la pièce, me laissant alors libre de me relever, ce que je m’empresse de faire. Je ne cesse de dévisager Lexa. Si elle voulait m’effrayer en vidant – presque entièrement – la salle, elle se trompe. Je mourrais la tête haute, et sur mes deux jambes. J’ignore ainsi royalement Indra, et l’homme dont j’ignore l’identité. Une partie de moi espère qu’Indra, en honneur au lien fort qu’elle a tissée avec Octavia, préviendra les miens de ma mort. Histoire que ma mère cesse de me rechercher, car je sais, je m’en doute, qu’elle me cherche, refusant de comprendre que je ne serais sans doute jamais prête à affronter à nouveau les regards des nôtres. Pas plus que le sien. Je n’ai que trop vu la déception poindre dans ses yeux, quand elle a compris, pour TonDC. Je n’ose imaginer la teinte que prendrait son regard, avec le massacre du Mont Weather en plus. Lexa fini par s’approcher de moi, prenant son temps, savourant sa victoire. Oh, je n’ose imaginer à quel point elle doit être réjouie. M’avoir capturé prouvera aux quelques tribus récalcitrantes, qu’elle est toute-puissante. Ainsi, sa coalition n’en sera que plus forte. Alors qu’elle me scrute, j’hausse les sourcils, ouvertement provocatrice, les lèvres toujours pincées en une ligne agacée et méprisante. Ca n’est pas parce que nous sommes en un comité restreint que je vais lui sourire et lui présenter mes excuses pour les mots prononcés un peu plus tôt. Hors de question. Je les pensais tous, et fortement. « Tu veux que je te tue, donc ? Très bien. Vos désirs sont des ordres, Wanheda. », brise-t-elle finalement le silence, accédant à ma « requête » dans un murmure bien énervant. L’utilisation de mon « titre » me fait tiquer, mais je fais disparaître mon mécontentement sous un sourire froid et distant. Une partie de moi refuse de croire qu’elle va me tuer ici-même. Non pas parce que j’espère une quelconque clémence de sa part, ça, jamais, je n’ai que trop conscience qu’elle mettra toujours son peuple avant ce qu’elle peut bien vouloir. Mais plutôt parce qu’il me parait très peu probable qu’elle me tue ici. Dans cette salle vide. Quelle gloire en retirerait-elle, par rapport à l’ensemble des tribus qu’elle gouverne ? Une autre – infime – partie de moi, que je relègue au 2nd plan, n’est guère rassurée. Je sais qu’elle pourrait le faire. Mais, au moins, si elle s’en charge, cela devrait être fait rapidement, et non de manière barbare, donc, pas une décapitation qui nécessite que le bourreau s’y prenne à plusieurs reprises ! Très peu décidée à lui faire plaisir en montrant le moindre signe de frayeur, je regarde farouchement droit devant moi. Seul signe de ma peur, et de mon appréhension : ma mâchoire crispée. Le cœur battant à tout rompre, j’attends le moment fatidique, alors que Lexa me contourne, prenant son temps, savourant visiblement la situation. Mon cœur tambourine tellement fort qu’il résonne dans mes oreilles, il me faut plusieurs secondes pour comprendre ce qu’elle a fini par faire. Me voilà désormais libre, ce qui n’est pas pour plaire à l’homme : « la libérer n'est-il pas une mauvaise idée, Heda ? », l’interroge-t-il, mais la principale intéressée n’en a cure, étant donné qu’elle me fait de nouveau face, et me dévisage, sans doute plus intensément que tout à l’heure. J’attends quelques secondes, le temps de m’assurer que ma voix ne soit plus troublée par la tension – mortelle – que j’ai éprouvé un peu plus tôt, puis je prends enfin la parole : « Elle n’a déjà pas eu le cran de venir me capturer en personne, alors elle préfère sans doute me tuer sur la place publique, au cours d’une grande fête ! », dis-je à l’intention de l’individu, détournant ouvertement le regard de Lexa. A nouveau dans la provocation. Le fait d’avoir cru mes dernières heures venues n’a pas eu raison de ce pan-là de ma personnalité, bien au contraire ! Pourquoi m’en priver, si je peux ainsi signifier à Lexa que sa pathétique mise en scène ne m’a pas convaincue ? Pourquoi me forcer à lui dissimuler le fait qu’elle ait perdu de mon respect, mais surtout ma confiance et mon amitié – ou possiblement plus ? – en s’abaissant de la sorte ? Oh, je sais, je joue un jeu dangereux, en prétendant qu’elle ait pu avoir peur de tenter de me capturer elle-même, mais c’est volontaire. Je me doute bien que d’autres tâches, autrement plus importantes, l’attendaient ici. Mais tacler l’égo des gens, c’est toujours un bon moyen, dans une telle situation. « Mais ça serait bien de prévoir ça sans trop tarder, je m’ennuie rapidement ! », balancé-je, en tournant de nouveau mon regard sur la brune qui me fait face. J’aurai sans doute pu essayer de bouger. Mais je ne suis pas stupide à ce point-là. Je ne fais pas le poids face à elle, mais en plus de cela, il y a deux personnes de sa garde rapprochée. Je n’aurais pas eu le temps de faire un seul geste que j’aurai déjà perdue une de mes mains, voire la vie. En lieu et place d’une éventuelle tentative d’assassinat sur la Commandante des Grounders, je me contente donc de frotter à tour de rôles mes poignets rendus douloureux par les liens. A croire que cette conversation est on ne peut plus normale. Qu’on va bientôt tous rassembler autour d’un bon banquer. Que je ne suis pas qu’une vulgaire prisonnière ici. Que je n’ai pas une épée de Damoclès au-dessus de la tête ! Car j’ai bien compris ce que la brune tentait de me faire comprendre, dans son regard, après son petit manège : elle ne tolérera pas plus longtemps que je lui tienne tête. Ou je perdrais la mienne. Dommage pour elle, je ne suis pas du genre à faire ce qu’on attend de moi…

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❝ Oh, you can't hear me cry, see my dreams all die from where you're standing, on your own. It's so quiet here & I feel so cold. Oh, when you told me you'd leave, I felt like I couldn't breathe, myy aching body fell to the floor. Now it hurts much more. You caused my heart to bleed & you still owe me a reason. I can't figure out why... Why I'm alone & freezing? And I'm just left alone to cry. ❞
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Lun 3 Oct - 2:38



Sans sacrifices, l'humain ne pourrait pas survivre
Toutes les attitudes déplorables de Clarke commençaient réellement à agacer Lexa, mais pas seulement. Titus qui se tenait juste derrière elle, avait tout l'air d'être agacé lui aussi. La rousse se montrait irrespectueuse, laissant alors paraître qu'elle s'ennuyait de la situation, devant le regard affligé du Fleimkepa. Ce dernier avait très certainement envie de l'attraper par la col, de la soulever et de lui en mettre une, mais il savait parfaitement qu'agir de la sorte déplairait à son Heda. D'ailleurs, cette dernière avait aperçu du coin de l'oeil son Gardien assez choqué de l'attitude de Clarke. La trahison de Lexa ne permettait malgré tout pas à la fille du Ciel de manquer autant de respect. Du moins, c'était ce que s'imaginait Titus. Puisque contrairement à lui, la brune avait un tout autre avis. Si les situations avaient été inverse, personne d'autre mieux que la Commandante n'aurait pu aussi bien comprendre un tel choix. Effectivement, cette dernière en aurait certainement énormément voulu à Clarke, de l'avoir abandonné, mais pas à cette autre partie d'elle. La brune était Lexa, mais aussi Heda. Et le soir du Mount Weather, elle avait agi en tant que Heda, même si au fond d'elle, une très légère petite voix lui avait ordonné de ne pas abandonner Clarke. Peut-être parce que le baiser qu'elle lui avait offert lui plaisait certainement bien plus qu'elle ne l'avait imaginé. En tout cas, son rôle de commandante avait pris le dessus, et le prendra encore pour le restant de sa vie. C'était certainement le seul désavantage d'être si haut-gradé. Une vie personnelle était tout simplement impossible. Que ce soit de l'amour ou de l'amitié, ce genre de sentiments n'avaient pas lieu d'exister. En tout cas, Lexa était persuadée que dans la situation inverse, elle aurait pu comprendre Clarke, et lui pardonner. Mais elle n'était pas la rousse, et était justement celle qui avait fauté, ce qui l'obligeait à admettre ses responsabilités, et en prendre totalement part. Après tout, dans l'histoire, elle était celle qui avait fait souffrir l'autre. Seulement, la rousse ne devait pas se douter que Lexa s'en était elle-même voulue, même si elle le referait sans hésiter. Ne pas se retourner avait été la pire obligation qu'elle s'était obligée à faire, sinon elle serait revenue en arrière, offrant son aide à la blonde. La commandante avait-elle réaliser qu'elle avait perdu l'une de ses faiblesses -Anya, en l’occurrence-, mais que malheureusement, elle en avait retrouvé une autre. Une bien pire encore. D'ailleurs, la savoir à Polis ce soir donnait totalement envie à Lexa de sauter partout, si elle ne contrôlait pas continuellement ses émotions. Encore une fois, elle restait de marbre, se souvenant au fond d'elle de cette conversation avec Clarke, pendant laquelle la brune avait eu la chance de pouvoir lui parler de la capitale, et de son désir que la Skaikru vienne la rejoindre là-bas.

Comment avait-elle pu se perdre autant dans ses pensées en fixant simplement la jeune femme face à elle ? Lexa devait vite se reprendre en main ! Elle rangeait brutalement son sabre dans son fourreau, avant de plonger ses yeux émeraudes dans ceux de l'ancienne blonde. « Elle n’a déjà pas eu le cran de venir me capturer en personne, alors elle préfère sans doute me tuer sur la place publique, au cours d’une grande fête ! », lâcha-t-elle spontanément, devant le regard étonné de Indra. Clarke devenait bien trop insolente, et Titus rempli de râge. Lexa quant-à-elle, fixait toujours la rousse, ne laissant rien paraître sur son visage. Pourtant, au fond d'elle, c'était bien de la déception qu'elle commençait à ressentir. Mais au lieu de se montrer faible, elle haussait un sourcil, tout en prenant un air faussement amusée. C'était donc ce que Clarke pensait d'elle, que non seulement elle était lâche, mais en plus de cela, qu'elle comptait lui ôter la vie. Contrairement à ce que la majorité pouvait penser, Heda ne voulait pas prendre le pouvoir du Wanheda, mais bien la protéger de ceux qui le désirait, et la tenir éloigner de la mère de Roan. La brune était clairement en train de perdre ce semblant de bonne humeur qu'elle aurait pu avoir au réveil, mais le montrer à la blonde serait donc faire exactement ce qu'elle attendait d'elle : lui montrer qu'elle aussi pouvait avoir des faiblesses. Se redressant légèrement, la brune s'apprêtait à riposter, quand elle fut devancée par une Clarke encore visiblement sûre d'elle : « Mais ça serait bien de prévoir ça sans trop tarder, je m’ennuie rapidement ! ». Alors comme ça, Clarke s'ennuyait ? Elle n'avait vraiment aucune peur, ou peut-être était-elle juste bête de chercher à tenir tête à Lexa de la sorte. Sa haine envers elle parlait pour elle, et si Lexa écoutait le chauve, elle lui aurait tranché la gorge depuis longtemps. Seulement, il s'agissait de Clarke, et la blonde ne le savait peut-être pas encore, mais elle venait d'être placée sous la protection du Commandant des Natifs, à partir du moment où elle avait posé les pieds à Polis. Rien de tout cela n'avait été envisagé ainsi par Lexa avant le Mount Weather, pourtant Clarke était là, même si la brune aurait pu jurer être certaine de ne plus jamais la revoir. En tout cas, quand la rousse prenait la parole une deuxième fois, Titus manquait de s'étouffer avec sa propre salive. Alors que Indra et lui commençaient à faire un pas en direction de la rousse, Lexa levait sa main en l'air, désignant la porte d'un signe de tête. « Je ne vous laisse pas seule avec elle, Heda ! », s'exclamait Titus, tandis que Indra exécutait l'ordre de son commandant, quittant donc la pièce. Le chauve quant-à lui restait là, fixant aussi froidement que possible la blonde.

« Ai laik yu heda, en yu na badan ai op ! », ordonnait finalement Lexa à Titus, qui quittait sagement la pièce. Ayant presque élevé sa commandante, le chauve se permettait certain débordements, mais ce n'était vraiment pas le moment, ni au goût de cette dernière. La brune avait été obligée de lui rappeler son rang, et de lui ordonner de lui obéir, ce qu'elle détestait tout particulièrement faire avec lui. D'autant plus que ce n'était pas le premier débordement que ce permettait de faire son Fleimkepa en ce moment. Déjà l'autre fois avec un natif, et maintenant aujourd'hui, qui plus est face à Clarke. Décidément, Lexa devrait lui remettre une bonne fois pour toute les pendules à l'heure. Il était inconcevable qu'un homme ayant un grade inférieur à elle, se permette de lui tenir tête. Peut-être qu'en voyant que c'était ce que faisait Clarke, il croyait pouvoir en faire de même ? Mais il n'était pas elle. Et encore moins Wanheda, même si lui aussi avait un grade extrêmement important. Il n'était pas, et ne sera jamais la blonde -désormais rousse-. Alors qu'importe, Clarke voulait tenir tête à Lexa pour le moment, en lui manquant de respect ? Qu'il en soit ainsi. Mais la brune n'arrivait pas à lui en vouloir, puisque un tel comportement était vraiment explicable et compréhensible. Après tout, elle l'avait abandonné, elle et son peuple, n'ayant absolument pas tenu sa promesse. Mais une promesse faite envers son peuple était majoritairement plus importante qu'une promesse faite envers un simple allier, n'est-ce-pas ? Alors oui, Lexa était peut-être légèrement fautive. Soit elle avait trahi la blonde. Pourtant, elle n'en restait pas moins Heda, et ses agissements en tant que tel était essentiel pour le bien-être de son peuple. Peu importe l'avis de la Skaikru.

Enfin bref, maintenant, Lexa était enfin seule avec Clarke. Détestant ne rien faire de ses mains, la brune attrapait son couteau dans son autre fourreau, puis commençait à le faire glisser lentement entre ses doigts. Tout cela n'était en rien censé paraître menaçant, mais si Lexa pouvait s'en servir, c'était tant mieux. Clarke devait comprendre qu'elle ne souhaitait en rien sa mort et pour lui faire rentrer dans la tête, la brune n'avait qu'une seule solution. « Préfères-tu t'ennuyer, ou mourir, Clarke ? », lui demandait-elle sans sourire, ni ne laisser paraître une part de faiblesse. D'un geste puissant, Heda poussait la Skaikru contre le mur derrière elle, en lui lançant un regard des plus glaciales. Et après avoir fait glisser la lame de son couteau sur la joue de la fille du ciel, elle lui déposait simplement dans la main, avant de se reculer pour s'installer sur son fauteuil, dans un silence terriblement morbide. La brune n'avait jamais tourné le dos à Clarke, puisque tourner le dos à son ennemi était la première erreur que faisait chaque guerrier débutant.

« Visiblement, Clarke Kom Skaikru, ton désir de mourir est bien réel. En voilà l'opportunité. Tu n'as qu'à la saisir, je ne m'en chargerais pas pour toi. », disait plus que franchement en la blonde toujours contre le mur. Habituellement peu bavarde, Lexa se laissait finalement aller, prenant la parole aussi vite qu'elle venait de la perdre. « Pour ta gouverne, tu n'es pas ici parce que je veux te voir morte. », disait Heda en fixant la rousse, qui était désormais armée. Ce fut les simples explications qu'elle s'était permise d'apporter à Clarke, même si au fond d'elle, elle bouillait d'envie de la gifler pour la ramener à la réalité. Sur Terre, tout était différent, et encore plus chez son peuple, et certains d'entre-eux n'agissaient pas bêtement. Lexa en était l'exemple.

La brune croisait ses jambes ainsi que ses bras, avant de poser pendant quelques secondes son regard sur le corps de la rousse. Elle avait dû vivre des choses vraiment pas marrantes, mais ce n'était pas cela que pensait pour le moment Lexa en examinant Clarke. Cette dernière était extrêmement sale, certainement que la plonger dans un bain bouillant la rendrait plus élégante. Non pas qu'elle ne l'était pas, mais elle le deviendrait encore plus. En tout cas, la commandante comptait bien obliger la blonde à rester à Polis, ne pouvant pas se permettre de la relâcher en liberté, au grand risque qu'elle ne tombe entre les mains de la Nation des Glaces, et meurt après des heures de tortures. Puisque évidemment, c'était bien ce qu'il lui arriverait.

Les deux jeunes femmes étaient seules dans la pièce, en guise de retrouvailles, Lexa n'aurait pas pu rêver mieux. Même si Clarke lui en voulait énormément, elle comptait bien tout faire pour racheter sa confiance, surtout en lui offrant sa protection, qu'elle en veuille ou non. En tout cas, son côté Heda la poussait à agir de la sorte, pour le bien de son peuple, mais aussi celui de la blonde. Si la Reine apprenait leur alliance, elle les laisserait en paix. C'était donc pour cette raison que la brune se demandait comment annoncer cela à Clarke. Elle qui mourrait d'ennui à peine était-elle arrivée ici, comment prendrait-elle le fait que si elle ne voulait pas rester, elle serait comme une prisonnière ? Et qu'elle n'aurait certainement pas le choix, sur le fait de passer une sorte de pacte avec Lexa. Et si Clarke si opposait, la natif avait déjà divers menaces en tête pour l'en dissuader, ce qui lui vaudrait certainement encore plus la colère de la rousse pour le moment. Mais plus tard, quand le temps aura passé, peut-être qu'elle ouvrira les yeux, et qu'elle se rendra compte de ce que Heda ne voit même pas. Ou alors, cela finira en guerre entre divers clans. Enfin bref, Lexa se levait finalement de son fauteuil, fixant la Commandante de la Mort face à elle.

« Qu'attends-tu pour me montrer ce que tu sais faire d'un couteau ? », fut la dernière phrase prononcé par la jeune brune, qui ne comptait pas réellement provoquer Clarke, mais bien la faire réagir. Elle la fixait donc, attendant une quelconque réaction de sa part, puisque visiblement Clarke avait hâte d'une seule chose : Mourir.
PAR BROADSWORD.



   
Victory stands on the back of sacrifice.
You think our ways are harsh, but it is how we survive. Life is an endless battle. Only the sacrifice is the key to survive. So, it is necessary to have no weakness, for to kill or betray without suffering.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Lun 3 Oct - 16:53

Sujet commun
Theres venom in my veins and you better walk away, it’s too soon. And the hardest part is that it broke my heart & I didn’t get a chance to grieve, I was throw into the burning breeze. I’m a tick tick ticking time bomb, gonna blow up in your face cause you did me wrong. Calling out your name at the hands of God. Do you like it when it hurts? Cause it hurt a lot. (Citations de la fansong "Clexa" : Tickin' Time Bomb - Taylah155)


Ca a quelque de libérateur, de pouvoir tout déballer ainsi. Quitte à ce que je profère mes dernières paroles, autant qu’elles soient utiles. Etant donné qu’elles ne peuvent être adressées à ma mère ou à mes proches, qu’elles le soient à une personne – encore une – qui m’a grandement déçue. Encore une que j’aimerais détester pour m’avoir blessée, à l’instar de Wells, de ma mère ou encore de Finn, mais surtout une personne, que, tout comme eux, je ne peux mépriser entièrement. Car je comprends ce qui l’a poussé à agir de la sorte, tout comme j’ai fini par comprendre leurs motivations. Mais je ne suis que trop lasse d’être blessée de la sorte, et que ça s’accompagne sans arrêt de morts. Ma mère a cru bien faire en parlant des projets de mon père au chancelier, ce qui a valu l’exécution de mon père, et mon emprisonnement. Wells a cru bien faire en me laissant le croire le seul fautif de tous ces drames afin que je ne déteste pas ma mère, et c’est lui que j’ai haï, n’ayant l’occasion de commencer à renouer avec lui que peu de temps avant qu’on ne lui prenne la vie. Finn a cru bien faire en massacrant ses innocents pour leur faire payer ce qu’il pensait que leur peuple m’avait fait, et tout ce qu’il a récolté, c’est d’être devenu un meurtrier dont la vie a été réclamé par le peuple bafoué, m’obligeant à le tuer afin qu’il ne soit torturé des heures durant. Lexa a cru bien faire en préférant nous laisser au Mont Weather pour sauver son peuple, brisant ainsi la confiance que j’avais placé en elle et en notre capacité à préparer un futur paisible pour les Natifs et les habitants de l’Espace, me forçant à commettre un massacre, pour sauver les miens. J’aimerais que ça prenne fin. Mais ça ne cessera jamais. Car ce monde ne se prête pas à une vie à peu près calme, loin de toutes déchirantes trahisons et déceptions funestes. Je l’avais déjà appris dans l’Espace, j’ai naïvement cru que cela pourrait en aller autrement sur Terre, mais force est de constater qu’ici-bas, c’est même pire. Et je doute être en mesure de supporter cela plus longtemps. C’est l’une des raisons qui m’a poussé à laisser les miens. Je savais qu’ils ne cesseraient de voir en mien un leader, considérant qu’à ce niveau, j’avais fait mes preuves. Ils auraient continué à attendre de moi que je les guide, que je prenne les meilleures décisions pour eux. Mais c’est largement au-delà de mes forces. Contrairement à ce qu’ils ont tous l’air de penser à mon sujet, depuis que nous sommes tous sur Terre, je ne suis pas faite pour cela. Je ne suis pas assez forte pour assumer une telle charge. Et je ne veux plus de tout cela. De toute cette angoisse, de toute cette pression, de toute cette souffrance. J’ai déjà fort à faire avec les fantômes des êtres que j’ai tués, ou échoué à sauver – et qui ne cessent de hanter le moindre de mes songes – pour en ajouter d’autres. Regardez-moi. Regardez-moi vraiment. Au-delà de la lueur furieuse qui brille dans mon regard. Au-delà du mépris qui transparait dans ma voix. Au-delà de la posture révoltée que j’adopte. Au-delà de la couleur que j’arbore pour dissimuler vainement celle que je suis. Au-delà de la crasse dont je n’ai pas réellement cherché à me débarrasser au cours de mes mois d’errance. Ne voyez-vous pas à quel point je suis brisée ? En tellement de petits morceaux, qui ont été évaporé un peu partout, à tel point qu’il est impossible de les rassembler à nouveau ? Il est improbable que je redevienne – et souhaite redevenir – celle que j’étais autrefois. Au moins aies-je retenu une leçon, au fil des moments partagés avec Lexa : l’amour est une faiblesse. C’est parce que je tenais à Bellamy et que je refusais de le perdre que j’ai mis du temps avant d’accepter son idée d’infiltrer le Mont Weather pour sauver les nôtres. C’est parce que je ne peux me fermer comme elle à tous sentiments que je ne veux plus être une leader pour les miens. Parce que je sais pertinemment que mon cœur aura toujours son mot à dire, sur les décisions à prendre, et celles prises, par mon cœur. Contrairement à Lexa, je n’ai pas été élevée, ni entraînée, pour endosser un tel rôle. Je n’ai pas les épaules pour. J’ai toujours fait ce qu’il fallait pour les miens. Résultat ? Je ne suis même plus l’ombre de moi-même. J’ignore même ce que je suis à présent. Mais je sais que lorsque je l’apprendrais, cela ne me plaira guère. Presque autant que mon attitude déplait aux deux sbires de Lexa, qui sont restés dans la pièce. J’ai conscience que Lexa ne mérite pas un tel déferlement de mots acides. Mais c’est plus fort que moi, elle ne représente que trop mes espoirs déchus. Le reflet de ce que j’ai peur de finir par devenir, si je retourne aux miens – si tant est que je puisse le faire un jour, et que je le souhaite.

Ca s’agite, du côté d’Indra et de l’inconnu, mais Lexa leur fait rapidement comprendre qu’ils n’ont pas à intervenir, conservant, comme à son habitude, la maîtrise de la situation. Son impassibilité me tape sur les nerfs, royalement. Que ne donnerais-je pas pour voir à travers le masque qu’elle porte sans arrêt, une preuve infime montrant que sa décision lui pèse autant qu’elle me pèse à moi. Un simple regard d’excuse, signifiant qu’elle a conscience d’avoir contribué à me détruire, et qu’elle a anéanti ce qui nous unissait, peu importe ce dont il s’agissait. Oui, je sais, c’est égoïste. Mais j’en ai besoin. Pour parvenir à étouffer le feu de la rage qui m’habite. Pour parvenir à croire qu’elle n’est pas l’être sans cœur qu’elle a fait tellement d’effort pour être un beau jour. Parce que sinon, cela signifierait que tôt ou tard, je serais obligé de suivre ses traces, pour m’adapter à son monde, et que les miens finiront par en faire de même. J’en ai besoin également pour oublier la possibilité dérangeante qu’elle se soit jouée de moi, et des possibles sentiments que j’aurai pu ressentir pour elle, afin de m’assurer de la fiabilité de notre alliance, avant de me poignarder dans le dos. Je secoue la tête pour remettre de l’ordre dans mes idées, tandis que l’homme lui fait savoir que : « « Je ne vous laisse pas seule avec elle, Heda ! »,», ce qui m’arrache un sourire. De quoi-a-t-il peur ? Je ne fais clairement pas le poids face à Lexa. Et ça, Indra doit en avoir conscience, car elle, contrairement à lui, ne peste pas de l’ordre donné par sa Commandante. «  Ai laik yu heda, en yu na badan ai op», lui indique Lexa, ne supportant clairement pas qu’on tente de lui tenir tête. Cela me fait lever un sourcil, moqueur, tandis qu’une moue railleuse se dessine sur mon visage. Y aurait-il des tensions, dans l’entourage proche de Lexa ? C’est toujours bon à savoir. Même si cela ne me sera sans doute guère utile. Toujours est-il que je ne me suis pas fait d’amis, aujourd’hui, en agissant de la sorte. Mais je m’en fous. Je ne suis pas là de mon plein gré, et encore moins ici pour de telles choses. Je croise mes bras sur mon ventre, alors que la pièce est à présent vide. Hors de question de laisser croire que celui puisse m’effrayer, que d’être seule avec une Heda très certainement désireuse de me tuer, et énervée contre moi. Et là, j’ai l’impression de me retrouver propulsée – à quelques différences prêts – à quelques mois en arrière, lors de notre 1ère rencontre. Car comme alors, elle manipule son couteau, comme pour montrer sa dextérité avec cette arme. Comme pour signifier qu’elle est armée, et douée au combat, alors que moi, je ne suis…. Que moi. « Préfères-tu t'ennuyer, ou mourir, Clarke ? », m’interroge-t-elle, d’une voix égale. Mes sourcils se haussent tandis que je lui lance un sourire en coin, m’apprêtant à répondre, mais n’en ayant pas le temps, car elle me balance soudainement contre le mur. Mon visage devient moins bravache, sous la rencontre de mon dos et du mur, rencontre qui me coupe le souffle. Souffle que je retiens lorsque Lexa prend un malin plaisir à effleurer ma joue de sa lame. Souffle que j’expulse en lui balançant un léger : « A ton avis ? », aussi provocant que prétentieux, d’autant plus qu’ils sont prononcés dans sa langue natale. Une fois de plus, mon cœur bat fortement contre ma poitrine, alors que je tente de sonder dans son regard si elle est vraiment capable de me tuer. Je n’en doute pas. Et ce, même si j’ai pu représenter quoi que ce soit à ses yeux. Ses paroles sur la faiblesse que représente l’amour, et sur le fait qu’il soit préférable de décider avec sa tête et non avec son cœur, n’ont cessés de me hanter, presque aussi inlassablement que les visages des montagnards dont j’ai pris la vie. C'est bien pour cela que je me refuse à admettre qu'une partie de moi puisse être troublée par notre soudaine proximité, que ça ait pu éveiller un quelconque souvenir possiblement agréable. Il est hors de question qu'elle constate qu'elle ne m'a pas seulement marquée par sa défection, mais aussi par cet instant partagé, et ce qui aurait pu advenir, en d'autres circonstances.

Mes yeux s’écarquillent sous la surprise, en sentant que Lexa me laisse son arme, pour aller tranquillement sur son estrade. Ma main se resserre sur le manche du couteau, alors que je fais de mon mieux pour rester debout, pour ne pas voir mes jambes sciées sous l’intensité de l’instant passé. Ca n’est pas une chose facile, car il y a quelques jours, avec Roan, nous avons croisé des dinosaures, et l’un d’eux m’a mordu le mollet. Roan a fait de son mieux pour me soigner, mais il n’y connaît visiblement pas grand-chose, et nous n’avions aucune herbe pour que les soins soient réellement utiles. Voici pourquoi je veillais scrupuleusement à rester sur place, jusqu’alors. Autant dire que la petite balade offerte par Lexa jusqu’au mur ne m’a guère été bénéfique, aussi bien pour mon mollet, que pour mon dos. « Visiblement, Clarke Kom Skaikru, ton désir de mourir est bien réel. En voilà l'opportunité. Tu n'as qu'à la saisir, je ne m'en chargerais pas pour toi. », me fait savoir Lexa, alors que j’en suis encore à tenter de déterminer ce qu’elle attend de moi, me contentant d’accueillir sa phrase d’un rire que je laisse franchir le seuil de mes lèvres. Est-elle sérieusement en train de me signifier qu’il faudra que je me donne la mort car elle a mieux à faire ? Je décolle mon dos du mur, alors qu’elle reprend la parole, quelques secondes plus tard : «  Pour ta gouverne, tu n'es pas ici parce que je veux te voir morte.», ce qui rend encore plus obscur pour moi ses intentions à mon encontre. Je ne réponds rien, préférant essayer d’analyser la situation pour comprendre ce qui se trame ici, faisant quelques pas en sa direction, sans discontinuer de la foudroyer du regard. Lexa fini par délaisser son trône, et ajouter un : « Qu'attends-tu pour me montrer ce que tu sais faire d'un couteau ? », aimant vraisemblablement jouer avec mes nerfs en me laissant dans le flou total.

J’avance encore vers elle, lentement, afin d’éviter de trahir la douleur de mon mollet, qui s’est éveillée un peu plus tôt. Je me doute qu’elle sait bien que je suis bien plus faible qu’elle, mais je refuse de lui laisser voir à quel point c’est vrai. Je m’arrête à quelques pas d’elle, me tenant toujours droite, ne perdant pas le mépris affiché sur mes traits. « Va brûler en Enfer ! », lui dis-je alors, utilisant la froideur que j’ai dû acquérir sur Terre. « J’ignore ce que tu attends de moi : m’exhiber comme un trophée ou me troquer à une autre tribu en échange d’une alliance que tu t’empresseras de trahir dès que cela semblera être la meilleure solution pour ton peuple. », enchaîné-je, sans tenter d’atténuer mon aversion face à sa décision. Car c’est encore une chose que j’aimerais savoir : qu’espérait-elle faire, une fois les Montagnards en mesure de se balader sur la surface, grâce aux moelles osseuses du peuple du Ciel ? Leur offrir le gite et le couvert, comme si de rien n’était. Si je suis loin de prôner la vengeance sanctionnant des actes de barbarie, je sais qu’à la place de Lexa, je n’aurai certainement pas supporter de croiser les visages de ceux qui ont tués autant de miens, et se sont servis de beaucoup d’autres, durant plusieurs décennies. Je n’aurai certainement pas été en mesure de supporter de festoyer avec eux en sachant qu’ils avaient tués des gens qui furent mes alliés, et que j’ai délaissé pour sauver les miens. Cela aurait clairement été au-dessus de mes forces que de sympathiser avec eux, en sachant que certains d’entre eux ne pouvaient être sur Terre que grâce à sa moelle osseuse. Car il ne fait aucun doute qu’il se serait servi sur moi s’ils l’avaient pu, même s’ils auraient dû me tuer avant pour y parvenir. Alors aurait-elle pu sympathiser avec eux, là où si nos rôles avaient été inversés, cela aurait été impossible ? « Et je m’en fous. », ajouté-je avec hargne. « J’espère juste que t’as besoin de moi. », admis-je avec un sourire railleur, espérant véritablement qu'elle ait besoin que je noue avec elle une alliance quelconque, soit au nom de mon peuple, soit en tant que Commandante de la Mort. « Car je te jure sur mon sang », après tout, ne veut-elle pas voir ce que je sais faire, avec un couteau ? C’est bien pour cela qu’en proférant ses paroles, je lève ma main droite, et tranche vivement ma paume ouverte face à elle, avec son couteau. Sous mon geste, je ne peux retenir une grimace de douleur, étant après tout bien peu accoutumée à m’infliger volontairement de telles supplices. « Que plus jamais tu n’obtiendras quoi que ce soit de moi. ». Inutile de préciser que j’inclus ici une éventuelle alliance entre nos deux peuples, car, de toute façon, je ne suis plus du tout à la tête des Skaikru, mais également une nouvelle faiblesse qui m’avait alors conduit à lui rendre son baiser. Je serre ma main blessée, afin de faire tomber quelques gouttes sur son sol, montrant ainsi que je ne plaisante nullement. « Alors montre-moi ma cellule, il semble que je vais y passer un moment. Juste le temps de trouver un moyen de mourir sans avoir à utiliser ton couteau ! », terminé-je en balançant l’arme en question sur son estrade. Si elle croyait qu’avoir fait en sorte de vider intégralement la pièce allait me rendre plus docile, elle s’est lourdement trompée. Je refuse d’être à nouveau un pion qu’elle peut manipuler à sa guise, et j’espère que le message est enfin passé.

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❝ Oh, you can't hear me cry, see my dreams all die from where you're standing, on your own. It's so quiet here & I feel so cold. Oh, when you told me you'd leave, I felt like I couldn't breathe, myy aching body fell to the floor. Now it hurts much more. You caused my heart to bleed & you still owe me a reason. I can't figure out why... Why I'm alone & freezing? And I'm just left alone to cry. ❞
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Lun 3 Oct - 21:04



Sans sacrifices, l'humain ne pourrait pas survivre
S'il y avait bien une chose que le Peuple du Ciel ne comprendrait jamais, c'était certainement les agissements passés et futurs de Heda. Ceux venus de l'Espace avait d'abord vu chez les Natifs que leur côté soit disant sauvage, ne comprenant donc pas la majorité de leurs traditions. Ce qui en soit, d'un point de vue externe, pouvait être compréhensible. En même temps, après leur arrivée sur Terre, croiser quelqu'un comme par exemple Indra avait dû être surprenant. Cela était bien dû aux scarifications que s'infligeaient les Natifs, afin de montrer le guerrier puissant qui régnait en chacun d'eux. Actuellement, ceux du ciel les voyaient certainement pour la plus part comme étant toujours des sauvages, mais leur avis sur leur Commandant devait certainement être bien pire encore. Surtout depuis qu'elle avait rompu leur alliance. Mais l'avis de ce peuple, Lexa devait bien admettre qu'elle s'en contrefichait pas mal, à l'exception d'un seul. A contrario de ce que Titus désirait, sa commandante trouvait l'avis de Clarke essentiel, même si elle ne lui avouerait jamais, ni à qui que ce soit d'ailleurs ! C'était pour cette raison qu'il valait mieux que la brune ne découvre pas réellement ce que l'autre s'était imaginée, puisque évidemment, la Skaikru se trompait sur toute la ligne. Certes, pendant de nombreuses années l'amour n'avait cessé d'être une faiblesse pour chacun des Heda qui se succédaient. Pourtant il avait fallut d'une seule prise au pouvoir pour que les choses changent -temporairement tout du moins- ; celle de Lexa. Non seulement l'adolescente qu'elle était à ce moment là avait réussi à faire cesser les divers conflits entre les douze clans natifs, mais elle s'était permise d'avoir l'amour dans sa vie. Heureuse d'avoir survécu et d'être maintenant la Heda, mais aussi de pouvoir filer le parfait amour avec Costia Kom Azgeda, la brune ne s'était jamais permise de douter de ce qui l'attendrait. Comme sa petite-amie provenait de la Nation des Glaces, la brune avait choisi de faire confiance en son peuple, agissant donc de manière faible. La Reine avait donc failli la détruire, elle aurait même pu la tuer, puisqu'elle en avait eu l'occasion, le soir où l'un de ses sbires était entré dans sa chambre pour y déposer la tête décapitée de sa bien-aimée. La reine avait failli la tuer de chagrin d'amour, mais Lexa était au contraire bien plus forte que ce qu'elle pensait. Le lendemain matin, la brune s'était jurée à elle-même une seule chose : ne plus jamais avoir une seule faiblesse. Heureusement qu'en tant que enfant, elle avait été soutenue moralement, sinon elle ne s'en serait jamais remise. Titus et Anya l'avait aidé à ouvrir les yeux, et lui rentrant dans la tête qu'un Heda ne devait pas être amoureux, sinon il courait à sa perte. Si le peuple du Ciel savait cela, peut-être serait-il plus indulgent avec une femme qui avait agis comme elle avait choisi de le faire quelques années auparavant, préférant donc laisser son cœur lui hurler divers agissements qui ne lui convenaient plus. Alors contrairement à ce que Clarke pouvait s'imaginer, une femme comme Lexa était différente certainement des autres membres de son peuple, puisque contrairement à eux, elle prônait certes la survie, mais dans le passé, elle avait longtemps prôné que l'amour était plus fort que tout. Malheureusement, la mort d'un être tant aimé avait changé la jeune femme, qui aujourd'hui agissait comme tout bon Heda, comme ce jour-là sur la Montagne. Costia n'était plus, et Lexa était plus solitaire et renfermée que jamais. Il lui arrivait de ne plus penser à celle qu'elle avait longuement jugée comme son âme-sœur, mais dans les rares cas où elle était soit en combat, soit en compagnie de quelqu'un d'autre ; Clarke. D'ailleurs, ne plus penser à Costia à cause de la blonde ne lui était arrivé qu'une seule fois, lorsqu'elle avait eu par chance l'opportunité de goûter aux lèvres de cette dernière. Seulement, aujourd'hui tout était différent, et Lexa restait persuadée qu'elle avait simplement perdu l'opportunité d'une belle amitié avec la Skaikru. N'était-ce pas la seule chose qu'elle s'était imaginée avoir de la blonde après ce court baiser ? Au final, il valait mieux ressembler à la Heda des natifs, ne se permettant de ressentir aucune émotion, ni sentiment. Plutôt que de ronger dans de tels ressentiments négatifs, comme Clarke.

Le regard de Lexa s'était encore plus figé sur la rousse quand elle avait entendu sa question : « À ton avis ? ». Depuis quand la blonde savait-elle parler aussi bien le Trigedasleng ? Avait-elle été en contact avec d'autres natifs pendant tout ce temps ? Mais pourquoi dans ce cas ne l'avaient-il pas livré à leur Heda ? Tant de questions qui se bousculèrent dans l'esprit du Heda, tandis qu'elle continuait de parler, proposant carrément à Clarke de se tuer elle-même. Après tout, la blonde lui donnait totalement l'impression d'avoir envie de mourir. Peut-être avait-elle entendu la mort pendant tout ce temps, et qu'elle avait été surprise d'être kidnappée et conduite quelque part par Roan ? Non. Cela n'expliquait pas à Lexa comment la Skaikru savait-elle bien mieux parler la langue des natifs désormais. Même si dans le fond, celle-ci n'avait rien de bien compliquée, l'apprendre le restait. En fin de compte, la brune se disait que tout ceci ne la regardait pas, ce que ne manquerait pas de lui rétorquer Clarke si elle osait lui demander. N'ayant pas tout de suite remarqué que ses sourcils s'étaient froncés, ce qui prouvait sa réflexion sur le moment, Lexa reprenait une expression neutre, faisant comme si de rien n'était. Clarke pouvait la comprendre ? Tant mieux pour elle ! Se perdre dans ses pensées était chose rare chez la commandante, et pourtant, depuis l'arrivée de son ancienne alliée à Polis, la brune avait l'impression de ne pas réussir à contrôler ses propres pensées. C'était d'ailleurs le cas en ce moment même, lorsqu'elle examinait la jeune femme qui se rapprochait d'elle. Son regard l'avait donc analysé de haut en bas, tandis que un léger rictus de seulement quelques millimètre avait pris possession au coin de ses lèvres, sans même qu'elle ne puisse le réaliser. Comme un coup de massue, la brune revenait à la réalité à l'attente des quatre mots de la rousse. « Va brûler en Enfer ! ». Son sourire s'était aussitôt effacé. Lexa aurait pu prendre ceci pour une menace, et c'était clairement un manque de respect de lui souhaiter la mort – quand bien même en tant que Heda, la mort ne l'effrayait pour rien au monde -. Si ça avait un autre Skaikru, ou même un natif qui avait tenu de tels propos, la brune n'aurait pas hésité plus longtemps à lui offrir un violent coup de sabre au niveau de sa nuque. Mais ce n'était pas n'importe qui, au contraire, il s'agissait de Clarke. Et s'il y avait bien une chose que Lexa comprenait – enfin seulement à moité – c'était bien la rancœur de la jeune femme. Une simple imagination ayant pour sujet l'exécution de la blonde faisait frémir à l'intérieur la Commandante. Alors s'imaginer lui affliger un coup de l'arme qu'elle maniait à la perfection était tout simplement inconcevable. « J’ignore ce que tu attends de moi : m’exhiber comme un trophée ou me troquer à une autre tribu en échange d’une alliance que tu t’empresseras de trahir dès que cela semblera être la meilleure solution pour ton peuple. », s'exprimait de nouveau la rousse, sortant une nouvelle fois l'autre femme de ses pensées. Non, simplement te protéger, Clarke. Te savoir en vie et bien loin de vivre des heures de tortures. C'était évidemment ce que Lexa aurait voulu lui crier, ce qu'elle pensait si fort, mais n'en disait rien. La Reine d'Azgeda s'était fait un plaisir de tuer celle qu'elle avait tant aimé, en lui faisant passer des heures de souffrance. Alors qu'elle n'avait pas proclamer haut et fort la protéger. Mais aujourd'hui, la Commandante savait que si elle exprimait haut et fort proclamer Wanheda, et avoir soit-disant ses pouvoirs grâce à l'alliance – ce que Lexa ne voulait pas tellement -, Clarke serait en sécurité. Puisque évidemment, en courant libre dans la nature, elle risquait gros en tant que Wanheda, mais pas seulement. Si la Reine avait appris tous les guerriers que Heda avait mis à la poursuite de la blonde, elle se serait certainement posée des questions, découvrant alors ce que Lexa refusait d'admettre : son attachement pour la blonde. En réalité, le « Et je m’en fous. » rempli de hargne de la rousse l'avait donc poussé à se taire et revenir à la réalité des choses. Non, la jeune adolescente ne crierait jamais haut et fort à la blonde que sa sécurité lui importait. Après tout, elle se serait certainement fait gifler par Clarke, qui aurait réussi à faire un lien avec le Mount Weather. Enfin bref, la brune ne s'était encore moins attendu à ce qu'il se produisait. Clarke se coupait la main sous ses yeux, poussant Lexa à arquer l'un de ses sourcils, tout en croisant ses bras sous sa poitrine. La preuve était là : la rousse lui tenait bien tête, et savait soit-disant se servir d'un couteau. « Car je te jure sur mon sang », avait alors rajouté la Skaikru. En la voyant se rapprocher autant, la Commandante n'avait pour autant pas fait un pas en arrière. À l'inverse, la brune avait avancé de deux pas, fixant longuement le sang de l'autre femme. Ses tympans se concentraient dans le bruit du sang qui entrait en contact avec le sol tandis que Clarke ne cessait pas de s'exprimer. « Que plus jamais tu n’obtiendras quoi que ce soit de moi. ». Lexa ne pouvait pas retenir un léger soupire s'échapper d'entre ses lèvres, puisqu'elle essayait de se retenir de rire. Non pas un rire amusé, mais bien sarcastique. La Skaikru avait visiblement oublié à qui elle était en train de tenir tête. Et tout son petit manège commençait fortement à ennuyer Heda. Mais cette dernière finissait par faire le lien des propos de la rousse, non avec avec l'alliance, mais bien avec le baiser qu'elles avaient partagé. Son très faible sourire s'évaporait en moins de quelques secondes, tandis qu'elle gardait un visage complètement de marbre. « Alors montre-moi ma cellule, il semble que je vais y passer un moment. Juste le temps de trouver un moyen de mourir sans avoir à utiliser ton couteau ! », prononçait finalement la rousse, jetant le couteau aux pieds de Lexa.

Très bien, son petit cirque était enfin fini, ce qui poussait la brune à échapper de nouveau un soupire. Jamais elle n'aurait pu penser que Clarke était autant rancunière, et d'après ce qu'elle voyait là, la blonde lui en voulait réellement. Seulement, Lexa ne pouvait pas prendre autant de temps pour retrouver la confiance de la jeune femme. Elle viendrait peut-être avec le temps. Et si c'était jamais, tant pis. Pour selon, Clarke restera tout de même à Polis, sinon sa vie serait clairement bien trop en danger. La Commandante reprenait une allure des plus droites, avant d'attraper brusquement un coin de sa cape, dont elle déchirait un morceau. Tant pis, ce n'était que du matériel. Lexa attrapait ensuite  la main de Clarke, avait une force si violente que ses doigts serrés autour du poignet de la rousse commençait à bloquer le passage du sang. « Ne bouge pas. », murmurait la commandante. Elle entourait le tissu autour de la main de la blonde, restant attentive dans ses moindres mouvements. Finalement, elle relâchait sa main, et la fixait avec intensité en plongeant son regard émeraude dans celui de la Skaikru. Par chance, elles étaient seules dans la pièce, sinon beaucoup aurait jugé la Commandante incapable de se faire respecter. « Nous n'avions qu'une simple alliance. Eux sont mon peuple, ils ont confiance en moi, et ont chacun mis leur vie entre mes mains, Clarke. », expliquait finalement la jeune femme. Pourquoi se justifiait-elle, ce n'était pas la peine. La blonde ne l'écouterait jamais ! Lexa soupirait alors longuement, avant de donner un coup de pied dans le couteau pour le pousser de son chemin. Non elle ne le ramasserait pas devant la blonde, elle ne lui ferait pas ce plaisir ! D'une distance non réglementaire, voir dangereuse, Lexa ne se trouvait plus qu'à seulement quelques centimètres de Clarke, se permettant alors de prendre de nouveau la parole. « Ce n'est pas ici que ta vie prendra fin. Sauf si c'est ce que tu souhaites. », murmurait lentement Heda, avant de rajouter : « Je ne veux rien de toi, Clarke Kom Skaikru. Si tu veux bien me suivre. » Sentir le souffle de la rousse sur sa peau avait failli lui faire perdre l'équilibre, c'était pour cette raison qu'elle préférait se reculer de quelques pas, au grand risque de ne plus réagir comme elle le désirait. La fille de l'Espace créait des choses en Heda, qu'elle n'avait pas ressenti depuis bien trop longtemps. Et le peu de proximité en elle lui avait simplement donné envie de combler les derniers espaces manquants. Lexa devait vite se reprendre, et même si pendant tout le long elle avait gardé un visage où rien ne pouvait s'y lire, au fond d'elle, c'était totalement différent. Son cœur avait étonnement accéléré son rythme, ce qui rappelait à la brune qu'il était là. Cette dernière avait donc failli laisser un hoquet de surprise s'échapper. La brune s'était vite reprise intérieurement, faisant signe à Clarke de la suivre. Elle voulait voir sa soit-disant cellule ? Qu'il en soit ainsi. La brune poussait finalement les doubles portes qui les séparaient des autres Natifs, avec l'aide d'une seule main, puisqu'elle avait finalement attrapé la main de sa 'prisonnière'. Les Guerriers ne parlaient plus, fixant donc leur Commandant qui les ignorait tous. « Vous la laissez partir ? Après tout le mal que vous vous êtes données pour.. », s'exprimait Titus alors que Lexa passait devant lui, l'ignorant totalement. Elle faisait signe aux autres de se pousser, tandis qu'elle tirait la rousse avec elle, passant devant une porte gardée par deux gardes. Il s'agissait en réalité de son sanctuaire, plus communément appelé 'chambre', arrivant finalement devant une autre porte à l'autre bout du couloir, gardée elle aussi par deux gardes. Mais certainement pas pour les mêmes raisons. Ces derniers ouvraient la porte à leur Heda, qui poussait finalement la rousse à l'intérieur avant d'entrer après elle.

« Bienvenue chez toi, Wanheda. Dans ta prison. », disait-elle dans un soupire, laissant donc à la blonde découvrir l'espace géant qui lui servirait de 'cellule'. Une chambre. Elle était accueillie bien mieux que quiconque, et ce n'était pas son manque de respect qui avait permis cela. « Tu as derrière la plus petite porte de quoi te laver. », expliquait finalement Lexa, qui était restée en retrait. Ce n'était pas vraiment une réflexion, même si la brune trouvait Clarke réellement sale. Désormais, la blonde était ici chez elle, qu'elle soit d'accord ou non. Dans tous les cas, la laisser pourrir dans un cachot était inconcevable pour Heda.
PAR BROADSWORD.



   
Victory stands on the back of sacrifice.
You think our ways are harsh, but it is how we survive. Life is an endless battle. Only the sacrifice is the key to survive. So, it is necessary to have no weakness, for to kill or betray without suffering.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Mar 4 Oct - 1:03

Sujet commun
Theres venom in my veins and you better walk away, it’s too soon. And the hardest part is that it broke my heart & I didn’t get a chance to grieve, I was throw into the burning breeze. I’m a tick tick ticking time bomb, gonna blow up in your face cause you did me wrong. Calling out your name at the hands of God. Do you like it when it hurts? Cause it hurt a lot. (Citations de la fansong "Clexa" : Tickin' Time Bomb - Taylah155)


A présent, je me sens presque apaisée, d’avoir pu montrer l’ampleur du dégoût que Lexa m’inspire. A croire qu’en faisant couler mon sang, je me suis en partie libérée de tout cela, même si ça me pèse encore grandement. Je doute être capable un jour de lui pardonner. Quand bien même finirait-elle par se prosterner devant moi pour me jurer de lui accorder le pardon, et me promettre que plus jamais elle ne reviendra sur les mots qu’elle pourrait prononcer (ce qui ne se produira jamais, j’en ai bien conscience, je ne l’attends pas, de toute façon !). Alors, qu’elle ait besoin de moi pour quoi que ce soit – ce qui est forcément le cas si elle se refuse à me tuer – c’est parfait. A moins de me torturer, je ne l’aiderais pas. Si là, elle n’a toujours pas compris, je ne sais pas comment faire pour que ce message rentre dans son crâne. Je songe à essayer de le lui dire en Trigedasleng s’il le faut vraiment. Lentement, je desserre mes doigts de ma main ensanglantée, sans détourner le regard de Lexa. Je ne veux pas lui donner l’impression qu’elle m’intimide. Ou encore moins qu’à présent que je me suis exprimée, je redoute de voir tomber son hypothétique sentence. Elle a certainement l’habitude de susciter la crainte et le respect chez les autres, mais pas avec moi. Plus avec moi. J’ai autrefois craint la Commandante qu’elle était, celle qui avait également mon respect. J’ai su apprécier la jeune femme qui se cachait derrière le masque de Heda. A présent, je n’ai d’estime ni pour l’une, ni pour l’autre. Pas même lorsqu’un soupir échappe à la brune qui me fait face, et qui s’est rapproché de quelques pas durant ma tirade précédente. Ma mâchoire se crispe, sous la frustration de la voir toujours aussi impassible, à croire que mon petit jeu ne lui a fait ni chaud ni froid. Qu’elle m’énerve. Que je la déteste. J’arque un sourcil en la voyant arracher un bout de sa cape. En a-t-elle enfin marre de m’entendre lui hurler dessus de la sorte ? Va-t-elle me bâillonner, afin de me faire taire, pour me conduire plus tranquillement à ma cellule ? Il n’en est visiblement rien, car, sans la moindre douceur, elle attrape le poignet de ma main blessé, serrant sans ménagement ses doigts autour. Geste qui, naturellement, me fait avoir un mouvement de recul, teinté d’un mépris que je ne cherche même pas à dissimuler. « Ne bouge pas.  », me dit-elle à voix basse. Je fais claquer ma langue contre mon palais, lui signifiant que cela ne me plait guère. Et je tente de me concentrer sur l’agacement que je ressens pour elle, et non sur le fait que son attitude ne cesse de me dérouter. Pourquoi ne s’énerve-t-elle pas sur moi, comme elle le ferait sur n’importe qui d’autre lui ayant parlé comme je l’ai fait, au lieu de bander ma main ? Lorsque cela est terminé, elle libère ma main, et je me contente de croiser les bras sur ma poitrine, hautaine : elle n’aura pas un remerciement de ma part pour un tel geste. Pas alors que je suis sa prisonnière. Pas alors qu’elle est la personne que je déteste le plus au monde. « Nous n'avions qu'une simple alliance. », reprend-t-elle par la suite. J’accuse le coup en serrant mes mains sur mes bras, toujours croisés sur ma poitrine. A croire qu’une partie de moi aurait espéré qu’elle admette que nous avions plus. Mais cette voix, moqueuse, est bien petite, en comparaison de la voix de la rancune, de la leader du peuple du Ciel, qui a vu un plan – laborieusement élaboré – et une alliance difficile à nouer – partir en fumée. De l’adolescente qui a été contrainte de trouver une solution de secours à un plan déjà bien incertain. « Eux sont mon peuple, ils ont confiance en moi, et ont chacun mis leur vie entre mes mains, Clarke. », m’explique-t-elle, ce qui me fait à nouveau hausser un sourcil, comme pour lui demander si mon peuple et moi ne lui avions pas fait confiance, et mis les vies de l’ensemble des nôtres entre ses mains. Nul besoin de paroles, mon regard doit bien faire transmettre mon interrogation ironique. Un soupir se fait entendre, en provenance de la brune, qui finit par éloigner son couteau d’un coup de pied, avant de se rapprocher à nouveau de moi. Bien trop à mon goût. Il me faut presque resserrer ma main droite pour raviver la douleur de cette dernière, afin de forcer mon cerveau à se concentrer, et non à se montrer troublée par cette soudaine proximité. Et surtout, garder la tête suffisamment froide pour ne pas chanceler sous l’intensité de son regard. Je ressens presque une bouffée de fierté à mon encontre alors que je parviens à garder mon regard sur ses yeux et non à le voir dériver vers ses lèvres. Un rictus apparaît sur mes lèvres, alors que ma rancune m’incite à me laisser dévorer par elle, au point de lui cracher – au sens propre du terme – mon mépris. Mais je n’en fais rien. Ca serait de la provocation gratuite, à présent que j’ai pu lui dire tout ce que je ressentais. Enfin, tout, ça, rien n’est moins sûr, mais c’est tellement infime et reléguer dans un coin lointain de mon cerveau que ça m’effleure à peine l’esprit. « Ce n'est pas ici que ta vie prendra fin. Sauf si c'est ce que tu souhaites. », dit-elle dans un murmure, qui me fait involontairement me mordre l’intérieur de la lèvre. Je vous prie de me croire quand je dis que là, je me donnerais volontiers des baffes pour réagir de la sorte, simplement parce qu’elle se tient là, à quelques vulgaires centimètres de moi. « Je ne veux rien de toi, Clarke Kom Skaikru. », termine-t-elle alors, ce qui me fait pousser un léger soupire. Soulagée de savoir que cela prendra fin. Soulagée de la voir s’éloigner de quelques pas, mettant fin à cette proximité perturbante. J’aurai pu reculer, y mettre un terme avant, mais ça aurait été admettre que ça me déroutait. Si j’ai autrefois pu lui laisser à voir qu’elle ne me laissait pas indifférente, aujourd’hui, cela ne doit plus être le cas. Je tente de me raccrocher aux branches de l’arbre de ma haine, pour ne pas que ce soit sur mon visage l’inavouable trouble qu’elle ne cesse de provoquer en moi. J’espère être douée à ce jeu-là, car, contrairement à elle, je n’ai pas été élevée pour diriger un jour mon peuple, et donc, pour camoufler mes émotions. Mais si jamais elle a le moindre soupçon sur le fait que la situation n’ait pas tellement évoluée que cela, au cours des mois passés, entre nous, je suis certaine qu’elle ne se privera pas pour en jouer. Influer dessus pour retrouver ma confiance, et me faire redevenir le pion que j’étais alors, entre ses mains habiles. « Si tu veux bien me suivre. », m’invite-t-elle finalement, ce à quoi un : « Aies-je réellement le choix, de toute façon ? », tel est le bougon qui m’échappe. Oh, ne râlez pas, j’ai réussi à ne rien dire jusqu’alors, c’est déjà pas mal ! Décroisant les bras en poussant un soupir pour indiquer que je ne me plie pas à ses desiderata de gaité de cœur, je lui emboîte le pas. Je souffle bruyamment lorsqu’elle se permet d’attraper ma main pour poursuivre notre route -indiquant ainsi le déplaisir que j'éprouve à une telle intimité - avant d’avoir à ouvrir les portes de la pièce dans laquelle nous nous trouvions jusqu’alors. Notre apparition soudaine provoque le silence des individus qui gardaient l’accès à cet endroit. « Vous la laissez partir ? Après tout le mal que vous vous êtes données pour.. », s’étonne le chauve, mon fan n°1, qui n’a visiblement pas réussi à s’éloigner plus que cela de sa précieuse Heda. Lexa ne réagit même pas. Elle n’adresse pas un mot, ni un regard, à quiconque, de toute façon. Ce qui intrigue visiblement certaines personnes, à en voir les regards qu’ils jettent sur notre passage, alors que Lexa, d’un signe de la main, ouvre le chemin. J’ai l’impression d’être une enfant qui vient de se faire gronder par sa maman, à ainsi être traînée derrière elle, tandis qu’elle refuse de décrocher un mot. En d’autres temps, peut-être aurais-je observée les lieux avec intérêt. Il fut un temps – qui me semble fortement loin – où j’ai envisagé, durant quelques secondes, le fait de visiter la capitale. Devant le bunker, quand Lexa a évoqué cette possibilité, prétendant que cela me ferait changer d’avis sur son peuple, alors que mon avis avait déjà évolué, sur les siens, et sur elle, à son contact. Le fait d'avoir ma main dans la sienne aurait sans doute revêtu une signification toute autre, si tant est que cela nous aurait été permis et possible, en public. Mais là, nous voilà revenu au départ. A quelques variations près. Si j’ai du respect pour certaines personnes de son peuple, Lincoln en tête, il en va autrement pour la jeune femme qui me tient la main. Que j’aimerai que ça soit aussi simple que cela.

Après une courte marche, nous voilà arrivées devant une porte, avec deux gardes de part et d’autre. Ceux-ci ouvrent la porte, ce qui permet à Lexa de me pousser à l’intérieur. Enfin libérée d’elle, j’essuie la main qu’elle tenait jusqu’alors dans la sienne, contre ma tenue. Crasseuse, certes, mais la symbolique est la même : je lui signifie clairement n’avoir guère appréciée être ainsi en contact avec elle. Je penche la tête sur le côté, intriguée par l’espace que je découvre alors. Qu’est-ce donc… ? « Bienvenue chez toi, Wanheda. Dans ta prison. », m’éclaire alors Lexa, qui est elle aussi rentrée. Je fais volte-face, pour observer Lexa, n’ayant pas quitté mon masque de colère. Je ne comprends vraiment pas à quel jeu elle joue là. Et cela se voit, au sourcil interrogateur qui se dresse. « Tu as derrière la plus petite porte de quoi te laver. », m’indique-t-elle peu de temps après. Je tourne la tête en direction de la porte en question, puis refait face à Lexa. « Trop aimable, merci bien ! », lui lancé-je, non sans ironie. Puis je lui tourne le dos, me dirigeant vers la pièce indiquée, comme pour signifier clairement qu’à mon sens, cette conversation est terminée. Que j’escompte bien, de surcroît, ne plus la voir ici, à mon retour. Je n’adresse pas le moindre regard à la chambre, que je n’ai que vaguement détaillée tout à l’heure. Foutue fierté qui m’empêche de m’intéresser à quoi que ce soit pouvant se trouver à Polis, ou pouvant être Grounder. Je sais que j’aurai pu profiter de l’instant pour lui redemander ce qu’elle attende de moi, à me montrer autant d’égards, mais ça ne serait qu’une perte de temps. Et du temps, ici, je risque d’en passer beaucoup, je n’en doute pas.

Dans la petite pièce, j’ai la surprise de voir une petite baignoire, contenant de l’eau visiblement chaude, à en constater les volutes de fumées qui dansent dans l’air. La porte claque derrière moi, comme pour mettre un autre point final – sonore cette fois – à notre entrevue. Je pousse un soupir de soulagement en me débarrassant de mes vêtements crasseux, n’ayant pu faire un semblant de toilette depuis bien longtemps maintenant. Une crispation de la mâchoire accueille la douleur que j’éprouve, en immergeant mon mollet blessé dans l’eau. Une autre identique apparaît, lorsque le savon intervient, et agit sur cette blessure, plutôt vilaine, et sur la plaie de ma main. Le morceau de tissu avec lequel Lexa a bandé ma main se retrouve posé sur la petite table, à côté de la baignoire. Avec vigueur, je frotte mes cheveux avec ce qui fait office de shampoing, pour me débarrasser du roux qui m’a accompagné durant les dernières semaines. Il est inutile de cacher ma blondeur naturelle, désormais….  Je me délasse de longues minutes dans l’eau, allant jusqu’à y plonger entièrement, de la tête jusqu’aux pieds, pour essayer de me relaxer quelque peu. Chose loin d’être aisée, alors que je suis la prisonnière de Lexa. Plus encore lorsque mon cerveau ne cesse de s’agiter en tous sens, comme pour tout analyser. Une fois encore, mon cinéma perso me rejoue la scène du départ de Lexa du Mont Weather, alors que ses mots ne résonnent que trop vivement à mes oreilles. J’ai l’impression que cela s’est déroulé hier, je ressens encore la douleur de sa trahison, et celle de lui voir me tourner le dos. Mon cerveau me répète alors, comme il n’a cessé de le faire ces dernières semaines, qu’elle a agi au mieux pour son peuple. Mais il n’empêche que j’aurai préféré qu’elle trouve une autre solution. Que j’aimerai être en mesure de dire que j’aurai agi autrement à sa place. Je replonge la tête sous l’eau, alors que je prends conscience du fait que si j’ai autant cherché à fuir Lexa, ces derniers mois, c’est surtout parce que je n’ai que trop conscience de l’attraction qu’elle exerce sur moi, et que celle-ci ne s’est en rien atténué, bien au contraire. A croire que la compréhension de son geste face au bunker me fait prendre conscience qu’on se ressemble sans doute bien plus que je ne le souhaiterais pourtant. Et ça, en l’état, c’est loin d’être agréable à ressentir. J’aurai préféré parvenir à me voiler la face encore longtemps. Voir toujours, en fait. Cette situation doit expliquer pourquoi je lui en veux autant. Après tout, ne dit-on pas que nous n'éprouvons de vifs sentiments négatifs qu'à l'encontre des gens auxquels nous avons pu tenir fortement auparavant ? Je ne ressors de l’eau que de longues minutes plus tard, l’eau étant à présent plus que tiède, et pleine de la crasse accumulée, et surtout de la teinte rouge qui recourait jusqu’alors ma crinière. Mes pensées, par contre, ne sont toujours pas plus ordonnées qu’elles ne l’étaient, quand elles ont commencé à être perturbés, à la lueur de la récente « révélation » que j’ai eu. Une fois séchée (je n’avais pas vu de serviettes depuis l’Arche !), j’avise qu’il y a une tenue propre, sur la petite table. J’hésite quelques minutes à remettre mes vêtements, mais j’opte pour la tenue que l’on a mis à ma disposition. Autant faire mine de collaborer quelque peu, cela devrait m’aider à découvrir ce qui se trame ici. Je récupère le tissu de la cape de  Lexa, pour le nouer à nouveau autour de ma main blessée. Je ne peux empêcher mes pensées de se perdre dans un passé proche, quand elle m'a elle-même nouée ce morceau de tissu autour de la main. Et je résiste à l'envie de me frapper la tête contre le mur le plus proche en prenant conscience que mon cœur, à ce simple souvenir qui ravive avec lui le souvenir du contact de sa peau contre la mienne, agite ce maudit organe vitale. C'est avec un profond soupir que je chasse ce trouble que je ne peux laisser prendre plus d'ampleur en moi : il me faut me souvenir qu'elle est mon ennemie. Et qu'une grosse partie de mon être la déteste toujours autant qu'avant mon arrivée à Polis. Plus sans doute, depuis que j'ai pris conscience de ce qu'elle continuait à éveiller en moi. Sommairement, avec les quelques produits mis à ma disposition, je m'occupe de ma blessure à la jambe, mais il faudrait sans doute que je vois un guérisseur. Ou non, peut-être pas, car ça pourrait bien emmerder Lexa que je sois malade, à cause de cette morsure. Après tout, qui peut me garantir que ce dinosaure ne m'a pas inoculé une maladie quelconque ? Bon, j'avoue qu'à en juger par l'état de la plaie, ça ne devrait pas être le cas, mais je suis loin d'être une spécialiste en dinosaures, donc....

Je démêle vulgairement mes cheveux, du bout des doigts, ce qui me fait prendre conscience que la teinture n’est pas entièrement partie, il me reste quelques mèches, non plus rouge, mais rose. Qu’à cela ne tienne, je ne vais pas m’emmerder à essayer de faire disparaître cela. Je pourrais. Mais ça ne serait qu’une perte de temps. Une coquetterie hautement stupide. Et puis mon ventre commence à se faire entendre, me faisant prendre conscience que je n’ai rien mangé depuis le dernier repas que Roan m’a fait, sur le trajet menant à Polis. C’est en me demandant ce qu’est devenu mon kidnappeur que je sors de la salle d’eau, les cheveux encore humides – mais ils sécheront bien tout seuls. A mon plus grand déplaisir, en revenant dans la chambre – ma cellule – je vois que Lexa est encore là. Faisant face à une table, dressée pour un repas. J’hausse – une fois encore – les sourcils. Sans un mot, ni un regard supplémentaire à son encontre, je me dirige vers la table, appâtée par l’odeur qui en provient. Je meurs littéralement de faim. Les repas que j’ai pu prendre au cours des mois passées étaient plus que sommaires. J’attrape ce que je reconnais être un fruit, pour en avoir mangé dans la forêt ces derniers temps, et je croque dedans, avidement. Ne cherchant nullement à cacher le fait que j’ai faim. Ne cherchant pas même à respecter un quelconque protocole qui pourrait exister, chez les Grounders, avant de prendre un repas, ou bien alors qu’on a Heda dans la pièce. Je ne brise le silence qu’après avoir dévoré le fruit, et bu une large rasade d’eau, reposant mon verre sur la table. « Maintenant, tu peux me dire ce que tu veux de moi, ou tu comptes décorer les lieux plus à mon goût pour tenter – vainement – de t’attirer ma sympathie ? ». Honnêtement, je n’ai toujours pas observé plus que cela la pièce. Cela attendra qu’elle soit partie. Et encore, je pense que là, je réfléchirais plutôt à un moyen de m’échapper. Car il est hors de question que je reste ici. Et ce, même si je dois perdre la vie en essayer de partir ! « Mon peuple avait confiance en toi parce que moi, j’ai fait l’erreur de te faire confiance ! », voici ce que je ne peux m’empêcher d’ajouter, la privant de toutes possibilités de me répondre. Il fallait que je précise cela. Que je laisse à entendre que j’avais vraiment confiance en elle. Sachant que ma confiance, je ne l’accorde pleinement qu’à de rares personnes. Bellamy est l’une des rares autres personnes à avoir réussi à l’acquérir, alors que même Raven, ou Octavia, ne l’ont pas entièrement. Et pourtant, elles n’ont jamais tenté de me trahir ni de me blesser. « On t’avais tous confié nos vies ! », m’écrié-je, sans doute blessée de réaliser à quel point ça n’est que trop vrai en ce qui me concerne. Et, une fois encore, en ce qui me concerne, ma vie, je ne l’ai confiée de la sorte qu’à une seule autre personne : Bellamy. Et oui, Lexa et Bellamy, à mes yeux, c’est presque le même combat. Je suis loin de me douter à quel point c’est le cas, refusant de trop me pencher dessus. « Tu peux me dire quel été ton plan par la suite ? Quand les Montagnards auraient tué tous les miens ? Qu’ils auraient été libres de sortir ? Tu les aurais accueillis à Polis en leur déroulant le tapis rouge, comme tu le fais avec moi ? », demandé-je en m’asseyant sur une chaise, face à la table. Cela peut paraître superflu, comme questions. Mais j’ai besoin d’obtenir des réponses. Sur ça, et sur les raisons de ma présence ici. Tant que je ne les aurais pas eu, je n’en démordrais pas…. Je ne sais même pas ce que j'attends, de toute façon. Des explications sur comment elle aurait alors envisagé l'avenir, en sachant que le peuple du Ciel était mort sous la montagne ? Alors qu'elle aurait vu se trimballer librement de vieux ennemis ? Ou un mot d'excuse ? Ou encore une preuve qu'elle a souffert en me tournant le dos, autant que moi j'ai pu souffrir en la voyant s'éloigner ? Je n'en sais rien. On va dire que j'ai trop faim pour réfléchir. Et que ma colère obscurcie bien trop tout cela... En attendant, je ne perds pas Lexa du regard, lui signifiant clairement que le fait qu'elle m'ait octroyé une chambre, laissée prendre une douche, et fait monter un tel repas, ne va guère me faire changer d'avis.

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❝ Oh, you can't hear me cry, see my dreams all die from where you're standing, on your own. It's so quiet here & I feel so cold. Oh, when you told me you'd leave, I felt like I couldn't breathe, myy aching body fell to the floor. Now it hurts much more. You caused my heart to bleed & you still owe me a reason. I can't figure out why... Why I'm alone & freezing? And I'm just left alone to cry. ❞
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Lexa Heda
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✘ Votre boulot : Commandante des Grounders
✘ Votre quartier : Polis
✘ Statut : Célibataire, puisque c'est une évidence : l'amour est et restera une faiblesse.
✘ Orientation sexuelle : Lesbienne
✘ Clan : Les Grounders, à la vie, à la mort !
✘ Série/Film/Livre/Jeu Video : The 100.
✘ Doubles-comptes : Aucun !

MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Mar 4 Oct - 3:51



Sans sacrifices, l'humain ne pourrait pas survivre
Ce couloir, Lexa le traversait à longueur de journée. On ne dirait pas comme ça, mais tout ce petit monde se trouvait à des mètres de la terre ferme, puisqu'ils étaient perchés à plus de cinquante étages de là. « Aies-je réellement le choix, de toute façon ? », avait osé lui rétorquer la jeune femme, ne faisant pour autant pas réagir la brune, qui s'était contentée de la conduire dans sa chambre. Il n'y avait vraiment pas besoin d'être devin pour comprendre que tout cela était en train de dérouter la jolie rousse. Lexa n'était pas dupe. En même temps, lui offrir une chambre plus que royale – et presque aussi grande que la sienne – pouvait paraître étonnant aux yeux d'une Clarke beaucoup trop perdue dans cette rancœur qu'elle avait développé pour la grounder. Cette dernière fut même étonnée de la voir s'essuyer la main après leur contact, à croire qu'elle avait la peste ! D'autant plus que dans leur situation, cela aurait dû être à Lexa de retirer la crasse de Clarke qui s'était mélangée aux molécules de sa main, ce qu'elle n'avait même pas penser à faire. Contrairement à ce qu'elle pouvait laisser paraître, la brune était perturbée de voir la Skaikru se tenir droite dans cette pièce. Depuis le Mount Weather, jamais elle n'avait pensé cela de nouveau imaginable. C'était bien trop beau pour être vrai. La présence de la blonde à Polis avait été dans le passé envisageable, mais depuis un mois, la brune savait – ou imaginait – qu'elle n'aurait plus la chance de pouvoir se noyer dans un tel regard. Certes, elle avait envoyé des hommes à la recherche de la jeune femme, mais le manque de résultat était évident : Clarke ne voulait pas qu'on la retrouve, donc Lexa aurait bien dû mal à ce que cela se produise. Pourtant, désormais, elle se tenait là, face à elle, dans cette chambre préparée toute à son honneur. Un protocole avait été mis en place depuis un bout de temps, à partir du moment où Wanheda faisait un pas dans la tour, certaines servantes avaient pour obligation de préparer cette chambre, qui serait évidemment utile pour accueillir leur invité – et non prisonnière -. C'était donc bien pour cette raison qu'une odeur plutôt agréable était venue chatouiller le nez de la brune dès qu'elle avait fait un pas dans cette pièce, la présentant alors à la rousse, qui lui répondit simplement « Trop aimable, merci bien ! ». Jamais Lexa n'avait imaginé voir Clarke être capable d'autant d'ironie en si peu de temps. La brune fixait donc l'autre femme circuler et disparaître dans la salle d'eau, ne s'était pas gênée pour laisser courir ses yeux sur son corps. Après tout, elle était de dos et n'en saurait jamais. Oh et puis laisser son regard en profiter ce n'était pas la mort, quand même ! Heureusement qu'il n'y avait plus personne dans la pièce puisque pendant quelques secondes, Lexa s'était totalement laissée aller, comme si sa part de Heda avait été étouffée par la jeune adulte qui dormait en elle. Sur le moment, elle avait été bien loin de ses propos philosophique d'une sagesse extrême, et donc de ses propres valeurs qui faisaient d'elle ce qu'elle était. Exactement comme le jour où elle s'était laissée bercer par la tension sexuelle qui émanait de son corps, mais aussi de celui de Clarke, partageant alors avec elle un baiser des plus agréables. Le temps qui venait de cesser d'avancer, les pas en avant incessant de la blonde, leur proximité, puis la chaleur et la douceur de ses lèvres. Tout lui revenait en mémoire dès lors qu'elle s'était permise de poser son regard sur l'arrière-train de l'adolescente – ce qu'elle n'était plus vraiment à partir du moment où elle avait posé ses pieds sur Terre -. Se reprendre, et vite ! C'était bien ce que la Commandante comptait faire, en attendant que la blonde sorte de son bain. Si tout avait été bien plus simple, Lexa aurait pu se permettre de se dévêtir et partir découvrir ce corps dont il lui arrivait très souvent de rêver. La rousse n'était désormais plus que le fantasme de ses songes, et la brune devait bien admettre que cela suffisait amplement. Même si elle ne pouvait pas s'empêchait de repenser à leur proximité, dans cette salle où elle faisait majoritairement la loi. La blonde n'avait pas eu l'air d'apprécier, voir même d'être dérangée par cela, malgré tout ce qu'elle avait donné pour que cela ne se remarque pas. Pourtant, Lexa avait l’œil, surtout pour ce genre de chose. Clarke ne pourrait malheureusement pas continuer à faire semblant : elle n'avait pas qu'un problème avec la Grounder par rapport à sa trahison. Et si justement celui-ci était bien plus fondé que cela ? En tout cas, Lexa commençait réellement à se poser ces questions là, réalisant que peu de temps après qu'elle ne comptait pas attendre la blonde sans rien faire. Agissant alors dans une discrétion des plus phénoménales, la brune avait disparu de cette chambre – dont la seule sortie était bien celle par laquelle elles étaient entrées -, puis se dirigeait vers ces dizaines de personnes qui attendaient dans le couloir. Heda les jaugeait de son regard, ce qui provoqua chez la plus part une réaction. Tous avaient disparu, sauf le Prince d'Azgeda, et le Fleimkepa. La dirigeante croisait donc ses bras sous sa poitrine, se lançant dans une discussion enflammée avec l'homme qui avait sorti Clarke de la forêt. Au moins, elle ne s'était ni faite dévorer par les dinosaures, ni tuée par d'autre. Mais Roan en attendait bien trop de la part de sa commandante. Cette dernière décidait de couper court à leur conversation, retirant son épaulette qu'elle tendait à Titus. Non seulement cet homme l'avait élevé, mais il était aujourd'hui comme son bras-droit, et malgré leurs diverses altercations, le conflit ne durait jamais très longtemps. La brune expliquait simplement au Fleimkepa qu'elle n'irait pas entraîner les nightbloods comme ce qui était prévu, et que pour aujourd'hui, il devrait le faire à sa place. Le chauve n'avait pas l'air d'accord, mais peu importe. Il n'avait pas son mot à dire là-dessus. Lexa offrirait de son temps à Clarke, même si c'était pour se recevoir une pluie d'insultes fondées. En tout cas, tout cela ne serait que exceptionnel, puisqu'elle devait simplement être sûre que la blonde ne cherchera pas à fuir, du moins pour le moment. Sans perdre encore plus de temps dans une discussion sans fin avec un homme trop buté sur ses opinions, la brune quittait de nouveau la pièce, pour cette fois-ci descendre plusieurs étages de la tour, et tomber nez-à-nez avec la plus agréable de ses servantes. Après lui avoir offert un sourire, Lexa se servait de son rang de Heda pour lui réclamer un plateau repas digne de ce nom et pour deux personnes, livré dans la chambre de Wanheda.

Une fois sûre de sa future livraison, la brune retournait dans la chambre de Clarke, se laissant lourdement tomber sur le canapé. Bon sang, ce que cela pouvait parfois être épuisant d'être la commandante. La brune se frottait le visage, faisant bien attention de ne pas rentrer en contact avec le 'bijou' qu'elle portait entre ses sourcils. Par chance, elle n'avait pas son noir habituel autour des yeux aujourd'hui, ce qui lui évitait donc d'en avoir de partout sur les mains. Lexa avait une confiance aveugle en Clarke, qui malgré la haine qu'elle éprouvait pour elle, ne la tuerait certainement pas – sauf dans le cas où Lexa soit bien trop sûre d'elle -. C'était pour cette raison que la brune fermait un œil, puis deux, et s'apprêtait même à se laisser tomber lourdement de sommeil. En même temps, ces derniers temps, elle n'avait pas arrêté. Entre se débarrasser de divers dinosaures dans le coin, qui menaçaient de foncer droit sur Polis, ou encore de partir à la poursuite des kidnappeurs des nighbloods, ou tout simplement ces réunions entre membre de chaque clan. Pour une fois, elle ne s'endormait pas avec l'inquiétude de savoir si oui ou non Clarke était bien toujours vivante. Mais à peine venait-elle de se laisser tomber dans les bras de Morphée, qu'elle en fut tirer aussitôt. La porte de la chambre de Clarke venait de s'ouvrir, laissant entrer deux, ah non, trois servantes, qui livraient le repas commandé par leur Heda vingt minutes plus tôt. Légèrement honteuse de s'être fait prendre en train de dormir, la jeune femme faisait tout de même comme si de rien n'était. Par politesse, elle hochait la tête et leur offrait même un sourire. Ce qu'il était rare de la voir faire cela, elle qui gardait toujours un visage impartial et presque figé ! La dernière servante encore présente dans la pièce, allumait certaines bougies, certainement par pure envie de faire plaisir à son commandant, dont elle connaissait l'amour qu'elle portait pour ces choses faites de cire. Lexa passait sa main dans ses tresses, jouant avec celles-ci en attendant finalement le retour de Clarke, n'ayant même pas aperçu le geste de l'autre femme. Décidément, la blonde était encore plus longue que ce que la grounder aurait pu s'imaginer. Se laver ne devrait pas prendre autant de temps, normalement ! Persuadée que quelque chose se tramait derrière ces murs, la brune décidait de se lever, découvrant alors l'ambiance que faisait régner les flammes des bougies dans la pièce. Après avoir hausser un sourcil, Lexa les laissait danser à tout va, ne les regardant pour une fois pas faire. Elle avait justement autre chose en tête, s'avançant d'un pas vers la salle de bain, quand elle fut aussitôt arrêtée sur son avancée.

Une magnifique blonde aux cheveux encore humides venait d'en sortir, sous le regard totalement médusé de Lexa. Encore une fois, elle manquait de justesse de se laisser aller. Si elle n'avait pas cherché à cacher son ressenti, elle se serait certainement écroulée au sol, tellement subjuguée par la beauté de la Skaikru. C'était d'ailleurs pour cela qu'elle ne disait rien, de peur que sa voix se mette à la trahir, et prendre soit une sonorité des plus rauques, soit alors commencer à trembler. Clarke était tout ce que Lexa pouvait qualifier de désirable. Et cette petite teinte rosée, qu'avait certaines mèches de ses cheveux, lui allait plutôt à ravir ! Par chance, la jeune femme redevenue blonde avait totalement ignoré Lexa, ne lui jetant aucun regard. Si elle l'avait fait, elle aurait alors pu deviner en à moins que rien, ce qu'elle venait de lui faire éprouver. La brune pensait avoir le contrôle sur son organisme, seulement, sa gorge étant devenue sèche lui prouvait le contraire. L'imbécile ! Elle était restée la bouche ouverte devant une Clarke propre de la tête aux pieds. La brune se grattait la tête, ce qui lui permettait de reprendre conscience, et de reprendre un visage totalement fermé. Voyant que la blonde avait déjà sauté sur le repas, Lexa décidait donc de la suivre, s'installant à table sans pour autant la lâcher du regard. Était-ce parce qu'elle était en total admiration devant sa beauté ? Ou parce qu'elle voulait juste garder un œil sur elle ? En réalité, elle n'en avait aucune idée. À son tour, elle attrapait un fruit, l'essuyant lentement avec ses doigts avant de croquer délicatement dedans. Voir Clarke se nourrir de la sorte, et se jeter presque sur l'eau la faisait sourire en coin, chose qu'encore une fois elle n'avait pas pu retenir. « Maintenant, tu peux me dire ce que tu veux de moi, ou tu comptes décorer les lieux plus à mon goût pour tenter – vainement – de t’attirer ma sympathie ? », disait finalement la blonde, rompant le silence devenu presque étouffant. L'ambiance entre elles laissait à désirer, et Lexa ne pouvait pas se permettre d'agir n'importe comment. « Mon peuple avait confiance en toi parce que moi, j’ai fait l’erreur de te faire confiance ! », avait-elle entendu à nouveau. Décidément, Clarke ne comptait pas la laisser rétorquer. La brune se contentait donc de se taire, posant finalement son regard émeraude sur la blonde, cherchant à détailler la moindre petite chose qui lui en révélerait plus sur son ressenti. Nous y voilà.. la Skaikru allait enfin exploser et dire tout ce qu'elle pensait au fond d'elle. Cela commençait même plutôt mal, poussant même la brune à arquer l'un de ses sourcils. « On t’avais tous confié nos vies ! », avait même rajouté Clarke. Mais vous n'étiez pas mon peuple., se serait entendue dire Lexa si la blonde l'avait laissé parler. Sauf que pour le moment, elle n'avait pas l'air d'avoir fini son monologue. Comme si de rien n'était, et comme si elle n'était pas en train de se faire descendre, la jeune femme croquait de nouveau dans son fruit, cassant le silence entre les deux prises de parole de la fille du ciel. « Tu peux me dire quel été ton plan par la suite ? Quand les Montagnards auraient tué tous les miens ? Qu’ils auraient été libres de sortir ? Tu les aurais accueillis à Polis en leur déroulant le tapis rouge, comme tu le fais avec moi ? », finissait enfin Clarke. Ces dernières paroles surprenaient encore plus Lexa, qui se retrouvait pour le coup dans une posture qu'elle n'avait pas prévu.

« Tu es la seule que j'ai regretté d'avoir laissé derrière moi. », s'exprimait enfin la Commandante, dans un murmure qui prouvait bien le mal qu'elle venait d'avoir à admettre une telle chose. Cela pouvait paraître absurde, pourtant c'était bien le cas. Lexa avait d'ailleurs prononcer ces mots sans même les avoir réaliser réellement elle-même. Comme pour empêcher la blonde d'y réagir, elle s'exprimait à nouveau : « Et je comptais vous protéger. Seulement j'ai eu l'opportunité de sauver mon camp, Clarke ! Je ne suis pas toi, j'ai un titre, un rang, qui me pousse à agir par des obligations. Et celles-ci, je les ai principalement envers les Natifs. Envers mon peuple. Alors si tu ne comprends pas, tant pis. J'ai agis comme un bon Heda se doit d'agir, non pas comme j'aurais peut-être voulu le faire. ». Trop de sous-entendu dans sa dernière phrase, mais elle savait qu'elle avait raison. Au fond d'elle, sauver si elle n'avait pas eu autant de responsabilités, elle aurait certainement sauver Clarke envers et contre tout. Mais en tant que Commander, si jamais tout cela était à refaire, Lexa agirait exactement de la même façon, pour son peuple. Tout ce qu'elle répondait sur le moment à la blonde, elle ne le faisait pas en réfléchissant avec son esprit de Heda, mais bien en tant que jeune fille de seulement une vingtaine d'année. Pour une fois, elle se laissait aller, quitte à laisser la blonde la découvrir un peu plus. Alors, pour réagir aux derniers mots de Clarke, Lexa laissait s'échapper d'entre ses dents : « Je les aurais haïs de t'avoir ôter la vie, mais pas de guerre. Je les aurais laissé vivre, leur ordonnant de s'éloigner le plus possible de nous. ». Finalement, Heda se levait d'un bond de sa chaise, pour se rapprocher de Clarke. La brune tirait la chaise à côté de celle de la blonde, afin de pouvoir s'y asseoir. Puis après l'avoir détaillé de son regard émeraude, elle se contentait simplement de lui répondre : « Pour ta sécurité. ». Ces trois derniers mots répondaient finalement à la question ultime de la jeune femme, qui se demandait clairement ce qu'elle lui voulait. Oui, plus Lexa s'exprimait, plus elle se rendait compte à quel point la survie de Clarke pouvait lui tenir totalement à cœur.

Comme si son passé venait de l'électrifier, voir de la gifler, Lexa reprenait contenance, ainsi qu'un visage ne laissant rien paraître. Tandis que quelques secondes auparavant elle aurait pu presque laisser Clarke y lire de la faiblesse, cette fois-ci, elle était encore plus froide qu'en début de journée. La brune posait tout de même sa main sur celle blessé de la Skaikru, constatant alors qu'elle avait gardé sa cape comme bandage. C'était l'occasion rêvée pour changer de sujet, tout en s'inquiétant presque pour la jeune femme. « Tu as besoin d'un guérisseur. Il ne faudrait pas que ça s'infecte. », déclarait doucement la commandante. Sans prévenir, cette dernière se leva, plongeant une dernière fois son regard dans celui de Wanheda. Ses yeux bleus lui coupait soudainement le souffle, et comme pour faire en sorte que la jeune femme ne le réalise pas, la brune fuyait rapidement, sortant de la chambre. Ce fut seulement à l'extérieur qu'elle reprenait son souffle comme il faut. En tout cas, partir faire ce qu'elle avait en tête lui avait donc permis de couper le sifflet à la blonde, et surtout lui empêcher de rétorquer à ses propos. Peut-être que d'ici son retour, elle aurait oublié !

Quelques minutes plus tard, Lexa revenait dans la chambre, cette fois-ci accompagnée d'un homme. Son guérisseur personnel. Habituellement, il s'occupait seulement d'elle – ou encore du guerrier Aksha mais ceci avait été exceptionnel -, mais pour le coup, Lexa voulait vraiment qu'il effectue ses miracles sur la blonde. D'un geste de main, elle lui fit signe d'entrer dans la chambre, et de filer automatiquement voir Clarke, tandis qu'elle le suivait d'un pas plus las. Et si la Skaikru se souvenait encore de ces confidences ? Et si elle s'en servait pour la rabaisser ? Ou encore pire, si elle n'y croyait pas ? Lexa commençait beaucoup trop à se questionner. D'ailleurs, si elle n'avait pas pour habitude de cacher ses émotions, elle aurait supplier la blonde du regard, de ne pas continuer leur conversation devant le soigneur.

« Dites-moi où vous êtes vous fait mal, Wanheda. », prononçait sagement l'homme en lui offrant un sourire radieux. Pendant que Lexa croquait dans un nouveau fruit, elle devançait finalement Clarke, en répondant à son guérisseur. « À la main. » La brune espérait de tout cœur que la fille du ciel ne comprenne pas différemment de ce qu'elle devrait les propos tenus par Heda. Propos qui par ailleurs étaient tous totalement vrais, et dont la jeune femme avait réalisé juste en les prononçant.
PAR BROADSWORD.



   
Victory stands on the back of sacrifice.
You think our ways are harsh, but it is how we survive. Life is an endless battle. Only the sacrifice is the key to survive. So, it is necessary to have no weakness, for to kill or betray without suffering.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Mar 4 Oct - 18:23

Clexa
Theres venom in my veins and you better walk away, it’s too soon. And the hardest part is that it broke my heart & I didn’t get a chance to grieve, I was throw into the burning breeze. I’m a tick tick ticking time bomb, gonna blow up in your face cause you did me wrong. Calling out your name at the hands of God. Do you like it when it hurts? Cause it hurt a lot. (Citations de la fansong "Clexa" : Tickin' Time Bomb - Taylah155)


J’aimerais dire que le long bain que je me suis octroyée m’a apaisé, mais il n’en est rien. Je le constate en remarquant que Lexa est encore dans la pièce, et que sa présence me contrarie. Honnêtement, j’aurai aimé bénéficier d’un break plus long que les – très – longues et agréables minutes passées à retrouver figure humaine. C’est surtout pour moi, que j’évite de la regarder, me laissant quelques minutes supplémentaires, pour me reconstruire mon masque d’indifférence, bien loin de l’éclair de compréhension inavouable que j’ai eu, un peu plus tôt. Nul besoin que cela perturbe encore plus mes pensées. Car, de toute façon, comme à l’époque où nous préparions l’attaque sur le Mont Weather, je me sais incapable de me lancer dans une nouvelle relation. Je ne suis pas encore guérie de la mort de Finn. Ni du massacre des montagnards. Ni de tout ce qui a bien pu se dérouler bien avant mais aussi bien après tout cela. Sans oublier que je lui en veux de toute façon bien trop pour passer outre, et ce, aussi bien que dans un avenir plus ou moins éloigné : je me connais. Et quand bien même je me sentirais prête, je n’ai que trop fortement conscience de tout ce qui nous sépare. Elle est la Commandante de son peuple. Et, que cela me plaise ou non, je suis désormais Wanheda – ainsi considérée par l’ensemble des siens - mais aussi l’une des leaders de mon peuple. Et ce, que je souhaite continuer à endosser ce rôle ou non. Même si nous n’étions que de simples Trikru et Skaikru, ça serait déjà fortement compliqué, du fait de l’état actuelle de la situation existant entre les nôtres. Etant donné nos positions hiérarchiques respectives, autant dire qu’il ne peut rien y avoir. Et ça vaut sans doute mieux ainsi. Peu importe les possibilités qui nous attendaient autrefois, elles sont mortes, l’autre soir, au Mont Weather. Nous aurions pu nous retrouver toutes deux à Polis. J’aurai pu venir lui rendre visite, en tant que représentante de mon peuple. Elle aurait pu me faire découvrir la beauté de sa capitale et m’en apprendre un peu plus sur les us et coutumes des siens. J’aurai pu lui décrire à quoi ressemblait la vie dans l’Espace et lui dépeindre l’Arche. Nous aurions pu errer dans les rues de Polis avant de revenir ici, moi pour me reposer, elle pour retourner vaquer à ses fonctions. Dans une de ces réalités possibles, l’air entre nous serait sans doute toujours chargé de cette tension qui n’aurait pas encore éclatée, trop retenues par nos rôles respectifs, et pourtant, tôt ou tard, nous aurions fini par basculer, d’un côté ou de l’autre de ce fil précaire sur lequel nous nous tiendrons alors. Dans une autre réalité encore, sans doute aurais-je essayé de la convaincre de m’accompagner dans la baignoire, arguant d’un air amusé qu’Heda dirigerait mieux son peuple, débarrassée de la sueur accumulée durant nos pérégrinations dans sa ville. Sans doute aurait-elle repoussé mon invitation – faussement innocente – en faisant un compromis, lui permettant de reprendre ses fonctions quelque temps, avant de me retrouver pour un repas, similaire à celui qu’elle a fait monter aujourd’hui. Mais dans la réalité qui est la nôtre, je préfère ne pas la regarder, incapable de lui pardonner entièrement le choix qu’elle a fait face au bunker de nos ennemis, alors même que je peux comprendre ses motivations. Me voici donc à tenter d’obtenir quelques réponses, à certaines questions qui m’ont hanté ces derniers mois, bien que j’aie tenté de les repousser de toutes mes forces.

Tout en gardant Lexa dans ma ligne de mire, j’attrape un morceau de viande, que je reconnais comme provenant d’une panthère noire, afin de le déposer sur mon assiette. Je veux certes des réponses de la part de la brune, mais je vous l’ai dit également : j’ai faim. Alors que je m’apprête à le découper, Lexa prend enfin la parole : « Tu es la seule que j'ai regretté d'avoir laissé derrière moi. ». Son aveu est prononcé d’une voix tellement basse que je mets plusieurs secondes à intégrer, à prendre conscience que ça n’est pas un tour bien cruel de mon esprit. C’est la surprise engendrée par ces quelques mots qui me font rater mon planter de fourchette dans la viande que je voulais découper. Au lieu d’atterrir sur la chaire cuite de l’animal, ma fourchette tape contre l’assiette. Par chance, c’est précisément au même moment que Lexa se décide à reprendre la parole, comme si elle craignait que je ne dise quoi que ce soit. Pas besoin de ça, ma maladresse précédente est bien trop révélatrice à mon goût, et j’en suis encore à m’engueuler mentalement, alors que le : « Et je comptais vous protéger. Seulement j'ai eu l'opportunité de sauver mon camp, Clarke ! » me parvient à peine. Comme si Lexa se trouvait à des lieues de moi, prisonnière que je suis dans un brouillard auditif. D’un geste décidé, je plante – enfin – ma fourchette dans la viande, en coupant un morceau tout en me forçant à regarder la brune. J’ai conscience que cela peut être pris comme une vague menace, un parallèle entre ce que j’aimerais lui faire endurer et ce que je fais vivre à la viande que je vais bientôt dévorer. Et peut-être que c’est vrai. Que j’aimerais lui ôter la vie. Un coup de couteau bien placé, sur une artère, pour la vider rapidement de son sang. Mes connaissances en médecines peuvent s’avérer aussi utiles pour sauver des vies que pour en prendre, si je le désire. Je pourrais lui trancher les veines avec mon couteau. Cependant, je n’en ferai rien. Pas uniquement parce que je sais que ses réflexes lui permettront d’éviter mon agression avec une facilité déconcertante. Mais surtout parce que je suis incapable d’attenter à sa vie. J’ai beau la détester, j’en suis incapable. Un stupide fil d’affection me relie toujours à elle. Néanmoins, ma petite voix intérieure ne cesse de me hurler de ne pas trop me laisser dérouter par l’aveu qu’elle a laissé échapper, un peu plus tôt. Même s’il est indéniable qu’une telle confession ne doit pas souvent franchir le seuil de ses lèvres. Même s’il est vrai que oui, ça a remué quelque chose en moi, d’entendre cela. De percevoir, une fois encore, la jeune femme fragile qu’elle peut être, à l’occasion, mais qu’elle doit faire disparaître pour tenir son rôle. Mon regard parvient à retrouver une teinte d’indifférence, aidé par une pensée que j’oblige à s’imposer à mon esprit. Elle m’a déjà sorti une telle chose. Après que nous ayons laissé Ton DC périr sous les flammes, et que Lexa ait envoyé un de ses hommes essayer de tuer Octavia, pour s’assurer que nul ne dévoile le fait que nous aurions pu sauver les êtres se trouvant dans le village quand le missile y a été envoyé. J’avais été tenir tête à Lexa, en amenant avec moi l’homme à qui elle avait ordonné de prendre la vie de la petite-amie de Lincoln. Je ne m’étais pas gênée pour lui faire savoir ma façon de penser quant à ses actes. Au cours de cette confrontation plutôt électrique, elle m’avait alors fait savoir qu’elle n’avait pas laissé tout le monde périr lors de cette attaque des Montagnards : je ne figurais pas parmi la liste des victimes. En dépit de cette confidence – détournée – quant à l’attachement qu’elle éprouvait pour moi, elle ne s’était pas gênée de me laisser affronter, sans son armée, les résidents du Mont Weather. Alors qu’est-ce qui me certifie que cette fois, l’histoire ne se répétera pas ? Au-delà de toutes considérations possiblement sentimentales, il est là question, à mes yeux, d’un point essentiel : puis-je lui faire confiance ? Ne cherche-t-elle pas à m’embrouiller l’esprit, en employant de tels mots ? A endormir ma méfiance pour se jouer de moi ? Avant que la Heda en elle ne fasse à nouveau disparaître Lexa, si celui lui permet – une fois de plus – de sauver son peuple ? Je rumine mes sombres pensées tout en mâchant un bout – fortement délicieux – de viande. Bon sang, cela ne me fait que trop prendre conscience d’à quel point mon estomac était décidemment bien vide. « Je ne suis pas toi, j'ai un titre, un rang, qui me pousse à agir par des obligations. Et celles-ci, je les ai principalement envers les Natifs. Envers mon peuple. », enchaîne Lexa, alors que je continue à manger, au risque de paraître malpolie. Je me fous d’une éventuelle étiquette à respecter. J’ai bien trop faim pour cela. Et au moins, je suis incapable – durant ce temps – de prendre la parole, pour dire des choses que je risquerais très certainement de regretter. De plus, cela ne semble pas déranger Lexa, qui ne parait pas motivée à me laisser la moindre chance de placer la moindre parole. Le regard furibond que je lui envoie n’indique que trop clairement à quel point je suis bien contente qu’elle ne soit pas moi. Même si je suis heureuse que l’inverse soit également le cas. Il est indéniable que je ne pourrais pas assumer la charge de Heda. Comme je lui ai déjà dit, de longues semaines en arrière, sous la tente qui nous verra – peu de temps après le moment auquel je fais allusion – nous embrasser, je ne compte pas faire taire mes sentiments. Quand bien même cela pourrait me fragiliser. En tant qu’hypothétique leader pour les miens. Je ne saurais le faire. Je me refuse à le faire, à les brider comme elle est contrainte de le faire, sans toujours parvenir à dissimuler leur existence, en dépit de ses efforts. « Alors si tu ne comprends pas, tant pis. J'ai agis comme un bon Heda se doit d'agir, non pas comme j'aurais peut-être voulu le faire. ». Bien que mes pensées s’égarent dans tous les sens, le discours de Lexa s’enchaîne, fluide, mais sans cesser d’être déroutant. Surtout au cours de ses dernières paroles. Dernières paroles qui font rater un battement à mon cœur, alors que je décrypte sans mal ce qui peut bien se cacher derrière. « Je les aurais haïs de t'avoir ôter la vie, mais pas de guerre. Je les aurais laissé vivre, leur ordonnant de s'éloigner le plus possible de nous. », enchaîne-t-elle au sujet des Montagnards. Et c’est là où je prends conscience du fait que ce qui m’énerve le plus en elle est aussi ce qui m’attire un peu trop chez elle. Le fait qu’elle ne cesse de s’oublier, au profit de ses devoirs. Qu’elle tente d’offrir à son peuple un monde plus pacifique, en nouant des alliances qui ne sont pas toujours faciles à contracter. L’ambivalence de son être : la dureté propre aux Natifs – qui se comprend vu le monde dans lequel ils ont grandis – avec le profond attachement pour les siens qu’elle dissimule de son mieux sous son visage impassible. La Heda que tout son peuple vénère et redoute, face à la Lexa que de rares personnes ont eu l’occasion de voir, et qu’il me semble entrapercevoir en ce moment précis, flamboyer dans le vert de ses yeux. C’est en entendant la chaise à mes côtés racler le sol que je prends conscience qu’elle s’est levée pour s’installer vers moi. « Pour ta sécurité. », souffle-t-elle finalement, m’expliquant ainsi pourquoi elle m’a fait venir ici, et est prête à m’y faire rester de force. Je déglutis difficilement, comme pour tenter de digérer ce qu’elle vient de me raconter, mais également la façon dont son regard s’est posé sur moi. J’ai l’impression de revoir la jeune femme d’il y a quelques mois, celle qui mettait en avant le fait qu’elle ne m’avait pas laissé à Ton DC alors qu’un missile allait s’y écraser. Celle qui avait pris possession de mes lèvres, marquant de ce fait – sans même en avoir conscience – son empreinte sur mon être. Mais cela en dure pas. Car elle redevient aussi froide qu’à son accoutumée. Car je lutte au mieux contre mes pensées qui ressemblent désormais à un tas de nœud dont il est difficile de venir à bout. Tout s’emmêle dans mon esprit que je pourrais finir par en avoir mal à la tête, ou du moins, finir par avoir cette impression.

C’est en sentant sa main se poser sur la mienne – blessée – que je réalise que j’en étais à retenir mon souffle, comme si l’air qui nous entourait m’avait fait oublier comme réaliser une chose aussi basique. Du bout des dents, je mordille l’intérieur de ma joue, tandis que mon regard se pose sur nos deux mains ainsi rassemblées, pour s’en détourner, lorsque Lexa brise le silence : « Tu as besoin d'un guérisseur. Il ne faudrait pas que ça s'infecte. », constate-t-elle, pour finir par se lever, et ancrer ses yeux dans les miens. Mon cerveau a beau me souffler de détourner le regard, j’en suis incapable. A croire que je suis hypnotisée par ses yeux, dans lesquels je me perds, avant de la voir s’éloigner. Et quitter la pièce. Je secoue vivement la tête pour reprendre le contrôle de mon corps et de mon cerveau, et parviens à arracher mon regard de la porte par laquelle elle s’est engouffrée. Ma main gauche vient se poser sur mon visage, pour frotter doucement mes yeux, dans un vain espoir de m’aider à revenir sur Terre. Plutôt ironique, pour une fille du Ciel, ne trouvez-vous pas ? Surtout quand on sait que cela est uniquement dû à une fille de la Terre. Je pousse un nouveau soupir avant de me forcer à manger. Au début, du moins, car mon estomac en a visiblement eu marre d’être ainsi laissé de côté, alors que des agréables odeurs ne cessaient de me chatouiller le nez, depuis mon retour dans cette pièce. Je ne peux m’empêcher de secouer quelques secondes ma main droite, pour me débarrasser des picotements qui s’y sont installé. Et qui ne sont en rien provoqué par la blessure que je me suis faite un peu plus tôt. Mon estomac se trouve un peu plus apaisé quand, quelques minutes plus tard, la porte s’ouvre à nouveau, pour faire apparaître Lexa, en compagnie d’un homme que je présume être guérisseur. Celui-ci fini par se diriger vers moi, alors que Lexa rentre à son tour dans la pièce. « Dites-moi où vous êtes vous fait mal, Wanheda. », m’invite à lui dire l’homme, avec un sourire bienveillant. Mais ses mots me font cependant pousser un soupir, non pas parce que je refuse son aide, mais plutôt parce que je ne sais pas si je parviendrais à m’habituer à ce titre stupide que ce peuple s’ingénie à me donner. Cependant, je ne vais pas m’énerver sur lui, il n’est là que pour obéir à sa Commandante, et ne fait que suivre ce que l’ensemble de son peuple fait, en m’appelant avec ce titre prétendument honorifique. Plus horrifique qu’honorifique, si vous voulez mon avis… Un sourire s’est dessiné sur mon visage depuis l’arrivée du Grounder : ça n’est pas parce que j’en veux à sa Commandante que lui doit aussi pâtir de ma mauvaise humeur. Heda qui ne se prive pas pour répondre à ma place, par ailleurs : « A la main. ». Mon regard se détourne quelques secondes du guérisseur pour se poser sur Lexa. Je fronce un peu les yeux, lui signifiant ainsi que j’ai bien entendu tout ce qu’elle m’a dit, un peu plus tôt. Et que j’ai bien l’intention de revenir dessus. Même si cela devra attendre un peu, étant donné qu’il est hors de question que j’impose cela au guérisseur : cela ne le regarde pas, après tout. Mon regard se détourne de la brune pour se poser sur l’homme, à qui j’ai tendu ma main, après avoir ôté le morceau de tissu qui l’entourait. Bout de cape de Lexa avec lequel je « joue », tandis que l’homme opère ses soins sur moi. « C’est trois fois rien. », assuré-je au Grounder, presque gêné qu’il ait été appelé rien que pour cela. Je n’ai pas appuyé la lame assez fortement pour me blesser grièvement. Juste assez pour saigner. Je ne perds pas une miette des gestes qu’il effectue, ne me gênant pas pour lui poser de temps à autre des questions sur les mixtures qu’il peut bien y appliquer. J’ai beau ne pas être réjouie de me retrouver dans cette capitale, je ne peux pas pour autant faire taire ma curiosité, qui me pousse à en apprendre toujours plus, surtout lorsqu’il est question de médecine. L’homme est gêné par certaines de mes questions, se refusant visiblement à me confier tous ses secrets. D’un sourire désolé, je lui transmets le message que je peux le comprendre, et ne le force nullement à me dire ce qu’il ne veut – ou ne peut – me confier. Ayant terminé de s’occuper de ma main, il se prépare à partir, mais je le retiens d’un : « Attendez ! J’aimerais que vous regardiez une autre de mes blessures. », dis-je, faisant bien entendu allusion à ma récente morsure de dinosaure. Car des blessures, j’en ai eu un paquet, depuis le temps, et mon dos en a gardé des traces… Se mesurer – seule – à des panthères – pour les revendre à Nyilah, c’est loin d’être de tout repos. « S’il vous plaît. », ajouté-je poliment à la suite, ne pouvant m’empêcher de me demander pourquoi j’ai ainsi changé d’avis. Refusant d’y voir là un effet du discours de Lexa, je préfère me dire que c’est pour ma mère, que je fais cela. Elle m’en voudrait grandement de me laisser mourir à cause d’une infection, alors que j’aurai pu faire quelque chose pour y remédier. Je me lève donc de la chaise sur laquelle j’étais jusqu’alors, pour poser mon pied dessus. Lentement, je dénude mon mollet, laissant apparaître la morsure qui s’y trouve. « On a croisé des Mordeurs sur la route.  », expliqué-je à l’intention de l’homme, avant de me concentrer sur Lexa, à l’intention de laquelle j’ajoute : « Roan s’est brillamment battu contre eux. », afin de lui assurer le fait qu’il n’ait pas failli  à sa mission de m’amener ici. Vivante. Car il ne fait aucun doute qu’il fallait m’amener à Lexa saine et sauve. Je n’ai sans doute guère d’affection pour mon kidnappeur, mais je n’ai pas pour autant envie que sa Commandante se mette en tête de le punir car il aura – en quelque sorte – failli à sa mission. De surcroît, comme on peut aisément le voir en regardant mon mollet, il a tenté de me soigner. Il a même fini par accepter de me laisser me recoudre moi-même, après que je lui ai fait savoir que je n’avais pas l’intention de m’échapper, vu que je lui avais promis que je l’accompagnerais, où qu’il m’amène, s’il laissait la vie sauve à mes amis. D’ailleurs, à ce sujet, il faudrait peut-être que…. Mais je n’ai pas le temps de reprendre la parole que le guérisseur me pose quelques questions, pour que je lui décrive à quoi ressemblaient ces Mordeurs. Certains sont visiblement connu pour secréter des poisons qu’ils inoculent à leurs proies en les mordant. Et celui qui m’a attaqué en faisait visiblement parti. Roan, à en écouter le guérisseur, m’a bien soigné, bien que ces soins s’apparentaient, si vous voulez mon avis, à de la barbarie. Mais je dois reconnaître qu'il ne disposait pas du matériel adéquat pour s'y prendre mieux ! L’homme m’applique un désinfectant de son cru, me faisant savoir que le bandage qu’il va me faire, il devra le changer régulièrement au cours des jours à venir, pour éviter qu’une infection quelconque ne s’empare de ma jambe. Je suis à l’abri d’un empoisonnement mortel, pas d’une infection bien chiante. Je n’en suis guère surprise, je l’avais bien compris en voyant l’apparence de cette blessure, même si j’avoue que je n’aurai su la soigner correctement, ignorant quoi appliquer – ou non – dessus. J’esquisse une grimace de douleur, alors que le produit fait son effet, là où alors qu’il soignait ma main, nulle trace de souffrance ne s’est invitée sur mon visage. « Merci. », soufflé-je à l’intention du guérisseur, qui a continué à répondre – autant qu’il le pouvait – à mes questions. C’est avec un dernier sourire partagé que l’homme fini par partir, non sans avoir demandé à sa Commandante si elle avait encore besoin de lui ici.

Je pousse un soupir, alors que la porte se referme derrière le guérisseur. Passant ma main blessée mais proprement bandée, dans mes cheveux, quasi secs à présent, je fais quelques pas dans la pièce. Officiellement pour m’approcher de quelques bougies qui ne cessent d’y brûler. Officieusement pour m’éloigner de Lexa, dont la proximité me brûlait presque plus que les flammes tremblotantes de bougies. Caressant du bout des doigts un chandelier, de ma main droite, je me tourne pour faire face à la brune, et lui faire ainsi savoir, maintenant toujours cette – grande – distance entre nous : « Roan a assommé certains de mes amis, dans la forêt. Après notre rencontre avec les Mordeurs. ». Mon cœur se resserre en revoyant la scène, même s’il se noue bien plus quand je revois Bellamy sous la menace de la lame de Roan, que sa sœur… « Cela me tranquilliserait de les savoir désormais en sécurité chez eux.  », admis-je, ne remarquant même pas que j’ai désigné le camp comme étant chez eux, et non pas comme étant chez moi, voir chez nous. Cela fait plusieurs semaines à présent que je ne me considère plus comme appartenant à mon peuple, que je vois la forêt comme ma demeure, que je n’y fais même plus attention. De plus, comme mes proches ont été laissé à l’endroit même où nous avons croisés des dinosaures, il n’est pas impossible que d’autres soient arrivés par la suite, alors même qu’ils étaient encore assommés… « Si tu tiens un minimum à moi, comme tu le prétends… », ajouté-je en posant enfin mon regard dans celui de la brune, regard qui était jusqu’alors posé sur un point quelconque derrière elle. Je ne prends même pas la peine de terminer ma phrase, le sens est assez explicite à mes yeux. Je me mordille la lèvre, tâchant de savoir comment formuler le reste de mes pensées. Il me faut, après tout, réagir sur ce qu’elle m’a dit un peu plus tôt, car il est hors de question qu’on ne revienne pas dessus. Même si j’ai conscience qu’avoir fait allusion de la sorte à son aveu d’attachement à mon encontre, pour tenter de lui arracher la promesse qu’elle envoie des gens s’assurer de l’état dans lequel se trouvent certains des miens ne soient pas des plus agréables. Toutefois, est-il utile de rappeler que pour l’instant, je suis toujours sa prisonnière, et que je lui en veux toujours ? Alors être agréable, c’est loin d’être dans mes projets en ce qui la concerne. Mon regard se pose sur un tapis, une belle peau d’une bête qui m’est inconnue, qui se trouve entre Lexa et moi, tandis que mes pensées se mettent en ordre, et que ma main quitte le chandelier pour se retrouver contre mon flanc. « A propos du Mont Weather… Je comprends ton choix. Je ne l’accepte pas, mais je le comprends. », avoué-je difficilement. Comprendre qu’elle n’ait pas eu d’autres choix. Incapacité cependant d’accepter qu’elle ait mis en péril notre plan de la sorte. Je ne fais même pas attention au fait que ma main gauche tienne toujours ce qui me faisait office de bandage, il y a encore quelques minutes. Et c’est heureux pour moi, je risquerais de le balancer, comme pour indiquer que je n’y suis pas – curieusement – attachée. A croire que la partie de moi que je tâche de réfréner quant à ce que m’inspire Lexa s’exprime ici, avec cet attachement idiot à son morceau de cape. « Cependant, permets-moi d’émettre des doutes, quand tu prétends vouloir assurer ma sécurité. », finis-je par ajouter, en redressant mon regard pour le poser à nouveau sur Lexa, ayant visiblement du mal à ne pas poser mes yeux sur elle tôt ou tard. « Outre le fait que je ne vois pas ce que tu as à y gagner, je redoute assez de te voir changer d’avis si quelqu’un vient à te faire une proposition que tu ne peux refuser, pour ton peuple… ». Une fois encore, je ne termine pas ma phrase, estimant que mon idée est assez claire : si quelqu’un lui propose quelque chose qu’elle ne peut refuser, pour le bien de son peuple, en échange de ma vie, ou de ma « liberté », ne va-t-elle pas ployer ? « Ne me prends pas pour une idiote, Lexa, », dis-je d’une voix froide, alors que mon regard ne cesse de s’assombrir, perdant la douceur qui s’y trouvait encore alors que j’évoquais ma compréhension de sa décision lors de la bataille que nous avions commencé à mener ensemble. « je sais pertinemment que la situation est tendue entre toi et les Azgeda ! Que leur Reine se damnerait pour avoir ma tête. Et que tu gagnerais la certitude qu’ils ne tenteront plus rien contre toi, en t’accaparant de mes pouvoirs. », déclamé-je, crachant presque le dernier mot. « Alors elle n’est pas si innocente que ça, ma captivité…. », conclus-je, penchant la tête sur le côté, un sourcil redressé, comme pour la mettre au défi de démentir mes accusations. J’ai sans doute passé quelques mois dans la forêt, mais j’ai été tenue au courant de ce conflit qui menaçait. De ce qu’on racontait sur moi. Et j’en ai tiré mes propres conclusions. Je suis blonde. Pas idiote. C’est peut-être cruel de ma part, de lancer la conversation sur un tel sujet. Surtout après ce qu’est parvenu à dire Lexa tout à l’heure. Mais comme je l’ai dit, je ne suis pas ici de mon plein gré, et je lui en veux toujours. Lui faire comprendre que ma confiance ne sera certainement pas regagnée parce qu’elle tente de me protéger des gens qui veulent ma mort me parait essentiel. Et ce, même si j'ai conscience qu'elle a visiblement choisi de prendre du temps sur ses obligations pour rester à mes côtés, comme l'atteste l'absence de son épaulette, que j'ai noté dès que j'ai bien daigné poser mon regard sur elle à la sortie de ma toilette. Ca n'est pas pour cela que je vais m'adoucir. Je ne l'oblige à rien, après tout. Bien qu'une partie de moi apprécie - un peu trop à mon goût - sa présence auprès de moi.

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❝ Oh, you can't hear me cry, see my dreams all die from where you're standing, on your own. It's so quiet here & I feel so cold. Oh, when you told me you'd leave, I felt like I couldn't breathe, myy aching body fell to the floor. Now it hurts much more. You caused my heart to bleed & you still owe me a reason. I can't figure out why... Why I'm alone & freezing? And I'm just left alone to cry. ❞
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Mar 4 Oct - 22:43



Sans sacrifices, l'humain ne pourrait pas survivre
S'il y avait bien une chose que Lexa aurait pu parier à l'instant, c'était le fait que Clarke ne la croirait pas, concernant sa sécurité. Mount Weather avait aussi rongé la brune dans une culpabilité qu'elle avait fini par jeter à la poubelle, gardant la tête haute. S'écrouler de l'intérieur, se sentir vide comme une coquille. Voilà exactement le ressenti de la commandante après être partie sans se retourner. Ce n'était pas pour le peuple du Ciel qu'elle éprouvait cela, ça non - Son choix avait été tel qu'elle recommencerait sans problème ! -. Mais bien pour Clarke, seulement pour elle. Chose que encore actuellement, la brune refusait d'avouer. Surtout depuis les derniers événements, où elle avait encore une fois pu se rendre compte que l'amour était une faiblesse. Qu'un petit garçon d'une dizaine d'années la rendait à la fois forte, mais qu'il la rendait aussi faible - si ce n'était pas plus ! -. Pitoyable. C'était bien ce qu'elle était, et ce qu'elle se savait être. Quand elle avait reçu un coup dans la cuisse, au visage et dans les hanches, tout lui avait prouvé à quel point l'amour n'était qu'une faiblesse. Alors comment pouvait-elle réaliser que la chose qui l'importunait le plus mentalement – tout comme la faisait vivre à l'intérieur -, n'était autre que Clarke. Un petit bout de femme qui - s'y on lui arrachait - pouvait prétendre être celle qui ferait exploser la brune. Lexa voyait-elle à quel point la mort de Clarke l'atteindrait bien plus que celle de Costia ? Certainement que oui, au fond d'elle. C'était bien pour cette raison qu'elle avait fait venir le guérisseur. Certes pour chercher à éviter un sujet dont elle avait laissé paraître une part de faiblesse, mais surtout pour éviter à la blonde une quelconque infection. Que la blessure ne soit que superficielle était malgré tout un risque aux yeux de la guerrière. Un risque qu'elle refusait de prendre ! En tout cas, l'intervention du soigneur faisait échapper un soupire à la jeune femme, qui se sentait rassurée de savoir la blonde soignée. La voir jouer avec un morceau de sa cape l'avait fait sourire en coin, tandis que Clarke s'exprimait sur sa blessure : « C'est trois fois rien. ». Des propos qui firent lever les yeux au ciel à la commandante. Sentant son estomac commencer à vibrer au creux de son ventre, la brune attrapait un autre fruit, n'ayant aucune envie de se gaver de viande pour le moment. Ceci devait certainement être dû à son affrontement avec la blonde, qui l'avait malgré tout stressé au fond d'elle. Mais finalement,  n'aurait-il pas pu être pire que cela ? Clarke aurait pu chercher à la tuer, lorsqu'elle lui en avait donner l'occasion. Après tout, ce n'était pas la seule menace qui pesait sur elle en ce moment – surtout après l'intervention des guerriers de la Reine -. En y repensant, la jeune femme n'écoutait même plus la discussion à trait médicale que partageait les deux autres personnes dans la pièce, repensant finalement à la joie qu'elle avait éprouvé lorsqu'elle avait retrouvé les nightbloods vivant – surtout Aden ! -, puisque s'ils avaient été touché, elle n'aurait certainement pas été à Polis pour accueillir Clarke, mais bien en guerre, risquant sa vie pour venger ses protégés, ses successeurs. Soudain, une légère pointe de gêne commençait à brouiller l'esprit de la brune. Elle avait préféré discuter avec quelqu'un qui la détestait, plutôt que d'entraîner les enfants, et passer du bon temps avec Aden. C'était certainement le seul avec qui elle se permettait d'avoir des contacts hors des leçons pour devenir un bon Heda. Ce petit là était réellement attachant. La commandante était tellement perdue dans ses pensées, qu'elle ne réalisait pas tout de suite que le guérisseur s'apprêtait à partir. Ce fut surtout le cas dès que Clarke se prononçait à nouveau, lui rappelant soudainement sa présence dans la pièce. « Attendez ! J’aimerais que vous regardiez une autre de mes blessures. », demandait-elle finalement à cet homme, ce qui étonnait Lexa. Sans vraiment le vouloir – au risque de laisser paraître de l'inquiétude -, la brune s'était rapprochée un peu plus des deux autres personnes, fixant comme le soigneur Clarke qui laissait découvrir une nouvelle blessure. « S'il vous plaît. », rajoutait finalement la blonde. Les sourcils de Lexa s'était automatiquement froncés, tandis qu'elle détaillait du regard la blessure de la jeune femme, sans pour autant gêner le guérisseur. Sa place restait bien en retrait, malgré le fait que sa curiosité prenait légèrement le dessus. D'une oreille bien plus attentive que tout à l'heure, la jeune femme écoutait la conversation entre l'adolescente – ou plutôt la jeune adulte -, et cet homme qu'elle connaissait bien. « On a croisé des Mordeurs sur la route.  ». Quelques mots qui étaient à deux doigts de faire réagir la guerrière. Roan n'avait visiblement pas bien fait son travail ! Clarke était blessée, et c'était de sa faute. Discrètement, elle avait donc serré ses poings, n'ayant qu'une seule envie : sortir d'ici et frapper de toutes ses forces cet abruti de prince. Mais n'était-elle pas en train de s'énerver pour rien ? « Roan s’est brillamment battu contre eux. », intervenait finalement Clarke, comme si elle avait deviné les pensées de la brune. Bon, et bien, elle s'était trompée ! Peut-être que sans Roan, la blonde ne serait plus de ce monde aujourd'hui. Son corps réagissait pour elle, la faisant frissonner bêtement, alors qu'elle imaginait la blonde sans vie. Clarke ne devait pas voir cela, puisque d'après Lexa, il s'agissait encore une fois d'un signe de faiblesse, qui rappelait Ô combien la brune était totalement dépendante de la survie de la Skaikru. La soigneur mettait visiblement plus longtemps pour lui soigner cette plaie, ce qui arrangeait Lexa. Au moins, Clarke aurait peut-être oublié leur conversation ! Ce qui permettait donc à la guerrière d'éviter de se montrer encore plus. Qu'en penserait Titus ? Peu importe après tout, il n'était pas celui qui lui donnait des ordres. Mais il restait tellement important dans la vie de la jeune femme – et pas seulement parce qu'il s'agissait du Fleimkepa ! -, que son avis comptait démesurément. Sauf peut-être quand il s'agissait de Clarke. Après tout, elle faisait tout ce qu'elle voulait, quand elle le voulait. Et ce n'était pas à lui de la guider en amour. Venait-elle vraiment de penser à de l'amour ? La brune manquait de s'étouffer avec son fruit, ressentant à l'instant l'envie de se gifler. Elle se trompait. Clarke n'était ni plus ni moins qu'un simple fantasme. Fantasme dont elle ressentait le besoin de protéger, mais peu importe. « Merci. ». La nouvelle prise de parole de la Skaikru la sortait une nouvelle fois de ses pensées, tandis que son guérisseur s'approchait d'elle désormais, lui demandant si elle avait encore besoin de lui. Il s'apprêtait même à lui proposer de lui refaire ses pansements à elle aussi, ce qu'elle devinait rapidement. Ce n'était pas le moment de paraître faible devant l'autre femme, alors elle désignait la porte d'un signe de main, le remerciant d'un simple sourire. Elle lui avait même murmuré « à tout-à-l'heure », propos que seul lui avait pu entendre. En même temps, Lexa l'avait presque étouffé dans une toux sortie de nul-part. Le guérisseur venait de quitter la pièce, les laissant finalement seule, en tête à tête.

Clarke lui tournait désormais le dos, comme si elle cherchait à l'éviter, ce que la brune ne cherchait pas vraiment à comprendre pour le moment. Cette dernière attrapait donc la carafe d'eau afin de s'en servir un verre, au moment où Clarke reprenait la parole ; « Roan a assommé certains de mes amis, dans la forêt. Après notre rencontre avec les Mordeurs. » Lexa ne s'y attendant absolument pas, sursautait bêtement et renversait de l'eau à côté. En même temps, elle était dos à la blonde, et ne l'avait donc pas entendu se retourner pour s'exprimer. Un grognement distinctif de son mécontentement s'était échappé de ses lèvres, tandis qu'elle essuyait rapidement la table avec le premier tissu qu'elle avait sous la main, sans pour autant ignorer Clarke. Au contraire ! Elle voyait déjà la demande venir, ce qui la poussait à arquer un sourcil. « Cela me tranquilliserait de les savoir désormais en sécurité chez eux.  », rajoutait-elle devant une Lexa qui lui faisait enfin face, et la détaillait d'un regard qui voulait exactement dire 'j'ai compris le message'. Pourtant, la blonde finissait par prononcer la phrase. Celle qui prouvait que non, elle n'avait rien oublié les propos tenus par Heda quelques minutes plus tôt. « Si tu tiens un minimum à moi, comme tu le prétends… », donnant donc envie à la jeune femme de s'écrouler par terre – ou de se gifler, à voir ! -. Tenir à quelqu'un c'était être faible. Comment s'autorisait-elle de prononcer ces mots, alors que même Lexa se l'était interdite – ou alors ne l'avait toujours pas totalement réalisé ? -, pourtant, la jeune adulte préférait ne pas en faire toute une histoire. Gardant un air intransigeant, qui ne donnait aucune idée à Clarke sur son point de vue là-dessus, la guerrière commençait à boire son verre d'eau. Mais le regard de la fille du ciel dans le sien lui faisait stopper tout mouvement. Ses yeux bleus pouvaient la faire succomber, si seulement elle ne restait pas autant fermée sur ses sentiments. Visiblement, cette dernière n'avait pas fini de lui donner son opinion, et Lexa ne comptait pas la couper en si bon chemin. Il était clair que la Skaikru se servait de ses aveux pour obtenir tout ce dont elle désirait, chose que la commandante trouvait assez dérangeant. Enfin, elle avait raison d'agir de la sorte, et ça, la brune ne pouvait pas le nier. « A propos du Mont Weather… Je comprends ton choix. Je ne l’accepte pas, mais je le comprends. », prononçait de nouveau Clarke, ce qui donnait envie à Lexa de se réjouir – voir de pousser un cri de victoire, ce qu'elle ne fit évidemment pas. Mais elle la comprenait ! C'était déjà mieux que rien. « Cependant, permets-moi d’émettre des doutes, quand tu prétends vouloir assurer ma sécurité. ». Les propos de Lexa lui effaçait finalement le léger sourire qui ornait sur ses lèvres – ou peut-être le fait qu'elle venait de poser son regard sur elle -, provoquant en elle une envie de la secouer. Si elle ne désirait pas autant sa sécurité, pourquoi avait-elle réagi de la sorte avec elle – surtout ce jour à Ton DC -, puisqu'il était évident qu'elle n'avait cherché à sauver quelqu'un d'autre ! « Outre le fait que je ne vois pas ce que tu as à y gagner, je redoute assez de te voir changer d’avis si quelqu’un vient à te faire une proposition que tu ne peux refuser, pour ton peuple… », rajoutait encore et encore Clarke, poussant Lexa à se demander si elle comptait bien s'arrêter de parler pour de bon. Elle devait lui dire, ou du moins lui expliquer qu'elle ne comptait plus jamais l'abandonner. Faire l'erreur une fois avait été amplement suffisant comme ça, à un tel point qu'en tant que Commandante, elle ne se laisserait plus jamais trahir Clarke. « Ne me prends pas pour une idiote, Lexa, », de nouveaux propos prononcés d'une manière si froide qu'elle aurait pu congeler la brune sur place. Cependant, celle-ci haussait simplement un sourcil, avant de lâcher un soupire lasse. Clarke était décidément bien trop bornée et perdue dans sa rancœur, à un point où elle ne réalisait même plus que la brune ne désirait que son bonheur. Tais-toi. Lexa avait bien envie de lui dire cela, juste pour la faire réagir, trouvant qu'elle commençait clairement à dire n'importe quoi. Ou en contrepartie d'utiliser des mots, peut-être même qu'elle aurait aimé la faire taire autrement ? Mais ce n'était sans compter sur la blondinette qui ne manquait pas de la descendre. « Je sais pertinemment que la situation est tendue entre toi et les Azgeda ! Que leur Reine se damnerait pour avoir ma tête. Et que tu gagnerais la certitude qu’ils ne tenteront plus rien contre toi, en t’accaparant de mes pouvoirs. ». À la prononciation du dernier mot, Lexa avait eu l'impression d'y entendre toute sa haine. Clarke devait se calmer, et comprendre. Ce n'était pas normal d'être autant penchée sur ses opinions, sans même chercher à écouter l'autre, car oui, à cet instant, la jeune femme monopolisait la parole sans la moindre gêne, poussant la Commandante à se taire et attendre. « Alors elle n’est pas si innocente que ça, ma captivité…. », finissait enfin Clarke devant le regard étonné de Lexa. Après s'être permise de soupirer, la brune se laissait tomber de manière lasse sur une chaise.

« Pour tes amis, je ferais tout ce que tu voudras, Clarke. », expliquait la commandante, comme si la jeune femme n'avait pas explosé juste après, sans pour autant confirmer le fait qu'elle tienne à elle. Dans une telle situation, elle n'allait pas offrir cela à la blonde, surtout si c'était pour qu'elle s'en serve quelques secondes plus tard. Mais n'était-ce pas ce qu'elle ferait dans peu de temps ? « Tu m'as l'air bien au courant de ce qu'il se trame au niveau de mon peuple. », s'étonnait-elle presque, faisant comprendre à la blonde qu'elle commençait de plus en plus à se questionner. Non seulement elle savait bien mieux parler sa langue, mais désormais, elle venait de montrer à Lexa qu'elle s'était tenue informée. Comment ? Par qui ? Pourquoi ? Trois questions que ne cessait de se répéter la jolie brune. Finalement, sans prévenir, et comme si elle venait d'avoir une révélation, la grounder se levait brusquement, et se rapprochait de la fille du ciel en serrant fermement ses poings, puisque en réalité depuis tout-à-l'heure, les paroles de la blonde raisonnaient dans sa tête. « Quand vas-tu comprendre que je m'en contrefiche de tes pouvoirs ?! », lui hurlait-elle dessus, s'étonnant elle-même. Après tout, Clarke voulait des explications ? Elle les aurait ! « Je ne te prends pas pour une idiote, habituellement. Maintenant, si. Tu prétends savoir des choses, mais sache, Wanheda, que la Reine n'a plus besoin de toi pour me tenir tête. Elle a intervenu, à Polis même, pour tuer.. Certaines personnes. Pour me tuer. Penses-tu réellement que j'ai besoin des pouvoirs du Commandant de la Mort pour me protéger ?! Évidemment que non !! Juste d'entraînement au combat, et d'une meilleure sécurité au sein de ma ville. Cette.. », s'exprimait Lexa avant de se couper quelques secondes, frappant d'un coup de pied violent dans la chaise comme pour se faire taire elle-même. Elle donnait trop d'informations à Clarke, beaucoup trop. Et pour la première fois, elle avait laissé Nia l'atteindre devant quelqu'un. Habituellement, Lexa explosait quand elle était seule face à son reflet. Mais cette fois-ci, en entendant les propos de la blonde, elle avait simplement eu envie de la ramener sur Terre. Sa respiration saccadée se coupait finalement, tandis qu'elle reprenait un visage froid, qui ne laissait plus rien paraître. Heda venait de reprendre une totale possession de son corps. Mais pour quelques secondes, puisque juste après, elle se permettait une nouvelle fois de s'ouvrir.

« Si tu es ici, c'est bien pour te protéger. La Reine pense ramener plus de monde dans ses rangs si elle possède tes pouvoirs. Du monde, ce n'est pas ce qui me manque, Clarke. Tu es là parce que.. », se coupait une nouvelle fois Lexa. J'ai besoin de toi, aurait été la suite correcte. « Parce que j'ai besoin de te savoir vivante. », complétait-elle en soupirant, se rapprochant bien plus dangereusement de la blonde. Clarke était décidément l'une des rares sur qui elle n'oserait jamais lever la main, puisque effectivement, elle venait tout de même de lui manquer de respect à travers la vérité. Du moins, sa vérité. Lexa passait sa main dans ses tresses, puisque celles-ci étaient légèrement allées dans tous les sens lorsqu'elle s'était emportée.

'Toc toc toc' se fit entendre, ce qui poussait la brune à se taire définitivement. L'intervention d'une servante dans la chambre coupait le fil de la discussion. « Le dessert, Wanheda. Heda. », prononçait la jeune femme, surprise de voir sa Commandante les poings serrés. « H..Heda, désolée de vous interrompre. Il vous demande. Il voulait apporter le plateau à ma place.. », exprimait la jeune femme, ce qui calmait la brune en un rien de temps. Heda disparut alors pour laisser place à une seule personne : Lexa. La brune souriait légèrement, jetant un coup d'oeil vers la porte entrouverte, devinant parfaitement qui se cachait juste derrière celle-ci. « Que Monsieur attende, à ses risques et périls que je le dévore ! », prononçait la jeune adulte sur un ton plus immature, qui signifiait bien qu'elle le savait dans les parages. « Dites-lui simplement que je le verrais ce soir, et non pas cet après-midi comme ce qui est prévu. Merci. Vous pouvez disposer. », finissait-elle en souriant, regardant donc la servante sortir de la chambre, certainement prête à rejoindre Aden. Lui seul pouvait se permettre de l'interrompre dans de tels moments, puisque même Titus n'osait pas la déranger lorsqu'elle était folle de rage. Mais désormais, sa colère n'était plus, et cela grâce à l'intervention indirect du nightblood.

Retour à la réalité, après avoir pris un visage des plus doux, ainsi qu'un sourire bête, Lexa posait enfin son regard sur Clarke, puis se raclait la gorge, la gratifiant d'un regard désolé. C'était certainement plus pour son coup de colère que pour l'intervention de la servante, mais il servait tout de même pour les deux situations. Comme si sa douceur l'aidait dans ses agissements, la brune se rapprochait finalement de Clarke, laissant quelques centimètres les séparer. L'odeur qui se dégageait de la Skaikru lui chatouillait les narines, alors qu'elle fermait les yeux pour s'en délecter. Une fois ses paupières ouvertes, la brune plongeait son regard émeraude dans celui océan de la blonde, lui offrant alors un léger sourire. La distance n'existait plus, et Lexa s'en moquait totalement, puisque à ce moment présent, elle voulait plus que quiconque se laisser une chance, sans pour autant paraître faible. D'une main hésitante, elle venait remettre une mèche de cheveux de la blonde, juste derrière son oreille, en pinçant ses lèvres entre-elles. « Je suis désolée.. », murmurait-elle doucement, sans lâcher les iris de la jeune femme face à elle. Sentir le souffle de Clarke sur sa peau la rendait folle intérieurement, et comme tout-à-l'heure, l'envie de lui sauter dessus commençait réellement à se faire ressentir. Les souvenirs de leur rapprochement sous cette tente lui donnèrent envie d'embrasser de nouveau la Skaikru, pour vérifier si le goût de ses lèvres était identique à ce jour-là. Au lieu de tout cela, Lexa reprenait de nouveau la parole. « Je suis sincèrement désolée, Clarke Kom Skaikru. Ta sécurité est tout ce qu'il m'importe. Te manquer de respect sera m'en manquer. Te frapper sera me frapper. Ce jour-là, j'ai agis comme je le devais, regrettant amèrement de t'avoir abandonné. Pas ton peuple. Juste toi. » Au fond d'elle, la brune était en train de se battre avec elle-même pour ne pas poser son regard sur les lèvres de la blonde, mais c'était trop tard. Elle les observait déjà, manquant à cet instant de ne plus avoir assez d'air dans les poumons. Lexa venait tout juste d'offrir à Clarke l'occasion de se servir une nouvelle fois de tels propos. Elle venait de déclarer haut et fort tenir à elle, ce dont elle ne se rendait pas de suite compte. Mais au moment où sa main entrait en contact avec la joue de la fille du Ciel, Lexa ressentait un frisson la parcourir, découvrant la douceur de sa peau, qu'elle avait déjà oublié. Ses lèvres s'étaient automatiquement décollées, certainement pour laisser ses dents attaquer sauvagement celle inférieure. Jamais, Ô non jamais, Lexa n'avait ressenti autant d'attraction pour quelqu'un qu'à ce moment précis ! C'était la goutte de trop. Avant de se recevoir une gifle, elle retrouvait très vite un air glacial, inexpressif, retirant brutalement sa main de la joue de Clarke. Des picotements se faisaient ressentir sur sa paume, lui montrant déjà le manque de la peau de l'autre. Effrayée de ressentir ce genre d'émotions, Lexa se reculait d'un pas, puis de deux, avant de rentrer en contact avec la chaise dont elle avait envoyé balader à cet endroit précis.

En tant que Heda, elle reprenait vite contenance, et prononçait finalement des derniers mots, qui ne laissaient absolument plus rien sous entendre. « Désormais, je vous protégerais, Wanheda. ». L'utilisation du vouvoiement lui permettait de se contrôler elle, ses craintes, et ses envies. Finalement, Titus avait peut-être raison… Clarke était sa faiblesse.
PAR BROADSWORD.



   
Victory stands on the back of sacrifice.
You think our ways are harsh, but it is how we survive. Life is an endless battle. Only the sacrifice is the key to survive. So, it is necessary to have no weakness, for to kill or betray without suffering.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Mer 5 Oct - 20:36

Clexa
Theres venom in my veins and you better walk away, it’s too soon. And the hardest part is that it broke my heart & I didn’t get a chance to grieve, I was throw into the burning breeze. I’m a tick tick ticking time bomb, gonna blow up in your face cause you did me wrong. Calling out your name at the hands of God. Do you like it when it hurts? Cause it hurt a lot. (Citations de la fansong "Clexa" : Tickin' Time Bomb - Taylah155)


Bien entendu que Lexa m’a vu venir avec ma demande au sujet des miens, laissés sans conscience dans une forêt possiblement infesté de dinosaures. Mais je me devais d’évoquer le sujet, dès lors que celui-ci s’est imposé à mon esprit. Il m’a accompagné jusqu’à mon arrivée ici, l’inquiétude à leur encontre se mêlant avec les interrogations quant à notre destination. Il s’est dissipé dans les brumes de ma colère, quand j’ai fait face à Lexa. De manière générale, j’ai oublié pas mal de choses depuis que j’ai croisé à nouveau son regard verdoyant, bien que je n’en ai que partiellement conscience. Même lorsque j’ai pourtant tenté de m’occuper de cette plaie, en me lavant, mon esprit ne s’était pas égaré du côté des miens, bien trop ancré selon mon goût à ce qui s’était joué un peu plus tôt dans la salle du trône, et à la préparation que j’essayais de faire mentalement pour être en mesure de prendre part à la suite, sans flancher. Et à présent que je repense à mes amis, j’ai honte de les avoir laissé dans la brume de mon esprit. Je tente de me rassurer en me disant qu’ils ont déjà affronté beaucoup de choses, et qu’il faudrait vraiment que la malchance se soit invité à leurs côtés pour qu’ils aient été en compagnie de dinosaures, alors qu’ils étaient dans les vapes. Néanmoins, la part rationnelle de moi, celle qui a tant de mal à refaire surface depuis de bien trop longues minutes à présent, me souffle que cela est possible. Que le bruit du combat précédent a très bien pu en attirer d’autres. A moins que ça ne soit l’odeur du sang, de nos blessures mais aussi de celles des Mordeurs morts. Ne pouvant me permettre de laisser mes pensées prendre une tournure angoissée – qui ne changerait rien à la situation des miens si le pire était advenu – je me reconcentre sur le présent. Et donc sur la brune qui me fixe. Je parviens à poursuivre ma diatribe, assez étonnée d’être en mesure de mettre des mots sur ce qui agite – en quelque sorte – mon cerveau. A de nombreuses reprises, j’ai très certainement continué à manquer de respect à Lexa, ce qui m’aurait sans doute valu, si j’avais fait partie de son peuple, une belle sanction. Mais je ne fais pas partie de ses gens. Et depuis que l’on se connaît, je ne me suis jamais privée pour lui tenir tête, lorsque j’estimais que cela soit nécessaire. Et là, clairement, ça l’est, si je veux parvenir à lui refaire confiance un jour. Est-ce que je le désire réellement ? Je l’ignore. Nul doute que si je venais à en avoir conscience, je m’empresserais de croire que je ne fais cela que pour les Skaikru. Car après tout, si elle accepte ma précédente demande, me connaissant, il y a fort à parier que je lui demande si certains des miens ne peuvent pas venir jusqu’à Polis. Au moins ma mère, qui doit être morte d’inquiétude. Les autres…. Je ne préfère pas m’interroger concernant l’opinion qu’ils ont de moi. Et ma mère est – sauf changement dont je n’ai pas eu vent – la chancelière actuelle. De ce fait, elle est la plus à même à décider de ce qu’il fait faire, concernant les Grounders : contracter un accord de paix avec eux, continuer à vivre sur le fil du rasoir, ou reprendre une guerre qui ne prendra alors fin qu’avec la mort de l’ensemble du peuple du Ciel ? Car il ne faut pas se leurrer : ils ne feront pas le poids. Un accord de paix serait une bonne chose, un bon moyen de repartir sur des bases plus saines, à défaut de nouer une solide entente entre le Ciel et la Terre. Et ça, seule ma mère peut décider de cela. Mais il faut déjà qu’elle soit convaincue de la fiabilité des Grounders. S’il est clairement hors de question que je retourne au campement, il n’en reste pas moins véridique que j’ai à cœur l’avenir des miens. Et qu’un tel traité de paix serait la meilleure des solutions. Pour que cela soit possible, il faut que j’ai la certitude que le schéma du Mont Weather ne se reproduira pas. Ma mère m’écoutera alors. J’en suis sûre. Et les choses pourront s’apaiser entre les deux camps. Puis je parviendrais à trouver un moyen de partir de cette prison dorée. Mais un problème à la fois. Et le plus drôle dans l’histoire, c’est que je n’ai pas conscience de cela, du fait que ça soit là, latent, en moi. Qu’une partie de moi semble s’être réveillée, quand bien même je ne voulais plus la voir ressurgir : mon côté leader. C’est tellement instinctif et inconscient chez moi que je n’y fais même pas réellement attention. Pour l’heure, je pense donc que mon besoin de savoir si Lexa est digne de confiance ne concerne que ma petite personne. Mais c’est bien plus que cela. Un joli méli-mélo d’anticipation quant à l’élaboration d’un avenir serein entre nos peuples, et un besoin de savoir que je ne me suis pas trompée sur elle, à l’époque. Que lorsque cela n’entre pas en conflit avec les intérêts de son peuple, elle ne reviendra pas sur sa parole. Que mon cœur n’est pas encore plus en miettes qu’il ne l’était suite à l’épisode « Finn », parce qu’il a fait la connerie de commencer à croire, après le baiser partagé avec la brune, qu’il pouvait se reconstruire, un jour. Brune qui, à l’issue de mon monologue, a pris place sur une chaise, non sans soupirer, comme si mon discours l’avait « assommée » d’ennui, ou agacé, je ne saurai dire. «  Pour tes amis, je ferais tout ce que tu voudras, Clarke. », me rétorque-t-elle. Ses mots font poindre un léger sourire sur mon visage. Non pas de victoire quant à ce qu’elle vient de dire, mais de reconnaissance. Je ne suis toujours pas prête à lui pardonner entièrement, et à me montrer plus conciliante avec elle, mais il est là question des miens. Et cela mérite un quelconque remerciement. Ne souhaitant l’exprimer à haute voix, je le manifeste ainsi. Je m’autorise même à pousser un soupir de soulagement, au moins rassurée de savoir que quoi qu’il leur soit arrivé, je finirais par l’apprendre. Au cours des trois mois écoulés, je me suis tenu au courant de ce qui leur arrivait, via Niylah. Ainsi donc, j’ai gardé un œil sur Arkadia. « Tu m'as l'air bien au courant de ce qu'il se trame au niveau de mon peuple. », s’étonne Lexa, intriguée visiblement de me savoir au courant de ce qui a bien pu se passer, alors même que nul ne savait réellement où j’étais. Un petit sourire mystérieux apparaît sur mon visage, accompagné d’un sourire qui se redresse de façon malicieuse. Clairement, j’ai mes sources, et je ne compte pas les trahir. Quel serait mon intérêt, de toute façon ? Cela pourrait mettre en danger Niylah, car Lexa n’apprécierait sans doute pas de savoir qu’un Grounder savait où j’étais, et a osé ne pas le lui faire savoir. Et quand bien même la brune le prendrait bien, je n’ai pas envie d’attirer l’attention sur le petit commerce de la jeune femme qui m’a tellement aidée ces dernières semaines. «  Quand vas-tu comprendre que je m'en contrefiche de tes pouvoirs ?! », s’énerve ensuite Lexa, après s’être redressée vivement, et s’être rapprochée de moi, les poings serrés. Je pourrais pu me laisser démonter par l’aura de colère qu’elle dégage en ce moment précis, mais il n’en est rien. Au lieu de cela, je la fixe d’un air impassible, changeant de jambe d’appui au passage, afin d’éviter de trop solliciter mon mollet blessé. Indubitablement, la plupart des personnes qui se seraient trouvés à ma place auraient fini par reculer, sous la colère de Lexa. Pour lui manifester le respect qu’elle est en droit d’attendre. Pour tenter d’apaiser la rage qui l’habite. Mais je n’en fais rien. Non pas que je ne respecte pas la Commandante qu’elle est. Juste par fierté. Et aussi parce que je sens, au fond de moi, que son coup d’éclat ne prendra pas d’ampleur au point qu’elle puisse se risquer à lever la main sur moi. Disons que ça serait un mauvais choix stratégique, si elle désire réellement retrouver ma confiance perdue. Et elle a bien plus de self-control que cela. « Je ne te prends pas pour une idiote, habituellement. Maintenant, si. », déclame-t-elle, alors qu’une moue fait son apparition sur mon visage, comme pour la « remercier » de son ironie. « Tu prétends savoir des choses, mais sache, Wanheda, que la Reine n'a plus besoin de toi pour me tenir tête. Elle a intervenu, à Polis même, pour tuer.. Certaines personnes. », m’indique-t-elle, sans doute encore hantée par les événements. Pas besoin qu’elle le dise, je m’en doute. J’ignore si Nia a réussi, combien de personnes a-t-elle tuée, mais je ne peux ignorer que Lexa a très certainement pris cela comme un échec personnel, d’avoir « échoué » à assurer la protection de son peuple, au sein même de sa ville. Sur ce point-là, on est pareils. La sécurité des nôtres nous tient lourdement à cœur. « Pour me tuer. », bien qu’une telle chose soit prévisible, l’entendre le sortir de sa bouche me perturbe. Au vu du passé existant entre la Reine de la Nation des Glaces, et Lexa, il est fort probable qu’un conflit entre les deux pourrait coûter la vie à la brune. Pourquoi ? Costia, tout simplement. Lexa a beau prétendre ne plus être touchée par quoi que ce soit, je sais qu’elle n’est pas guérie de l’exécution de celle qui était alors sa petite-amie. Cela la ronge encore, quoi qu’elle en dise. Alors savoir que Nia tente encore de l’atteindre en s’en prenant à son peuple, ça ne doit pas être facile à gérer pour elle. Ca risque de se transformer en affaire personnelle, plus qu’en conflit entre tribu. Et oui, ça m’effraie. Pas tant par la guerre que ça engendrera. Mais bien uniquement par le fait que ça puisse finir par coûter la vie de Lexa. En prenant conscience de cela, ma bouche s’entrouvre légèrement sous la surprise, le souffle coupé par la douleur que je ressentirais, si jamais cela devait advenir. « Penses-tu réellement que j'ai besoin des pouvoirs du Commandant de la Mort pour me protéger ?! Évidemment que non !! Juste d'entraînement au combat, et d'une meilleure sécurité au sein de ma ville. Cette.. ». Les mots de Lexa s’enchaînent, mais je ne les entends pas vraiment, toujours déroutée par la peur qui s’est précédemment éveillée en moi. Les yeux perdus dans le vague, je ne vois pas réellement ce qui se passe. Je ne reviens à moi qu’avec le coup de colère de Lexa, qui donne un coup de pied dans une chaise. N’ayant anticipé cela, je ne peux m’empêcher de sursauter, mon cœur s’agitant dans ma poitrine, sous la surprise. Surprise qui m’a même fait lâcher le morceau de cape rouge que je tenais toujours dans ma main gauche, mais je ne m’en occupe guère. Feindre le détachement total concernant tout ce qui touche de près ou de loin à Lexa, c’est la meilleure stratégie que j’ai. En fait, c’est la seule, mais je préfère ne pas trop penser à cela. Passant une main sur mon visage pour tenter de me remettre du sursaut qui m’a agité précédemment, je ne vois pas Lexa reprendre un visage moins expressif que précédemment, mais je me doute bien qu’elle doit être en train de faire cela. C’est typique d’elle, ça. Il ne s’agit pas d’une critique, mais bel et bien d’un simple constat. Dès qu’elle commence à s’ouvrir un peu trop, elle se referme rapidement comme une huître, juste derrière. Hors, là, elle n’a cessé de s’ouvrir, de plus en plus, depuis qu’on m’a livré à elle, jusqu’à finir par éclatée. A cause de la Azgeda. Vous voyez, quand je disais que Nia pouvait être dangereuse pour Lexa ? Je ne me trompais pas. Si la Reine du clan récalcitrant à suivre les préceptes de Lexa parvient à trouver un moyen d’atteindre - mentalement - la brune durant un combat, je crains le pire. Et on va tous faire semblant de croire que le pire ne concerne que le fait que le successeur de Lexa ne soit pas quelqu’un qui ait autant les intérêts de son peuple à cœur, et qui mette en péril ce qu’elle a eu tant de mal à construire, mais aussi qui déclare – une fois pour toutes – le peuple du Ciel comme les ennemis des Natifs. On va tous faire semblant de croire que je ne vois pas en 1er lieu la mort éventuelle de Lexa, et non de la Heda qu’elle est. « Si tu es ici, c'est bien pour te protéger. La Reine pense ramener plus de monde dans ses rangs si elle possède tes pouvoirs. », reprend finalement Lexa, alors que ma main glisse lentement de mon visage pour se poser sur ma hanche. « Du monde, ce n'est pas ce qui me manque, Clarke. Tu es là parce que..  ». Stupidement, je ne quitte plus Lexa du regard, comme dans l’expectative de ce qu’elle pourrait ajouter. A croire que j’attends quelque chose. Sans vraiment savoir quoi, ni réellement l’assumer. Mon cœur se fige, avant de se vautrer lamentablement lorsqu’elle reprend la parole : « Parce que j'ai besoin de te savoir vivante. ». Voici ce qu’elle finit par lâcher, en guise de conclusion. Un léger soupir – de frustration ? – m’échappe, alors que j’ai le sentiment d’étouffer, en la voyant de plus en plus proche. Etrangement, mes pensées ont de plus en plus de difficulté à rester cohérente. Ayant presque oublié que le monde autour de nous continuait  tourner, je sursaute lorsque la servante fait son apparition dans la pièce, ne l’ayant qu’à moitié entendu frapper, le bruit étant occulté par l’opacité de mes pensées.

C’est presque honteuse que je détourne le regard de Lexa, gênée d’avoir ainsi – très certainement – été surprise à l’observer de la sorte. Mon regard se rive alors sur la nouvelle arrivante, profitant de cela pour essayer de fuir un peu la tension qui ne cessait de s’accumuler dans la pièce depuis quelques minutes. J’espère parvenir à offrir un visage somme tout impassible, mais j’en doute, je suis bien moins rôdée que Lexa à ce jeu-là, et je crains que le peu d’entraînement que j’ai à ce sujet commence à me faire défaut. Du moins est-ce l’impression que j’en ai, en croisant le regard de la servante, ayant le sentiment d’y déceler qu’elle a bien mieux compris que moi le remue-ménage qui a élu domicile dans ma boite crânienne. « Le dessert, Wanheda. », fait savoir la Grounder, à laquelle j’adresse un signe de tête en guise de remerciement, bien déroutée de voir des gens s’affairer de la sorte pour s’occuper de moi, peu habituée à un tel traitement. « Heda. H..Heda, désolée de vous interrompre. Il vous demande. Il voulait apporter le plateau à ma place..», ajoute difficilement la nouvelle arrivante, attirant de ce fait l’attention de Lexa sur elle. Je pousse un nouveau soupir, relâchant la pression, mes épaules s’affaissant doucement, me faisant prendre conscience que j’étais sur mes gardes, durant le discours de la brune. Non pas que je craignais décemment quoi que ce soit. C’était plus mon mental qui était entièrement focalisé sur la dispute, et cela se manifestait par une certaine crispation de mon corps. J’en profite pour faire quelques pas en arrière, feignant de m’intéresser soudainement à un meuble non loin de moi, et non de vouloir surtout m’éloigner quelque peu de Lexa. Acte pourtant nécessaire pour retrouver mes esprits. « Que Monsieur attende, à ses risques et périls que je le dévore ! », répond alors Lexa, d’une voix que je ne l’ai guère entendu employer, bien loin de la froideur qui s’y tapi, quand elle s’exprime en tant qu’Heda. D’une façon qui, bien contre mon gré, me fait esquisser un petit sourire amusé, appréciant de la voir ainsi détendue. Bien entendu, je ne peux m’empêcher de me demander qui parvient à la rendre ainsi, presque « insouciante », presque comme la jeune femme qu’elle serait en droit d’être, au vu de son âge, et non de celle qu’elle doit être, au vu de son rang. Ca ne doit pas être n’importe qui pour qu’elle se permette à être ainsi. Quelqu’un qui m’intrigue donc. Quelqu’un que j’apprécie déjà, rien que pour l’effet qu’il paraît avoir sur elle. Je me mordille la lèvre en me sermonnant, alors que ces pensées s’installent dans mon crâne, tâchant de me ressaisir : peu m’importe qui entoure Lexa et la façon dont ils influencent ses faits et gestes. Ca n’est pas mes affaires. « Dites-lui simplement que je le verrais ce soir, et non pas cet après-midi comme ce qui est prévu. Merci. Vous pouvez disposer. », déclare la Commandante à la servante, ce qui me fait ressentir une bouffée de culpabilité à l’idée de déranger de la sorte ses projets. Culpabilité qui me fait détourner le regard de Lexa, celui-ci étant fixé jusqu’alors sur elle, prenant une teinte bien trop amusée à mon goût. Je dirige mon regard vers le plateau que la domestique a déposée sur la table, avant de sentir la brûlure engendrer par le regard de Lexa sur moi, ce qui me fait aussitôt l’observer à mon tour. En réponse à son petit sourire et à son regard gêné, je me contente d’hocher la tête de gauche à droite, lui indiquant ainsi que je ne lui tiens nullement rigueur de tout ça. De l’interruption d’une servante, et du fait que son ton ait précédemment monté : vu le sujet de conversation qui était le nôtre à ce moment-là, il aurait été bien étrange qu’elle ne finisse pas par exploser. Soit froidement, à la Heda, soit plus violement, à la Lexa. En la voyant s’approcher, mon cerveau émet un signal d’alarme me suppliant de reculer de quelques pas, me soulignant que c’est la seule chose sensée à faire. J’en conviens aisément, et je commence à décoller un de mes pieds du sol pour reculer, lorsque Lexa approche – doucement – sa main de moi, afin de remettre une mèche de mes cheveux en place. Mon pied, qui s’était imperceptiblement levé pour bouger, se remet aussitôt en place, alors que je ne cherche même pas à savoir ce qui me cloue autant sur place : le regard qu’elle est en train de me lancer, et que je lui ai rarement vu avoir, ou le contact de sa peau sur la mienne. « Je suis désolée… », souffle-t-elle alors, ce qui me sidère, ayant conscience que les personnes l’ayant entendu proférer de tels mots doivent être bien rares. « Je suis sincèrement désolée, Clarke Kom Skaikru. Ta sécurité est tout ce qu'il m'importe. Te manquer de respect sera m'en manquer. Te frapper sera me frapper. Ce jour-là, j'ai agis comme je le devais, regrettant amèrement de t'avoir abandonné. Pas ton peuple. Juste toi. », poursuit-elle doucement. J’ignore si ce sont les mots qu’elle est en train de proférer, sa proximité ou sa main sur mon visage, mais je sens que mon équilibre commence à se faire précaire. Ah, je sais : c’est ma jambe blessée ! (Si si, c’est ça, je vous dis !). Toujours est-il qu’il me faut déposer ma main gauche sur le petit meuble que j’ai feins d’observer un peu plus tôt, afin de tenter de retrouver un minimum d’équilibre. Et ce n’est pas superflus, loin de là, lorsque je remarque que le regard de la brune n’est plus vraiment plongé dans le mien du côté de mes lèvres, bien trop dangereusement à mon goût. Mais je ne suis pas mieux, mes yeux finissant par couler jusqu’aux siennes, en réalisant qu’elle est en train de les mordiller. Ma mâchoire se crispe, plus par le fait que je me force à détourner le regard pour le fixer à un endroit nettement moins dangereux (pas ses yeux, ça aussi, c’est pas une bonne idée, mais plutôt le bijou qu’elle porte au milieu du front), que par sa main se trouvant sur ma joue. Mon palpitant s’agite tellement rapidement dans ma cage thoracique que je pourrais presque redouter qu’elle ne l’entende. Même si mon trouble est sans doute plus que visiblement, via ma respiration qui se fait étrangement erratique.

Mes yeux finissent par s’écarquiller, alors que Lexa opère un changement d’attitude, et de mimique. Sa main retirée de mon visage me laisse comme un goût amer en bouche, alors qu’elle recule de quelques pas. Lorsque résonne son « Désormais, je vous protégerais, Wanheda.», si formel, je réalise que j’avais, à l’instar de Lexa, légèrement entrouvert les lèvres. Dans l’attente de… ? Rien du tout. Il ne peut en être autrement, de toute façon. J’ai bien juré sur mon sang qu’elle n’aurait plus jamais rien de moi, et cela incluant le droit de poser ses lèvres sur les miennes. J’aimerai que ça englobe le fait de ne pas la voir souhaiter le faire, mais ça, c’est un peu trop me demander. Mes yeux se ferment alors que je pousse un long soupir, expulsant l’air que j’ai visiblement retenu en moi alors que je luttais contre mes pulsions idiotes. En parlant de pulsions idiotes… « Ne fais pas ça. Ne t’éloigne pas comme ça en m’appelant Wanheda. Je dois déjà supporter une telle distanciation de la part des autre Natifs, j’ai pas envie… », m’échappe finalement, bien malgré moi. De justesse, je parviens à ne pas terminer ma phrase, mais le « mal » est déjà fait. Si jusqu’à présent, elle n’avait – miraculeusement pas – détecté que j’étais toujours attachée à elle, là, elle ne doit plus avoir de doutes à ce sujet. Secouant vigoureusement la tête comme pour m’inciter à me ressaisir, je finis par lui tourner le dos, pour faire quelques pas, en direction de plusieurs tentures, accrochées au plafond, et tombant lourdement au sol. « Qu’est-ce qui me garantit que tu sois en mesure d’éviter une nouvelle attaque d’Azgeda sur Polis ? Plus encore quand ma présence dans la capitale sera connue ? », l’interrogé-je avant de me figer devant ces tissus, derrière laquelle se trouve visiblement une « fenêtre », à en juger par le léger vent qui en parvient. Je me retourne alors pour lui faire face, la main levée, pour lui demander le silence, le temps pour moi d’expliquer plus clairement ce que je voulais dire par là : « J’ai pas envie de mettre plus encore ton peuple en danger qu’il ne l’est déjà. J’ai…. », je m’interromps, mon regard se détournant d’elle pour se poser sur quelques bougies se trouvant non loin de moi. « J’ai pas envie que des gens meurent encore à cause de moi. ». Et là, je fais clairement allusion aux 100 que je n’ai pas réussi à protéger, avant ou pendant le Mont Weather. Mais aussi aux innocents du bunker, qui ont payés, en même temps que les bourreaux qui s’y trouvaient. Bien malgré moi, mon regard coulisse à nouveau dans sa direction, laissant clairement indiquer une peur plus vive en ce qui la concerne. Durant quelques secondes, je n’ajoute rien, avant de reprendre pied, et un semblant de contenance. Ca ne va pas. Ca ne va clairement pas, là. J’ignore ce qui se passe, mais j’ai bien trop de mal à feindre un quelconque détachement à son encontre. Il devient urgent que je me ressaisisse. J’arrache mes yeux de la contemplation silencieuse qu’ils faisaient de son visage – qui m’a décidément bien hanté durant mes mois d’errance, j’en prends conscience à présent que je lui fais à nouveau face. Une fois encore, je lui tourne le dos. Cette fois, pour écarter les tissus faisant office de rideaux, afin de découvrir sur ce qui devait autrefois être une terrasse. Mes yeux se ferment alors que j’inspire profondément, savourant l’air « frais ». Me tenant toujours entre les tissus, qui sont de ce fait entrouvert, j’ajoute à l’intention de Lexa, toujours dos à elle : « Est-ce que je retrouverais ma liberté, quand tu parviendras à calmer la situation avec la Nation des Glaces ? », demandé-je, essayant d’engager la conversation sur un terrain nettement moins glissant. Comme pour lui indiquer que les quelques écarts que j’ai fais un peu plus tôt ne signifient rien. Que je lui en veux toujours, au moins de me retenir ici contre mon gré. Mes bras se croisent sur mon ventre, alors que j’attends sa réponse, profitant de ma présence sur la terrasse pour balayer la ville du regard.

Quelques secondes plus tard, le silence se fait un peu trop oppressant à mon goût, même s’il est interrompu par l’agitation de la ville sous mes pieds. C’est ainsi que je finis par me retourner, faisant un pas pour rentrer dans la pièce, me retrouvant presque nez-à-nez avec la Commandante, qui a visiblement préférée s’approcher afin de poursuivre notre conversation. Ne m’étant nullement attendue à cela, ma surprise se manifeste avec le – grand – pas que je fais en arrière, pour remettre une distance plus raisonnable entre nous. « Tu… », bafouillé-je tout en reculant encore d’un pas.  Ressaisis-toi Clarke !, me hurle mon cerveau. Vainement. Me voici donc à m’accrocher aux branches, tant bien que mal : « Ca me dérange de savoir que t’as bouleversé tes plans pour moi. », parviens-je à dire dans un murmure, aussi bien parce que je sais que c’est partiellement faux (j’aimerais me plaindre de sa présence, mais ça m’est difficile), que parce que c’est la première chose qui me soit venu à l’esprit, pour éviter d’avoir l’air aussi gênée qu’une ado aurait pu l’être de manquer de rentrer dans une personne qui l’attire indéniablement. « Tu devrais au moins en profiter pour te reposer. », ajouté-je, en parvenait à – enfin – poser mon regard sur elle, alors que jusqu’à présent, je semblais – faussement – obnubilée par les tentures. « T’as l’air exténuée. ». Ca n’est sans doute pas si flagrant que cela si on n’y prête pas attention, si, contrairement à moi, on n’observe pas Lexa avec trop d’intérêt. Ne pouvant ainsi voir que sa posture – pourtant droite comme à son accoutumée – est légèrement plus voûtée, à croire que le poids de ses responsabilités lui pèse grandement, ces derniers temps. Ne pouvant voir le début des cernes, trahissant que le sommeil de la jolie brune n’a sans doute pas été assez réparateur pour lui permettre de « recharger » correctement les batteries. « Si tu veux être en mesure d’assurer ma protection… », terminé-je, avec un petit sourire en coin, signifiant ainsi qu’il s’agit là plus d’un conseil – aussi bien médical qu’amical – que d’un reproche quelconque. De mon mieux, je tâche de ne pas voir que l’inquiétude que je ressens de la sentir aussi lasse que cela ne s’est pas ressentie dans mes mots. Qu’au contraire, il ne s’agissait que d’une prisonnière – qui est retenue contre son gré pour la protéger – envers celle qui lui a préparé une cage dorée en lui disant qu’elle faisait cela pour son bien, ayant à cœur de veiller sur sa sécurité. C’est clairement parce que je ne suis pas dupe que je recule encore plus, jusqu’à ce que mon dos rencontre le muret de la terrasse. Effectuant un volte-face, je pose mes bras sur le haut du muret, me frottant les yeux, alors que mon cœur en est à se remettre de cette « collision » avec Lexa, avant d’observer la ville. Même si mes pensées ne sont pas centrées sur ce qui se déroule sous mes yeux.

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❝ Oh, you can't hear me cry, see my dreams all die from where you're standing, on your own. It's so quiet here & I feel so cold. Oh, when you told me you'd leave, I felt like I couldn't breathe, myy aching body fell to the floor. Now it hurts much more. You caused my heart to bleed & you still owe me a reason. I can't figure out why... Why I'm alone & freezing? And I'm just left alone to cry. ❞
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Jeu 6 Oct - 17:39



Sans sacrifices, l'humain ne pourrait pas survivre
Veiller à la survie des amis de Clarke était certainement l'une des dernières choses qu'avait prévu Lexa. À quoi bon se rajouter du travail quand elle croulait dessous ? La jeune femme était épuisée. Non pas parce qu'elle était trop faible pour être à la tête de ce peuple – bien au contraire -, mais parce qu'en plus de ne pas se reposer comme bon lui semblait, tous ces problèmes qu'elle rencontrait commençaient réellement à tourmenter. Enfin quelle pouvait être la mesure du tourment d'une guerre face à celui du cœur ? Nia avait beau tout faire pour affaiblir Heda, elle en ressortait continuellement plus forte, avec une envie irrésistible de lui couper la tête. Il lui arrivait parfois de s'imaginer divers souffrances physiques à lui infliger, ce qui l'aidait étrangement à s'endormir. Comment une adolescente – ou plutôt une jeune adulte concernant Lexa -, pouvait en arriver là ? Elle qui dans l'intimité la plus complète était bien la plus adorable des dames. En tout cas, si la reine d'Azgeda ne la rendait pas plus faible, une petite blonde s'en chargeait pour elle. Ce jour-ci en était bien la preuve. Plutôt que d'entraîner ses successeurs, continuer cette réunion avec les clans membres de la coalition – qui avait été interrompue par l'arrivée de Clarke -, garder une forme physique irréprochable, puis partir à Ton DC en compagnie de Indra pour régler un problème au sein du village, la brune avait fait un choix des plus étonnants. Rester à Polis, et plus précisément dans la chambre de Clarke. Lexa le savait, c'était en faisant de tels choix que la faiblesse commençait à prendre possession de notre corps. La véracité de ses pensées aurait pu pousser la brune à sortir de cette chambre. A contrario, elle restait ici, partageant divers mots avec cette femme qui n'avait plus le même regard envers elle. Peut-être faisait-elle en sorte que sa colère se lise dans son regard ? En tout cas, la brune en restait totalement hypnotisée. Surtout lors de leur rapprochement, pendant lequel Lexa ne s'était pas gênée pour toucher la fille du ciel. Le regard de cette dernière était différent, certainement dû au sourire qu'elle offrait à la guerrière. Visiblement, savoir que ses amis seraient en sécurité l'avait ravivé, réjouissant même la brune, qui se sentait enfin  appréciée par Clarke. Enfin.. Apprécier. C'était à bien grand mot, qui en restait même exagéré. Les mots s'enchaînant les uns après les autres, Lexa fut étonnée de l'air qu'avait pris Clarke lorsqu'elle lui avait déclaré avoir risqué sa vie récemment. Si seulement elle savait à quel point c'était véridique, et à quel point la brune avait failli manquer à son rôle de Heda, se retrouvant même blessée dans la foulée. Peut-être qu'elle se ferait gifler ? Quoique non.. Malgré l'inquiétude que Lexa avait pensé lire sur le visage de la Skaikru, cette dernière ne lui montrerait jamais autant.. D'affection – non pas qu'une gifle soit une preuve d'attachement ! -. La brune en était sûre, Clarke s'en moquerait pas mal. Ou alors, elle se moquerait d'elle, d'avoir été si faible. Exactement comme Titus, qui lui avait remis ce soir-là les idées en place, après avoir appris comment elle s'était fait entaillée la jambe, et presque cassée le nez. Plus jamais la brune ne se laisserait autant dissiper dans ses pensées lors d'un combat. Enfin bref, ce genre de chose, la blonde n'avait aucun droit de la savoir. Aussitôt arrivé dans ses pensées, aussi vite disparu, Lexa se concentrait finalement sur les divers réactions de la fille du Ciel face à elle, surtout une… un sourire amusé avait pris possession de ses lèvres, après l'intervention de la servante. Étonnement, ce n'était pas de la moquerie. Finalement.. Elle aurait peut-être dû autoriser Aden à venir saluer Wanheda. Ce n'était peut-être qu'un enfant – pré-adolescent -, il était parfois d'une maturité à couper le souffle, et n'oubliait rien. Comme la fois où Lexa lui avait tenu parole qu'il rencontrerait un jour le commandant de la mort. Rôle qui visiblement dégoûtait la concernée, mais intriguait énormément le petit garçon. Soit, ce n'était pas le moment pour laisser s'affronter ses deux faiblesses, car oui.. Lexa venait de réaliser que Clarke était sa faiblesse. D'ailleurs, si la brune n'avait pas été autant perdue dans ses pensées, à se concentrer dans la fixation de ses lèvres qui la faisaient rêver, elle aurait pu voir que le regard de la Skaikru s'était lui aussi posé sur ses lèvres. Peut-être que si elle l'avait remarqué, elle aurait tenté une approche, en cherchant à découvrir de nouveau les lèvres de la blonde. Au lieu de cela, elle s'était reculée, laissant son masque de froideur se coller à son visage. Vu de l'extérieur, la commandante pouvait paraître lunatique, ce qu'elle n'était pas tellement. Bien qu'elle ne fasse que changer en douceur, froideur – voir violence -, mais tout cela n'était que pour se protéger, et protéger son cœur.

« Ne fais pas ça. Ne t’éloigne pas comme ça en m’appelant Wanheda. Je dois déjà supporter une telle distanciation de la part des autre Natifs, j’ai pas envie… ». Toujours collée contre la chaise, Lexa réalisait soudainement qu'elle avait de la chance. Si elle n'avait pas eu ce meuble en bois pour la retenir, elle se serait certainement laisser fondre comme de la neige au soleil. Elle en était lamentable. Pourtant, elle ne pouvait pas retenir ses dents curieuses de venir mordiller une nouvelle fois sa lèvre inférieure, comme si cela lui permettait surtout de vérifier si elle était bien réveillée. Clarke tenait à elle. La brune se rendit même compte que la Skaikru ne la mettait pas dans le même groupe que tous les autres natifs, mais bien à part. Et si.. Et si elle comptait même plus que ce qu'elle pouvait le laisser entendre ? Imaginer cela fit alors sourire bêtement Lexa, qui sur le moment, n'avait absolument pas senti ses lèvres se mouver. Tu n'as pas envie de quoi, Clarke ?, se questionnait Lexa, sans pour autant le prononcer à voix haute. Elle avait espéré que son regard le fasse à sa place, mais ce n'était sans compter sur la blonde qui changeait automatiquement de sujet. « Qu’est-ce qui me garantit que tu sois en mesure d’éviter une nouvelle attaque d’Azgeda sur Polis ? Plus encore quand ma présence dans la capitale sera connue ? ». S'attendant à tout sauf à cela, le sourire de Lexa s'effaçait rapidement. Clarke doutait donc d'elle. À croire que ces milliers d'hommes qu'elle commandait n'étaient en réalité que poussière. Peut-être que la blonde ne s'en était pas rendue compte, qu'elle n'avait pas réalisé l'immensité de la chose. En même temps, elle n'avait toujours pas mis le nez dehors, et donc ne voyait pas à quel point les Grounders étaient nombreux, rien qu'au sein de la capitale. Certes, certains n'étaient que des personnes âgés, des enfants ou des marchants, mais une énorme majorité de la population savait magner une épée. C'était même obligatoire, dans le cas où les effectifs manquaient, et donc où Lexa ressentirait la nécessité d'avoir plus de guerriers. Entrouvrant légèrement ses lèvres pour prendre la parole – et donc défendre son armée et sa force -, la brune fut stoppée par une main qui se levait en l'air. Poussée à obéir, la commandante ne disait plus rien. Et même si elle n'avait pas vraiment l'habitude de recevoir des ordres, celui-ci était passé comme une lettre à la poste, la poussant facilement à se taire. « J’ai pas envie de mettre plus encore ton peuple en danger qu’il ne l’est déjà. J’ai…. », s'exprimait de nouveau Clarke, offrant comme unique vision son dos à Lexa, qui attendait impatiemment la suite de ses propos. En même temps, la blonde ne faisait que se couper, comme si ce qu'elle avait à dire à chaque fois l'effrayait. « J’ai pas envie que des gens meurent encore à cause de moi. » Une phrase qui fut exprimée telle une bombe, alors que la blonde faisait enfin face à la guerrière, et l'observait. La combattante remarquait donc le regard perdu de son interlocutrice, qui la dévisageait étrangement. Cela voulait-il dire qu'elle craignait aussi sa mort à elle ? Ce fut seulement lorsque Clarke reprenait une légère contenance et qu'elle lui tournait le dos – visiblement intriguée par ce qu'il se cachait derrière les rideaux -, que Lexa se permettait de se pincer les lèvres, voir relâcher la pression. Ses épaules retombaient lourdement sur son corps vêtit à l'instant d'une tenue trop lourde à portée. « Est-ce que je retrouverais ma liberté, quand tu parviendras à calmer la situation avec la Nation des Glaces ? ». Question supplémentaire, qui laissait Lexa perplexe sur la réponse, si bien qu'elle levait les yeux au ciel comme pour s'aider à réféchir. Clarke lui tournant toujours le dos, la brune continuait de réfléchir à la réponse. Voulait-elle laisser partir la fille du Ciel ? Alors qu'elle se tenait là, si près d'elle… Bon, en soit, elle avait bien remarqué que finalement, venir à Polis ne lui faisait ni chaud ni froid, et qu'elle désirait même repartir. Après tout, elle était ici simplement pour être protégée de Nia, mais pour aucune autre raison – à moins que.. -. Elle avait mis si longtemps à la retrouver – beaucoup trop à son goût -, qu'elle refusait de la laisser partir. La savoir ici avec elle, à Polis, la rendait à la limite de l'explosion – positivement parlant -, elle en était.. Heureuse. Désireuse d'en expliquer bien plus à Clarke, la brune faisait plusieurs pas en avant, mais fut étonnement coupée dans son élan. La blonde avait manqué de lui rentrer dedans, leur laissant une proximité proche de zéro, ce qui ramenait Lexa dans le passé, à quelques minutes en arrière. Soudain, elle réalisait une chose : son corps lui avait manqué. Sentir la chaleur en émaner lui avait comme créer un cocon des plus délicieux, dans lequel elle aurait aimé s'y blottir. Pourtant, la blonde n'attendait pas, et reculait d'un pas, laissant parfaitement voir à la grounder qu'elle était légèrement déboussolée. « Tu… », commençait donc la blonde, qui s'activait à faire encore un pas en arrière, au plus grand malheur de Lexa. La brune ne répondait toujours pas, attendant donc que la jeune femme finisse sa phrase, puisque depuis tout-à-l'heure, elle avait visiblement beaucoup de mal à les terminer.

N'appréciant désormais plus le grand écart entre-elles, la brune prit l'initiative d'avancer encore, jusqu'à être assez proche de la fille du ciel à son goût. Peut-être qu'il était temps pour elle de prendre la parole, plutôt que de laisser Clarke s'emmitoufler dans ce qui lui paraissait tout l'air d'être un malaise. « Ca me dérange de savoir que t’as bouleversé tes plans pour moi. », la devançait finalement la blonde, à travers un murmure, ce qui avait obligé Lexa à tendre l'oreille pour bien entendre. Avait-elle bien compris ? La surprise se dessinait sur son visage, tandis qu'elle s'arrêtait automatiquement de respirer. La Skaikru n'aurait pas dû entendre cette conversation tout-à-l'heure, et encore moins savoir qu'en bonne commandante, elle avait d'autre chose à faire que de gérer la 'crise' de rancœur qu'elle lui avait fait. Mais maintenant, c'était trop tard, et malheureusement, il n'y avait pas de retour en arrière possible. Dans tous les cas, Lexa savait pertinemment que dès lors qu'elle avait pris sa décision – qui rappelons-le à fortement déplu à Titus -, elle n'en changerait plus rien. Elle voulait accorder de son temps à Clarke, certainement pour se justifier sur des actes passés, chose que n'avait habituellement pas à faire un Heda. Mais comment faire alors quand notre faiblesse nous faisait ressentir le besoin de nous expliquer ? « Tu devrais au moins en profiter pour te reposer. T’as l’air exténuée. », déclarait la blonde en lui faisant enfin face, tandis que la brune avait repris sa posture aussi droite qu'un piquet. Lexa haussait légèrement les épaules, sans confirmer ni nier son état actuel. Ayant manqué tout juste de s'endormir avant sa confrontation avec la Clarke propre (oui il vaut mieux le préciser), elle ne pouvait donc pas mentir à la jeune femme. Mais que pouvait-elle dire ? Son manque de sommeil ne changeait rien de ces dernières années, sauf peut-être depuis le Mount Weather, et encore plus depuis l'attaque au sein de Polis. Les nuits de Lexa étaient mouvementées. En même temps, pour le moment, personne n'avait encore su comment contrôler ses rêves, ou plutôt ses cauchemars. Et puis, il fallait toujours dormir qu'à moitié, au cas où l'un des hommes de main de Nia entre discrètement dans sa chambre pendant la nuit, pour la tuer. Si Clarke avait remarqué son air fatigué, c'était donc bien la preuve qu'elle l'avait examiné, voir même qu'elle l'avait détaillé du regard, ce qui amusait Lexa. « Si tu veux être en mesure d’assurer ma protection… », terminait enfin la blonde, qui entrait tout juste en contact avec le muret de la terrasse. Elle était tellement plus douce qu'à son arrivée, et bien plus agréable, que Lexa avait envie de se laisser aller.

Sans pour autant sortir dehors, la brune décalait simplement le rideau, qui empêchait à ses yeux d'admirer cette beauté blonde face à elle, puis elle souriait d'une manière que Clarke ne lui connaissait pas encore. C'était bien un sourire amusé, voir flirteur qui trônait sur ses lèvres, alors que prise dans l'élan, elle déclarait rapidement : « Donc… Si cela te dérange que j'ai bouleversé mes plans pour toi, mais que tu me conseilles à la place d'aller me coucher… Clarke Kom Skaikru.. Venez-vous réellement de me proposer de me joindre à vous, dans votre lit ?! », s'outrait faussement  Lexa alors qu'un léger son – qui ressemblait presque à un rire – s'était échappé de ses lèvres, tandis qu'elle rajoutait dans un souffle : « Avec honneur et plaisir, dans ce cas. ». Son amusement disparut rapidement, puisque la jeune femme venait de se rendre compte de ses propos. Ceux-ci prouvaient nettement qu'elle avait envie de partager un moment intime avec Clarke. Sexuel ou non, l'aveu était fait, et la voilà perdre totalement pied. Quelle idiote pouvait-elle faire ! Son cœur battait à tout va dans sa poitrine, lui donnant l'impression qu'il allait sortir de là et exploser tout sur son passage. Qu'est-ce qui lui avait pris ? Heureusement, la blonde était dos à elle, alors elle ne pouvait pas lire son mécontentement – car il était certain qu'elle ne serait pas ravie – sur son visage, ni sa haine. Toutes les idées les plus probables défilaient à mille à l'heure dans sa tête, l'obligeant donc à se concentrer sur une sortie, qui permettrait peut-être à la Skaikru d'oublier ce moment d'égarement. Lexa ne voulait tout de même pas instaurer une distance entre elle et la blonde, alors elle se décidait à faire plusieurs pas dehors, venant finalement s'installer juste à côté de Clarke, en s'accoudant lourdement au muret. Il n'était pas rare qu'elle vienne fixer la ville d'une terrasse de la tour, même si la vue de sa chambre à elle était bien plus majestueuse que celle-ci. De là, on ne voyait pas grand-chose, et donc pas cet immense bâtiment dans lequel avait lieu les duels importants, ou alors.. le Conclave. Lexa aurait pu se perdre plus longtemps dans ses pensées, si son épaule n'était pas entrée en contact de celle de la blonde. Elle ne décidait pourtant pas de bouger, trouvant encore une fois leur manque de distance très agréable. Les propos de Clarke tournaient en boucle dans sa tête, alors qu'elle cherchait quelque chose pour s'en sortir, mais rien ne lui venait à l'idée, à l'exception d'une chose, qui risquerait de déplaire encore une fois à la blonde. Soudainement, la jeune commandante se souvenait d'une des questions de Clarke, et plutôt que de continuer d'admirer la magnifique ville qui se trouvait cinquante étages plus bas, Lexa posait son regard sur le visage proche – trop proche – de la jeune Skaikru. « Quand je nous aurais débarrassé de la Reine d'Azgeda, tu pourras partir, Clarke. Et vaguer à ce que bon te semble, toi qui a t'en l'air de vouloir partir loin d'ici.. », murmurait donc la guerrière, avant de lâcher un soupire las. S'imaginer être loin de Clarke était vraiment déplaisant, or elle ne pouvait rien y faire dans une telle situation, et comprenait parfaitement le mécontentement de la brune de se trouver ici. Pour lui faire plaisir, elle devrait peut-être penser à l'option de ramener des proches à elle ici. Polis était assez grand pour les amis de la blonde, et les Natifs. « En attendant.. Laisses-moi te préciser une chose. », commençait Lexa, réfléchissant à la meilleure manière qu'elle pourrait avoir de s'exprimer. Son regard se posait finalement sur la ville, mais il paraissait vide, comme s'il n'y avait rien devant elle. « Tu n'es pas ma prisonnière. Tu peux vaguer à toutes les occupations que tu désires, au sein de Polis. Et si tu veux visiter.. Même si je me serais fait une joie de t'accompagner, je te trouverais quelqu'un dont tu accepteras amplement la présence. ». Il était évident que Lexa ne prenait pas la peine de lui expliquer qu'elle serait surveiller – ou plutôt protéger – par des gardes, ses meilleurs guerriers. Clarke était bien trop précieuse pour qu'il lui arrive un malheur. Que se soit pour son peuple, mais aussi pour.. Lexa. D'ailleurs, cette dernière s'était sentie obligée de regarder la blonde, comme si tout n'était que poussière à côté d'elle. Son regard en disait long sur ses pensées, et surtout son envie de la serrer contre elle pour ne plus jamais la lâcher. Mais se sentant presque autant gênée qu'à sa réflexion de tout-à-l'heure, la brune se redressait, puis faisait quelques pas en arrière, bercée soudainement par l'odeur parfumée de la blonde. Sans pouvoir s'en empêcher, la guerrière se rapprochait d'elle, afin de pouvoir humer ce parfum délicieux qui émanait de la jeune femme. « La preuve que mon peuple n'est pas constitué de sauvages sans hygiène. Tu sens divinement bon, Clarke. », lui murmurait la brune, alors qu'elle s'était totalement rapprochée d'elle, dans son dos. Lexa avait pour le moment les cartes en main, jusqu'à ce que la blonde la remette à sa place, mais pour le moment, elle ne lui disait rien. Peut-être gênée, ou dégoûtée ? La brune n'en avait aucune idée. En tout cas, son corps frôlait le dos de la magnifique blonde, alors qu'elle fit glisser son nez dans les cheveux - plus si humides que ça – de Clarke. Après avoir apprécié leur douce odeur, la brune attrapait une mèche de cheveux de la Skaikru, afin de la lui passer de l'autre côté de son visage, lui laissant un accès total à son cou et son oreille.

« Tu vois cette ville ? », demandait-elle dans un murmure, en montrant Polis du doigt. « Toutes ces personnes aiment leur Heda, et feront tout pour le satisfaire. Me satisfaire. », cela pouvait pour le moment laisser penser à des sous-entendus presque minables, mais si c'était ce que Clarke pensait, elle se trompait. « Si je proclame haut et fort que t'attaquer c'est m'attaquer, que te frapper c'est me frapper, ils empêcheront quiconque de le faire, Clarke Kom Skaikru. », soufflait la brune à l'oreille de la blonde, en souriant en coin, avant de reprendre d'une voix bien plus.. Douce – mais étonnement sauvage à la fois -. « Et si je ne vois qu'un seul oser toucher à une mèche de tes cheveux, je le démembrerais petit à petit, avant de l'achever, sous les yeux de la ville entière. Même celui qui ose te.. », se coupait finalement la brune. Te toucher d'une manière plus romantique que cela, aurait-elle aimé compléter, pourtant elle préférait prétexter que ce n'était pas ce qu'elle avait en tête, même si maintenant il était trop tard pour nier le contraire. « Tu n'es pas moi, et je ne suis pas toi. Mais nous sommes nous. Nous sommes ce que nous sommes. Tu es Clarke du Peuple du Ciel, et tu as toute ma protection. Alors je peux te jurer que si tu meurs, j'en mourrais aussi. », terminait-elle, alors que son souffle venait chatouiller la joue, l'oreille ainsi que le cou de celle qu'elle désirait plus que jamais. Pendant son monologue, la brune s'était même permise de poser sa main sur la hanche de la jeune femme, qu'elle faisait désormais glisser sur son ventre, comme pour la maintenir de force collée à elle, ne lui laissant pas vraiment le choix. Lexa ne se décollait plus, appréciant plus que jamais de sentir ce corps contre le sien. Son cœur manquait de s'arrêter, et son souffle se couper, alors qu'elle serrait Clarke tout contre elle. « Mes armes sont les tiennes. Et je peux te promettre que tu n'entendras plus le surnom qui est désormais tien. », prononçait-elle d'une voix bien plus tremblante que quelques secondes plutôt, ceci étant certainement dû au fait qu'elle ressentait l'envie de retourner Clarke face à elle, et de lui voler un baiser des plus envoûtants. Au lieu de cela, elle se contentait de déposer ses lèvres dans son cou, y laissant alors un baiser bien plus doux que ce qu'elle n'aurait voulu, mais aussi protecteur. La Skaikru allait encore plus la haïr désormais, c'était malin…
PAR BROADSWORD.



   
Victory stands on the back of sacrifice.
You think our ways are harsh, but it is how we survive. Life is an endless battle. Only the sacrifice is the key to survive. So, it is necessary to have no weakness, for to kill or betray without suffering.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Ven 7 Oct - 1:15

Clexa
Theres venom in my veins and you better walk away, it’s too soon. And the hardest part is that it broke my heart & I didn’t get a chance to grieve, I was throw into the burning breeze. I’m a tick tick ticking time bomb, gonna blow up in your face cause you did me wrong. Calling out your name at the hands of God. Do you like it when it hurts? Cause it hurt a lot. (Citations de la fansong "Clexa" : Tickin' Time Bomb - Taylah155)


Ca devient de pire en pire. J’ai l’impression d’être propulsée à des années en arrière, quand j’en étais encore à bafouiller, quand je me retrouvais à proximité de mon 1er coup de cœur. Une attraction à sens unique, mais qui m’avait valu de rougir dans les allées de l’Arche, à chaque rencontre, et qui avait bien fait marrer Wells à chaque fois ! Et quand je tentais de lui parler, je ne pouvais que bafouiller, à croire que mon cerveau avait fait place à de la véritable gelée. C’est pas aussi pitoyable que dans l’Espace, mais les dernières minutes ne sont guère glorieuses ! J’ai commencé à me radoucir suite à ses quelques aveux – sans doute involontairement distillés – au cours de notre conversation autour de la table, avant qu’elle n’aille quérir le guérisseur. Puis ça a été pire quand elle s’est approchée de moi, envahissant mon espace vital d’une façon qui était - il me faut le reconnaître - loin de me déplaire. Sa main s’égarant sur ma joue ne m’a pas aidée, pas plus que les nouvelles qu’elle m’a annoncée concernant Azgeda qui avait tenté de la tuer, au sein même de ses murs. Et la collision qui vient d’avoir lieu n’a clairement rien arrangé. Il devient assez urgent que je m’éloigne d’elle, si je veux éviter de voir mon cerveau se liquéfier comme autrefois. Ca ne ferait que rendre la situation – déjà bien plus compliquée – plus compliquée encore. Posant mon menton sur mes avant-bras croisés sur le muret, je ferme les yeux, essayant de trouver un moyen d’éviter de m’enliser dans une situation plus que bancale. Je pourrais espérer que Lexa n’ait rien vu, rien perçu, du trouble qui m’habite depuis plusieurs minutes maintenant, mais je sais qu’elle n’est pas idiote, et aussi observatrice. Alors forcément, elle a dû remarquer ma gêne, ma difficulté à parler, et parfois même à maintenir son regard. C’est affreusement embarrassant, mais ça le devient encore plus lorsque la Grounder fini par reprendre la parole, d’une voix à la sonorité amusée : « Donc… Si cela te dérange que j'ai bouleversé mes plans pour toi, mais que tu me conseilles à la place d'aller me coucher… ». La lueur facétieuse qui se tapie dans sa voix fait naître un sourire amusé sur mon visage, sans même que je ne le souhaite, rien que sous le timbre – bien plus léger – qu’arbore sa voix en ce moment même.  J’en retire une certaine fierté, d’être en mesure de lui permettre de se montrer ainsi avec elle, qu’elle se sente visiblement assez en confiance avec moi pour se comporter comme n’importe quelle jeune femme de son âge devrait pouvoir le faire. Mais mon sourire se fane vite avec la suite de sa phrase : « Clarke Kom Skaikru.. Venez-vous réellement de me proposer de me joindre à vous, dans votre lit ? ». Bravo Clarke, bravo : voilà ce que ça donne quand tu passes le 1er truc qui te passe par l’esprit. Tu remarques pas qu’il puisse y avoir une interprétation de ce genre possible ! Bravo, vraiment ! Je me mettrais des baffes parfois, je vous jure ! Je préfère ne pas m’interroger pour savoir si je n’avais pas la moindre trace de conscience de ce possible double-sens dans ma phrase balancée après m’être retrouvée contre Lexa – involontairement -, ou si, au contraire, une partie de moi le savait, et l’a balancé malgré tout. Que ce soit juste une manifestation du désir que j’éprouve pour elle et que je réfrène, ou une envie de pouvoir tout simplement m’endormir contre elle, après avoir passée des mois à dormir seule, en pleine nature, voyant parfois mes rêves s’égarer du côté de cette fille de la Terre. Me voilà vraiment de retour sur l’Arche, en sentant mes joues se réchauffer quelque peu. Mais aussi mon cœur se moquer de moi en s’agitant comme un idiot, alors que lui-même est incapable de me dire quoi faire, ne parvenant à s’imposer sur ma tête, qui a le monopole de la gestion de mes faits et geste. Bien que ce monopole voit son équilibre devenir plus précaire qu’une pyramide faite avec des cartes, et mal construite… Mon bras gauche ne repose plus sur le muret que par mon coude, tandis que ma main se pose sur ma nuque, la frottant comme pour y faire disparaître la tension qui refuse de me quitter depuis quelque temps maintenant. Depuis que nous sommes dans ma chambre, pour être précise. Mes dents se resserrent sur ma lèvre inférieure, comme un signal envoyé par mon cerveau – qui devrait vraiment se remettre à fonctionner correctement ! – afin que je me ressaisisse. Plus facile à dire qu’à faire quand un semblant de rire se fait entendre en provenance de la Commandante, qui se permet même d’ajouter un : « Avec honneur et plaisir, dans ce cas. », et qui me fait déglutir difficilement. La surprise et la fierté de l’amuser de la sorte s’évapore rapidement sous une seule question : est-ce que cela me dérangerait réellement ? Je n’ai pas vraiment le temps de trouver un semblant de réponse à cette question que je vois Lexa venir à mes côtés, peu de temps après que j’ai fait retomber ma main, celle-ci se retrouvant à présent au-dessus de la ville. Comme électrisée par sa présence – proche, trop proche de moi pour que mon cerveau ne donne pas l’impression de pédaler dans la semoule – je me redresse, laissant mes bras reposer sur le muret. J’observe avec un intérêt forcé le paysage, espérant que mes joues aient perdu la teinte rosée qui devaient les habiter précédemment. Mais, par-dessus tout, je tente de ne pas me laisser troubler plus que nécessaire par ce qu’elle m’a dit un peu plus tôt (et à quoi je n’ai pas pu apporter la moindre réponse), et par son épaule contre la mienne. Dans un vain espoir d’afficher une indifférence que je suis loin de ressentir – et qui de toute façon m’a quitté suite aux explications de l’épéiste – je ne bouge pas d’un pouce. Elle n’a que trop eu de preuves de ce qu’elle éveille en moi pour que je ne me permette réellement d’en ajouter une couche. « Quand je nous aurais débarrassé de la Reine d'Azgeda, tu pourras partir, Clarke. Et vaguer à ce que bon te semble, toi qui a t'en l'air de vouloir partir loin d'ici. », déclare finalement Lexa, brisant le silence – étrangement apaisant – qui nous entourait jusqu’alors. Ma tête se tourne légèrement vers elle, se figeant rapidement lorsque je constate qu’elle m’observait déjà. J’hoche doucement la tête de haut en bas, comme pour la remercier de cela. Alors qu’en réalité, c’est surtout pour éviter de rester sans rien faire, à la scruter un peu trop intensément. J’ignore où je pourrais aller, lorsque la situation sera réglée. J’improviserai. Sans doute me construirais-je une masure de fortune dans la forêt, refusant de retourner à Arkadia, mais ne pouvant me résoudre à aller vivre parmi les Natifs. Moi qui ai toujours rêver d’aller sur Terre – alors que ça m’était pourtant impossible ! – me voilà à présent sur cette planète que j’ai toujours désirée de fouler, sans aucun lieu que je puisse cependant considérer comme ma maison. L’Arche me manquerait presque, si la vie là-haut n’avait pas été aussi monotone et grisâtre. Ma vie passée me manquerait presque, si je n’avais pas intégralement changée, rendant impossible toutes tentatives de ma part de la reprendre là où je l’avais laissé. De gris, mon monde est passé à un vert intense (la nature et non pas les yeux de la jeune femme à mes côtés : on y croit tous, merci !), pour se teinter d’un pourpre oppressant. Celui de la Mort, omniprésente ici, qui fait couler tellement de sang, et qui semble particulièrement m’apprécier et me suivre. «  En attendant.. Laisses-moi te préciser une chose. », poursuit Lexa, me coupant dans mes pensées qui vont décidemment dans tous les sens, me faisant ainsi détourner le regard d’elle, que je n’avais pas quitter des yeux jusqu’à présent. J’essaie de voir ce qui se trame, bien plus bas, mais nous sommes trop hautes pour cela, je ne peux donc que deviner une indéniable agitation. Sans doute un jour de marché. « Tu n'es pas ma prisonnière. Tu peux vaguer à toutes les occupations que tu désires, au sein de Polis. Et si tu veux visiter.. Même si je me serais fait une joie de t'accompagner, je te trouverais quelqu'un dont tu accepteras amplement la présence. », m’explique Lexa, me faisant remercier le Ciel (plus par réflexe que par croyance), d’avoir détourné le regard d’elle. Je n’aurais sans doute pas été en mesure de cacher la surprise engendrée par ses mots me faisant savoir n’être pas une prisonnière en ces lieux. Et par la tristesse de voir qu’elle semble s’être mise en tête qu’elle m’insupportait. Même si j’ai tout fait, dès mon arrivée, pour cela. Involontairement, mon regard se repose sur elle, la pensant toujours occupée à contempler sa ville, mais il n’en est rien. Au lieu de cela, elle ne contemple elle aussi. Et le regard qu’elle me lance est si expressif, et – je l’ignore – très similaire à celui que j’aimerais être en mesure de lui lancer, que je m’en sens légèrement étourdie. Je pousse un soupir – de soulagement d’être ainsi libérée d’elle – lorsqu’elle se résout à s’éloigner quelque peu de moi. Une grande inspiration me permet de réoxygéner mon cerveau, qui a vraiment besoin de se focaliser sur autre chose que son regard bien trop déroutant pour ma santé mentale. Santé mentale qui se voit mise à nouveau à rude épreuve lorsqu’elle revient vers moi. Proche, beaucoup trop proche, bien plus que tout à l’heure encore. « La preuve que mon peuple n'est pas constitué de sauvages sans hygiène. Tu sens divinement bon, Clarke. », me fait savoir Lexa, contre mon dos. Sa présence, sa chaleur, son souffle sur ma peau alors qu’elle hume l’odeur de mes cheveux, tout ça me figent et m’électrisent de manière bien trop grisante pour que mon cerveau ne soit en mesure de m’indiquer la marche à suivre. K.O par une Heda un peu trop joueuse. Sous la surprise, je me redresse, tétanisée, ignorant que par ce simple geste, je me rapproche encore un peu plus de Lexa. Pas de psychanalyse, ça n’est en rien une manifestation de mon inconscient. A peine. De même que les quelques frissons qui parcourent mon corps sont une simple preuve qu’il fait frais à Polis, et non une quelconque réaction face à une Lexa qui met ma nuque à découvert.

Une partie de moi me pousse à dire quelque chose. A faire quelque chose. A partir de là. Maintenant. Mais la chaleur de la combattante dans mon dos endort nette toute protestation – pourtant rationnelle – que pourrait m’envoyer mon cerveau bien amoindri en ce moment. « Tu vois cette ville ? », souffle Lexa, m’indiquant Polis du doigt. Rendue visiblement bien idiote par cette soudaine et atrocement délicieuse proximité, je me vois ainsi réduite à hocher positivement la tête. Pourtant, je sais que sa question n’en est pas une, mais que voulez-vous ? Quand vous avez une fille de la Terre telle que Lexa, collée contre votre dos, qui se comporte comme n’importe quelle jeune femme et non comme la Heda qu’elle est, je vous prie de me croire que ça a son petit effet. Du moins, ça en a, sur moi. « Toutes ces personnes aiment leur Heda, et feront tout pour le satisfaire. Me satisfaire ». Navrée de vous décevoir, mais je ne perçois ici nul sous-entendu, du moins, il n’y a pas de raison à en voir, car à mon sens, même si Lexa n’aurait pas été Heda, elle aurait pu obtenir tout ce qu’elle voulait, de n’importe qui, à partir du moment où elle en a fait sa proie. Il ne faut pas se voiler la face, quand même ! La jolie brune est excessivement charismatique, indéniablement magnétique, incontestablement électrique : il faudrait être fou pour ne pas s’en apercevoir. De quoi frustrer bien des hommes, dépités de ne pouvoir l’avoir, et amener bons nombres de femmes à regretter qu’elle ne soit pas un homme (ou regretter ne pas être attirées par les femmes.). Je serai prête à parier que beaucoup de servant(e)s rêvent d’elle, et que parmi son peuple, nombreux sont les individus à avoir tenté de s’attirer ses faveurs. Un joli mélange d’animalité impitoyable avec une indéniable douceur qu’il ne se manifeste qu’à de rares personnes. « Si je proclame haut et fort que t'attaquer c'est m'attaquer, que te frapper c'est me frapper, ils empêcheront quiconque de le faire, Clarke Kom Skaikru», enchaîne Lexa, me ramenant à l’instant présent, et à l’étrange émotion qui m’étreint, en l’imaginant entraîner une Grounder jusqu’à sa couche. Un fois encore, ma lèvre pâti de mes pensées qui s’égarent là où elles ne devraient pas. Bien que là, ça soit bien plus fortement que ça n’a pu être le cas jusqu’alors. Plus encore ave ce qu’elle vient de me dire. Il ne doit pas y avoir beaucoup de personnes à s’être vu offrir une telle protection de la part de la Commandante. En dehors peut-être de Costia. Mon cœur se resserre en pensant à celle-ci, alors même que je ne l’ai jamais connue. Lexa m’a expliquée – brièvement – leur histoire et son issue tragique. Je ne peux qu’imaginer la souffrance qu’elle en a ressentie, et qui l’a obligée à considérer l’amour comme une faiblesse. Mon cœur se resserre par compassion. Mon cœur se resserre par tristesse – relativement commune – dans une moindre mesure, avec ce qui est arrivé à Finn. Mon cœur se resserre sans doute à cause d’un fantôme – honteux – de jalousie, celui-là même qui a commencé à poindre en moi en imaginant une Lexa céder aux charmes d’une jeune femme de son peuple. « Et si je ne vois qu'un seul oser toucher à une mèche de tes cheveux, je le démembrerais petit à petit, avant de l'achever, sous les yeux de la ville entière. Même celui qui ose te.. ». Ma lèvre inférieure se fait maltraiter de plus bel alors que les mots de Heda s’enchaînent. Et plus encore par ce qui ne parvient à franchir le seuil de ses lèvres, mais qui pourtant flotte dans l’air. Etrange comme certaines paroles n’arrivent pas à être prononcées entre nous, et pourtant envahir l’atmosphère. « Tu n'es pas moi, et je ne suis pas toi. Mais nous sommes nous. Nous sommes ce que nous sommes. Tu es Clarke du Peuple du Ciel, et tu as toute ma protection. Alors je peux te jurer que si tu meurs, j'en mourrais aussi. ». Ma pauvre lèvre inférieure est presque engourdie, tant mes dents la malmènent, alors que mon cœur n’est pas en reste et tente visiblement de s’échapper hors de mon corps, en tambourinant comme un malade contre ma cage thoracique, comme pour la briser. J’ignore à partir de quel moment la main de la brune s’est posée sur ma hanche, bien trop accaparée par sa proximité, sa voix, ses mots qui effleuraient d’un souffle entêtant ma joue, et ce qu’elle me disait – ou plutôt, ce qu’elle ne disait pas vraiment. Sans le souhaiter, mais sans parvenir à m’en empêcher, je me colle un peu plus contre elle, appréciant bien trop de voir à quel point son corps épouse le mien à la perfection. Ma respiration se fait presque erratique alors que sa main quitte ma hanche pour se déposer sur mon ventre, alors que les miennes finissent par se resserrer autour du muret. A croire qu’il s’agit d’une manifestation de mon esprit pour me forcer à revenir sur cette tour. Voir mes pensées envoyées dans la stratosphère rien que par la proximité et les mots d’une fille de la Terre, c’est un peu déroutant pour la Skaikru que je suis. « Mes armes sont les tiennes. Et je peux te promettre que tu n'entendras plus le surnom qui est désormais tien. », termine alors Lexa. Je n’ai pas vraiment conscience du fait que sa voix soit moins assurée qu’elle ne l’est en générale, étant encore – moi aussi - bien trop bouleversée par l’ensemble des dernières minutes pour être en mesure de noter une telle chose. Je me contente de hocher doucement la tête de haut en bas, appuyant ainsi ma satisfaction en apprenant que je n’aurais plus à supporter ce Wanheda qui m’insupporte autant. Je me stoppe bien vite dans mon geste en sentant les lèvres de la combattante se poser sur ma nuque.

Ce simple et banal geste envoie comme une puissante décharge électrique dans tout mon être, de mes pieds à ma tête, me faisant regretter de ne pouvoir la maudire pour m’atteindre de la sorte. Pendant les quelques secondes que durent cet instant si déroutant, je ne dis rien. Incapable de dire quoi que ce soit. Souhaitant surtout profiter du moment, comme le montrent mes yeux qui se sont fermés tout seuls, visiblement désireux de me couper du monde et de l’agitation de Polis pour m’enfermer dans une bulle qui ne contiendrait que Lexa et moi. Laborieusement, je parviens finalement à revenir à moi. Difficilement, je « détache » mes mains du muret, tant mes doigts s’accrochaient à ce dernier. Doucement, je me décolle de Lexa, afin de pouvoir « coulisser », en restant entre elle et le muret, muret contre lequel je dépose à présent mon dos. Tout en m’étant extirper de Lexa, j’ai attrapé sa main – qui se trouvait sur mon ventre – d’une des miennes. Refusant ainsi de rompre entièrement le contact. Tâchant d’ignorer que mon cou « brûle » toujours de la présence précédente de ses lèvres dessus, et à quel point cela me manque. « Leksa », dis-je en me retrouvant face à elle, serrant la mâchoire lorsque j’entends à quel point ma voix paraît soudainement rauque. On repassera vraiment pour la tentative de reprendre un semblant d’indifférence hein ! Gênée, je me racle la gorge, comme si l’accent précédent de ma voix, en l’appelant en Trigedasleng, n’était en rien un signe révélateur quant à l’effet qu’avait eu sur moi ses dernières paroles et ses derniers gestes. « Je suis désolée, mais rien n’a changé depuis la dernière fois…. », lui indiqué-je, dans sa langue, afin de souligner à quel point cela est vrai, et à quel point cela m’attriste. « Je dirais même que c’est encore plus compliqué qu’à cette époque… ». Et mon regard se teinte. Je suis sûre qu’on peut presque y voir flotter les fantômes de Finn, des miens qui ont péri sous la montagne, et des montagnards innocents que j’ai tué. Mon regard tremblote des larmes qui ont précédemment commencés à s’y installer, alors qu’elle se laissait aller à m’ouvrir ainsi – à sa façon – son cœur, tandis que le mien agonisait de ne pouvoir répondre de la façon dont elle le désirait, de la façon dont elle le méritait, de la façon dont moi aussi j’aurai incontestablement aimé lui répondre. Ma main se resserre contre la sienne, soulignant le désarroi qui m’étreint, alors que dans le même temps, mon autre main se lève pour se poser timidement sur sa joue, afin de l’effleurer. Posant mon regard dans le sien, je déclare : « Je ne peux pas… ». Et dans un souffle, je finis par ajouter un : « Pas maintenant. ». Ô combien désolé. Ô combien compliqué pour moi. Il serait tellement facile de céder au désir qu’elle a éveillée en moi – sans doute depuis plusieurs mois maintenant. Craquer pour cette pure folie, oublier l’espace d’un instant fortement agréable tout ce qui nous sépare. Mais ça ne serait pas correct. Pour elle, pour moi. Car ça n’effacerait rien du ressenti que je ne cesse d’éprouver à son encontre, que l’envie d’elle et mon attachement à sa personne ne parviennent – pour l’heure – à atténuer. Car ça ne serait pas correct, ça ne serait qu’une faiblesse face à l’appel de son corps, moi qui suis pour l’instant incapable de donner plus que cela – à qui que ce soit. Et Lexa, même si elle ne l’a pas clairement dit, attend plus que cela. Tout comme j’aimerai lui donner plus. Mais s’il doit se passer quelque chose entre nous, que ce soit un simple baiser ou bien plus, ça ne sera pas insignifiant, loin de là. Ancrant mes yeux dans le sien, j’essaie de lui faire comprendre une supplication que je ne parviens à oraliser : Laisse-moi du temps. Attends-moi. Supplication bien trop égoïste à mon goût pour que je puisse me permettre de la prononcer à voix haute. Car je ne peux pas savoir si je serai prête un jour. Pour elle ou pour une autre personne. J’écarquille les yeux – presque horrifiée par moi-même et ma faiblesse actuelle – quand je réalise que du pouce, je m’amusais à effleurer ses lèvres, trahissant, une fois de plus, à quel point celles-ci m’attirent. Il n’en faut pas plus pour me faire m’éloigner de Lexa, lâchant sa main et son visage, et reprendre la direction de ma chambre. Bien moins rapidement que je ne l’aimerais, et d’une démarche nettement moins assurée que je ne l’aurais souhaitée. Il me faut au moins ça pour tenter de rassembler les multiples neurones qui se sont échappés ces dernières minutes. « Si tu crois que tu vas me faire oublier le fait que tu sois éreintée, c’est bien mal me connaître ! Ou oublier que je suis médecin. », finis-je par dire, en me figeant entre les tentures, dos à la Commandante, essayant de dissiper de ma voix toute trace de tristesse qui s’y trouvaient précédemment, afin d’y afficher plus de légérté. « Mon lit peut te servir, non pas pour que je puisse t’y accompagner, mais uniquement parce que je sais que si tu quittes cette chambre, tu iras reprendre les affaires que tu as certainement délaissée pour moi. » Il ne faut pas être devin pour se douter qu’en tant que Heda, ses journées doivent être bien chargées. Et je le connais assez pour savoir que, dès lors qu’elle s’éclipsera d’ici, elle retournera à toutes ses tâches.  « N’oublie pas que tu viens de jurer de protéger une Skaikru, qui aimerait beaucoup que tu puisses lui faire visiter ta ville, vu qu’il s’y trouve visiblement de quoi la faire changer d’avis sur ton peuple. », terminé-je en me tournant pour lui présenter un visage amusé. D’une manière bien maladroite à mon goût, et bien stupide aussi, je viens là de lui offrir une occasion de passer plus de temps avec moi, en me faisant découvrir son monde. Ce qui était plus ou moins prévu, sur le Mont Weather, alors même qu’elle avait réussi à me faire voir d’un œil nouveau les Natifs. Je n’ai pas changé, depuis, d’avis sur eux. J’aimerai néanmoins apprendre à mieux les connaître, pour mieux les comprendre. Et sans doute mieux la comprendre. « Ou à défaut de dormir, fais au moins semblant de te reposer en t’asseyant et restant assise, et en commençant à me  parler de vos coutumes. », l’invité-je, me doutant qu’elle refuserait sans doute de s’allonger et de s’endormir, mais lui faisant ainsi comprendre que ça n’est pas sa présence qui m’ennuie. Bien au contraire, vu que je m’inquiète de son état, et que je lui ai fait savoir que je la voulais elle, comme guide pour me montrer les beautés de Polis. Cependant, la bulle qui nous entoure depuis quelques minutes se brise quand la porte de la chambre s'ouvre, et que le chauve - qui devrait vraiment me servir de guide vu l'affection qu'il semble me porter - rentre dans la pièce. D'après ce qu'il balance en rentrant, il faut que Lexa reprenne son poste, car, en tant que Heda, cela ne se fait pas, de le délaisser aussi longtemps. Son regard coulisse dans ma direction, indiquant clairement qu'il ne me porte pas dans son cœur. Comme il parle en Trigedasleng, et s'exprime bien trop rapidement pour moi, je ne comprends pas tout ce qu'il dit, j'entends juste les mots enfants, entraînements et Azgeda ressortir. Moi qui espérais pouvoir profiter encore un peu de la présence de la jeune femme à mes côtés, cela paraît rudement compliqué. Et me déroute nettement, quand je prends conscience de la déception qui m'habite en réalisant qu'elle sera sans doute contrainte de reprendre ses fonctions. Paradoxal, étant donné qu'une partie de moi est toujours excédé par elle, ne pouvant cesser de lui en vouloir. Et pourtant, pourtant, j'aimerais qu'elle reste, même si cela mettra incontestablement mes nerfs à rudes épreuves. Car sa présence, comme j'ai pu en prendre conscience durant notre conversation, m'avait manquée. Elle m'a manquée.

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❝ Oh, you can't hear me cry, see my dreams all die from where you're standing, on your own. It's so quiet here & I feel so cold. Oh, when you told me you'd leave, I felt like I couldn't breathe, myy aching body fell to the floor. Now it hurts much more. You caused my heart to bleed & you still owe me a reason. I can't figure out why... Why I'm alone & freezing? And I'm just left alone to cry. ❞
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Lexa Heda
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Dim 9 Oct - 2:06



Sans sacrifices, l'humain ne pourrait pas survivre
L'attirance était une chose difficile à contrôler, que ce soit au niveau des expressions, ou même des attitudes corporels provoquées par ce désir naissant au creux des reins. N'importe quel être-humain, devait toujours se contrôler face à la personne qui réveillait autant son corps et son esprit. Donc, il se devait de canaliser l'envie de lui arracher ses vêtements, et lui apporter le maximum de plaisir possible. C'était exactement la situation dans laquelle se retrouvait la commandante des Grounders, alors qu'elle venait de terminer son 'monologue'. Au final, elle s'était en quelque sorte fait prendre dans son propre jeu, et se devait de faire face à une Clarke bien silencieuse, et totalement collée à elle. La preuve était là, son envie prenait de plus en plus le dessus pour elle, la poussant à déposer un baiser dans la nuque de la jeune femme. Il était rare lorsque Lexa se laissait totalement allée, et qu'elle laissait son corps la contrôler. Pourtant, face à cette adolescente – ou plutôt jeune adulte -, elle se sentait totalement prise au piège, surtout qu'elle s'était ouverte, bien trop. Il était totalement impensable que son côté Heda la laisse agir d'une telle sorte, seulement il ne se manifestait pas. Allait-il revenir un moment dans la journée ? Certainement dès lors qu'elle quitterait cette chambre. Mais pour le moment, face à Clarke, la brune était totalement prise au piège par une envie se faisant de plus en plus réelle. D'autant plus que la blondinette n'avait pas l'air indifférente par ses touchés, puisqu'elle s'était rapprochée d'elle, ne laissant plus le moindre centimètre les séparer. Le respect étant primordial à ce moment précis – donc éviter de l'embrasser de force -, poussait Lexa à rester à sa place, laissant même Carke s'éloigner d'elle. Le rêve prenait peut-être fin, mais son envie était toujours présente, et bien plus forte, ce qui pouvait se deviner face à ses pupilles dilatées. Avoir les yeux verts n'était pas si bien que cela finalement, puisque ceux-ci la trahissait bêtement. Clarke agissait comme si elle refusait de rompre leur contact pour le moment – à croire que ce qu'il s'est passé auparavant ne l'avait pas déplu -, comme si elle avait besoin de sentir encore la brune près d'elle. Ce qui était visiblement une bonne nouvelle pour Lexa, qui voyait cela comme un point positif. Certes, la blonde s'était extirpée de ses bras, mais elle n'avait pas fuis en courant, et l'avait encore moins giflé. Et si Clarke ne la détestait pas tant que cela ? Ce qui en soit était totalement possible ! Bon, elle lui en voulait, ça se voyait. Voir la détestait même légèrement dans le fond, mais d'après son attitude, elle ne devait pas en être au point de la haïr à cent pour cent. Après tout, elle avait donné la sensation à la native qu'elle appréciait leur contact. Fière de son coup, la brune souriait discrètement en coin, alors qu'une voix rauque la ramenait à la réalité. « Leksa ».  L'entendre prononcer son prénom en Trigedasleng – sa langue -, lui faisait totalement perdre pied, tout autant que les secondes plus tôt, ou leurs corps s'étaient assemblés à la perfection. La brune manquait de peur d'échapper un souffle de surprise, alors que ses pupilles se dilataient encore plus. Si elle l'avait pu, à l'instant précis, elle aurait amené Clarke dans son nouveau lit, pour une sieste improvisée. Le raclement de gorge de la jeune femme lui faisait encore plus écarquiller les yeux. « Je suis désolée, mais rien n’a changé depuis la dernière fois…. ». Nouveau coup de massue pour la brune, qui restait pourtant droite comme un piquet, alors qu'elle aurait aimé s'effondrer sur le sol. S'ouvrir à la blonde n'avait servi à rien. Si ! À lui offrir de quoi se moquer d'elle. Mais Clarke n'était pas comme ça.. Certes, elle avait déjà profité de ses propos plus tôt dans la journée, mais oserait-elle le refaire à nouveau ? Au moins, maintenant, la Skaikru savait qu'elle avait la dirigeante du peuple ennemi dans la poche. Chose qui prouvait encore une fois à la grounder que l'amour était une faiblesse. Tenir à la fille du Ciel lui ferait répondre à la plus part de ses désirs, ce qu'elle avait déjà accepté de faire en lui promettant de s'occuper de ses amis. Lexa devenait faible. Le Mount Weather l'avait trop affaibli ce que visiblement la Reine Nia avait remarqué, voyant que c'était le bon moment pour attaquer. Surtout que désormais, avec la présence de Clarke, Lexa ne devait plus se défendre qu'elle – ainsi que son peuple, même s'ils n'étaient pas vraiment dans le collimateur de la vielle femme -, mais aussi la jeune Skaikru. Cela l'affaiblirait encore plus, elle le savait, mais ne pouvait pas s'empêcher de vouloir la protéger. « Je dirais même que c’est encore plus compliqué qu’à cette époque… », rajoutait donc la fille du ciel. Il ne fallait pas être devin pour comprendre non seulement sa référence à Finn – vu l'émotion qui prenait possession de ses yeux -, mais aussi du Mount Weather, rappelant finalement à Lexa qu'elle s'était trompée. Clarke lui en voudrait, pour longtemps encore ! « Je ne peux pas… », entendait la guerrière alors qu'une main douce se posait sur sa joue, et que les yeux océans de la blonde se plongeaient dans les siens. Ces derniers se fermaient lentement, lui permettant ainsi de profiter de ce nouveau contact avec Clarke, qui était plus que attirante à s'exprimer dans le langage des Natifs. Se faire rejeter n'était pas habituel pour la commandante, mais plutôt que dans souffrir, elle cherchait plutôt à voir l'aspect positif de la chose – comme le contact entre sa joue et Clarke à cet instant -. Tout était bon pour être apprécié à sa juste valeur. « Pas maintenant. ». La prise de parole de la jeune femme poussait la guerrière à ouvrir de nouveau ses yeux, plongeant alors son regard émeraude dans celui de Clarke. Si ses pupilles s'étaient calmées, cette fois-ci, elles se dilataient de nouveau, tandis que ses joues prenaient pour la première fois une teinte qui n'était encore jusque là jamais apparue. Chose que essayait de contrôler Lexa tant bien que mal, malheureusement ses joues rougissaient légèrement, face à l'aveu de la blonde, et la tristesse qui se faisait ressentir dans sa voix. Alors.. Elle devait en avoir envie. C'était certain maintenant qu'elle venait clairement de lui faire comprendre que cela serait possible plus tard. L'hypothèse qu'elle se faisait finissait donc par devenir vraie, lorsque le regard océan de la blonde lui faisait comprendre. Elle cherchait à lui demander de l'attendre, de lui laisser du temps, ce que la brune ferait sans hésiter. Depuis Costia, elle ne s'était plus permise de s'ouvrir autant – même si pour le moment ce n'était pas grand-chose -, preuve qu'elle tenait passionnément à Clarke. Alors il était évident qu'elle l'attendrait, d'autant pas du tout perdre son temps avec qui que ce soit d'autre. Cette personne ne serait jamais la Skaikru, et ne lui ferait jamais se sentir aussi.. Vivante, autant elle, aussi jeune. Lexa souriait alors bêtement, se disant donc Ô combien elle compterait se battre pour récupérer un jour la confiance de la blonde, son pardon, et évidement, peut-être bien plus que cela. En tout cas, elle lui offrait un sourire des plus radieux afin de lui montrer qu'elle la comprenait.

Prise d'un frisson, qui circulait de ses orteils à sa tête, Lexa réalisait seulement maintenant que la blonde frôlait ses lèvres de son pouce. Alors qu'elle s'apprêtait à déposer un tendre baiser sur ce morceau de chaire, Clarke s'était reculée, puis retournait à l'intérieur, sous le regard déçu de la brunette. Elle aurait au moins aimer embrasser sa main, voir chacun de ses doigts, juste pour apprécier leur douceur en contact avec ses lèvres. Seulement, qu'elle agisse elle-même de la sorte avait dû la faire se sentir mal-à-l'aise. « Moba », avait alors échappé Lexa, à travers un murmure, s'excusant une nouvelle fois auprès de la blonde, ce qu'elle n'entendrait probablement pas. Elle maîtrisait réellement le Trigedasleng, ce qu'elle trouvait impressionnant, mais aussi embêtant. Désormais, elle ne pourrait plus avoir une discussion avec certains de ses hommes devant Clarke, dans le risque qu'elle comprenne tout. Non pas qu'elle avait des choses à lui cacher, mais plus pour l'empêcher de s'inquiéter. Bref, si la brune s'excusait à nouveau, ce n'était certainement pas pour l'avoir mise mal-à-l'aise, mais plus pour le Mount Weather, qui avait visiblement gâché les moindres chances qu'elle avait avec la blonde – si elle en avait ! -. Décidant de ne pas perdre la blonde de vue encore plus longtemps, la guerrière retournait à l'intérieur, se figeant à la vue de la silhouette de Clarke, arrêtée au niveau des tentures. « Si tu crois que tu vas me faire oublier le fait que tu sois éreintée, c’est bien mal me connaître ! Ou oublier que je suis médecin. », déclarait-elle finalement, amusant la commandante qui levait les yeux au ciel. Ce n'était décidément pas ce qu'elle avait prévu pour le moment, même si elle aurait préféré que Clarke oublie cela. Au moins pour lui faire plaisir, même si celui-ci ne devait pas faire parti des objectifs de la blonde. « Mon lit peut te servir, non pas pour que je puisse t’y accompagner, mais uniquement parce que je sais que si tu quittes cette chambre, tu iras reprendre les affaires que tu as certainement délaissée pour moi. ». La jeune commandante levait de nouveau les yeux au ciel en entendant cela, même si Clarke avait raison. Son peuple méritait toute son attention, et elle leur devait bien, eux qui croyaient si fort en elle. Ne désirant pas plus débattre là-dessus avec la Skaikru, Lexa la regardait finalement de la tête aux pieds, lui lançant même un regard de défi qui signifiait clairement beaucoup. Viens avec moi. Elle la suppliait presque du regard, prenant plutôt ceci pour un jeu afin d'embêter et de déstabiliser Clarke, ce que la blonde paraissait ignorer. « N’oublie pas que tu viens de jurer de protéger une Skaikru, qui aimerait beaucoup que tu puisses lui faire visiter ta ville, vu qu’il s’y trouve visiblement de quoi la faire changer d’avis sur ton peuple. ». Le sourire amusé de Clarke finissait finalement par la déstabiliser elle, qui se mordillait donc la lèvre inférieure entre ses dents, sans se gêner à détailler la blonde du regard. Elle était tellement irrésistible que Lexa se demandait comment elle avait procéder pour ne pas lui sauter dessus avant, et se contenter d'un simple baiser. Elle échappait donc un rire amusé, prouvant encore une fois à la fille du ciel qu'elle était l'une des rares personnes à la pousser à oublier son côté Heda, pour ne laisser paraître que celui du fille de son âge. Clarke venait tout de même de lui proposer de passer du temps avec elle, ce qui la faisait afficher le même type de sourire qu'elle. Le voulait-elle vraiment ? Maintenant, il lui était trop tard pour faire un pas en arrière ! Elle n'avait plus le droit de refuser une proposition de sortie, pas après l'avoir ouvertement accepté, ce qui arrangeait bien la jeune Heda. « Ou à défaut de dormir, fais au moins semblant de te reposer en t’asseyant et restant assise, et en commençant à me parler de vos coutumes. », proposait finalement la fille du ciel, faisant de nouveau sourire Lexa. L'inquiétude de la jeune femme pouvait clairement se lire sur son visage, et elle avait beau lui faire croire qu'elle s'inquiétait juste pour sa protection, elle était loin d'être bête. Effectivement, la brune remarquait que sa fatigue inhabituelle provoquait quelque chose d'étonnant chez Clarke. « Je peux te pr.. », commençait Lexa qui fut automatiquement coupée par une entrée fracassante, qui l'extirpait finalement du cocon agréable dans lequel les deux femmes s'étaient plongées, ce qui lui permettait de constater que ces instants intimes avec la blonde lui manquaient déjà - à moins que ce soit elle qui lui manque autant -. Un seul coupable.. Titus.

L'homme au crâne dégarni commençait honteusement à lui faire la morale devant Clarke, la rappelant à l'ordre sur son rôle en tant que Heda, qu'elle n'était plus une enfant, et qu'elle avait justement à s'occuper des enfants nightbloods au risque d'une nouvelle attaque de la part de Azgeda.  Les entraîner, elle le faisait presque tous les jours, et pour une fois elle lui avait confié la tâche, ce qui s'était visiblement mal passé vu que Titus atterrissait ici, sous le regard étonné de Lexa. Dès lors qu'il avait fait son entrée dans la chambre de la blonde, la grande Heda qu'elle était avait refait son apparition, faisant disparaître douceur et tendresse de son regard, ainsi que son sourire mi-charmeur mi-amusé, laissant finalement place à une femme plus froide et effrayante. Celle qu'elle était continuellement. Le comportement de son Gardien de la Flamme l'énervait puisqu'il agissait ainsi devant quelqu'un – et pas n'importe qui : Clarke !! -, ce qui l'énervait une nouvelle fois. Pourtant, elle attendait que l'homme cesse enfin de parler, pour finalement poser son regard sur lui. Regard qui était depuis le début posé uniquement sur la magnifique Skaikru. « Fleimkepa.. Ai get em in. Em hakom ai teik yu set raun. », prononçait-elle calmement, lui faisant donc comprendre qu'elle savait tout cela, mais que c'était bien pour cela qu'elle l'avait lui. Pour la ramener soit-disant vers le droit chemin, ce qui avait l'air de plaire à Titus, qui prenait finalement un air plus calme. Mais le regard qu'il lançait à Clarke fit réagir Lexa plus vite que prévu. Il avait beau être l'homme qui l'avait  pratiquement élevé et avoir un rôle majoritairement important dans la vie de la brunette, celle-ci ne supportait pas de le voir manquer autant de respect à la blonde à côté d'elle, et ça, seulement à travers un regard. « Daun ste pleni ! Nou get yu daun. », lui ordonnait enfin Lexa, qui lui demandait clairement de cesser son petit manège, et donc d'arrêter de s'inquiéter. Son air ferme et glacial poussait Titus à ne pas répondre, et se contenter de la regarder elle et seulement elle. Lexa lui fit simplement comprendre avec un regard son mécontentement envers son attitude. Le chauve n'était visiblement pas ravi que sa commandante le reprenne sur son attitude envers Clarke, alors qu'elle avait jugé bon de ne pas réagir à ses précédents propos. Titus n'appréciait vraiment pas de voir la brune sympathiser autant avec une fille du Ciel. La fille.

En tant que bonne Heda, la brune finissait par poser de nouveau son regard sur Clarke, s'autorisant finalement un geste à la fois distant et proche. Deux pas en avant lui permettait de poser sa main sur l'épaule de la blonde, lui offrant un sourire discret qu'elle cherchait à cacher à son Fleimkepa. « Si tu l'acceptes.. Plutôt que je fasse un somme, ou que nous nous asseyons pour que je te conte l'histoire de mon peuple.. J'aimerais beaucoup que tu m'accompagnes. Cela te permettra d'en savoir un peu plus sur ce qu'est être Heda. Mais surtout comment en arriver là. », lui avait-elle murmuré en effectuant, avec l'aide de son pouce, des gestuelles circulaires qui la caressaient plus qu'autre chose au niveau de son épaule. Sous la vision de cette scène, Titus se raclait la gorge en rappelant Lexa à l'ordre, et s'exprimant cette fois-ci d'une manière bien plus calme en Trigedasleng : « Les enfants nous attendent, Heda. Aden n'en fait qu'à sa tête et a refusé que je les entraîne. », rappelant encore une fois sa commandante à l'ordre. La brune préférait donc se reculer de plusieurs pas, n'attendant pas de savoir si Clarke comptait la suivre ou non. Le prénom du petit garçon avait été une sorte d’appât qui avait extrêmement bien marché, puisque Titus récupérait toute son attention. C'était donc pour cette raison que le chauve n'était pas en train d'entraîner les nightbloods à l'heure qu'il était, à cause du petit garçon. Finalement, il avait réussi son coup, et passerait comme prévu l'après-midi avec la jeune femme. Lexa posait sa main sur le haut de son fourreau – qui contenait son sabre -, poussant Titus à la devancer, et sortir avant elle de la chambre. Elle n'avait pas remarqué qu'à sa sortie, il avait lancé un regard à Clarke qui signifiait parfaitement : N'essaye même pas de venir. Sur ce coup là, le fait que Lexa ne voit rien avait été un sacré coup de chance pour lui, sinon il aurait risqué gros. « Si tu veux venir.. Soit tu nous suis.. Soit tu connais le chemin. C'est la porte la mieux gardée du couloir. Sinon.. Je te dis à plus tard, Clarke Kom Skaikru.», expliquait finalement Lexa avant de sortir de la chambre de la blonde, avec une prestance propre à elle-même. Mais à peine avait-elle fait un pas à l'extérieur qu'elle se sentit vite seule, et passait donc sa tête dans l'encadrement de la porte, faisant disparaître le temps de quelques secondes son air glacial. « Je pense que ça ferait plaisir à beaucoup de monde si tu venais.. ». Effectivement, non seulement Heda serait folle de joie à l'idée que la brune vienne en découvrir plus sur son peuple – surtout sa vie -, en assistant à ce qu'un léger comité avait le droit d'assisté. Mais il y avait aussi les enfants, qui avaient toujours fait part à leur Commandante,qu'ils aimeraient rencontrer Wanheda. Titus et elle se dirigeait donc dans la salle où se trouvait son trône, afin d'y retrouver un groupe composé uniquement d'enfant. Titus avait ouvert la porte à sa commandante, passant donc avant elle pour lui maintenir ouverte, puis il la relâchait aussitôt. Lexa n'ayant pas fait attention de voir si Clarke l'avait suivi ou non, se demandait si le chauve avait cherché à lui cacher sa présence pas loin d'eux sur la route. Mais elle en oublia très vite le problème lorsque tous les enfants qui étaient assis se levaient pour la saluer par respect, tout en lui offrant divers sourires. Si Nia avait réussi à se débarrasser d'eux, Lexa se serait certainement retrouvée minable, ainsi que terriblement seule. Elle qui avait la sensation d'élever ces enfants, de leur apprendre ce qu'était vraiment être Heda, mais aussi l'art du combat, elle ne s'imaginait déjà plus sans eux. Par chance, la Reine avait loupé son coup, et n'avait causé que quelques pertes de guerriers – ce qui était déjà amplement suffisant - ! Alors que la brune s'apprêtait à s'asseoir, elle apercevait le sourire bête de Aden, ainsi que de quelques autres enfants, ce qui la forçait à réagir. « Quand j'ordonne à Titus de vous entraîner, je refuse que vous soyez contre cette décision, est-ce clair ? Aden ? », demandait-elle froidement, alors que le petit garçon souriait de plus belle, lui faisant simplement levé les yeux au ciel. Quand ils étaient que tous les deux, le petit garçon était vraiment différent que lors des entraînements. Mais aujourd'hui, il se lâchait et montrait aux autres que Heda tenait peut-être à lui. Remarquant la non-présence de Clarke dans la salle, Lexa ne pouvait pas s'empêcher de soupirer, espérant que si elle sortait en ville, ses gardes la surveilleraient comme prévu, si jamais quelqu'un décidait de l'attaquer. Enfin bref, la brune ordonnait donc aux enfants de prendre aujourd'hui leurs vraies armes, puisqu'en ce début d'entraînement, Lexa voulait les préparer physiquement. Savait-on jamais si une prochaine attaque avait lieu, il fallait qu'ils soient plus que prêt à tuer, et se défendre. La brune attrapait fermement son sabre tandis que Titus observait toute la scène. Elle ordonnait aux enfants de s'asseoir sur les marches devant son fauteuil, alors qu'elle se levait pour se mettre au milieu de la pièce. Les nightbloods ne réagissaient pas, et ils ne voulaient venir se frotter à la Commandante. Aucun à l'exception d'un ; Aden. Le petit garçon tenait une hache qui paraissait bien trop lourde pour lui, gardant une épée à disposition, tandis que sa commandante pointait son sabre dans sa direction. S'en suivit un combat agréablement long – à la grande surprise de Lexa -, pendant lequel aucun des deux guerriers n'avaient entendu la porte s'ouvrir, bien trop concentrés dans les gestes qu'ils effectuaient – même si ceux de Lexa ne représentait certainement qu'un pourcent de ses capacités -. Contrairement à eux, les autres nigthbloods ainsi que Titus avaient regardé dans la direction de la porte, tous étonnés de voir qui interrompait le combat. Finalement, même Aden apercevait cette nouvelle présence. Trouvant le combat trop long, la brune s'apprêtait à faire tomber Aden lorsqu'il l'attaquait plutôt faiblement, en enfonçant ses doigts dans sa vieille blessure à la cuisse, ce qui la faisait automatiquement pousser un hoquet de surprise, en ressentant la douleur. À l'aide de son sabre, elle déchirait le haut du garçon, déclarant ouvertement « Malin, maintenant tu saurais mort, tout ça pour faire souffrir ton adversaire. Idiot. Titus, que lui as-tu appris pour qu'il combatte si faiblement ?! » demandait presque méchamment Lexa, bien trop préoccupée face au comportement de son petit protégé. En réalité, pendant ce combat, tout le monde sauf Lexa avait remarqué la présence de la blonde, et le petit garçon avait simplement voulu faire bonne impression. Au lieu de cela, il déclenchait un nouveau boitement chez la brune, qui se sentait minable face aux enfants, et plus précisément face au futur Heda. « Aden si tu veux devenir un Heda digne de ce nom ! Tu n'étais même pas concentré. », commençait-elle avant de regarder les autres. « Et vous, regardez ce qu'il se passe sous vos yeux plutôt qu'un mur ! », s'énervait la brune, avant de se tourner dans la direction de ce 'mur' pour le désigner du doigt. Elle clignait plusieurs fois des yeux, avant de faire plusieurs pas en direction de la jeune femme, qui devait certainement rien comprendre à ce qu'il se passait ici. Que Lexa préparait sa mort et préparait ses futurs successeurs. « Clarke », murmurait Lexa sans quitter la blonde des yeux, tandis qu'elle avait la sensation q'il n'y avait plus rien ni personne autour d'elles. Seulement, c'est en recevant un coup dans les hanches que la brune déchantait, découvrant que la blonde que tout le monde observait depuis tout-à-l'heure n'était en fait qu'une servante, qui avait visiblement renversé toute l'eau prévu pour les nightbloods.

Tout ceci n'avait été qu'une hallucination. Son envie de voir la Skaikru commençait clairement à l'effrayer, mais elle ne devait pas perdre de temps. Elle fixait donc Aden, qui était le seul qui avait entendu son moment d'égarement. Peut-être essayait-il de lui faire passer un message ? Peut-être que ce n'était pas cette personne que les autres fixaient depuis tout-à-l'heure. Son côté Heda reprenait finalement le dessus sur son déraillement complet – dû à la fatigue, ou un message certainement de la part des anciens Heda -. Elle faisait donc signe à un autre enfant de se lever et s'installer au milieu de la pièce, afin de ne pas perdre de temps et d'enchaîner sur un nouveau duel. En tout cas, elle était persuadée que si Clarke venait ici, ça serait pour de bonnes raisons. Elle espérait au fond d'elle qu'elle laisserait une chance aux natifs de lui en apprendre plus ce soir. Certes, elle chercherait à comprendre ce qu'il se tramait ici, mais elle voudrait certainement en savoir plus sur l'histoire de ce peuple. Lors des entraînements, il s'agissait surtout de violence, soit. Mais cela restait une sorte de testament du Heda actuel, expliquant aux enfants le comportement à adopter. Enfin, il s'agissait aussi de leur instaurer la survie.
PAR BROADSWORD.



   
Victory stands on the back of sacrifice.
You think our ways are harsh, but it is how we survive. Life is an endless battle. Only the sacrifice is the key to survive. So, it is necessary to have no weakness, for to kill or betray without suffering.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Dim 9 Oct - 18:36

Clexa
Theres venom in my veins and you better walk away, it’s too soon. And the hardest part is that it broke my heart & I didn’t get a chance to grieve, I was throw into the burning breeze. I’m a tick tick ticking time bomb, gonna blow up in your face cause you did me wrong. Calling out your name at the hands of God. Do you like it when it hurts? Cause it hurt a lot. (Citations de la fansong "Clexa" : Tickin' Time Bomb - Taylah155)


Tenter de se concentrer sur autre chose que sur Lexa, ses réactions à mes paroles, ou les mots qu’elle a prononcés un peu plus tôt, est loin – très loin – d’être une tâche aisée. Et pourtant, il le faut, car je ne peux vraiment pas me permettre de me laisser dépasser par la situation. Mais j’ai le sentiment de perdre pied, de plus en plus, et de ne pas pouvoir faire grand-chose contre. Je m’embourbe de plus en plus dans ma nouvelle prise de parole, celle-là même ayant pour objectif de repartir sur une atmosphère moins tendue. Impossible d’afficher une certaine distance. Pas après ce que j’ai laissé échapper, sur le balcon. Pas après ce regard et ce sourire, qu’elle m’a lancé, à l’issue de mon petit discours. C’est bien pour tenter de parvenir à respirer un peu plus correctement, sans avoir le souffle coupé par ce que dégage la brune, qu’il m’est nécessaire de m’éloigner un peu d’elle. Et de lui dire sans doute les pires conneries que quiconque ait pu dire à la Commandante des Grounders. On va mettre ça sur le fait que je n’ai guère dormie, ces derniers mois. Rester seule dans la forêt, tenter de se débrouiller seule avec les animaux qui y vivent, tout en essayant de ne pas succomber aux fantômes que je me trimballe, ça fatigue. Je n’ai pas beaucoup dormi depuis que je suis sur Terre, mais ça a été pire ces derniers temps. J’avais pourtant déjà du sang sur les mains, avant le Mont Weather, mais j’avais jusqu’alors réussi à m’en sortir avec ma conscience, en me disant que ça avait été des choses nécessaires, pour ma survie, et surtout, celle des miens. Puis, il y a eu Finn, Ton DC, le Mont Weather, et aussi les Reapers, qui avaient fini par perdre la vie, en se voyant sevrés aussi brutalement que cela, de la substance que leur inoculaient les scientifiques vivant sous la montagne. Tant de vies détruites, à cause de moi (majoritairement, du moins.). J’ai beau savoir que nous étions alors en guerre, il n’en reste pas moins qu’il m’est difficile de vivre avec ce poids, qui m’étouffe bien souvent, d’être devenue une meurtrière. Voilà pourquoi je crois que je ne m’habituerais au Wanheda que l’on m’a attribué par la suite. Voilà pourquoi mes nuits sont rarement reposantes, et pourquoi il est indéniable que le repos ne sera jamais plus efficace pour moi. Voilà pourquoi il m’est difficile d’être aussi rationnelle que je l’aimerais, en ce moment, autant que la situation le réclamerait pourtant. Cela me demande beaucoup d’efforts pour avoir une voix à peu près normale, et ne pourtant plus les marques des minutes précédentes. Je pense m’en être à peu près bien sortie, même s’il ne fait aucun doute que Lexa n’est pas dupe, mais qu’importe. « Je peux te pr.. », ne parvient pas à finir l’épéiste, interrompue par l’arrivée du chauve. Je me retiens tant bien que mal d’indiquer que cette chambre a décidemment plus l’air d’un moulin que d’une chambre, au vu des va-et-vient incessants qui s’y proposent, surtout avec lui, qui semble avoir oublié la politesse des plus élémentaires, exigeant de frapper avant d’entrer, au moins pour indiquer sa présence. Une partie de moi est cependant reconnaissante à cette interruption, qui devrait m’aider à y voir un peu plus clair. Une autre infime partie de mon être est néanmoins déçue, se doutant bien que l’homme finira bien par convaincre Lexa de le suivre. Et de manière plus complète, je ne me soucie guère du peu d’affection que semble me porter le Natif. Il ne me connaît pas, qu’il pense de moi ce qu’il veut. Toutefois, il ne faut pas être un génie pour comprendre qu’il se méfie de moi, craignant visiblement l’influence que je pourrais avoir sur sa Heda. Et, rien que pour ça, parce qu’il a à cœur l’intérêt de son peuple, via son rôle auprès de Lexa, je le respecte – quelque peu.  Il fait juste son boulot. Il pourrait certes être plus agréable, mais il fait sans doute de son mieux. Je me contente uniquement d’ignorer l’importun, lui ayant jeté un simple regard à son arrivée, pour voir mon attention focalisée par Lexa ou par l’observation des lieux, sans pour autant perdre Lexa de mon champ de vision, et avoir encore le chauve dans ma ligne de mire. Quelque chose me dit qu’il me vaut mieux éviter de lui tourner le dos, à lui. Pas sûre qu’il tente quoi que ce soit, mais il ne paraît pas me porter dans son cœur, et je préfère ne pas voir jusqu’où il est prêt à aller pour s’assurer que sa Commandante soit focalisée sur ses responsabilités. Je ne me soucie guère de ce qu’ils se racontent, de toute façon, lui, il parle bien trop rapidement pour que je comprenne quoi que ce soit : ma maîtrise du Trigedasleng ne me permet pas de me retrouver dans un échange, et puis, ça ne me regarde pas. C’est bien pour indiquer que je ne me soucie guère de ce qu’ils racontent que je ne me permets pas de les observer plus que nécessaire. Malgré tout, je vois bien la façon dont il me regarde, et cela ne passe pas inaperçu aux yeux de Lexa, qui le reprend, pour le plus grand déplaisir du chauve. Cela a au moins eu le mérite de faire en sorte qu’il cesse de me regarder comme si j’étais la pire des choses que la Terre ait jamais pu porter. Lexa ne serait que Lexa, et non pas Heda, je me serais sans doute autorisée à lui lancer un petit sourire amusé, de la voir ainsi me défendre, mais je n’en fais rien, cela serait sans doute mal pris, vu qu’elle s’adresse à une personne visiblement proche d’elle, et donc, importante pour diriger le peuple.

De nouveau, l’attention de la jolie brune se reconcentre sur moi, tandis qu’elle m’adresse quelques mots : «  Si tu l'acceptes.. Plutôt que je fasse un somme, ou que nous nous asseyons pour que je te conte l'histoire de mon peuple.. J'aimerais beaucoup que tu m'accompagnes. Cela te permettra d'en savoir un peu plus sur ce qu'est être Heda. Mais surtout comment en arriver là. », d’une voix basse, ponctué d’un sourire d’un genre que j’aimerais lui voir arborer plus souvent, une main posée sur mon épaule. Elle s’autorise même à un geste tendre, par l’intermédiaire de son pouce, caressant doucement mon épaule, ce que le chauve voit bien, et désapprouve, comme l’atteste son raclement de gorge. J’ai donc à peine eut le temps de savourer le fait que Lexa se laisse aller à un semblant d’affection – en public, ce qui ne doit pas lui arriver souvent – que le chauve vient tout gâcher. Il devrait se voir attribuer une médaille, tant il est doué à cela ! «  Les enfants nous attendent, Heda. Aden n'en fait qu'à sa tête et a refusé que je les entraîne. », déclare-t-il alors. Il n’en faut pas plus pour que la guerrière ne s’éloigne, ses obligations se rappelant à l’ordre. Alors qu’elle se recule, je lui adresse un petit sourire désolé, lui signifiant ainsi que je comprends sa décision. Même si le fait de la voir partir me perturbe assez, tant je ne saurai définir si j’en suis soulagée ou attristée. Un étrange mélange des deux en fait, voici ce que je ressens. Et je passe par l’agacement, lorsque je capte le regard que m’adresse son comparse, juste avant qu’il ne parte. Il ne semble pas désireux que j’accepte l’invitation de Lexa, lancée un peu plus tôt. J’aurai pu détourner le regard face à la froideur qui vivait dans le sien, mais je n’en ai rien fait. Hors de question que je m’abaisse à cela. Je n’ai rien fait de mal, et quoi qu’il puisse penser de moi, je n’ai pas l’intention de pousser Lexa à oublier son titre d’Heda. «  Si tu veux venir.. Soit tu nous suis.. Soit tu connais le chemin. C'est la porte la mieux gardée du couloir. Sinon.. Je te dis à plus tard, Clarke Kom Skaikru. », me fait savoir Lexa, avant de s’éclipser de la pièce. Sans que je ne puisse le contrôler, un sourire apparaît sur mon visage, indiquant le plaisir que je retire de voir qu’elle tienne autant à ma compagnie, même si, pour l’heure, je ne sais pas encore s’il est sage de la suivre, ni d’y aller dans quelques minutes, ou plutôt de préférer rester ici. Un nouveau soupir m’échappe, quand je me retrouve seule dans la chambre, tentant de savoir où j’en suis, essayant de me retrouver dans tout ce bazar qui m’agite. L’arrête de mon nez se retrouve ainsi pincé entre mon pouce et mon index, tandis que mes yeux se ferme. Concentre-toi Clarke., voici ce que mon cerveau ne cesse de me hurler, mais c’est loin d’être simple à faire. D’autant plus lorsque la voix de Lexa retentit une fois de plus : « Je pense que ça ferait plaisir à beaucoup de monde si tu venais.. ». Mes yeux s’ouvrent à nouveau, ma main libère le sommet de mon nez, alors que j’observe la Grounder, ayant juste passé sa tête par l’encadrement de la porte pour me faire cette précision. Précision qui me fait redresser un sourcil, interrogateur et indubitablement plus taquin que je ne le souhaiterais, signe même de la question qui m’intrigue : tout le monde, ou surtout une certaine brune ? Mais la réponse me sera sans doute offerte plus tard, si tant est que je puisse l’apprendre un jour.

Me voilà à présent seule dans la pièce, mais l’atmosphère se trouvant encore fortement imprégnée par la précédente présence de Lexa, je préfère retourner sur le balcon. Il est impératif que je me retrouve seule avec moi-même, que je parvienne à remettre un peu d’ordre dans mes pensées. Contrairement à ce qui s’est passé tout à l’heure avec Lexa, je ne m’appuie pas sur le muret pour observer Polis. Non, cette fois, je m’adosse contre celui-ci, me laissant glisser jusqu’au sol. Ramenant mes genoux à moi, les encerclant de mes bras, je pose ma tête dessus, les yeux clos. A plusieurs reprises, j’inspire et j’expire profondément, tâchant de me faire le résumé mental de tout ce qu’il s’est passé depuis mon arrivée à Polis. Je ne suis ici que depuis peu, et pourtant, j’ai l’impression qu’il s’est déjà écoulé de très nombreuses heures. De la rage intense que j’ai manifestée à Lexa, je suis passé à un aveu montrant très clairement que je tiens à elle, en passant par un moment où je lui ai fait savoir qu’elle n’aurait rien de moi. Présenté ainsi, j’ai l’impression d’être une vraie girouette, qui ne sait pas ce qu’elle veut. Qu’est-ce que j’aimerais que tout cela n’ait été qu’un plan, visant à endormir sa méfiance, pour mieux l’atteindre par la suite. Ma vengeance serait ainsi toute trouvée, vu qu’elle m’a fait comprendre qu’elle tenait à moi, elle aussi. J’aurai ainsi pu attenter à sa vie, sans doute en l’empoisonnant, ou en la faisant tuer indirectement (je suis sûre qu’il doit y avoir beaucoup de gens qui aimeraient se débarrasser d’elle !), toujours en m’assurant qu’elle sache que j’étais derrière sa mise à mort. Le plus brillant aurait sans doute été de lui offrir ce qu’elle parait tellement désirer – en l’occurrence, moi - et rendre cela mortel. Ca serait tellement facile de répandre un poison sur mes lèvres, et la tuer d’un simple baiser, comme elle a contribué à tuer une partie de moi, alors que nous nous préparions au combat. Il me faudrait juste avoir l’antidote portée de main, pour veiller à ne pas en mourir non plus, et je serai libérée d’elle. Certes, je ne ressortirai pas de Polis indemne, mais au moins aurait-elle payée pour son choix au Mont Weather. (Ou je ne prendrai pas cette peine d'avoir un anti-dote, afin de priver les Grounders de la possibilité de me faire payer ce crime, ce qui les énerveraient grandement.) Car si elle aurait vraiment voulu venir en aide aux miens, ou au moins, me venir à moi, comme elle l’a prétendu, elle aurait trouvé un moyen de le faire. Ne serait-ce qu’en revenant sur ses pas, après avoir récupéré son peuple, et fait croire ainsi aux Montagnards que son armée était bel et bien partie. Dans le bunker, en voyant qu’il n’y avait plus personne, ils étaient sans doute repartis à leur petit train-train quotidien, au lieu de nous attendre, les armes à la main. Nous aurions pu récupérer les miens, ensemble. Mais ça ne s’est pas fait. Elle n’a même pas tenté. Et c’est encore un truc qui fait que je lui en veux, que je lui en voudrai sans doute toujours, même si je sais ce qui l’a motivé à agir de la sorte. C’est surtout parce que je sais que ça n’arrangera rien que je ne songe pas réellement à lui ôter la vie. Au contraire, ça empirera les choses. Pour les miens et pour moi. Sans oublier que, de toute façon, je ne pourrais pas mener ma vengeance à son terme. Je l’ai bien vu tout à l’heure, alors que j’avais son couteau à la main. J’aurai pu tenter de l’égorger, ou lui planter cette lame en plein cœur, mais je n’en ai rien fais. Je me suis pourtant vu lever la lame sur elle, la poser sur sa gorge avant de la regarder avec mépris, pour finalement baisser le bras et balancer le couteau. Incapable de la tuer de sang-froid. Incapable de la tuer, simplement. Car ça ne m’enlèverait en rien le sang que j’ai sur les mains, et que j’ai amassé, tout au long de mon séjour sur Terre. Car c’est Lexa, tout simplement. Redressant ma tête pour la poser contre le muret, je regrette que la vie ne soit pas plus simple. Elle l’était pourtant, avant, sur l’Arche. Et rien que pour ça, je regrette ma vie d’avant. Moins prises de tête. Moins de responsabilités aussi. Car tout ce que j’ai dit jusqu’alors à Lexa, je le pensais. Aussi bien la promesse que je lui ai faite à l’aide de mon sang, que mes regrets de ne pouvoir répondre favorablement à ses avances. Ma rancune ne pourra jamais partir, elle sera toujours là, tapie en moi, et interviendra toujours, peu importe ce qu’elle peut me faire ressentir pour elle. Et pourtant, pourtant, j’aimerai lui donner une véritable chance, repartir à zéro loin de tout cela. Mais ça ne sera pas possible. Peu importe ce qu’elle fera par la suite pour tenter de regagner ma confiance. Au fond de moi subsistera toujours la peur qu’elle ne doive choisir, tôt ou tard, entre son peuple et moi. Et je sais qui elle choisira : j’en ferai sans doute de même, si je devais choisir. De surcroît, j’aurai aussi toujours la crainte qu’elle ne finisse par me tourner le dos, comme elle l’a fait, ce soir-là, me faisant découvrir l’intensité émotionnel que peut représenter le sentiment d’abandon. (Je l'ai bien vu lors de son départ, je n'ai pu m'empêcher de me mordiller la lèvre, en la voyant de dos, tandis que les souvenirs de cette soirée, et de son départ, m'ont envahi, me propulsant à cette soirée funeste.) Même à présent, alors que j’oscille entre l’agacement et l’attachement à son encontre, je ne peux supporter la voir me tourner le dos sans me retrouver propulsée des mois en arrière, seule devant ce maudit bunker. Et comme si ça n’était déjà pas assez compliqué comme cela, il y a le peuple du Ciel. Je n’ai plus l’impression de leur être liée, il n’en reste pas moins que je suis l’une d’entre eux, et que la majorité d’entre eux doit sans doute détester les Natifs, et Lexa en tête. Alors oui, j’aimerai largement pouvoir dire que tout ce qui s’est passé ne fait partie que d’un plan machiavélique contre la brune. Mais il n’en est rien. Moi-même, je ne sais pas comment décrire, en un seul mot, ce qui me lie à elle. Hormis « compliqué », il n’y a rien. Et c’est bien pour cela que je ne sais pas ce que je dois faire, dans l’immédiat. La rejoindre et en apprendre donc plus sur les us et coutumes de son peuple, surtout au travers de comment sont choisi et formés les futurs Heda. Aller me balader à Polis, et observer les lieux, afin de repérer une quelconque faille me permettant de m’enfuir. (Car oui, je l’avoue, une partie de moi redoute un possible double-jeu mené par Lexa, même si ça n'est que soufflé par une petite voix, rendue méfiante par notre passé commun.). Rester ici et tenter de me convaincre de la tuer, puis réfléchir au meilleur plan pour y parvenir. Ou rester ici et simplement me reposer.

Mon regard se pose sur ma main droite, que j’ai entaillée un peu plus tôt. Ce qui ravive en moi la rancœur que j’éprouve à son encontre. Puis mon regard se pose sur mon poignet gauche, sur lequel se trouve encore la montre de mon père. Mon père qui m’aurait conseillé de bien réfléchir avant d’agir, et surtout, de me mettre à la place de Lexa pour la comprendre véritablement. Ma montre qui a poussé Finn à faire n’importe quoi, m’obligeant à partir à sa poursuite – bien trop tard – avec Bellamy. Bellamy, qui a toujours été présent pour moi, depuis que nous avons appris à nous faire confiance, et qui a tenté – en vain – de me faire rester. Bellamy, dont le regard qu’il m’a lancé ce jour-là me hante encore. Bellamy, qui est sans doute mort à l’heure qu’il, ce que je n’espère pas. A cette éventualité, mon cœur se resserre. Comme je lui ai dit il y a quelque temps, je ne peux pas accepter de le perdre, comme j’ai perdu Finn. Un nouveau soupir pour me forcer à penser à autre qu’à tout ça : j’ai déjà bien du mal à savoir quoi faire concernant Lexa, inutile de m’interroger aussi sur l’aîné des Blake. Lentement, je me redresse, et penche successivement ma tête à droite et à gauche, dans le vain espoir d’y faire partir les nœuds qui y ont élus domicile. Commençant à avoir froid, je retourne dans la chambre, que je me perds – pour la 1ère fois depuis que j’y suis – à observer. Je suis étonnée par la décoration des lieux. Certes, ça n’est pas ce qu’il y a de plus luxueux, mais dans le monde dans lequel je vis, ça s’apparente tout de même à un indéniable luxe. Et je reste stupéfaite de voir la taille de la pièce, mais aussi de me dire que Lexa m’a « réservée » une telle chambre. Dans mon observation de l’espace, mon regard finit par tomber sur le morceau de cape, qui m’a servi pour bander ma main. Mue par une pulsion somme toute idiote, je le récupère, refusant visiblement qu’une servante ne mette la main dessus et ne le jette. C’est ainsi qu’il finit dans l’une de mes poches, tandis que je réalise, à mon plus effarement, que la présence de la jeune femme me manque. La parcelle de chair de ma nuque sur laquelle elle a posé ses lèvres un peu plus tôt me brûle encore. Mes yeux se ferment et un nouveau soupir m’échappe, alors que je finis par accepter que quoi que je fasse, ça ne sera jamais simple, de toute façon. Néanmoins, je me décide à rejoindre Lexa, tâchant de me persuader que je le fais bien plus pour en apprendre sur les siens, que pour la retrouver. Tout en sachant que je ne fais que me voiler la face, et rendre, de ce fait, les choses bien plus compliquées pour moi.  En ouvrant la porte de la chambre, j’esquisse même un sourire alors que je me trouve une autre excuse : rester seule ne me réussit pas, il me faut bouger. Pendant quelques secondes, je feins de croire que mes pas vont me guider jusqu’en ville, mais il n’en est rien. Je garde la tête haute, tout au long de mon évolution dans le couloir, alors que je croise quelques Grounders, qui murmurent sur mon passage. Je n’ai même pas à tendre l’oreille pour connaître la teneur de leurs échanges, tant le mot « Wanheda » ne cesse de se faire entendre. Je ne suis même pas surprise lorsque l’on ouvre pour moi la porte derrière laquelle – d’après ce que Lexa m’a dit – elle se trouve, avec les enfants – futurs Heda possibles ? Alors que je n’ai fait que quelques pas dans la pièce que je connais déjà – sommairement - j’ai la surprise de voir des enfants, regroupés autour de Lexa, tandis que celle-ci est en train de se battre – d’entraîner – avec un gamin. Je pourrais être stupéfaite, si je n’avais déjà pas compris que les enfants sont ici amenés à prendre les armes très tôt. Il n’en reste pas moins que je n’approuve pas cela, trouvant dommage que l’on prive aussi tôt que cela les enfants de leur insouciance. Pour l’heure, seul le chauve semble avoir réalisé que j’étais parmi eux, à en juger par le regard dédaigneux qu’il me lance, sans perdre entièrement du regard Lexa et son jeune combattant. Cela ne passe pas inaperçu pour certains enfants, qui suivent son regard, étant visiblement peu habitué à le voir pas entièrement focalisé sur sa Heda. Il n’en faut pas plus pour faire naître de nouveaux murmures, qui déconcentrent le jeune guerrier, qui perd ainsi son combat face à Lexa. Mes yeux s’écarquillent, lorsque tous les regards finissent par se river sur moi, avec curiosité, une fois le combat fini. Dommage pour moi, qui commençait à peine à trouver intéressant d'observer cette démonstration, ne pouvant m'empêcher d'être étonnée par l'agilité de Lexa, comme à chaque fois qu'il m'ait été donné de la voir manier les armes. « Désolée, je ne voulais pas vous interrompre. », dis-je à l’intention de l’assemblée, avant d’ajouter, à l’intention de Lexa : « Je devrais sans doute vous laisser, je ne veux pas distraire tes… élèves ? Disciples ? », lancé-je, me demandant comment désigner ces enfants qui, d’après ce que j’ai compris, pourraient être amené, pour l’un d’entre eux du moins, à succéder à la brune, un jour. Lointain, ne peut s’empêcher de souhaiter une partie de mon être.

A en juger par le petit sourire en coin qui étire les lèvres du chauve, il apprécie la gêne que j’éprouve, et n’aurait rien contre le fait de me voir tourner les talons. Et c’est précisément pour cela que je ne le fais pas, préférant attendre que Lexa m’invite à rester, ou à partir, si c’est là ce qu’elle préfère. Consciemment, j’évite de m’intéresser à lui, ce qui, je l’espère, ne doit pas lui plaire. Je ne l’apprécie pas, ne vous l’aurais-je pas déjà dit ? Je suis sûre que si je pouvais voir le visage pincé qu'il offre à présent, j'en ressentirais une certaine joie, à l'idée de l'emmerder visiblement de la sorte (il m'a fait une très mauvaise impression depuis que je le connais, et il y a peu de chances pour que cela change, je le crains...) Pour l'heure, je m'en fous, je tâche surtout de conserver un visage égal, presque similaire à celui que j'avais quand j'ai mis les pieds pour la 1ère fois dans cette pièce - la haine en moi - et non de montrer que je me souviens parfaitement du moment partagé avec Lexa, sur la terrasse, un peu plus tôt. Vraisemblablement, le petit tête-à-tête avec moi-même n'a pas été assez long pour me permettre de remettre de l'ordre dans mes idées, car tout est à nouveau chamboulé lorsque je refais face à la Grounder. Quelle merde.... Tout serait plus simple si elle n’était pas elle, et que je n’étais pas moi. Ou si elle était Niylah. Mais notre situation n’est pas simple, et Niylah n’est pas Lexa. Il n’y a qu’une Lexa, après tout, et c’est sans doute ça qui rend la situation aussi compliquée…

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❝ Oh, you can't hear me cry, see my dreams all die from where you're standing, on your own. It's so quiet here & I feel so cold. Oh, when you told me you'd leave, I felt like I couldn't breathe, myy aching body fell to the floor. Now it hurts much more. You caused my heart to bleed & you still owe me a reason. I can't figure out why... Why I'm alone & freezing? And I'm just left alone to cry. ❞
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Lexa Heda
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Lun 10 Oct - 0:26



Sans sacrifices, l'humain ne pourrait pas survivre
La leçon du début était bien celle de la défense, ce que arrivaient à faire au début les nightbloods. Seulement, la brune avait toujours dix coups d'avances, les éjectant à chaque fois au sol, plutôt que de s'y retrouver elle. Le seul qui avait osé user de violence était bien le plus prometteur de ses novices, Aden, alors que la règle était simple, il devait juste se défendre sans user de violence pour commencer. Une fois que les enfants avaient tous combattu leur actuel commandant, la deuxième leçon pouvait débuter. L'objectif de celle-ci était de se battre, jusqu'à blesser celui face à lui. Il était prévu que les enfants se combattent entre-eux, seulement Lexa insistait pour faire un duel avec Aden, qui l'avait pris en traite, en quelque sorte. Sa blessure la faisait à nouveau souffrir, puisque les natifs n'étaient pas tant développés que cela en soin, et devait donc attendre assez longtemps avant une cicatrisation. La plaie de la jeune femme s'était très légèrement ré-ouverte, et la faisait boiter le temps qu'elle s'habitue de nouveau à la douleur. Préférant ne plus combattre avec son sabre, la brune l'avait donc déposé devant l'entrée, puis attrapait un long bâton de bois, qu'elle faisait tournoyer entre ses doigts, fixant Aden d'un regard plus que froid. En privé, leur relation était tellement différente que celle face aux autres nightbloods, afin de leur éviter la jalousie, et donc qu'ils se retirent de la tête que le choix de leur Heda était fait, donc pour qu'ils ne laissent pas tomber. Pourtant, il était facile de voir que la jeune femme était réellement attachée à ce petit-garçon. Cette fois-ci, il avait le droit de la blesser. Désireux de montrer à sa commandante qu'il était toujours le plus performant, il comptait agir et attaquer à la perfection. Les mouvements du petit garçon étaient d'une qualité supérieure à celle de certains guerriers natifs, puisque cela faisait des années qu'ils s'entraînaient au combat et qu'il avait en lui le sang d'un Heda. Quant-à sa concurrente, la commandante elle-même, donnait la sensation d'entamer une danse, tant que ses mouvements concordaient majestueusement bien les uns avec les autres. La puissance dont elle usait habituellement au combat n'était pas utilisée ici, puisqu'elle faisait malgré tout face à un enfant, donc cela aurait pu être perçu comme déloyal. Pourtant, elle se défendait malgré tout, et offrait divers coups au jeune novice face à elle. Aden se battait comme un chef pour le moment, et s'apprêtait de nouveau à frapper Lexa là où elle avait mal, seulement l'entrée de quelqu'un dans la pièce le déstabilisait totalement. En remarquant que son regard était porté sur quelqu'un d'autre que sur elle – qui était son adversaire -, la brune serrait son bâton entre les doigts avant de frapper presque brutalement le petit blondinet en plein dans les côtes. Surpris par le choc, il s'écroulait au sol, lâchant alors son épée que Lexa se dépêchait de ramasser. « Erreur fatale, gamin. », lui avait-elle murmuré en lui faisant un clin d’œil. Il était tellement nécessaire que personne ne remarque leur proximité que Lexa avait été obligée de murmurer de tels propos. En même temps, Aden était le seul à avoir le droit à un surnom affectif de la part de sa commandante, ce qu'il aurait pu juger bon de se venter s'il n'était pas aussi attentionné envers les autres. Donc, par peur de les blesser, il ne leur en disait rien. Malgré le fait qu'il venait de perdre face à sa commandante, et le cri de surprise – mais aussi de douleur – qui s'était échappé de ses lèvres, le blondinet se relevait, en souriant comme jamais, alors qu'il se tenait dos aux autres nightbloods et face à son Heda. Un sourire d'abord offert à la brune, qui ne pouvait donc pas se retenir de sourire à son tour face à son visage angélique, puis ensuite, il posait son regard sur la blonde, à qui Aden souriait de nouveau. Le regard qu'il lançait à Lexa pouvait parfaitement lui faire comprendre qu'il se moquait d'elle, et que Clarke était désormais bien présente. La jeune guerrière haussait alors un sourcil, avant de poser finalement son regard sur Titus, qui paraissait réellement fâché. Il n'en fallait pas plus à Lexa pour comprendre ce qu'il se tramait. Clarke était venue. Pourtant, la brune n'arrivait pas à lui faire face, de peur de lire du dégoût dans ses yeux, puisqu'elle venait après tout de voir la jeune femme frapper un enfant. Seulement, ce n'était pas n'importe qui, mais bien ses successeurs. Seule elle, ou le Gardien de la flamme pouvaient donc se permettre de leur enseigner l'art d'être un bon combattant – le meilleur même -, l'art d'être Heda. Ne voyant pas la brune réagir, Aden pouffa de rire, ce qui étonnait les autres enfants dans la salle, qui eux ne comprenaient pas grand-chose à ce qu'il se tramait ici – ni pourquoi ce nightblood-ci se permettait de se moquer ouvertement de Lexa -. La commandante lançait un regard noir au jeune homme, tandis qu'une voix qu'elle connaissait plus que bien intervenait finalement. « Désolée, je ne voulais pas vous interrompre. » Certes, Clarke venait de mettre fin plus rapidement à un combat, mais cela ne gênait en aucun cas Lexa, qui pourtant restait toujours dos à la blonde, laissant même tomber lourdement son bâton au sol. En même temps, elle ne s'était pas attendue à ce que Clarke s'exprime pour dire cela, et sa surprise se ressentait bien à travers cet unique mouvement. « Je devrais sans doute vous laisser, je ne veux pas distraire tes… élèves ? Disciples ? », rajoutait finalement la blonde, ce qui poussait Lexa à se retourner d'un coup pour enfin lui faire face. Elle ne bougeait pas de sa place, par peur de se mettre à boiter subitement devant la blonde. Après tout, ce n'était pas le moment de paraître aussi faible ! Aden qui était un enfant intelligent, remarquait que personne n'osait répondre à la blonde face à eux, mais il arrivait surtout à lire la gêne sur le visage de Lexa, qui était presque honteuse d'avoir frappé aussi fort un enfant devant Clarke. « Ses successeurs. Enfin.. Seulement l'un de nous ! Elle nous entraîne plus durement parce qu'ils ont failli tous nous tuer. Alors Lex… Heda est sous-tension en ce moment ! », crachait Aden en lâchant un petit rire, sous les yeux étonnés de Titus, et le regard toujours aussi noir de la brune. Elle lui assimilait un puissant coup derrière la tête, pour le faire taire, mais le connaissant, cela ne marcherait jamais avec lui. Le blondinet s'avançait difficilement vers la Skaikru, avant de lui faire une légère révérence, ce que tous les autres décidaient de faire à leur tour. « C'est un plaisir de vous compter parmi nous, Wanheda. », ajoutait-il en lui lançant un regard émerveillé, s'exprimant pour les autres. Aden agissait déjà comme un vrai commandant, utilisant au moment venu les bons mots. Il était effectivement le plus prometteur, tout comme Lexa à son âge. Après tout, il ne paraissait être qu'un enfant, seulement, si la guerre tournait mal, il finirait comme son Heda actuel : dans moins d'un an, il serait commandant à quinze ans. Il pensait d'ailleurs que son attitude aiderait Lexa à ne plus le regarder de la sorte, mais il s'était trompé. « Clarke. », le corrigeait-elle, en leur faisant signe de retourner s'asseoir, ce qu'ils faisaient tous dans la seconde, même lui.

Comment allait-elle pouvoir rattraper le coup, alors que Aden venait de la mettre dans une drôle de posture ? La brune se tenait l'arrête du nez, fixant le sol quelques secondes, avant de poser de nouveau son regard sur la blonde, et de lui sourire. Préférant ne pas lui répondre devant les oreilles attentives des enfants – et de Titus ! -, Lexa s'avançait vers Clarke, essayant de tout faire pour ne pas boiter. Une fois face à l'autre jeune femme, elle gardait son allure droite, avec sa jambe légèrement pliée pour ne pas trop s'appuyer sur elle. « Désolée. Aden a tendance à être un peu.. Agaçant. », lui murmurait-elle, faisant allusions à ses propos, mais aussi au surnom dont il l'avait gratifié. Afin de garder une image forte face aux enfants, et surtout de ne pas faiblir – car oui, Clarke la rendait vraiment différente -, Lexa maintenait une distance de sécurité raisonnable. Certainement par peur que son corps ne lui réponde plus, et n'en fasse qu'à sa tête. « Je suis contente que tu sois venue. Reste maintenant que tu es là, s'il-te-plaît. Tu ne déranges pas. ». La présence d'autres individus - à l'exception de Titus – lors des entraînements était partiellement interdite, au risque de distraire tous les enfants les uns après les autres. Seulement, avoir la présence de ce qui était pour eux une sorte de modèle, les pousserait certainement à atteindre le meilleur d'eux-même. « Beja nou bants.. », murmurait finalement la guerrière à la blonde, la suppliant une nouvelle fois de rester. Malgré le fait qu'elle avait repris son rôle de Heda, elle ne pouvait pas nier le fait que ne plus sentir la présence de Clarke près d'elle l'avait atteint. Alors maintenant qu'elle était là avec elle, elle ne comptait pas la laisser filer, simplement par peur de déranger. Après tout, elle voulait en apprendre plus sur son peuple, et leurs coutumes. Ça tombait bien. L'entraînement des nightbloods en faisait parti, et était d'ailleurs ce qu'il se rapprochait le plus de l'histoire de Lexa, de ce qu'elle avait vécu. Sauf que contrairement aux enfants actuels, elle était soutenue par le Gardien de la Flamme, et était seconde de l'une des meilleurs guerrières de TonDC. Les enfants actuels n'avaient plus de famille – puisque des liens familiaux n'étaient pas autorisés -, mais n'avaient pas non plus de soutien. C'était bien pour cette raison que pour le premier nightblood que la jeune femme avait eu à rencontrer, elle s'était attachée, et était devenue comme son Mentor – même si aujourd'hui elle l'était pour tous -. Aden avait été seul au début, mais aujourd'hui, c'était différent. D'ailleurs, ce dernier poussait l'un de ses ennemis, qu'il devra tuer un jour, pour l'obliger à se lever et proposer un duel à sa Heda. Le blondinet agissait dans l'intérêt de sa commandante, qui avait donc oublié la présence de Titus, et son mécontentement face à l'intérêt qu'elle portait à la Skaikru. Seulement, le petit garçon ne disait rien, restant debout avec en main, son épée bien trop lourde pour lui. Lexa décidait donc de lâcher Clarke du regard, afin de se concentrer sur les nightbloods, adressant finalement un sourire à tous, mais un bien plus prononcé au blond. « Bien. Qui p.. », commençait-elle en se faisant couper.

« Vous ne pouvez pas rester, Wanheda. », s'exclamait Titus, qui depuis le début s'imaginait que Lexa la mettrait à la porte, puisque normalement elle ne pouvait pas assister à cela. À croire qu'il avait toujours comme objectif de sortir Lexa de sa bulle avec Clarke, ou de la couper dès qu'elle prenait la parole. Oui parce que Lexa était déjà retourner à l'intérieur de ce cocon, dès lors qu'elle avait croisé ce magnifique regard océan. Heda commençait vraiment à en avoir marre du comportement de cet homme, qu'elle trouvait totalement désordonné depuis l'arrivée de la blonde à Polis – et cela ne faisait que quelques heures ! -. « Titus. Clarke a tous les droits. Maintenant, dehors. Elle m'assistera pour aujourd'hui, puisque tu n'as pas été fichu de faire le travail seul. Reviens que lorsque tu te seras calmé. », s'exprimait froidement la brune, regardant le chauve opiner et sortir sans rien dire de plus, sans pour autant manquer de lancer un regard menaçant à la blonde. Lexa n'était vraiment pas d'humeur à débattre avec lui sur le fait que la Skaikru méritait sa présence ici, et que comparée aux autres Natifs, elle avait le droit de voir tout ça. Non, Lexa n'en avait vraiment pas envie. Faire sortir Titus était donc le seul moyen de leur éviter un nouveau conflit. Si Anya avait été présente, elle aurait certainement hurler sur le chauve pour lui faire comprendre son mécontentement. Repensant pendant quelques secondes à son ancien Mentor, la brune glissait sa main dans ses cheveux, afin d'y caresser lentement un morceau de tresse, qui fut autrefois la chevelure d'Anya. C'était Clarke qui lui avait rapporté, le jour de leur rencontre, pour lui parler de la mort de son Mentor, mais surtout parce qu'elle jugeait nécessaire que Lexa l'ai en sa possession. Ce qui d'après la commandante, après réflexion, était plus un plan minable pour qu'elle la suive. Enfin,, elle avait tout de même ce dernier souvenir de celle qu'elle jugeait malgré tout comme son amie, ce qui lui faisait afficher un sourire de façade, alors qu'elle se reconnectait petit-à-petite à la réalité. Les enfants parlaient, ce qui formait un bruit de fond très désagréable, forçant la brune à frapper violemment dans ses mains, pour les ramener à elle. Un silence étonnant prit alors possession de la pièce.

En tant que future victime potentielle, la commandante – avec l'aide de son Fleimkepa – avait décidé de préparer plus rapidement les enfants, quitte à ce qu'ils ne soient prêt avant l'heure. Un nightblood bon devait reprendre le trône, le gouvernement. Surtout que depuis que la rumeur d'un enfant nightblood vivant encore à Azgeda avait été confirmée, la brune se faisait légèrement du soucis. Aden devait être le gagnant, puisque pour le moment, son esprit l'avait choisi lui. Peut-être que le jour où elle mourra, tout cela sera bien différent. Seulement, pour le moment, ce garçon-la était ce qu'il y avait de mieux pour son Peuple. Le silence étant devenu roi, la brune posait d'abord son regard sur Clarke, avant de le poser sur les enfants puis de leur sourire légèrement. « Je te présente mes successeurs. Comme Aden a pu te le dire, Clarke, nous sommes menacés. Je suis menacée. Alors je les entraîne, pour que le meilleur reprenne les reines, et dirige aussi loyalement qu'un Heda est censé le faire. », expliquait la brune, qui se dirigeait vers son fauteuil, afin de se laisser tomber dedans, et poser discrètement sa main sur sa cuisse souffrante. « Un jour, peut-être dans peu de temps, à la fin de la guerre qui unit le clan d'Azgeda et mon peuple, l'un d'eux sera le nouveau Heda. Il valait mieux que tu les rencontres avant, n'est-ce-pas ? Tu sais désormais à qui t'en tenir. » La guerrière faisait allusion à Aden, mais à part lui, elle se demandait si Clarke avait compris. Les autres enfants eux, savaient qu'ils avaient encore du travail, mais n'entendaient pas vraiment le sous-entendu de la brune, qui faisait donc allusion à son choix. Lexa étant persuadée que Clarke la questionnerait sur ces enfants si elle en avait envie, n'insistait pas plus sur ce sujet, et reprenait finalement l'entraînement. Après s'être levée, elle affichait un air froid de façade, puisqu'il était désormais l'heure de sermonner les enfants. Que ce soit face à Clarke ou non, elle ne se gênerait pas pour le faire ! Debout face à eux, et surélevée, la jeune commandante leur adressait un regard décevant, en oubliant même la présence de la Skaikru, à qui elle avait pourtant parler quelques secondes plus tôt.

« Règle numéro un. Vous la connaissez tous, mais vous l'oubliez toujours. L'erreur de Aden en est la preuve ! Il ne faut jamais lâcher votre ennemi du regard, compris ?! », s'énervait presque la brune, contre les enfants, qui contrairement à Titus, ne lui avaient rien fait. Elle fit un signe de main à Clarke de ne pas bouger, puis se dirigeait difficilement vers la porte d'entrée afin d'y attraper son sabre. Sans plus attendre, elle se rendait de nouveau vers la blonde, et sous les regards des enfants, lui tendait son arme de prédilection. Celle qu'elle maniait à la perfection. Le seul objet dont elle interdisait quiconque de le toucher et de s'en servir. C'était un peu comme une partie d'elle. Mais contrairement aux enfants, Clarke n'avait pas d'arme qu'elle savait ivinement manier – à la connaissance de Lexa -, donc la brune préférait lui prêter la sienne, dans l'espoir que cela lui porte chance dans la suite des événements. En faisant un pas dans cette pièce, la blonde ne s'était pas devinée à ce qui l'attendrait. Entraîner elle-même le futur Heda n'était certainement pas dans ses attentes. Après un signe de main, Lexa appelait près d'elle une petite fille, armée d'une épée et d'une hache qu'elle magnait divinement bien – mais moins parfaitement que Aden -. « Eh, tu oserais montrer à Clarke ce que tu as dans le ventre ? Qu'elle ne doute plus jamais de la puissance d'une enfant. », lui annonçait la brune en lui faisant un clin d'oeil, ce qui amusait la jeune fille. Ce genre de duel, les enfants les prenaient plus pour des jeux que de réelles leçons. Pourtant, ils restaient de l'entraînement physique. Mais après ce combat – que Clarke avait en droit de refuser -, la brune devrait commencer à leur parler plus en détails du bon comportement à avoir. Puisque désormais, les Natifs n'étaient plus certains que le Conclave n'aurait pas prochainement lieu. Lexa était de pus en plus la cible de Nia, et risquait de plus en plus gros, donc il n'y avait pas un instant où la mort ne l'attendait pas. « Si notre invité nous montrait comment elle sait se battre ? Et tenir tête à l'un des potentiels futurs Heda ? », s'enjouait presque Lexa, devant l'air amusé de Aden qui tapait dans ses mains. Visiblement, les enfants avaient tous hâte de pouvoir voir Wanheda à l'oeuvre, même si désormais, plus aucun d'eux ne se permettraient de l'appeler de la sorte, puisque cela avait déplu à leur commandante.

Pour Lexa, voir la blonde se battre était ce qu'elle attendait le plus au fond d'elle, puisqu'elle se demandait comment elle pouvait se débrouiller. Soudainement, elle s'imaginait donc Clarke manier son sabre, et malgré que ces images n'étaient que dans sa tête, voir les courbes de la blonde s'activer au combat était tout ce que la brune pouvait juger.. d'excitant. D'attirant, plutôt. Les souvenirs de leur rapprochement sur le balcon de la jeune femme lui revenaient à la mémoire, alors qu'elle se remémorait à quel point leurs deux corps s'assemblaient aussi bien. C'était certainement pour cela qu'elle ressentait l'envie à l'instant de se lever, attraper Clarke par la main, et la ramener dans sa chambre afin de faire cette sieste dont elle rêvait déjà. Seulement, son côté Heda la ramenait à l'ordre, et la faisait se concentrer de nouveau sur la scène qui se déroulait sous yeux. Lexa ne manquait plus de baver devant l'admiration du corps de la blonde, qu'elle avait reluqué pendant plusieurs minutes sans faire attention. Mais si elle ne l'avait pas aperçu, un seul enfant si. Aden, encore une fois. Chose qu'il ne manquerait pas de faire remarquer à sa commandante lorsqu'il serait enfin seuls tous les deux. Cette dernière le regardait d'ailleurs quelques secondes, lui offrant un sourire doux, avant de reporter finalement son attention sur Clarke. Lexa ne se doutait pas qu'elle venait de la mater d'une telle manière, fixant à plusieurs reprises ce qui ressemblait ni plus ni moins à un décolleté. Peut-être que lorsque Titus était dans les parages, elle arrivait à rester plus sage, et oublier son attachement envers la blonde. Cela ne devait plus arriver. Pas après ce qu'il s'était passé sur le balcon. Pas après avoir appris que Clarke n'était toujours pas prête.

« Si Clarke accepte ce duel, vous pouvez y aller. », s'exprimait aussi froidement que d'habitude Lexa, qui tendait toujours son sabre à Clarke. Elle avait déjà en tête de se battre contre la perdante de ce combat, pour lui montrer ses problèmes au combat, et donc montrer aux autres ce qu'il n'allait pas afin de leur évité de faire des erreurs. Alors, elle espérait que la Skaikru ne perde pas, de gêne de devoir se battre contre elle, mais surtout de la reprendre sur ses mouvements. Au moins, elle subirait un entraînement de Heda – exceptionnellement -, et saurait tenir tête à un Natif lors d'un combat. Finalement, la présence de Clarke ici était positive, même pour la blonde, qui n'avait peut-être pas envisagé cette possibilité. Et encore moins de devoir se battre contre une enfant.
PAR BROADSWORD.



   
Victory stands on the back of sacrifice.
You think our ways are harsh, but it is how we survive. Life is an endless battle. Only the sacrifice is the key to survive. So, it is necessary to have no weakness, for to kill or betray without suffering.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Lun 10 Oct - 22:43

Clexa
Theres venom in my veins and you better walk away, it’s too soon. And the hardest part is that it broke my heart & I didn’t get a chance to grieve, I was throw into the burning breeze. I’m a tick tick ticking time bomb, gonna blow up in your face cause you did me wrong. Calling out your name at the hands of God. Do you like it when it hurts? Cause it hurt a lot. (Citations de la fansong "Clexa" : Tickin' Time Bomb - Taylah155)


Cela m’est toujours étrange de voir des enfants se battre, car jusqu’à présent, je n’ai pas – par chance – eu à voir beaucoup de jeunes combattants, sur les quelques champs de batailles que j’ai pu arpenter jusqu’alors. C’est ainsi que les choses se passent sur Terre, où nul n’est réellement en sécurité. Encore moins ces enfants en particulier, vu le rôle que l’un d’entre eux sera amené à jouer, un jour, pour son peuple. J’ai beau avoir conscience de cela, ça reste déroutant pour moi de voir Lexa se battre ainsi avec l’un d’entre eux. Même si je sais qu’elle ne fait cela que pour les entraîner, afin d’être en mesure de guider leur peuple, un beau jour. Même si je sais qu’elle est très certainement passé par là. Je trouve ça juste dommage qu’on ne puisse assurer un minimum d’insouciance aux enfants, les préparer aussi tôt à ôter la vie d’autrui, connaissant bien la charge que cela peut représenter. Si je crois encore, de toutes mes forces, que l’on pourra un jour construire un monde plus pacifiste, je ne m’illusionne pas : cela sera long et laborieux. Et très certainement du domaine de l’utopie pendant un petit moment. J’adresse un petit sourire à Lexa, lorsqu’elle me fait enfin face, bien que je sois étonnée de la voir toujours aussi silencieuse, à croire qu’elle ne s’attendait pas à ce que je vienne la voir. Il me faut donc attendre que son jeune adversaire prenne la parole, pour que quelqu’un tente de m’expliquer ce qui se trame en ces lieux. « Ses successeurs. Enfin.. Seulement l'un de nous ! Elle nous entraîne plus durement parce qu'ils ont failli tous nous tuer. Alors Lex… Heda est sous-tension en ce moment ! », m’explique-t-il, avec un petit air canaille qui ne peut que me faire esquisser un sourire, alors même que le sujet n’est pourtant pas des plus joyeux, étant donné qu’il m’évoque l’attaque mené par Azgeda, récemment, et dont Lexa m’a vaguement parlé dans ma chambre. Ainsi donc, les proies que cherchait à faire la Reine de la Nation des Glaces étaient ces gamins. J’accueille cette révélation d’un soupir agacé, me demandant si vraiment j’arriverais à accepter la violence inhérente à ce monde, un jour, qui fait qu’on trouve normal de prendre pour cibles des gosses. Je suppose que je n’ai pas le choix, donc, je vais dire que oui, je vais m’y faire… Alors même que j’en suis à réfléchir sur tout ça, Lexa réprime son jeune successeur, n’appréciant visiblement pas qu’il laisse à entendre qu’elle puisse être un peu plus agitée en ce moment à cause d’Azgeda. Oscillant entre l’amusement et l’étonnement, j’en viens donc à hausser un sourcil tout en esquissant un sourire amusé. Le jeune adolescent fini par s’approcher de moi, ce qui me fait détourner le regard de Lexa (afin de lui signifier que j’avais fini par comprendre pour qui elle s’inquiétait autant), pour le poser sur lui. Et constater qu’il m’adresse une légère révérence, (qui ne tarde pas à être imité par les autres), qu’il ponctue d’un : « C'est un plaisir de vous compter parmi nous, Wanheda. ». Et je ne sais pas ce qui m’ennuie le plus : le fait que ces enfants s’inclinent devant moi simplement parce que j’ai du sang sur les mains et sur l’âme, ou l’utilisation de ce surnom méprisé. « Et c’est un plaisir de vous rencontrer. », parviens-je finalement à dire, n’oubliant pas la politesse, évitant juste de retourner la phrase qu’il a utilisé, ne pouvant pas la prononcer sans mentir. Car oui, je suis contente de rencontrer ces jeunes Natifs et d’en apprendre ainsi un peu plus sur leur peuple, mais non, je suis loin d’être heureuse d’être à Polis. S’il ne tenait qu’à moi, je ne serai pas ici, bien au contraire… J’adresse un sourire à l’ensemble des enfants, tandis que Lexa indique aux enfants que je préfère qu’on m’appelle « Clarke. », pour finalement les faire tous rassoir. Y compris celui qui s’est adressé à moi, au nom de Lexa, puis de ses comparses. Nul doute qu’il est prometteur, il a visiblement le charisme nécessaire au chef, et de ce que j’ai pu de sa façon de se battre, il est vraiment doué. Au moins est-il le seul à être parvenu à s’adresser à moi, qui, bien malgré moi, suis devenu visiblement un symbole pour les Grounders. Et quand je vois que la plupart des personnes que j’ai pu croiser depuis que Roan m’a livré à Polis se contentent de murmurer sur mon passage sans oser me parler, cela n’est visiblement pas permis à tout le monde. A croire que je suis devenue impressionnante, d’un coup. Foutrement ironique, je trouve : j’ai bien moins de mérite que la moitié des habitants de cette ville, qui ont sans doute dû se débrouiller depuis des années avec un niveau de vie loin d’être aussi simple que celui dans lequel j’ai grandis, et qui ont très certainement pris les armes à de maintes reprises.

Mes mains se glissent dans mes poches, alors que Lexa s’approche doucement de moi. Je dois avouer ne pas trop savoir quoi faire, d’autant plus que le chauve ne se prive pas pour me faire comprendre, de son regard, que je dérange. « Désolée. Aden a tendance à être un peu.. Agaçant. », me déclare-t-elle, comme une confidence. Un nouveau sourire fleuri sur mes lèvres, tandis que j’hausse un sourcil tout en la regardant, assumant parfaitement le fait de lui faire part de mon étonnement : Parce qu’il est le seul à l’être, peut-être ?, plus taquin que vraiment pensé. Très rapidement, mon regard glisse jusqu’au dénommé Aden, auquel j’adresse un nouveau sourire en coin. Il parait se douter que sa Heda parle de lui, ou alors il assume juste tout ce qui s’est passé à mon arrivée, car il me lance à son tour un grand sourire, rempli de fierté, et d’un peu de malice, aussi. A croire qu’il a compris bien plus de choses que la plupart des personnes présentes dans cette pièce ! « Je suis contente que tu sois venue. Reste maintenant que tu es là, s'il-te-plaît. Tu ne déranges pas. », ajoute par la suite Lexa, ce qui refixe mon attention sur elle. Mais, du coin de l’œil, j’aperçois le Grounder dégarni, qui parait me fixer avec insistance, comme s’il espérait être ainsi en mesure de me faire quitter les lieux. Les enfants, de leur côté, ont tous la tête tournée en direction de Lexa et de moi, ce qui me laisse à croire que rester parmi eux pourrait mettre à mal leur entraînement, peu importe en quoi celui-ci consiste. Ils ne seront très certainement pas vraiment concentrés, et si j’ai bien envie d’emmerder le Natif grognon, je n’ai pas envie de pénaliser les enfants d’un entraînement qui leur contribuera sans doute à leur sauver la vie, un jour. Je m’apprête donc à prendre la parole pour faire part de ma décision à la brune, mais celle-ci me devance en ajoutant un léger : « Beja nou bants. », qui me ramène à une autre époque, à un autre lieu, face à une autre paire d’yeux attristés. Quand l’aîné des Blake a tenté de me convaincre de retourner au camp, avec les autres. Encore un regard qui me hante, tout comme m’a hanté celui de la guerrière qui se trouve devant moi, lorsqu’elle a finalement choisi de partir du Mont Weather avec ses hommes. Et je crois que c’est bien ce regard, étrangement similaire – en quelque sorte du moins – à celui de Bellamy, qui me fait changer d’avis. « Sha. », est le mot qui s’échappe d’entre mes lèvres, alors que j’en suis à espérer que Lexa ne prenne pas cette habitude pour me convaincre de faire ce qu’elle attend de moi : me regarder de la sorte, et me parler sur un tel ton. Comme on pourrait dire dans une cour de récré : « C’est pas du jeu. ». Et je crois que je suis lasse de me détourner d’êtres me lançant de tels regards, et ayant une telle supplique dans la voix. Et très certainement que oui, de toute façon, je n’ai pas vraiment envie de partir aussi tôt que ça, refusant de ne pas passer encore un peu de temps avec elle, avant d’ignorer quand l’occasion me sera donnée de la revoir à nouveau. « Bien. Qui p.. », commence Lexa, à l’intention de l’assemblée réuni, mais bientôt interrompue par l’autre adulte présent : « Vous ne pouvez pas rester, Wanheda. » Très honnêtement, j’avais fini par oublier sa présence, à celui-ci. Beau lavage de cerveau fourni par une Lexa qui use un peu trop bien de murmures pour me mettre la tête à l’envers. Et oui, il suffit qu’elle délaisse son masque d’Heda pour que mes pensées commencent à partir dans tous les sens. Faisant attention à ne pas sortir de mes poches ce qui s’y trouve alors que j’y extirpe mes mains, je croise mes mains sur mon ventre, fixant l’homme d’un air agacé. J’aimerais bien savoir ce qu’il me reproche, lui, tout de même. Mais avant que je ne puisse l’interroger pour savoir si, par un miracle quelconque, sa parole a plus de poids que celle de la Commandante, la jolie brune le remet à sa place : « Titus. Clarke a tous les droits. Maintenant, dehors. Elle m'assistera pour aujourd'hui, puisque tu n'as pas été fichu de faire le travail seul. Reviens que lorsque tu te seras calmé. ». Ah, voilà, je sais enfin comme il s’appelle ! Mes sourcils s’écarquillent en entendant Lexa prétendre que j’ai tous les droits, désormais : nul doute qu’il ne va pas apprécier cela. On pourrait s’attendre à ce que je sois flattée qu’elle ait dit une telle chose, mais il n’en est rien. Une petite voix, tapie au fond de ma tête, s’interroge : Et si Lexa n’agissait ainsi que pour endormir encore plus ma méfiance ? De belles paroles, saupoudrées d’une liberté prétendument sans limite : voici ce qui pourrait lui faire croire qu’à la longue, je serais totalement acquise à sa cause. Un soupir et une de mes mains qui se perd dans mes cheveux, tandis que j’en viens à me demander si je parviendrais un jour à stabiliser une opinion sur Lexa, en ayant un peu assez de jouer au yoyo de la sorte. Quand mon regard croise le sien et quand elle s’adresse à moi, j’ai envie de la croire, mais quand elle me tourne le dos ou est ailleurs, c’est une autre paire de manche. Jolie séquelle de notre bataille avortée. Titus fini par partir, me jetant un regard contrarié, que je me borne à lui rendre, mais plutôt pour lui signifier que je me serais bien passé d’une telle animosité, pour ma part. Un genre de moi, je ne voulais pas qu’on en arrive à là !, qui est tout de même vrai, bien qu’un peu moqueur. Vrai car je n’ai pas envie de causer des problèmes à Lexa et à son entourage. Elle a besoin d’eux pour régner au mieux, après tout.

Ma main droite – qui se trouvait dans mes cheveux – glisse jusqu’à mon poignet gauche, cherchant du soutien dans le contact de la montre paternelle. Lexa brise finalement le silence qui a suivi le départ du Grounder, d’un : « Je te présente mes successeurs. Comme Aden a pu te le dire, Clarke, nous sommes menacés. Je suis menacée. Alors je les entraîne, pour que le meilleur reprenne les reines, et dirige aussi loyalement qu'un Heda est censé le faire. », tout en retournant vers son trône, ne pouvant donc voir le voile qui fait son apparition sur mon regard azur, quand elle souligne le fait que Polis est menacé, mais elle aussi. Quelque chose que je savais pourtant déjà, et qu’il m’est cependant difficile à accepter. « Un jour, peut-être dans peu de temps, à la fin de la guerre qui unit le clan d'Azgeda et mon peuple, l'un d'eux sera le nouveau Heda. Il valait mieux que tu les rencontres avant, n'est-ce-pas ? Tu sais désormais à qui t'en tenir. ». L’entendre évoquer d’un air aussi désinvolte sa possible future mort me fait lever le regard vers elle, bien contre mon gré, en un « Non ! » silencieux et incontrôlable. Me donnant le sentiment d’être propulsée à quelques minutes en arrière, quand le sujet de sa potentielle mort flottait déjà dans l’air. De nouveau, mon cœur s’ingénie à rater un battement, alors que la pensée fugace du Je préfère encore voir cette guerre durer de longues années dans ce cas ! traverse mon esprit. Du coin de l’œil, je vois Aden avoir un sourire facétieux, tandis qu’il observait Lexa et moi-même, à tour de rôle, alors que la guerrière s’exprimait. Encore une fois, il me donne le sentiment d’être bien trop observateur, ce gamin. Indubitablement un excellent futur Heda. Secouant la tête, je rassemble mes pensées, préférant me focaliser sur l’ironie de la situation : autrefois, Lexa et moi étions ennemies, et maintenant, elle estime préférable que je fasse la rencontre de ses disciples, car au sein de ce petit groupe se trouve celui qui prendra sa succession un jour. (C’est bien volontaire que j’ai passé sur l’étrange lien qui nous uni, vous vous en doutez !). D’ailleurs, honnêtement, je dois avouer ne pas voir ce qui fait que je suis plus concernée concernant ces rencontres, que ma mère, par exemple. Car c’est sans doute avec elle que Lexa (car oui, je refuse d’imaginer une autre personne qu’elle sur son trône) devra traiter à l’avenir. N’attendant nulle réponse de ma part, Lexa se relève alors, pour observer les enfants se trouvant vers elle, à qui elle fait d’ailleurs savoir que : « Règle numéro un. Vous la connaissez tous, mais vous l'oubliez toujours. L'erreur de Aden en est la preuve ! Il ne faut jamais lâcher votre ennemi du regard, compris ?! ». Et bien malgré moi, un sourire m’échappe, en voyant Lexa dispenser ainsi son savoir. N’indiquant, d’un geste de la main, de ne pas bouger, Lexa se dirige vers la porte – mettant étrangement du temps pour cela – car oui, je la suis du regard, intriguée que je suis, avant de revenir à mes côtés, ayant attrapé son sabre. J’hausse un sourcil, intrigué, alors qu’elle me tend son arme. « Eh, tu oserais montrer à Clarke ce que tu as dans le ventre ? Qu'elle ne doute plus jamais de la puissance d'une enfant. », dit l’épéiste, après avoir fait signe à une fillette de venir à ses côtés. Avec stupeur, mon regard se pose sur la gosse. OK, elle est plutôt bien armée, mais… merde, c’est qu’une gamine. Bon, OK, c’est plus qu’une enfant, elle s’entraîne au combat depuis plusieurs mois, si ce n’est pas depuis plusieurs années, mais tout de même. De nouveau, je secoue la tête. Non pas pour remettre de l’ordre dans mes idées, et encore moins pour signifier que je trouve ridicule l’idée qu’on me propose un duel contre une gosse (car, comme je l’ai déjà sous-entendu : il y a de fortes chances pour qu’elle sache déjà très bien se battre, et indubitablement bien mieux que moi !). Mais surtout pour arrêter d’avoir l’air aussi étonné que cela, ne voulant pas froisser la gamine, en lui laissant croire que je la sous-estime. « Si notre invité nous montrait comment elle sait se battre ? Et tenir tête à l'un des potentiels futurs Heda ? », s’amuse visiblement Lexa, pour le plus grand plaisir des gamins, qui ne se prive pas de manifester l’engouement qu’ils ressentent à cette perspective. Ne sachant pas trop quoi faire, ni trop quoi dire, mon regard, qui passait jusqu’alors successivement sur Lexa puis sur la fillette, se pose vers l’assemblée d’enfants, mes yeux se perdant dans le vague. Que faire ? Je pourrais refuser, je suppose, Lexa n’ayant pas semblée imposer ce duel. Mais refuser risquerait très certainement de laisser à croire que le Peuple du Ciel est composé de lâches. Après tout, leur image n’est guère glorieuse, aux yeux des Natifs, vu qu’ils préfèrent utiliser des armes à feu, au lieu des armes dont les Grounders ont l’habitude. Sans oublier le fait que les armes à feu soient liés, dans leurs têtes, aux Montagnards. Alors oui, je sais ce que j’ai dit depuis mon arrivée ici : je ne m’estime plus comme faisant partie des Skaikru. Toutefois, cela doit toujours être le cas pour les Natifs, et le sera sans doute toujours. Or, je me doute bien que si je décline ce duel, cela finira par se savoir et se répandre, à travers tout Polis. Dès lors, l’image du peuple du Ciel sera longtemps écornée. Sans oublier que, ne m’en déplaise, je suis, pour ces enfants et pour le reste des leurs, Wanheda. La tueuse de la Montagne. Comme je l’ai dit il y a quelques minutes : c’est donc un symbole, pour eux. Et les symboles, c’est important, même s’il se trouve que le symbole en question en a marre, d’être ainsi perçu. Reste également la question du « Mais c’est qu’une gosse, que t’as en face de toi ! ». Ce à quoi je ne peux qu’être d’accord. Mais nous sommes dans son monde, ce même monde qui m’a poussée à devenir une adulte, bien plus rapidement que cela n’aurait été le cas sur l’Arche. Elle a sans doute traversé déjà un paquet d’épreuves qui l’ont fait mûrir, elle aussi. Et, avant d’être une enfant, elle est une possible future Heda, bien que cela soit triste pour elle, car rempli de contraintes et de choix cornéliens à faire. Puis, je l’avoue, je n’ai pas vraiment envie de passer pour une quelconque lâche, ni de paraître désobligeante en refusant un duel juste sous prétexte que mon adversaire est encore une mioche. Cela serait comme une insulte à la culture des Natifs, que je ne comprends pas toujours, mais que je tente d’accepter. En partie, du moins. C’est pourquoi quand Lexa fini par reprendre la parole, avec son : « Si Clarke accepte ce duel, vous pouvez y aller. », ma décision est déjà prise. Bien loin du trouble qui a traversé Lexa, et amusé Aden, j’ai fini par trancher. Attrapant délicatement l’arme de Lexa, je déclare dans le même temps : « Je vais donc vous montrer qu’il ne faut pas sous-estimer les Skaikru ! », avec une teinte d’amusement dans la voix, reprenant à ma sauce la phrase que Lexa a prononcée auparavant. Me reculant de quelques pas, pour ne blesser personne, je manipule le sabre, faisant quelques moulinets avec, tâchant de m’habituer à l’arme et à son poids. Je ne suis pas, après tout, une combattante, même si j’ai dû apprendre à me débrouiller seule au cours des mois passés. Contrairement à Octavia, je n’ai pas subi un entraînement pour devenir une guerrière. Ma force à moi, c’est plutôt mon intellect, et non ma force physique.

J’hoche finalement la tête, indiquant que je suis prête, remarquant que les enfants se sont installés sur les marches, afin d’assister plus correctement au duel. C’est avec un dernier soupir que je termine de me préparer, espérant ne pas blesser l’enfant (sait-on jamais, puisque je ne suis pas une experte en combat, ça pourrait arriver, quand bien même je ferai tout pour éviter de le faire !). Espérant aussi ne pas être trop blessée, ce qui, au vu des armes de la gamine, devrait sans doute arriver, même si ça ne sera pas vraiment voulu de sa part. Alors que le duel démarre, je ne peux m’empêcher de remercier les mois passés seule dans la forêt, qui m’ont obligée à me défendre toute seule. Trouver des moyens pour chasser, afin de me nourrir ou d’échanger les fruits de mes chasses avec Niylah. Mais aussi affronter de rares vagabonds et chasseurs qui en avaient après moi. Car non, Roan n’est pas le 1er à avoir pu me trouver, mais il est le seul à m’avoir prise par surprise. Les autres, j’ai été contrainte de les tuer, pour éviter qu’ils ne tentent de me rechercher à nouveau, ou encore de faire savoir aux autres qu’ils m’avaient trouvés. Même si, bien souvent, je m’en sortais grâce au fait que j’avais préparé le terrain (je pouvais dormir plusieurs soirs de suite au même endroit, bien que je changeais souvent, pour éviter qu’on ne me retrouve justement). J’y déposais, dans quelques endroits stratégiques, quelques pièges. Autant dire que c’est surtout leur présence, qui m’a sauvé, à maintes reprises, plus qu’un quelconque talent pour le combat ! C’est d’ailleurs ainsi que j’ai pu venir à bout du 1er Natif qui ait tenté de s’en prendre à moi et qui a fini par me parler de la petite boutique de Niylah. Et c’est également grâce à la jeune femme que j’ai pu apprendre quelques rudiments du combat à l’épée, celle-ci m’ayant appris quelques bottes qu’elle tenait de son père, un guerrier, en échange de quelques peaux d’animaux en tout genre. Je ne peux oublier de mentionner aussi le fait que j’ai observé quelques entraînements qu’Octavia a reçu, d’Indra, un peu avant le Mont Weather, mais aussi Lexa, lorsqu’il m’a été donné de la voir se battre. Mais, revenons-en au moment présent : on voit clairement que je ne suis pas une combattante. Je suis un peu trop lente, bien que plutôt agile pour me mouvoir en pleine action. Je manque aussi grandement de connaissance dans les techniques de combat, ce qui m’empêche d’anticiper les attaques ou défenses possibles de mon adversaire. Et cela me vaut d’ailleurs quelques sueurs froides, m’obligeant à redoubler d’ingéniosité pour éviter les coups de la fillette. Je n’ai guère de répit, la jeune combattante met à mal mes problèmes de défense, et n’hésite pas à se servir de ma main, qu’elle voit être blessée, pour me mener la vie dure. Cependant, je suis assez fière de moi : au début du duel, j’ai pu utiliser une botte que je tiens de Roan, celui-ci l’ayant utilisé lorsque j’ai tenté de lui échapper.  J’avais profité que nous avions croisé la route d’un trio de guerriers, que j’avais volontairement interpelé (juste avant qu’il ne me bâillonne), dans l’espoir de m’échapper, alors qu’il serait affairé avec eux. Il avait réussi à se débarrasser d’un assaillant alors que j’avais pris la fuite. Le 2nd, il l’avait tué d’un coup de flèche, car celui-ci me poursuivait. Et le 3ème était sur les talons du 2nd, que Roan a dont affronté à quelques pas seulement de moi. Et c’est là que je l’ai vu utiliser sa technique : taper de telle façon sur la lame de son ennemi pour forcer celui-ci à la lâcher. Roan avait pu se permettre de récupérer l’épée pour l’opposer à son rival, mais moi, je me contente de la balancer au loin, tout en veillant à éviter les coups de la gosse, et de la balancer sur un de nos spectateurs. D’un croche-pied habilement lancé, elle me fait tomber au sol, sur le dos, profitant de ma chute pour éloigner l’épée de Lexa. Roulant, aussi rapidement que possible, sur le côté, j’évite ainsi de la voir me poser sa hache sur ma gorge, afin de symboliser ma mise à mort, et ainsi, sa victoire. Je profite de sa soudaine surprise pour lui faire à mon tour un croche-pied, et à peine est-elle au sol, que je marque ma victoire en mimant de l’égorger, avec le poignard de Lexa, que celle-ci n’avait visiblement pas récupéré, et qui traînait dans la pièce. Poignard que j’avais pu prendre, un peu plus tôt, au cours d’une chute, non loin de l’arme, le glissant dans ma manche, comme Raven avait dissimulé un petit poignard dans ma manche, avant que je n’aille faire mes adieux à Finn. Le hasard fait bien les choses, je dois l’avouer. Car sans cela, l’issu de ce duel aurait été tout autre. Sans oublier que la fillette, je l’ai bien senti, était visiblement quelque peu impressionnée de lutter face à moi. J’ignore ce qui court à mon sujet, dans son peuple, mais ça me met clairement sur un piédestal.  Un avantage pour moi pour un duel de genre, (sans doute pas dans un véritable combat), un inconvénient pour une jeune combattante, impressionnée pour des raisons erronées. « Il ne faut pas sous-estimer les enfants, mais il ne faut pas non plus sous-estimer les Skaikru, qui compensent leurs lacunes au combat comme ils le peuvent ! », dis-je d’une voix saccadée, les dernières minutes ayant mis à mal ma respiration. Je ne suis pas sportive, je l’ai déjà dit. Et je le sais assez pour admettre que si le duel avait duré – ne serait-ce qu’un peu – non seulement, mon manque flagrant au combat m’aurait causé des soucis, mais ils auraient été rejoints par une respiration rendue difficile par l’effort fourni. Tenant toujours le poignard dans ma main gauche, je tends la main à la fillette, tout en me redressant, pour l’inviter, dans un sourire, à l’aider à se relever. J’observe ensuite la blessure que je lui ai faite – involontairement – au courant de notre duel. Elle retenait indubitablement ses coups, de son mieux (même si en évitant l’un d’entre eux, une mèche de mes cheveux s’est vu raccourcie), et de mon côté, je privilégiais, dans la mesure du possible, l’utilisation du plat de la lame. Mais malgré nos efforts, il y a eu quelques petits ratés. Trois fois rien : une entaille superficielle pour moi au bras (les haches, c’est pas très amical !), et une coupure à la jambe pour elle (elle a tentée de parer mon coup avec son épée, mais a échouée, la lame a ainsi ripé contre la sienne pour terminer sa course vers sa jambe…). C’est à mon tour d’arracher un bout de ma tenue, pour nouer le morceau de tissu autour de la blessure de la fillette : « Tu devrais sans doute aller voir le guérisseur, à la fin de ton entraînement. », lui dis-je, ma voix se retrouvant parsemée de la culpabilité que j’éprouve. Certes, c’est une future guerrière (et une combattante déjà douée !), mais à mes yeux, elle reste surtout une enfant, que j’ai blessée. Néanmoins, elle semble aux anges. « J’ai été blessée par Wan.. Clarke ! », fanfaronne-t-elle, à l’intention de ses comparses, qu’elle s’empresse de rejoindre fièrement, s’étant reprise pour éviter l’utilisation de mon « titre », pour préférer mon prénom, comme le leur avait signifié Lexa, un peu plus tôt. Vraisemblablement, elle va exhiber avec fierté cette blessure, espérant sans doute en tirer une cicatrice, à montrer à tous.

Poussant un nouveau soupir, je passe une main sur mon visage d’un air las, avant d’aller récupérer le sabre de Lexa. Je me dirige ensuite vers celle-ci, pour lui rendre ses deux lames, lui balançant dans un murmure un moqueur : « Alors, on laisse traîner ses affaires ? » C’est en me retrouvant de nouveau face à elle que je me réjouis d’avoir réussi, lors du duel, à parvenir à me concentrer sur autre chose qu’elle et le fait qu’elle ait été une spectatrice de la scène, sans quoi le combat aurait sans doute été bien plus bref, et m’aurait vu perdre. Une chose que j’ai pu apprendre de mon trimestre à me la jouer aventurière : la concentration est un élément essentiel lors d’un combat. Contre un humain comme contre un animal… «Et si j'ai tous les droits, tu devrais me laisser examiner ta blessure. Ou m'écouter quand je t'ordonne d'aller consulter ton guérisseur. », soufflé-je, toujours à voix basse, pour n'être entendue que d'elle. Une fois encore, j'indique un peu trop clairement que mon regard se pose avec bien trop d'attention sur elle, et qu'en dépit de ses efforts, j'ai perçu un léger boitement, qu'elle a involontairement laissé échapper, alors qu'elle allait chercher son arme avant de me la confier. Mais aussi sa tentative de cacher sa cuisse, lorsqu'elle était assise. Autant de signes que j'ai pris l'habitude de guetter, chez mes comparses, lorsqu'ils essayaient de camoufler d'éventuelles blessures ou entorses, depuis que nous sommes sur Terre. Le bleu de mes yeux se pose quelques secondes dans l'émeraude des siens, lui faisant ainsi comprendre que je suis on ne peut plus sérieuse. Mais l'instant ne dure pas, je n'ai que trop conscience de la présence des enfants auprès de nous, sans oublier que la retenue que je m'efforce d'avoir à son encontre est toujours présente en moi. Une fois Lexa ayant récupéré ses armes, je finis par m’asseoir sur une des marche, éprouvée par le combat. Mais aussi par la longue marche – loin d’être une balade tranquille – faite avec Roan, pour venir au plus vite à Polis. Tout en adressant un sourire à mon voisin, qui s’avère être nul autre que le fameux Aden, je jette un vague coup d’œil à ma nouvelle blessure. Ce qui me fait penser à une chose : « Juste une question avant de vous laisser reprendre votre entraînement : Sur quels critères les possibles futurs Heda sont choisi ? », demandé-je à l’intention de Lexa. J’ai bien vu le sang, étrangement épais et noir, de la fillette. Et j’ai vu aussi Lexa saigner, durant notre alliance passagère. Elle aussi a un sang étrange. Mais je n’ai pu l’interroger dessus, à l’époque, le moment ne s’y prêtait pas, nous avions fort à faire. Il est possible que ce sang étrange ne soit qu’une coïncidence, que les Natifs aient « mutés », et que certains aient donc un sang différent de la « norme ». Mais j’ai vu le sang de beaucoup de Grounders couler. Et il n’y avait que 2 fois où j’ai pu voir un sang de ce genre. Alors, évidemment, cela m’intrigue. Tout comme ça m’intrigue de voir comment Lexa a pu être formée. Un petit rire se fait entendre de la part d’Aden, ce qui attire mon attention sur lui. Mais il se ressaisit rapidement, comme si de rien n’était. Bien trop observateur pour son âge et aussi pour moi, il a remarqué le tissu que j’ai toujours dans ma poche, qui dépasse, très légèrement, de celle-ci. Connaissant bien trop la cape de Lexa, il n’a pas été difficile pour lui de reconnaître ce morceau comme provenant de l’inséparable tenue de sa commandante, d’autant plus qu’il a bien vu que celle-ci avait été partiellement réduite. Bien entendu, j’ignore tout cela, et ne peut donc comprendre ce qui l’amuse. Et c’est sans doute heureux pour moi, sans quoi, je le crains, je me serais vu m’empourprer quelque peu. Tout en me demandant ce qui a amusé le jeune homme, j’attends la réponse à ma question, me promettant de taire celles qui pourraient naître par la suite, refusant de déranger plus que cela cet entraînement.  Par contre, je les noterais dans un recoin de mon esprit, afin de pouvoir les poser à Lexa, plus tard. Tout comme je vais sans doute me permettre de lui demander s'il est possible de suivre quelques cours, avec un maître d'armes, quel qu'il soit, afin de m'entraîner à manier une épée. Cela pourra toujours m'être utile, quand je pourrai quitter Polis. Ou, et cela, je ne l'admettrais jamais à quiconque : en cas d'attaque d'Azgeda, alors que je suis dans la tour. Car en ce cas, il sera hors de question que je laisse les autres tenter de défendre leur ville, et indirectement, ma vie, seuls. Je l'ai déjà signifié à Lexa, mais je refuse que des gens meurent par ma faute. Si je ne peux les empêcher de prendre les armes, je peux au moins les accompagner dans la bataille, au lieu de rester derrière, à m'inquiéter pour eux. Pour elle.... Même si ça, je préfère ne pas le voir. Et c'est ça qui me fait partiellement détester cette assemblée d'enfants, la perspective que l'un d'entre eux lui succédera, un jour, quand son cœur aura cessé de battre. Mais encore une fois, ça, c'est bien enfoui en moi, dans un refus de me compliquer la vie à analyser des émotions difficiles à comprendre et à accepter.

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❝ Oh, you can't hear me cry, see my dreams all die from where you're standing, on your own. It's so quiet here & I feel so cold. Oh, when you told me you'd leave, I felt like I couldn't breathe, myy aching body fell to the floor. Now it hurts much more. You caused my heart to bleed & you still owe me a reason. I can't figure out why... Why I'm alone & freezing? And I'm just left alone to cry. ❞
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Lexa Heda
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✘ Votre boulot : Commandante des Grounders
✘ Votre quartier : Polis
✘ Statut : Célibataire, puisque c'est une évidence : l'amour est et restera une faiblesse.
✘ Orientation sexuelle : Lesbienne
✘ Clan : Les Grounders, à la vie, à la mort !
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Mar 11 Oct - 3:35



Sans sacrifices, l'humain ne pourrait pas survivre
Les entraînements de ces enfants étaient quelque chose de pure et puissant au sein même de Polis, ce que la plus part des habitants respectaient à la lettre. Si les futurs commandants s'affrontaient dans les rues de la ville, elles devaient être libérées pour leur laisser toute la place nécessaire, afin qu'ils puissent développer du mieux possible leurs maîtrise du combat. D'autre fois encore, ce n'étaient pas des combats qu'effectuait le petit groupe à travers la ville, mais bien une leçon. En apprendre plus sur certains monuments, sur leur histoire, était nécessaire. Tout comme découvrir en détail le comportement des habitants face au Heda. Ils devaient tous voir comment cela se passait, ainsi qu'en apprendre toujours plus sur leur Peuple. C'était un moyen de prévenir de la mort potentiellement à venir de leur Commandant actuel. Surtout qu'en temps de guerre, ce genre d'entraînement était bien plus intensif, et laissait une chance à l'un des enfants de sortir du lot. C'était donc le cas de Aden, qui se montrait à chaque fois pus performant, prouvant à Lexa que d'ici peu de temps, il serait prêt à prendre sa place si jamais elle venait à mourir. Ce n'était pourtant pas ce qu'il voulait, puisque sa commandante avait changé bien des choses, et qu'il était d'accord avec Titus à propos d'une chose. Lexa était spéciale. Le petit-garçon se servait donc d'elle comme un modèle, étant persuadé que les valeurs qu'elle défendait étaient bien plus recherchées et intellectuelles que les anciens Heda. La commandante des natifs voyait d'ailleurs qu'une seule personne reprendre la trône pour le moment, et c'était bien celui qu'elle surnommait 'gamin'. Son comportement face à la Skaikru était des plus étonnants, puisque plutôt que d'agir en sautant dans tous les sens, il agissait plutôt comme un homme des plus respectueux, lui faisant donc savoir sa joie de l'accueillir ici. Ce qui lui valut une réponse des plus agréables de la part de la blonde. « Et c’est un plaisir de vous rencontrer. ». Il paraissait réellement ravi, ce qui arrivait finalement à amuser Lexa, qui pourtant allait à la rencontre de Clarke pour lui faire part de son avis afin qu'elle ne parte pas. Son « Sha. » raisonnait dans les oreilles de la brune, prouvant qu'elle avait réussi à la faire rester, ce qui l'incitait à sourire légèrement en coin. Malgré sa joie presque débordante, Titus manquait cependant de tout gâcher, poussant Lexa à le remettre à sa place et le faire sortir. Dès ce soir, elle aurait une petite discussion avec lui. Peut-être qu'il agissait ainsi par jalousie, du fait que le guerrier Aksha avait trouvé une place auprès de Lexa, ce qu'il avait toujours refusé. À croire qu'il lui piquerait la sienne. Seulement, personne d'autre que Titus ne pouvait être aussi proche de Lexa – à l'exception peut-être de Aden mais il ne s'agissait là que d'un enfant, et Anya qui était à ce jour plus de ce monde -, et la connaître par cœur. Connaître chacune de ses pensées, de ses opinions, ou même prédire ses futurs actes à venir. Seul le chauve était capable de tout cela, et donc de faire un descriptif parfait de la jeune femme, puisqu'il l'avait pratiquement élévé. Pourtant, Aksha prenait de l'importance depuis une semaine, depuis qu'il lui avait sauvé la vie à deux reprises, agissant comme un guerrier de sa garde rapprochée. Titus cherchait peut-être à le faire payer à Lexa, en s'attaquant à la blonde. Ou alors.. Lexa le savait. Sa raison était qu'il avait deviné avant elle que la jeune Skaikru était la plus grande de ses faiblesses, et qu'elle devait donc disparaître avant que sa Heda ne devienne complètement dépendante d'elle. Titus avait d'ailleurs encore eu la preuve que Clarke l'emporterait souvent face à lui, puisqu'il venait d'être mis bêtement à la porte. À sa sortie, Lexa posait son regard sur les nightbloods, se demandant comme ils feraient si elle venait à mourir dans la seconde. Étaient-ils prêts à s’entre-tuer ? Son regard se posait sur Aden, qui lui offrait un sourire propre à lui-même. C'était sûr que si le Conclave avait lieu d'ici demain, il parviendrait à tuer – non pas sans pitié -, ces enfants. Il le prouvait avec des mots, et ses qualités de combattant. Il avait beau donné l'impression de ressembler à Lexa, ils étaient pourtant bien loin différents l'un de l'autre. En effet, âgée de quatorze ans – comme Aden actuellement -, la brune avait une vie plutôt contradictoire avec ce que le Peuple du Ciel devait s'imaginer. Certes, elle avait le soutien de celle dont elle était la seconde, ainsi que le Gardien de la Flamme, mais tout avait été différent pour elle. En constant combat face à une Luna, Lexa se devait de montrer continuellement qu'elle était aussi forte qu'elle, et donc qu'au moment venu, elle gagnerait sa place de Heda comme convenu. Le jour de ses quinze ans était arrivé, et personne ne s'était douté qu'en ce jour, le Commandant venait de mourir. Le jour du Conclave arrivait donc à grand pas, pendant lequel rien ne s'était passé comme prévu. Lexa avait ôté neuf vies à des enfants plus ou moins âgés qu'elle, avant de devoir affronter son dernier adversaire. Celui-ci n'était autre qu'une femme, Luna. L'enfant nightblood la plus prodige de leur temps. Cette dernière avait d'ailleurs dû tuer son propre frère, pour rester en vie elle aussi. Mais Lexa qui commençait à se lancer droit sur elle fut automatiquement stoppée dans sa course par le Feimkepa, qui déclarait ouvertement le Conclave terminé. Luna avait abandonné, sans lui laisser la chance de faire ses preuves, de montrer à son peuple qu'elle méritait plus que tout au monde d'être leur Heda, ce qui lui avait sauvé la vie. À cette époque là, elle n'était pas la meilleure des combattantes, pas comme aujourd'hui, et Luna aurait pu lui trancher la tête à tout moment. Par chance – ou malchance sur le moment -, Lexa était devenue la grande Heda, par défaut. Son peuple avait douté d'elle pendant une année entière, jusqu'à ce qu'elle mette en place la coalition, et qu'elle devienne plus forte que jamais. Ses attitudes physiques s'étaient développées avec le temps, et actuellement, plus personne ne doutait d'elle, ni de ses capacités à diriger tous les Grounders. Elle avait fini par faire ses preuves, même si cela fut plus dur que prévu. Ce qu'elle ne souhaitait d'ailleurs à aucun des nightbloods actuels, puisque devenir Heda par défaut était bien plus compliqué que cela. Aden allait devoir tous les tuer, sans la moindre peine. C'était certainement le seul capable d'arriver jusqu'à la fin dans cette pièce, et rien que pour cela, il méritait les encouragements de Lexa, qui ne voulait en aucun cas le savoir mort. Mais ce n'était pas pour autant qu'elle montrait ses préférences, et qu'elle décourageait les autres. Au contraire, elle les entraînait au même titre que le blondinet, persuadée qu'ils avaient le droit à son attention, et que eux aussi, avaient le droit à une chance.

Une voix – pas n'importe laquelle – la ramenait soudain à la réalité, alors qu'elle même avait déclaré quelques minutes plus tôt qu'elle attendait un affront entre cette nightbood et la Skaikru. « Je vais donc vous montrer qu’il ne faut pas sous-estimer les Skaikru ! », propulsait la blonde du fond de sa gorge, alors que Lexa lui tendait toujours son sabre, sous le regard toujours autant surpris de certains enfants. La brune ne s'était pas attendue à ce que Clarke accepte sa proposition de combat, ce qui l'amenait à sourire en coin, fière de voir que la blonde ne comptait pas la refuser. Peut-être était-ce juste pour donner une bonne image à son peuple, ou juste pour maintenir celle qu'elle avait déjà auprès des enfants, voir du Peuple de la Terre tout entier. Enfin, cela importait peu. L'essentiel à cet instant était bien que la blonde venait d'accepter cette proposition de combat, et qu'elle risquait vite de se faire ridiculiser. Après tout, les Skaikru étaient connus des Natifs comme étant des sortes de lâches, qui savaient manier les armes à feu. Pour ce qui était du reste, c'était une autre histoire. Ils préféraient visiblement se défendre lâchement avec une arme non-équitable à celle des Grounders, plutôt que de se mettre à leur niveau. Cela était très décevant de la part de ce peuple. Mais si Clarke allait perdre face à cette nightblood, c'était plutôt parce qu'elle suivait un entraînement intensif, celui qui la permettrait de tuer tous les autres enfants au moment venu. Cette petite fille ne savait certes pas combattre aussi bien que Aden, mais malgré sa petite taille et son jeune âge, pouvait parfaitement réussir à mettre à terre des guerriers Natifs. Elle était bien plus douée que ce que laisserait entendre son physique, puisque Lucy avait effectivement que dix ans. C'était certainement le grand point positif des Grounders, leur sexe, leur âge ou encore leur tribu, ne les discriminaient pas les uns des autres. Une femme était d'ailleurs à la tête de ce Peuple, et une grande majorité d'entre-elles sous-dirigeait (puisqu'il n'y a pas besoin de répéter que le pouvoir du Commandant est supérieur) les divers clans  - comme Indra pour le Peuple des Arbres, Nia pour la Nation des Glaces, ou encore Luna qui était à la tête des Boat People -. Alors à cet instant précis, Lexa était assez heureuse de voir qu'une Skaikru ne discriminait pas son peuple à son tour, simplement parce qu'il s'agissait d'une enfant. Cela aurait été d'ailleurs mal-vu de la part de la commandante, ainsi que de ses fidèles. Comme Clarke déclarait accepter de combattre la petite – et donc perdre rapidement -, la guerrière était retournée s'installer dans son fauteuil afin de ne pas louper une miette du combat. Les enfants trouvant cette idée plutôt bonne, s'installèrent tous sous forme de deux lignes sur les quelques marches qui reliaient le 'trône' de Lexa ainsi que le sol qui verrait sur lui, un nouveau combat prendre forme. En tout cas, la brune état persuadée que ce combat ne durerait pas longtemps, et qu'elle venait donc d'offrir aux enfants l'occasion de pouvoir donner des astuces à Clarke, ce qui gênerait certainement cette dernière. Pourtant, Lexa ne mettait pas fin au combat qui n'avait toujours pas commencé, sous ses yeux impuissants, puisqu'elle avait lancé les hostilités. À ce moment précis, elle espérait que ni l'enfant, ni Clarke ne se blesseraient, au grand risque de devoir interrompre l'entraînement pour aujourd'hui, si la petite-fille n'était plus apte à agir. Assise plus loin, la jeune Heda observait donc ce combat, qu'elle espérait être tout de même gagné par la nightblood, rien que pour sa fierté personnelles ! la Skairku était en train de s'adapter à son sabre, avant de déclarer finalement que leur duel allait enfin pouvoir commencer.

Des mouvements différents s'enchaînaient entre les deux 'ennemies' du moment, faisant raisonner les bruits de métaux qui s’entrechoquent dans la pièce toute entière. Il était étonnant de voir à quel point la nightblood avait développé une certaine agilité en si peu de temps, ce qui rendait Lexa plutôt fière. Elle affichait un sourire des plus discrets, observant d'abord les mouvements de la petite-fille, avant de poser son regard sur Clarke. Cette dernière paraissait réellement concentrée, à croire qu'elle s'imaginait avoir une chance contre l'une des futurs potentielles Heda. Mais plus le temps passait, plus la Skaikru commençait réellement à étonner la brune. Visiblement, elle n'avait pas seulement appris le Trigedasleng ces dernières semaines, mais aussi à savoir manier une épée – en l'occurrence ici un sabre -, ce qui étonnait encore plus la grounder, qui ne bougeait pourtant pas de son fauteuil. Il était évident qu'en regardant simplement ce combat que la fille du ciel n'avait rien pour être une combattante – pour le moment -, puisqu'elle manquait énormément d'agilité, et n'arrivait pas à prévenir des coups potentiels à venir de la petite. Chose qui n'était pourtant pas réellement compliquée, encore fallait-il arriver à bien analyser son adversaire. Clarke n'était en rien une guerrière. Les divers coups de la fillette le démontrait parfaitement, ce qui pouvait presque amuser Heda. Lucy se servait des faiblesses de la blonde qu'elle avait déjà repéré, afin de pouvoir la déstabiliser. Il était évident que pour le moment, elle s'en sortait plutôt bien. Le regard de Lexa fut troublé par une surface floutée qui la déconnectait quelques secondes du combat qui se déroulait sous ses yeux. Elle remontait donc quatre ans auparavant, se souvenant sa première rencontre avec la petite-fille. Un jour de marché, elle lui avait rentré dedans, la faisant donc tomber au sol et lui entaillant son bras, lui faisant découvrir alors son sang. C'était une nightblood qui ne lui avait encore jamais été amenée. Ses parents avaient certainement cherché à la cacher du gouvernement, ce qui était une chose plutôt rare, mais la seule qui pouvait expliquer la raison pour laquelle Lucy avait été cachée pendant six ans. Ou alors, ils n'avaient pas encore découvert le sang noir qui se développait dans les veines de leur petite princesse. Heda avait cherché à trouver ses parents, savoir qu'ils étaient, mais n'avaient pu obtenir aucune information de la part de l'enfant. Finalement, elle avait décidé de faire d'elle ce qu'elle devait être : une nightblood à part entière. Lexa l'avait donc prise sous son aile et l'avait ramené à la Tour qui se tenait en plein centre de Polis. Si Aden n'existait pas, Heda miserait tout sur elle, puisque en quatre ans, elle avait fait des efforts exemplaires, et lui prouvait encore aujourd'hui. Cette petite fille, que Lexa jugeait orpheline, était celle qui s'apprêtait à faire perdre Clarke. La brune se reconnectait donc à ce qu'il se passait sous yeux, observant de nouveau les traits de la blonde au combat. Il fallait bien admettre qu'elle était plus en train de la reluquer qu'autre chose, admirant ses courbes dans l'action de la chose, qui bougeaient plutôt bien en accord avec ses autres mouvements. Oui, Clarke était un vrai délice, et la regarder un vrai supplice. Ne pas pouvoir toucher ce qui ressemblait ni plus ni moins à la perfection commençait réellement à devenir dur, et pourtant, elle était arrivée simplement aujourd'hui. Mais si Clarke et Lexa arrivaient autant à se voir, cela était certainement dû à l'excitation de son arrivée, et la présence de la brune à Polis. Non pas qu'elle partait souvent, mais il lui arrivait de sortir de sa ville, afin de tuer ces immenses bêtes qui commençaient réellement à se faire de plus en plus nombreuses. Puis dernièrement, depuis l'attaque de Nia, elle avait voulu partir en guerre, seulement Titus l'avait aidé à y voir plus clair. C'était surtout le fait que la vie de Aden avait été mise en danger qui l'inquiétait de plus en plus. Mais Lexa devait réfléchir pour son peuple, et partir en guerre pour le moment n'était pas possible. Tous les clans qu'elle dirigeait – de part la coalition -, n'étaient pas tous au courant, puisque les ambassadeurs n'avaient toujours pas fait passer l'annonce à leur village. Cela permettait donc à la native de stopper la chose, et réfléchir à une stratégie à laquelle ne s'attendrait pas la Reine d'Azgeda. Enfin, cela fut sans compter sur l'arrivée subite de la blonde, qui venait de mettre fin pour la journée entière, aux réflexions de la brune. Elle avait besoin de repos, et trouver une solution contre la reine n'était pas de tout repos. Il était certain qu'elle n'attaquerait plus pendant un moment, vu le peu de mort qu'elle avait engendré, et donc elle aussi devait être en train de réfléchir à une nouvelle stratégie. Sauf que cette fois-ci, Lexa était bien loin de la laisser faire, et comptait la tuer sans le moindre remords. Enfin bref, l'arrivée de Clarke à Polis avait vaguement changer ses plans pour aujourd'hui, et même si elle comptait accorder du temps à la Skaikru les prochains jours, Lexa ne comptait pas oublier le fait que son peuple avait plus que jamais besoin d'elle, pour se sentir de nouveau en sécurité face à une Reine bien trop imposante. La guerre était peut-être repoussée à plus tard, mais son désir de vengeance et de voir le sang coulé était bien réel. Jus drein jus draun, était l'adage qui convenait parfaitement à cette situation. La reine d'Azgeda avait fait couler bien trop de sang. Lexa serrait légèrement ses poings, s'étant une nouvelle fois laissée distraite par le combat, mais surtout par Clarke. Son envie continuelle de la protéger était devenue presque incontrôlable. Elle manquait de peu de se lever, de piquer une épée à l'un des garçons, puis de stopper Lucy dans ses mouvements. Soudain, un bruit sourd faisait presque sursauter Lexa, qui se contentait de arquer l'un de ses sourcils. Décidément, l'adversaire de la native connaissait certaines techniques de combat, puisqu'elle venait de désarmer la nightblood, qui ne perdait pourtant pas espoir à l'idée de gagner face à Wanheda. Lexa souriait de nouveau en coin, se disant qu'elle s'était peut-être trompée au sujet de Clarke, et que finalement, elle était devenue assez douée pour battre une grounder extrêmement bien entraînée. Peut-être que si elle avait eu à l'affronter elle – ou peut-être même Aden ou certains membres de sa garde -, elle aurait vite perdu. Mais les faits étaient là : Clarke venait de désarmer son adversaire. Tous les autres enfants étaient comme obnubilés par ce qu'il se passait sous leurs yeux, ayant tous remarqué les blessures que s'étaient faites mutuellement les deux adversaires. À ce moment précis, plus personne ne savait qui était réellement en position de gagner, pas même leur Heda, bien trop étonnée par les capacités de Clarke. Lucy avait dû être déconcentrée par l'imposant symbole contre lequel elle se battait, pour en arriver à se retrouver sans son épée. La commandante pinçait ses lèvres entre-elles, en analysant la scène qui se déroulait sous ses yeux. Clarke venait de recevoir un croche-pied et était donc en position de faiblesse, à terre, ce qui amenait la brune à se remémorer soudainement le regard que la Skaikru avait eu quand elle avait évoqué sa mort quelques minutes plutôt, et la réaction dont elle s'était laissée submergée. En y repensant, à l'instant, Lexa avait envie de s'interposer dans ce combat, mais elle savait que la nightblood ne tuerait pas Clarke. Encore une fois, la blonde fut étonnante, et agissait à travers un mouvement des plus étonnants. Elle s'était roulée à terre pour s'éloigner de la jeune fille, ce que peu de guerrier débutant pensait à faire au moment venu. Cette fois-ci, c'était Lucy qui se retrouvait à terre, avec un couteau collé contre son cou. Mais pas n'importe quel couteau, celui que Lexa avait laissé là, à l'arrivée de Clarke, après lui avoir offert l'opportunité de la tuer. Mais ce n'était pas elle qu'elle menaçait à ce moment précis, mais bien une petite-fille de seulement dix ans. La fin du combat venait donc d'être annoncée, dès lors que la lame était entrée en contacte avec le cou de Lucy, surprenant donc les spectateurs, qui s'attendaient majoritairement tous à voir la nightblood gagner. Son élève avait donc encore du chemin à parcourir, si une Skaikru arrivait à la battre. Ou peut-être avait-elle simplement été impressionnée par l'adversaire qu'elle avait face à elle. « Il ne faut pas sous-estimer les enfants, mais il ne faut pas non plus sous-estimer les Skaikru, qui compensent leurs lacunes au combat comme ils le peuvent ! », déclarait Clarke, sous le regard presque amusé de Lexa, qui ne bougeait pourtant pas de son fauteuil. C'était une belle leçon qu'elle venait de leur offrir là, même à la commandante, bien trop sûre de ses successeurs.

La scène qui se déroulait sous les yeux des autres étaient étonnantes, puisque la blonde prenait le temps de s'occuper de son adversaire et de sa blessure. « Tu devrais sans doute aller voir le guérisseur, à la fin de ton entraînement. », ce qui étaient des paroles plutôt bien accueillies par la petite fille, et amusait donc l'assemblée. Son enjouement à l'idée d'avoir combattu le symbole qu'était Clarke, était plutôt gentillet à regarder, puisqu'il était certain que Lucy sera fière de montrer sa blessure à chaque personne croisée dans la rue, ou dans les couloirs de la tour. Son sang noir tâchait le tissu, pourtant Lexa ne s'en inquiétait même pas, jugeant cela comme superficiel. C'était d'ailleurs pour cela qu'elle ne fit pas intervenir un guérisseur pour le moment. La brune regardait encore la petite-fille quelques secondes, plutôt fière de son combat, même si elle ne s'attendait pas à ce qu'elle perde aussi bêtement, alors qu'elle avait eu les choses en main pendant tout leur duel. « Alors, on laisse traîner ses affaires ? », lui murmurait moqueusement Clarke qui s'était approchée d'elle sans qu'elle ne le remarque. La brune posait finalement ses yeux émeraudes sur la gagnante, la détaillant de son regard de la tête au pied tout en se mordillant la lèvre inférieure. C'était fou ce qu'elle pouvait réveiller en elle dès qu'elle s'approchait un peu trop près. En guise de réponse, la brune lui avait lancé un regard significatif de : Grâce à lui tu as gagné alors ne te moque pas, avant de lever les yeux au ciel. «Et si j'ai tous les droits, tu devrais me laisser examiner ta blessure. Ou m'écouter quand je t'ordonne d'aller consulter ton guérisseur. ». Visiblement, Clarke faisait allusion à ce qu'elle avait dit tout-à-l'heure à Titus, mais aussi à sa blessure qui s'était légèrement ré-ouverte pendant son premier combat avec Aden. Comment avait-elle pu le remarquer si elle n'avait pas passé son temps à la regarder ? Profitant du regard de la blonde dans le sien, Lexa souriait en coin, d'un air presque moqueur, alors qu'elle lançait de nouveau un regard à Clarke significatif du fond de ses pensées. Je dois être agréable à regarder pour que tu ai pu remarquer cela, aurait-elle aimé lui dire pour la charrier, mais devant les enfants c'était comme s'aventurer sur un terrain glissant. D'autant plus que Aden aurait pu l'entendre, et se moquer d'elle pendant des jours, voir des semaines ! Puisqu'il était évident que Lexa flirtait ouvertement avec la blonde. Alors plutôt que de dire cela, elle se contentait de hocher la tête, plutôt d'accord avec la première proposition de Clarke, même si lui montrer sa blessure était avouer avoir été faible. D'un simple mouvement de lèvres, mais aussi d'une voix presque inaudible, la brune lui avait alors murmuré : « Après. », avant de reporter son attention sur les enfants qui discutaient du combat qu'ils venait de voir. « Juste une question avant de vous laisser reprendre votre entraînement : Sur quels critères les possibles futurs Heda sont choisi ? », fut la dernière question posée par la blonde, qui fit alors hausser un sourcil à la brune. Lexa était ravie de voir qu'elle n'hésitait donc pas à lui poser ses questions, dans le risque de paraître curieuse. Le rire de Aden raisonnait alors dans les oreilles de la commandante, qui se demandait s'il n'était pas en train de se moquer de Clarke, mais visiblement, c'était loin d'être le cas puisqu'il se reprenait vite, et se contentait d'afficher un sourire à Heda avant de se concentrer sur les autres enfants.

« Ils ne sont pas choisis, puisque leur destin est tracé dès leur naissance. Les Natblida ont le sang noir, celui du commandant. Toutes personnes de sang dit 'normal' ne pourra donc pas prétendre au rôle de Heda. », lui répondait finalement la brune, en se levant de son fauteuil, enfonçant son couteau dans le petit fourreau autour de sa taille, puis elle en fit de même avec son sabre. « Avoir le sang noir est plutôt rare, mais pourtant, à chaque nouveau Heda, des nightbloods sont trouvés, et formés pour pouvoir reprendre au moment venu la place qui est la leur. Celui de Commandant. », déclarait la brune avant de descendre les marches une par une, afin de faire face aux enfants. Elle retirait ses fourreaux qui prenaient une place imposantes autour de sa taille, puis après s'être assise à même le sol, elle les déposait à côté d'elle. « Règle numéro deux… Ne jamais croire que tout est acquit. Règle numéro trois, ne pas laisser l'adversaire nous déstabiliser par ses agissements. », ajoutait de nouveau Lexa, surprise que Lucy avait tout juste oublié ces deux règles qui lui promettaient la surprise. Mais comme la brune n'avait rien de plus à redire à sa natblida, dont son combat fut assez agréable à regarder, elle enchaînait automatiquement sur autre chose. « Vous pouvez féliciter Clarke, même si nous sommes tous d'accord pour dire que mes armes lui ont porté chance ! », s'en amusait la brune alors que tous les enfants hochaient la tête, devant un Aden faussement offusqué. Il se penchait donc vers la blonde et lui murmurait à l'oreille : « Qu'est-ce qu'elle peut être prétentieuse. Si elle savait que ce n'est pas ses armes, mais plus ce que tu as dans la poche qui a été ton porte-bonheur. ». Le petit blondinet se moquait presque, et aurait pu tiré la langue à la blonde s'il n'avait pas remarqué le regard de Lexa fixé sur eux. Clarke avait une drôle de réaction, ce que la Commandante ne pouvait pas s'empêcher de remarquer, pourtant elle préférait ignorer cela. Elle demanderait des comptes à Aden après l'entraînement !

« Bien, maintenant.. Qu'avez-vous apportez de plus à votre peuple, hier ? », demandait la guerrière à ses novices, qui prenaient la parole les uns après les autres pour leur expliquer que certains étaient venus en d'aide à des marchands, d'autre avaient réglé divers conflits entre des enfants. Tout cela les amenait donc à comprendre une chose : le rôle de commandant était donc de ne pas penser à soit. La brune sermonnait ceux qui après l'entraînement était parti faire une sieste. « Il ne faut pas perdre votre objectif de vue, seul le meilleur l'emportera. Alors ce n'est pas le moment de vous reposer sur vos lauriers. Alors Uzac, tu nous feras le plaisir d'agir pour les autres, et non pour toi, ce soir. Être un bon Heda est oublier son égoïsme, en oublier sa propre vie. Vous vivez pour survivre, et pour faire perdurer encore longtemps votre peuple. », les sermonnait encore la brune, qui cette fois-ci ne faisait plus du tout attention à Clarke, ni à Aden qui s'était de nouveau rapproché de la blonde. Lexa ne pensait donc plus à la présence de la jeune femme, avec laquelle elle ne se serait certainement pas permise de continuer de parler. Chacune de ses paroles reflétaient les valeurs d'un Commandant, et ce qu'il fallait faire pour son peuple, faisant encore part des sacrifices parfois nécessaires. Son discours ne devrait être tenu devant aucun Skaikru, pourtant, il y en avait bien une dans la pièce. Et quand fut venu la place du discours de l'amour, les enfants réagissaient par eux-même, décrétant qu'ils y croyaient, et que d'autres pensaient comme Lexa. Seulement, à ce sujet là, elle préférait qu'ils découvrent les choses par eux-même, quand bien même de son côté elle ne cesserait de se dire que l'amour est une faiblesse. « Moi je l'aime bien, mais ne lui dis pas, Clarke. Après elle va me faire la tête. », murmurait de nouveau le petit garçon à la Skaikru, en posant sa tête sur son épaule, visiblement épuisé d'avoir combattu autant en une seule journée. Puisque Titus l'avait entraîné de force avant l'arrivée des autres nightbloods. Aden était vraiment attachant, mais ne se permettait pas ce genre de geste avec des adultes. Seulement, il avait besoin de s'appuyer contre quelque chose, et comme le siège de Heda était intouchable, il s'en remettait à l'épaule de la blonde. « Tu ne veux pas lui demander de nous relâcher plus tôt ? », finissait-il par lui demander en murmurant, persuadé que Lexa écouterait Clarke. Ce qui était une sorte d'évidence, seulement, en ce qui concernait les nightbloods, elle n'écoutait personne, préférant se fixer sur ses propres opinions, et donc les entraîner du mieux possible, du moins c'était ce qu'elle s'imaginait. Surtout que les enfants participaient étonnement bien à la discussion – certainement pour faire bonne impression à la Skaikru -, tandis que le sujet actuel était passé du combat, au peuple en quelques secondes. Lexa devait réellement leur inculquer les valeurs d'un Heda, pour qu'ils se sentent près dans un futur proche à s'entre-tuer les uns des autres. La guerre face à Nia, les Natifs suivant leur Commandante voulaient la gagner, ainsi que Lexa, ce qu'elle faisait même comprendre aux nightbloods. « Cette fois-ci, nous ne reviendrons peut-être pas tous de Azgeda. Alors si le Fleimkepa revient à Polis seul, le Conclave commencera. Tout ça dans les semaines à venir. Préparez-vous. », rajoutait Lexa en faisant allusion à sa garde ainsi que elle, avant de se lever, puis de faire de nouveau signe à deux enfants de venir devant les autres. Ils ne s'étaient pas encore battus, et c'était à leur tour. Leur rappeler continuellement qu'il était possible que son cœur cesse de battre dans les semaines à venir, était ce qui leur permettait de se rentrer dans la tête qu'ils devaient se préparer continuellement au fait de devenir - peut-être - prochainement le futur Heda. La Commandante retournait donc s'installer dans son siège, fonçant discrètement les sourcils en remarquant la fatigue du plus prometteur. Titus avait encore fait des siennes !
PAR BROADSWORD.



   
Victory stands on the back of sacrifice.
You think our ways are harsh, but it is how we survive. Life is an endless battle. Only the sacrifice is the key to survive. So, it is necessary to have no weakness, for to kill or betray without suffering.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Mar 11 Oct - 22:02

Clexa
Theres venom in my veins and you better walk away, it’s too soon. And the hardest part is that it broke my heart & I didn’t get a chance to grieve, I was throw into the burning breeze. I’m a tick tick ticking time bomb, gonna blow up in your face cause you did me wrong. Calling out your name at the hands of God. Do you like it when it hurts? Cause it hurt a lot. (Citations de la fansong "Clexa" : Tickin' Time Bomb - Taylah155)


Je suppose que je devrais être fière du combat que j’ai mené précédemment. D’avoir réussi, contre toute attente, grâce à beaucoup de chances, à gagner. Néanmoins, il n’en est rien. Je ne tire aucune fierté de ce combat. Je n’en tire aucune émotion, d’aucun genre. Pas même un peu d’étonnement, de voir que j’ai fini par m’en sortir vainqueur, non sans mal. Juste une profonde lassitude, de réaliser que je suis presque habituée à ce que j’ai été contrainte de devenir, sur Terre, pour survivre. Adopter des principes qui n’auraient jamais pu être les miens, dans l’Espace, c’est ça le plus dur. Mais la vie sur l’Arche était, dans une moindre mesure, bien plus simple que sur Terre, même si elle était loin d’être rose. (N’oublions tout de même pas le fait que le Conseil ait été prêt à risquer la vie d’une centaine d’adolescents, pour tenter de découvrir si la Terre était viable, afin de pouvoir s’y installer avec l’ensemble de l’Arche pour éviter de crever dans l’Espace.) Voici de quoi se compose donc ma vie, à présent : mettre toutes les chances de mon côté pour survivre. Et cela, ça passe par le combat. Quand bien même je reste persuadée qu’il y a bien plus que la survie, dans nos vies, ce qui n’est pas toujours facile à garder en tête. Encore moins en voyant des gosses s’apprêter – possiblement – à assumer prochainement de lourdes tâches, pour l’un d’entre eux au moins. J’ai changée. Bien plus que je n’aurai crû cela possible. Tellement que je me demande ce que penserait mon père, de moi, des choix que j’ai pu faire. J’évite d’y penser, clairement, ça ne serait que trop dur pour moi. Sans doute serait-il comme moi, partagé : conscient que je n’avais pas d’autres choix que d’agir de la sorte, mais dans le même temps, déçu que j’ai pas trouvé d’autres manières de faire. Lui-même savait que la frontière entre le bien et le mal était tenu, que le monde ne se composait pas de blanc et de noir, comme le laisse à croire certaines histoires pour enfants, mais plutôt d’une large palette de gris, de nuances diverses et variées. Triste vision de la vie, mais c’est celle que j’ai à présent…. Sans doute un peu moins de gris, quand les yeux de Lexa s’illuminent de malice, comme c’est le cas, alors que je m’amuse à la taquiner sur le fait qu’elle n’avait pas récupéré son poignard. Ca se saupoudre même d’une légère rougeur, marquant la gêne qui est la mienne, lorsque, d’un regard, la brune me fait comprendre qu’elle n’est pas dupe : pour avoir remarqué la blessure qu’elle s’efforçait de dissimuler de la sorte, il faut l’avoir observé. Et là, pour le coup, je suis heureuse que nous soyons entourées de ces jeunes Grounders, sans quoi, j’en mettrai ma main à couper, elle n’aurait pas manqué de me lancer une petite remarque amusée à ce propos. Au moins avais-je réussi à lui soutirer un « Après. », concernant sa blessure. Peu importe qu’elle me laisse tenter de la soigner ou qu’elle préfère s’en remettre à son guérisseur habituel (indubitablement plus à même que moi de la guérir, et bien mieux équipé, de surcroît), l’essentiel était qu’elle ne laisse pas cette blessure dans un tel état. Une fois encore, je préfère ne pas trop réfléchir sur ce qui me pousse à m’inquiéter de la sorte pour la guerrière : est-ce pour la Commandante et son armée – par extension – que je m’inquiète, ou est-ce plutôt pour la jeune femme ? Trop tôt, trop compliqué, trop prise de tête de trancher véritablement. De plus, ça n’est pas vraiment le lieu propice pour une telle introspection. Aussi préféré-je demander comment les possibles héritiers de Heda sont-ils sélectionnés. Après tout, je suis ici pour tenter d’en apprendre plus sur les Grounders, alors j’ai bien le droit à, au moins, une question, avant d’observer la suite de la séance, en silence. « Ils ne sont pas choisis, puisque leur destin est tracé dès leur naissance. Les Natblida ont le sang noir, celui du commandant. Toutes personnes de sang dit 'normal' ne pourra donc pas prétendre au rôle de Heda. », me fait savoir Lexa, ce qui a le mérite de faire naître bien d’autres questions dans mon esprit, que j’étouffe, ne désirant pas interrompre plus que cela cette leçon. « Avoir le sang noir est plutôt rare, mais pourtant, à chaque nouveau Heda, des nightbloods sont trouvés, et formés pour pouvoir reprendre au moment venu la place qui est la leur. Celui de Commandant. ». Intriguée, j’observe l’assemblée présente, me demandant pourquoi les Nightbloods de la « génération » de Lexa, mais qui ont échoués à l’obtention du titre d’Heda, ne sont pas ici. Pour une seconde chance. Puisqu’ils sont si peu nombreux à pouvoir prétendre à ce titre, ils devraient pouvoir se « représenter », non ? Et qu’est-ce qui lie de la sorte le sang d’une personne à sa capacité ou non à pouvoir devenir un bon dirigeant ? Ne voyez nullement là de l’incompréhension (négatif) de ma part. Il s’agit juste d’une curiosité naturelle, d’un besoin de comprendre les choses. Et aussi, d’un peu de stupéfaction, il me faut bien l’admettre, pour la jeune femme rationnelle que je suis. Les gens sont ce qu’ils sont, au fond d’eux, peu importe l’état de leur sang. Et Lexa présente les choses, cette rareté qui parvient cependant à se répéter lorsque cela est nécessaire, comme quelque chose de presque « miraculeux ». A croire que la Destinée s’exprime, grâce à cela. Et, une fois encore, mon côté rationnel entre en contradiction avec les croyances qui semblent être celles des Natifs, concernant la désignation de leur Commandant. D’un signe de tête (alors que celle-ci fourmille de mille et une question), j’adresse un remerciement à Lexa, qui s’installe face à ses jeunes probables héritiers. « Règle numéro deux… Ne jamais croire que tout est acquit. Règle numéro trois, ne pas laisser l'adversaire nous déstabiliser par ses agissements.», déclare-t-elle, d’un ton professoral, qui m’oblige à réprimer un sourire, qui pourrait être perçu comme moqueur, alors qu’il serait plutôt juste « gentiment » amusé. « Vous pouvez féliciter Clarke, même si nous sommes tous d'accord pour dire que mes armes lui ont porté chance ! », s’ingénie-t-elle à faire remarquer à ses auditeurs, captivés par ce qu’elle peut bien leur raconter. J’ouvre la bouche, stupéfaite parce qu’elle dit, alors qu’un rond d’étonnement, et de protestation, se fige sur mes lèvres entrouvertes. Je suis en passe de lui faire une remarque afin de lui faire remballer – d’une façon amusée – la certitude qu’elle vient d’afficher, mais je suis coupé dans mon élan par Aden. « Qu'est-ce qu'elle peut être prétentieuse. Si elle savait que ce n'est pas ses armes, mais plus ce que tu as dans la poche qui a été ton porte-bonheur. », est ainsi ce qu’il prend un malin plaisir à me souffler à l’oreille. Il n’en faut pas plus pour que mon regard se détourne aussitôt de Lexa pour se poser sur le garçonnet à mes côtés, qui paraît fier de lui. Et me voici à avaler visiblement ma salive de travers, ce qui me fait tousser, alors que je sens quelques rougeurs poindre sur mes joues. Et oui, le retour en adolescence auquel j’ai réussi à échapper depuis que j’ai retrouvé le petit groupe vient de s’imposer à moi, rien qu’à cause de ce gosse bien trop malin pour son âge. Bien trop observateur également. Bon, il fera un bon Heda, c’est clair. En parlant d’Heda, je remarque que l’attention de Lexa est à présent fixé sur nous, en suivant le regard d’Aden, qui s’est détourné de moi pour se focaliser sur la brune. Mes yeux se posent à peine sur Lexa qu’ils finissent par s’en détourner, à croire que j’ai peur qu’elle parvienne ainsi à découvrir ce qu’Aden a bien pu me dire, et ce qu’il a ainsi bien pu prendre un malin plaisir à sous-entendre.

La leçon se poursuit, fort heureusement pour moi. « Bien, maintenant.. Qu'avez-vous apportez de plus à votre peuple, hier ? », demande la jolie brune à ses jeunes disciples. Les réponses fusent, les enfants ayant visiblement tâchés de se rendre utiles en divers points, à l’exception d’un, cependant… Et j’en suis assez étonnée. Ils font déjà tellement de choses, à leur âge, se préparant à faire bien « pire » par la suite, à vivre des choses bien plus éprouvantes. « Il ne faut pas perdre votre objectif de vue, seul le meilleur l'emportera. Alors ce n'est pas le moment de vous reposer sur vos lauriers. Alors Uzac, tu nous feras le plaisir d'agir pour les autres, et non pour toi, ce soir. Être un bon Heda est oublier son égoïsme, en oublier sa propre vie. Vous vivez pour survivre, et pour faire perdurer encore longtemps votre peuple. ». Il me faut prendre sur moi pour ne pas démentir les propos de Lexa face aux jeunes Grounders. Si dans le fond, je suis d’accord avec l’idée qu’un leader doit bien souvent s’oublier pour placer les intérêts des siens avant ses intérêts personnels, je n’approuve pas tout ce qu’elle englobe. Du moins, pas la partie sur le fait que se forcer à prendre du repos, de temps à autre, est une perte de temps. Avoir un esprit reposé est tout aussi utile qu’avoir un corps bien entraîné au combat et une lame bien affûté. L’esprit est alors plus vif et plus à même d’analyser la situation. De ne pas laisser certaines zones d’ombre, celles-ci étant dissimulées par la brume de fatigue qui se répand lentement dans le crâne, l’engourdissant peu à peu, ou mettant à mal le réveil du cerveau. Et, bien entendu, je n’approuve pas le moins du monde sa laïus sur la survie qui prime dans la vie. Mais cela, je lui ai déjà fait savoir, à l’époque de l’élaboration de l’attaque au Mont Weather. Inutile donc que je me répète. Quand bien même la vie semble s’acharner à me donner tort. Toutefois, j’ai besoin de croire qu’il n’y a pas que ça, dans la vie. Vivre juste pour survivre, c’est bien trop triste, bien trop prometteur de batailles, de pertes, de sang et de deuil. J’ai besoin d’espoir, même si la lueur de celui-ci est bien chancelante. C’est une autre raison qui m’a motivée à quitter le camp. Eviter qu’ils n’aient à croiser mon regard. A repenser aux morts que j’ai dû perpétrer pour les ramener, sains et saufs, chez eux. Pour qu’ils puissent se concentrer sur l’espoir d’un avenir meilleur, et non sur leur funeste passé. Je ne peux retenir un léger soupir lorsque le sujet de l’amour s’impose dans la conversation, trouvant toujours dommage que Lexa reste campée sur ses positions, dont elle m’avait fait part, à Ton DC. Là, il me faut vraiment me mordre la lèvre pour ne pas interrompre l’échange. Pour ne pas leur dire qu’on peut aussi tirer une indéniable force en l’amour. Qu’il soit celui qu’on éprouve pour l’être qui fait battre notre cœur, comme celui qu’on ressent pour les gens de notre famille, ou encore pour nos amis, ou, par extension, ceux de notre peuple. C’est l’amour que j’éprouvais pour les miens, qui n’a eu de cesse de me forcer à ne pas perdre espoir, depuis que notre navette s’est écrasée sur Terre. C’est l’affection qu’on éprouvait les uns pour les autres qui m’a toujours donné la force d’avancer, même si j’avais mal, physiquement et/ou mentalement. C’est encore ce sentiment qui m’a donné l’énergie nécessaire à apprendre comment survivre seule, ces derniers mois, et à éviter de céder à mon dégoût de moi-même, les jours les plus sombres que j’ai pu traverser, seule avec moi-même. Je ne vous le cache pas, par moments, il m’arrivait de songer à mettre fin à mes jours. Non par lâcheté, mais plutôt par envie de payer le prix de mes crimes, du sang des innocents que j’ai fait couler. Mais je m’en suis abstenue, estimant que cela ne changerait rien, de toute façon. Et qu’indirectement, en restant en vie, ces morts resteraient en vie, au travers de ma mémoire coupable. Que leurs âmes auraient sans doute un semblant de réconfort, à me voir torturée de la sorte, à me débattre ainsi avec mes sombres démons intérieurs. « Moi je l'aime bien, mais ne lui dis pas, Clarke. Après elle va me faire la tête. », me confie Aden, me faisant sortir de mes pensées. Sa tête finie par s’échouer contre mon épaule, signe manifeste qu’il doit être fatigué. Car je n’imagine pas ces gamins agir de la sorte pour tenter de quémander un semblant d’attention ou d’affection de la part des adultes qui les entourent. Leur monde est bien trop dur pour qu’ils puissent se laisser aller à de telles choses, sans que cela ne soit désapprouvé par les adultes. Je ne dis pas que les Grounders sont incapables d’affection. J’explique juste que, selon moi, ils sont bien trop « bourrus » pour se laisser aller à la manifester, en dehors du cadre familial, voire amical en de rares cas. Et là, les enfants se trouvant dans cette pièce sont tous de possibles futurs Commandants, alors je les imagine encore moins facilement – en comparaison aux autres gosses de leur âge – agir de la sorte. Encore une fois : c’est dommage. Ils sont bien trop jeunes pour agir avec une telle retenue. C’est d’ailleurs bien pour cela que je me suis contentée de soigner sommairement la petite, tout à l’heure, sans avoir cherché à la prendre dans mes bras pour m’excuser de l’avoir blessée, ou juste pour la féliciter de m’avoir donné une telle leçon de combat. Je ne voulais pas « l’humilier » indirectement, ou ça serait plus correct de dire que je ne voulais pas contribuer à lui donner une apparence faible devant les autres. J’ignore comment le futur Heda est choisi, je pars donc du principe que cela doit prendre en considération l’ensemble de son comportement, durant sa formation. Mais aussi son attitude face à ses comparses. Or, je redoutais de donner à ses comparses et rivaux l’occasion de se moquer d’elle. C’est d’ailleurs bien pour cette raison que je me retiens de passer une main dans les cheveux d’Aden tout en lui répondant, dans un geste qui serait autant une taquinerie qu’une marque de réconfort face à la fatigue qui semble l’habiter, lui aussi. « Je ne lui dis rien si tu ne lui dis pas ce qui se trouve dans ma poche ! », marchandé-je dans un petit sourire facétieusement en coin. Même si une partie de moi redoute qu’il ne puisse se laisser aller à lui confier ce qu’il a vu dans ma poche à Lexa. Il ne manquerait plus que cela, qu’elle sache que j’ai stupidement gardé ce bout de tissu qui a servi à soigner ma blessure. Ajouté au fait qu’elle ait déjà bien trop conscience que mon regard s’égare bien trop souvent de son côté, et là, il en est fini de moi. (Bon, OK, j’exagère, elle ne se mettra sans doute pas en quatre pour me faire craquer, mais elle risque très certainement d’avoir trop d’espoir au sujet d’un potentiel « nous ». Et comme je l’ai déjà dit, rien n’est certain à ce niveau-là, c’est bien pour ça que je lui ai fait comprendre d’attendre, que je puisse enfin savoir ce que je désire vraiment.) Et puis, j’avoue que je redoute de la voir se mettre à flirter encore plus ouvertement avec moi qu’elle ne s’amuse à le faire, depuis quelques temps (à moins qu’elle ne fasse même pas attention à cela.) Garder la tête froide si elle « hausse » le niveau me sera bien compliqué, voire impossible, je le crains. « Tu ne veux pas lui demander de nous relâcher plus tôt ? », fini par me demander le jeune combattant, quelques secondes plus tard. Ce qui m’amène à relever un sourcil, bien étonné. Je ne sais pas si je suis vraiment en mesure d’obtenir une telle chose de la part de sa Commandante. Et je ne sais pas si j’ai vraiment envie de voir ce que je peux obtenir d’elle ou non. Tout comme j’ai bien conscience de ne pas avoir le droit de faire une telle chose, de faire en sorte d’écourter une telle leçon, alors même qu’elle forme un jeune qui prendra sa place, un jour. Quel que soit ce que Lexa ressent pour moi, et ce que moi, je peux bien ressentir pour elle, je préfère éviter que cela n’empiète sur ses obligations. Mes pensées se font visiblement bien trop présentes, car elles occultent la conversation qui se poursuit, entre l’épéiste et les jeunes gens qui lui font face, que je reprends en cours de route, avec le : « Cette fois-ci, nous ne reviendrons peut-être pas tous de Azgeda. Alors si le Fleimkepa revient à Polis seul, le Conclave commencera. Tout ça dans les semaines à venir. Préparez-vous. », qui me vaut de crisper les poings sur mes jambes, comme pour réprimer l’envie que j’éprouve de secouer Lexa pour qu’elle cesse d’évoquer sa possible future mort de manière aussi détachée que cela. Mon regard la suit alors qu’elle retourne s’installer, mais je n’en prend conscience que quelques secondes plus tard, quand il se détourne d’elle dès qu’elle s’apprête à me « dépasser », pour se focaliser sur les deux enfants, à qui elle a fait signe d’aller se battre.

Bien entendu, le fait que mon regard se soit égaré de la sorte du côté de Lexa n’est pas passé inaperçu aux yeux d’Aden, qui se permet de laisser échapper un petit rire amusé, me faisant pousser un soupir. Beaucoup trop observateur, ce môme. Il va me falloir veiller à ce que je fais, quand il est dans les parages. Je me focalise sur le combat, estimant que cela pourrait être mal pris par les deux jeunes Grounders, que je ne m’intéresse pas à leurs exploits. Et puis, je l’avoue, cela me permet d’en apprendre un peu plus sur leur façon de combattre. Certes, je ne serais pas en mesure de reproduire les attaques ou défenses qu’ils font, il me faudra m’exercer des heures et des heures pour y parvenir, mais je pourrais au moins m’en inspirer. Comme j’ai fait avec la parade « empruntée » à Roan. Je n’en perds pas une miette, et esquisse un petit sourire en voyant le duel prendre fin, de passionnantes minutes plus tard. « Attention… », dis-je à l’intention d’Aden, lui faisant comprendre mon intention de me lever, et d’éviter qu’il n’en soit surpris, étant donné que sa tête repose toujours sur mon épaule. Ma main se pose brièvement sur son genou, en un geste d’excuse mais aussi de soutien face à la pression qu’il doit déjà ressentir d’être un possible futur Heda, tandis que je finis par me lever. Un semblant de geste de tendresse que je n'ai pu retenir, n'ayant pu m'empêcher de trouver ce gosse touchant. Bien que beaucoup trop intelligent, visiblement... Les deux combattants récupèrent leurs armes pour retourner à leur place alors que je me dirige vers Lexa. Ce faisant, ma main se glisse de nouveau dans ma poche, celle qui contient le morceau de tissu rouge qui a attiré l’attention d’Aden un peu plus tôt. D’un geste de la main, je l’enfonce un peu plus dans ma poche, m’arrangeant pour qu’il n’en dépasse désormais plus, ne souhaitant guère qu’un autre enfant ne le remarque, ou, pire, que Lexa ne le voit. Redoutant de faire un faux-pas, je veille à rester sur la dernière marche menant à l’estrade, ne voulant me mettre à son niveau, et donner l’impression de me sentir son égale (ce qui pourrait être mal pris, vu qu’elle est la Commandante des Grounders et que, n’en déplaise à l’image que ce peuple a de moi, je ne suis pas grand-chose d’important). « Etant donné que je ne pourrais assister à d’autres leçons, », commencé-je à voix basse, pour n’être entendu que par Lexa (et me doutant qu’il faudrait éviter que je m’invite à d’autres leçons, sous peine de provoquer un infarctus à Titus), « pourrais-je suggérer un exercice ? ». Mes sourcils se haussent, intrigués, alors qu’un sourire doux étire mes lèvres. « Je présume qu’il leur faut savoir comment gérer la présence de « dignitaires » étrangers », expliqué-je, en dessinant des guillemets au mot « dignitaire », « ne pourraient-ils pas préparer un topo, sur un lieu de leur choix, de Polis, qu’ils me présenteront demain ? ». Voilà pourquoi j’ai parlé ainsi en désignant ce mot précis, trouvant absurde de me mettre à un tel niveau, mais sachant qu’en quelque sorte, c’est bien ce que je suis à leurs yeux. Voici bien la seule manière que j’ai trouvé pour clore cette séance, ayant bien vu qu’Aden paraissait fatigué, et certains de ses comparses ne sont guère plus en forme que lui. (Entre le fait qu’ils doivent s’assurer de ne pas choisir le même endroit qu’un de leurs petits camarades, mais aussi qu’il leur fait préparer ce qu’ils diront, j’espère que Lexa les libérera, afin qu’ils soient prêts à temps, si tant est que l’idée soit acceptée, et mise en place le lendemain.) Après tout, en tant qu’Heda potentiel, ils seront bien amenés un jour à devoir présenter leur ville à des alliés venant de loin. Il faut donc qu’ils connaissent l’histoire de celle-ci, mais également de leur peuple, pour en faire profiter au mieux la beauté, en la présentant aux autres. Savoir aussi leur parler, de manière claire, sans se laisser possiblement troubler par l’âge ou la carrure de l’autre, ce qui ne sera sans doute pas facile, si la personne leur faisant face est plus âgé qu’eux, et a déjà fait parlé de lui grâce à des prouesses qu’un possible jeune Heda n’aura pas encore eu le temps de réaliser. Et oui, j’avoue également que j’aimerais que Lexa puisse aller prendre un peu soin d’elle, même si je me doute bien qu’après un rapide passage vers son guérisseur, elle ira s’entraîner, ou voir ses hommes pour les encourager, ou parler à son peuple, ou aller faire n’importe quelle autre tâche qui incombe à la Commandante qu’elle est. Sans oublier que je n’aurais rien contre l’idée de découvrir Polis, avec les successeurs de Lexa comme guide, et la brune à mes côtés également. Quitte à essayer d’obtenir cela, autant faire en sorte que ça soit un exercice pour les enfants, et que ça puisse leur être utile un jour. Au moins, je n’aurai pas l’impression d’accaparer l’attention de Lexa et de la détourner de ce qu’elle doit effectuer pour les siens, et pour préparer les autres à continuer à vivre sans elle, si cela venait à se produire à cause d’Azgeda. Il n’est pas improbable que le fait de l’entendre incessamment parler de sa mort me donne envie de passer – dans la mesure du possible – du temps avec elle. J’aurai sans doute pu faire savoir clairement à Lexa qu’une pause semblait être la bienvenue pour les enfants. Et pour elle aussi. Mettant ainsi en avant qu’un bon chef doit savoir quand il lui est nécessaire de se reposer, afin d’éviter toutes erreurs de jugements, engendrer par un cerveau bien trop fatigué qui n’a su analyser une situation, et donc, guider avec efficacité les personnes qui lui ont confiées sa vie. Mais je redoute bien trop que cela ne soit pas très bien pris. Toutefois, je le garde dans un coin de mon esprit, sachant que je le sortirais sans doute à Lexa, si besoin est.

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❝ Oh, you can't hear me cry, see my dreams all die from where you're standing, on your own. It's so quiet here & I feel so cold. Oh, when you told me you'd leave, I felt like I couldn't breathe, myy aching body fell to the floor. Now it hurts much more. You caused my heart to bleed & you still owe me a reason. I can't figure out why... Why I'm alone & freezing? And I'm just left alone to cry. ❞
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Mer 12 Oct - 23:58



Sans sacrifice, l'humain ne pourrait pas survivre
Le Peuple du Ciel semblait avoir cerné rapidement les Grounders, les considérant d'une violence et sauvagerie sans nom, peut-être même les voyaient-ils comme des sans-cœurs. Si bien qu'ils n'étaient certainement pas prêt de changer leur opinion là-dessus. Pourtant, il était tout autre. Les Natifs portaient une importance considérable à leur famille, leur amis – ainsi que leur Heda -, que ce soit les guerriers, ou les autres. À l'exception près de la garde rapproché du commandant, qui eux, se voyaient privé de contact avec famille, tout comme il en était pour les nightbloods. Il était vrai qu'une grande majorité de ces enfants n'étaient pas des orphelins, et qu'ils avaient auparavant une famille, dont ils furent coupés. Cela compliquait parfois les choses, quand bien même la plupart d'entre eux voyaient cela comme un honneur. Être le futur potentiel Heda n'était pas donné à tout le monde. Ils manquaient peut-être de l'affection qu'un enfant natif pouvait habituellement recevoir, mais Lexa leur donnait certainement beaucoup plus qu'elle ne le devait. Surtout pour l'un d'eux, Aden. Lorsqu'ils se retrouvaient seuls, ces deux grounders adoptaient une attitude bien plus décontractée. Il arrivait même qu'ils s'offrent des gestes dits comme étant 'déplacés', par une accolade, un ébouriffement de cheveux, ou des signes qui prouvaient parfaitement qu'il ne s'agissait en rien d'une attitude correcte entre un novice et sa Heda. Au début, Lexa ne voyait pas cela d'un mauvais œil, persuadée que contrairement à ce qu'elle pouvait penser, Aden lui apportait un petit quelque chose de bon dans sa vie. Jusqu'au jour où elle fut rappeler à l'ordre. Celui où par une inquiétude trop débordante, elle avait failli y laisser la vie – blessure encore visible au niveau de sa cuisse -. Ce qui montrait donc à quel point la guerrière refusait de voir ce garçon mort, persuadée qu'il était capable de grande chose. Pourtant, l'un comme l'autre, ne s'étaient encore jamais réellement laissés déborder, et donc déclarer en quelque sorte à quel point ils tenaient à l'autre. Depuis ce combat, Lexa ne comptait encore moins s'ouvrir, ayant même en tête de prendre ses distances avec le petit blondinet, qui après tout, n'était qu'un novice. En tout cas, c'était bien pour cela que Aden avait demandé à Clarke de ne pas avouer à sa commandante l'aveu qu'il venait de lui faire, au risque de voir leur relation encore plus anéanti. Puisqu'il était loin d'être dupe. Depuis une semaine, celle qu'il voyait comme sa protectrice – dire grande-sœur étant certainement trop, mais pas impossible -, avait changé d'attitude avec lui, sans pour autant devenir glaciale comme elle l'était avec tous les autres. Encore une fois, Aden laissait donc paraître une intelligence réellement développée pour un enfant de ce genre. Enfin, si les Skaikru les voyaient comme continuellement sauvage, ils se trompaient, puisque même les Grounders, pouvaient se montrer affectifs. Étonnement soit-il, même Lexa l'était – surtout lorsque Costia faisait encore partie de sa vie -, seulement avec Aden, si on en omettait la scène sur le balcon de Clarke. D'ailleurs, pendant que la brune donnait encore ses leçons à ses successeurs, elle avait parfaitement remarqué le fait que le blondinet prenait la parole, et qu'il ne l'écoutait pas. Ce n'était pas le moment de se concentrer, et elle comptait bien lui faire savoir à la fin de cet entraînement ! Il lui laissait clairement penser qu'il ne fallait pas se reposer sur ses lauriers, et que si pour le moment il était clairement au-dessus des autres, tout pouvait changer rapidement. Lucy en était la preuve, puisqu'elle était certainement la deuxième meilleure dans son groupe, pas loin derrière lui. Lexa préférait donc ne pas se laisser submerger par l'inquiétude de son protégé, se concentrant de nouveau sur les autres enfants, sans réellement faire attention au fait que Clarke était en train de rougir. Si elle s'en était aperçue, elle se serait sûrement fait des idées, en pensant que Aden avait peut-être fait part à la blonde du regard plus que insistant de Lexa pendant son combat. Il était vrai que la brune n'avait pas pu s'empêcher d'admirer les courbes délicieuses de la blonde, qui ne cessaient de l'appeler pour qu'elle se jette dessus. Cela n'avait pas dû paraître inaperçu dans le regard du petit-garçon, qui lui voyait bien plus que ce que Lexa ne voulait admettre. La brune continuait donc son monologue, ignorant totalement Clarke, et se fichant parfaitement de ce qu'elle pouvait penser de ses propos. Le rôle de Lexa lors des entraînements était clair : elle devait faire d'eux les meilleurs Heda possible, et surtout.. Surtout un qui était capable d'être ouvert d'esprit et réfléchi comme elle. Car oui, même si elle ne le dirait pas vraiment d'elle-même, pour une Heda encore adolescente à l'époque, elle avait changé énormément de chose chez son Peuple, positivement parlant. Et son successeur se devait d'être aussi irréprochable qu'elle, capable d'agir comme elle l'avait fait au Mount Weather, ou encore capable de maintenir la coalition qu'elle avait mis en œuvre.

Retournant à son siège, Lexa n'avait pas pu s'empêcher de jeter un regard en direction de Aden et Clarke, ne pouvant donc pas se retenir d'afficher un léger sourire en coin. Le blondinet était tout ce qu'il y avait de plus attachant, et la brunette elle-même s'était fait prendre au piège. Lançant alors un nouveau affrontement, qui n'était en aucun cas le niveau qu'attendait Lexa. Elle s'apprêtait à se lever, et les faire se battre à nouveau l'un contre l'autre jusqu'à ce qu'ils comprennent leurs problèmes et visiblement leur manque d'entraînement – puisqu'il ne suffisait pas de participer à ceux de Lexa pour être bon -, seulement elle en fut tout aussi vite coupée. Clarke s'était levée et se rapprochait petit-à-petit d'elle, sous son regard observateur. La commandante restait donc figée sur son siège, ne pouvant s'empêcher d'examiner de nouveau la blonde, tout en haussant l'un de ses sourcils. La silhouette de Clarke restait à couper le souffle, et Lexa ne disait donc plus rien. C'était dû au fait qu'elle ne l'avait pas vu pendant plusieurs semaines qui la rendait ainsi, tel un animal qui n'avait envie que d'une chose : sauter sur sa proie pour la dévorer. Le regard de la brune commençait même à devenir bien plus insistant, ce qui pouvait laisser penser que ses yeux allaient sortir de leurs orbites devant cette élégance - sans description réelle – de la blonde. « Etant donné que je ne pourrais assister à d’autres leçons, » Mais à croire que tout cela n'était jamais arrivé, puisque dès que Clarke prenait la parole, le peu de braise dans le regard de la brune venait de s'effacer. Lexa n'avait rien entendu, ses pensées fusant dans tous les sens. Elle se trouvait pitoyable. Si la Skaikru lui demandait ce qu'elle venait de lui dire, elle n'aurait jamais pu lui répondre, ce qui la mettait réellement mal-à-l'aise. Si elle hochait la tête, elle aurait approuvé peut-être une demande de la blonde, au risque donc que celle-ci soit mauvaise. Et si elle lui souriait, elle risquait de se recevoir un pique, puisque peut-être que Clarke venait de lui faire comprendre son point de vue. Non, en aucun cas Lexa se doutait que seuls dix petits mots innocents s'étaient échappés de ses lèvres qu'elle avait fixé pendant plusieurs secondes. Alors au lieu de tout cela, elle arquait l'un de ses sourcils, faisant mine d'attendre la suite, qui ne tardait pas.  « Pourrais-je suggérer un exercice ? », lui avait-elle finalement demandé, sans recevoir aucune réponse en retour. L'intrigue prenait une place majoritaire dans l'esprit de la brune, qui se demandait clairement ce qu'avait cette Skaikru en face d'elle. Après tout, elle ne connaissait pas son Peuple, et encore moins les nightbloods, alors comment pouvait-elle savoir ce qui était bon ou non pour leur apprentissage. « Je présume qu’il leur faut savoir comment gérer la présence de « dignitaires » étrangers ». Intelligente, c'était clair ! Lexa relevait un peu plus son visage, avant de poser son regard sur les enfants derrière la blonde, remarquant bien qu'ils essayaient d'écouter leur conversation. Clarke ne s'imaginait même pas à quel point elle avait raison. Il avait besoin d'apprendre aussi cela, et pour une fois, il en avait l'occasion. « Ne pourraient-ils pas préparer un topo, sur un lieu de leur choix, de Polis, qu’ils me présenteront demain ? ». Encore une fois, Lexa fut étonnée, mais ne désapprouvait pas l'idée. Après les combats de demain, les nightbloods, Clarke et elle – et pourquoi pas Titus – vagueraient de rue en rue au sein de Polis. Évidemment, la présence de son Fleimkepa était pour elle une sorte d'évidence, puisque ces derniers temps, plus elle le laissait à part, et plus il agissait étrangement. À croire qu'il cherchait à tout faire pour l'exaspérer. D'autant plus que comme son nom l'indiquait, il était le Gardien de la Flamme, et se devait de rester aussi souvent que possible auprès du Heda et de ses successeurs. Finalement, l'idée de Clarke était plus que présente. La brune se levait donc, se rapprochant lentement de la blonde avant de se décaler sur le côté pour pouvoir faire face aux enfants, et non au corps qui commençait de plus en plus à la faire agir étrangement. La Commandante regardait un par un les enfants, puis finissait par leur offrir un sourire plutôt agréable. « Debout. », ordonnait la brune en leur faisant un signe de main, les poussant à obéir à la règle. « Vous avez jusqu'à demain, même heure, pour préparer un résumé sur Polis. Départagez-vous les divers lieux, mais interdiction formelle de sortir à l'extérieur de la ville. », s'exclamait calmement la brune, tout en insistant sur le mot interdiction, qu'elle faisait claquer de sa langue contre son palet. « Tout cela, vous le présenterez à nôtre invitée ici présente, ne vous trompez pas. », rajoutait finalement Lexa, qui espérait qu'ils ne racontent pas n'importe quoi sur différent lieu, ce qui serait étonnant. Mais après tout, il valait mieux se méfier avec certains, qui étaient plus bon en combat qu'autre chose – et n'avaient pas vraiment l'étoffe d'un leader -. « Vous pouvez disposer dans votre chambre. ». La brune les regardait un par un, et ne les voyant par réagir, elle se permettait de prendre un ton plus autoritaire. « Maintenant ! Reposez-vous. ».

Après cela, elle retournait s'asseoir dans son fauteuil, les regardant tous quitter la salle, à l'exception d'un nightblood, qui avait pour habitude de rester après les entraînements. Aden attendait de n'être plus que le seul enfant dans la pièce pour prendre la parole, devenant enfin lui-même avec sa Commandante, malgré la présence toujours actuelle de Clarke. Il montait les marches rapidement, grimpant la dernière – celle dont la blonde n'avait pas osé affronter -, puis posait sa main sur la jambe de Lexa, pas loin de sa plaie. « Je n'aurais pas mon gâteau et ta visite ce soir? », lui demandait-il en faisant alors allusion à la blessure qu'il lui avait faite. La brune manquait de peu de s'étouffer avec sa propre salive en entendant sa réponse, et se raclait donc la gorge. Elle ne voulait en aucun cas que la jeune Skaikru comprenne que comme tout le monde, elle avait une faiblesse, et qu'il s'agissait d'un de ses novices. Au lieu de cela, elle agissait comme une bonne Heda et lui assimilait un coup puissant derrière la tête, comme pour essayer de lui remettre les idées en place. « Ce n'est pas parce que tu es meilleur que les autres que tu dois te permettre de déranger les leçons. Parle encore une seule fois en même temps que moi et tu m'auras sur ton dos jusqu'à la fin, je me suis bien fait comprendre ? », crachait-elle avec une colère incontrôlable alors que c'était plutôt son inquiétude qui la faisait réagir de la sorte. « Je pense que tu seras trop lourde pour que je te porte ! Pas vrai, Clarke ? », s'en amusait le petit garçon qui se frottait le crâne, souffrant tout de même de la frappe qu'il venait de recevoir. Sans aucune gêne, il avait mêlé la blonde à leur conversation, ce qui exaspérait Lexa au plus profond d'elle. Non, ce n'était pas le moment de craquer face à Aden, et de se laisser attendrir. Plutôt que de rire à sa blague, et donc au fait que comme la blonde, il tenait tête au Heda, elle le poussait légèrement en arrière puis se levait d'un coup, afin de rappeler à l'enfant à qu'il s'adressait. La guerrière gardait un visage glaciale, faisant signe à Clarke de se taire, au risque qu'elle ne réagisse à la blague du petit. Mais le sourire parfait du blondinet calmait presque Lexa, qui s'était légèrement laissée surmenée par ses émotions, que ce soit l'inquiétude ou la colère – plus contre elle-même d'agir d'une telle sorte face à cette femme -. Jamais la brune ne s'était sentie aussi faible. Non seulement Aden pouvait la faire sourire en peu de temps, mais la présence de Clarke dans la pièce la déstabilisait plus que autre chose. Plutôt que de continuer à sermonner son novice, Heda vérifiait d'un regard que la porte était bien fermée, puis soulevait le pré-adolescent par les bras afin de le faire asseoir sur ce qui lui servait de trône. Elle lui retirait son haut avec force, avant de se tourner face à Clarke, sous le regard étonné de Aden, qui n'avait encore jamais eu la chance de pouvoir s'asseoir à cet endroit. Il s'en sentait même mal-à-l'aise, et demandait de l'aide à Clarke avec un seul regard. « Peux-tu vérifier qu'il n'ai rien ? Je l'ai frappé violemment tout-à-l'heure, et je le vois se tenir le ventre. Je le connais, il fait comme s'il n'avait rien mais.. », la brune ne complétait pas, persuadée que si sa phrase sortait de sa bouche, elle hurlerait haut et fort la faiblesse qu'il représentait pour elle. Elle s'inquiétait bien plus qu'elle ne le voulait, et ça, Aden le voyait bien. Il lui arrachait son haut des mains, puis l'enfilait de nouveau, avant de se lever et descendre les marches. « Elle passera me voir tout-à-l'heure. Ou j'irais voir un guérisseur. », s'exprimait le nightblood avec énormément d'élégance, tout en offrant un sourire à sa Commandante. Il commençait à sautiller en direction de la porte, sachant pertinemment qu'il ne pouvait pas profiter de la jeune femme pour le moment. « Lexa ! Tu devrais vérifier les poches de certaines personnes. Conseil d'ami. », déclarait-il finalement avant de disparaître entre les doubles portes. La brune fronçait les sourcils, posant son regard sur Clarke pendant quelques secondes. Aden ne leur laissait pas le temps d'agir puisqu'il réapparaissait aussitôt d'une simple tête entre les deux portes – comme Lexa dans la chambre de Clarke plus tôt dans la journée -. « Si tu ne passes pas ce soir, je serais sur ton dos jusqu'à la fin ! », faisait-il mine de bouder en lançant cette phrase à la brune, avant de lancer un regard à leur invité qui voulait exactement dire : Je ne t'avais rien promis, puis il filait comme si de rien n'était. Devant une telle scène, Lexa ne pouvait pas s'empêcher de rire pendant quelques secondes, avant de poser sa main sur sa bouche pour pouvoir reprendre contenance et rester impassible devant la blonde, voir même froide. Aden était le seul avec lequel elle se lâchait autant, mais la présence de Clarke dans les alentours la dérangeait assez. À croire que la blonde pouvait chercher à peut-être se venger d'elle, en s'attaquant à sa faiblesse – même si en soit, sa plus grande faiblesse n'était pas le petit garçon -.

Sans réfléchir plus longtemps, et surtout pour répondre à la proposition de Clarke tout à l'heure, la Commandante détachait son pantalon et le baissait – uniquement du côté concerné – afin d'y laisser apparaître une blessure pas encore cicatrisée, et de nouveau en mauvais état à cause de l'attaque du blondinet. Mais ce n'était rien. Que de la douleur superficielle, du moins, d'après Lexa. Effectivement, elle ne comptait pas se prendre la tête avec ce type de blessure, ce qui était d'après elle une perte de temps. Pourtant, elle s'était sentie obligée d'obéir – si ce terme état le bon - à la Skaikru, qui lui avait tout de même laisser le choix entre le guérisseur ou elle. La brune pensait surtout de voir faire ses preuves envers la blonde, et non pas ce soigneur qui se contenterait certainement d'empêcher la plaie de s'ouvrir encore plus et de s'inquiéter. Sans prononcer le moindre mot, elle se rapprochait de la blonde puis posait son regard sur sa cuisse, mais surtout sa blessre, avant de hocher les épaules. Les légères gouttelettes noires qui en ressortaient n'étaient que du sang, et cela ne la dérangeait absolument pas. « Tu vois, Clarke, ce n'est rien. », finissait-elle par murmurer, avant de remonter son pantalon aussi vite qu'elle l'avait rabaissé, puis elle relevait son regard sur le visage de Clarke, la fixant longuement, sans rien dire, ni même sans lui rappeler les propos du petit-garçon, qui la faisait se questionner. Encore une fois, elle s'était rapprochée bien trop près de la blonde, posant délicatement sa main sur son épaule, comme un geste qui permettait de la rassurer. Puis d'un signe de tête, elle désignait la porte, lui faisant comprendre qu'elle n'avait pas de temps à perdre à rester ici avec elle, sauf dans le cas où elle aurait des questions à lu poser. Puisque le sang de sa blessure cesserait de couler seul, elle en était persuadée. Au fond d'elle, Lexa n'avait pas envie de voir Clarke partir, seulement, elle ne voulait pas la contraindre à rester plus longtemps que cela avec elle. C'était sûrement pour cela que sa main était restée sur l'épaule de la blonde, et que son regard émeraude s'était déjà noyé dans celui océan de l'autre femme. Ce regard pour lequel elle serait capable de tout, y compris de tuer, sans la moindre gêne.
PAR BROADSWORD.



   
Victory stands on the back of sacrifice.
You think our ways are harsh, but it is how we survive. Life is an endless battle. Only the sacrifice is the key to survive. So, it is necessary to have no weakness, for to kill or betray without suffering.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Jeu 13 Oct - 15:44

Clexa
Theres venom in my veins and you better walk away, it’s too soon. And the hardest part is that it broke my heart & I didn’t get a chance to grieve, I was throw into the burning breeze. I’m a tick tick ticking time bomb, gonna blow up in your face cause you did me wrong. Calling out your name at the hands of God. Do you like it when it hurts? Cause it hurt a lot. (Citations de la fansong "Clexa" : Tickin' Time Bomb - Taylah155)


Une légère pointe de fierté s’installe en moi alors que je propose mon idée à Lexa. Certes, j’ignore tous des us et coutumes des Natifs, de la façon avec laquelle ils sont élevés, et plus encore comment un futur Heda doit être formé. Mais il reste des points qui ne doivent variés par rapport aux fonctions propres à n’importe quels dirigeants. (Exception faite du Chancelier, étant donné qu’il n’y avait pas de représentants étrangers à rencontrer dans l’Espace (et non, hélas, nous n’avons jamais croisé d’extra-terrestres !)). Etant donné que sur Terre, il y a de nombreux clans, des rencontres entre leaders doivent être monnaie courantes, alors, autant en profiter. Et puis, je l’admets, il s’agit pour moi de montrer que les Skaikru peuvent aussi avoir des choses à apporter aux Grounders. Malgré l’épisode du Mont Weather, je n’en reste pas moins persuadée que ces deux peuples peuvent vivre dans une harmonie remplie d’échanges et de partages. Autre preuve que, quoique je puisse faire et penser véritablement, une partie de moi ne cesse d’œuvrer pour aider le peuple du Ciel. Bien que là, j’ai surtout conscience d’agir égoïstement, m’arrangeant pour m’assurer d’avoir une nouvelle occasion de revoir les jeunes Natifs présents dans cette pièce, mais aussi de pouvoir visiter Polis avec Lexa, sans que cela ne dérange son emploi du temps. Evidemment, évitez de me faire remarquer tout cela, car, dans les deux cas, je nierai haut et fort que tout ceci puisse être vrai. Je me contenterais juste de souligner là l’utilité de l’exercice soumis, surtout en temps de guerre. Nul doute que la révolte d’Azgeda doit inspirer bien des gens, même s’ils sont moins directs que la Nation des Glaces. L’alliance – provisoire – que Lexa a formée, il y a quelques mois, avec le peuple du Ciel, a très certainement fait des vagues au sein de sa coalition. Il ne faut pas être un devin pour se douter de cela, et comprendre qu’Azgeda, qui avait déjà des conflits avec Lexa au préalable (cf Costia), a très certainement sauté sur cette alliance pour tenter de mettre en avant que la brune, selon eux, est incapable de gérer leur peuple. De ce fait, je ne pense pas vraiment que les nightblood soient souvent au contact des autres Grounders, et ce, peu importe le rang que ces derniers peuvent bien avoir. Lexa ne me l’a pas dit, mais je ne suis pas stupide : les possibles futurs Heda sont rares, à cause de la particularité que doit avoir leur sang. Cela serait fortement étonnant qu’ils ne naissent que dans une seule tribu. Les quelques tribus ayant la chance d’avoir quelques nightblood parmi eux doivent désirer ardemment voir leur(s) poulain(s) accéder au trône. Et tenter d’œuvrer, de toutes les façons possibles, pour permettre cela, afin de voir leur tribu mise en avant, et possiblement, les intérêts de cette tribu favorisé au détriment des autres. Manipulations ou exécutions doivent être monnaie courante, je suppose, et plus encore en une période aussi trouble que la nôtre. Laisser les enfants au contact des autres, même sous surveillance, peut être risquée. Un tel exercice pratique ne peut être réalisé facilement, de ce fait. Et pourtant, il s’avérera fort utile, au gamin qui deviendra Heda un jour. En bref, j’indiquerai clairement le fil de mes réflexions, qui se sont déroulées alors que j’observais le combat. Ca n’est pas parce que mon cerveau tourne au ralenti depuis mon arrivée à Polis qu’il a cessé de fonctionner pour autant. Et c’est encore heureux. Bien que je sache que sa capacité à fonctionner décemment sera mis à mal si Lexa me lance un regard dont elle a le secret. Ce qui me fait penser qu’il faudra vraiment que je parvienne à dormir correctement cette nuit, histoire de recharger décemment les batteries, et ainsi être en mesure de pouvoir lui faire face sans perdre pied, comme ce fut le cas aujourd’hui. Lentement, Lexa se lève, sans un mot, se mettant de façon à être face aux jeunes Natifs. Je me tourne légèrement, de manière à avoir les enfants et Lexa dans ma ligne de mire, ne laissant voir que mon profil aux jeunes gens. « Debout. », leur ordonne Lexa, ce qu’ils ne tardent pas à exécuter, d’une rigueur toute militaire, qui ne cesse de m’étonner. J’ai déjà pu voir l’efficacité des ordres de Lexa sur les siens, et ça n’arrête pas de me stupéfier, de voir qu’ils lui obéissent ainsi au doigt et à l’œil. « Vous avez jusqu'à demain, même heure, pour préparer un résumé sur Polis. Départagez-vous les divers lieux, mais interdiction formelle de sortir à l'extérieur de la ville. », leur explique-t-elle, accentuant bien le fait qu’il est interdit de quitter la cité, à cause de la menace qui plane sur celle-ci, sur eux, et plus encore sur Lexa. Malgré l’air sérieux affiché par la brune, je ne peux réprimer un léger sourire, contente de voir que mon idée lui ait plu pour qu’elle accepte de la mettre en place. Et, oui, je l’avoue, ma petite pointe de fierté – apparue un peu plus tôt – ressort, rien que parce que mon idée a été approuvée, et a étonné la jolie brune, du moins, est-ce l’impression que j’en ai eu, suite au regard qu’elle m’a lancée alors que je lui faisais part de ma suggestion. C’est toujours flatteur de savoir qu’on peut surprendre les gens, plus encore des gens prétendument différents de nous. « Tout cela, vous le présenterez à nôtre invitée ici présente, ne vous trompez pas. », leur explique-t-elle, leur indiquant, de ce fait, de prendre cela avec importance. « Vous pouvez disposer dans votre chambre. », conclu-t-elle, mais les gosses sont visiblement bien trop étonnés, aussi bien par ce qu’elle vient de leur dire, que par le fait d’apprendre que leur leçon est désormais terminée, car ils ne bougent pas d’un pouce, ce qui oblige leur Commandante à reprendre la parole peu après : « Maintenant ! Reposez-vous. », d’une voix qui n’accepte clairement pas d’être désobéie.

Les enfants finissent par disposer, tandis que je leur adresse de légers sourires pour les saluer, alors que Lexa retourne prendre sa place, sur son trône.  Seul Aden reste, pour profiter d’aller voir la brune, une fois les autres gamins partis. « Je n'aurais pas mon gâteau et ta visite ce soir ? », s’enquit-il, en face de la brune, sa main sur sa jambe. Celle-là même qui est visiblement blessée. Ce qui me fait savoir que j’avais vu juste. Mais qui m’indique aussi que l’apprenti, et son mentor, sont visiblement plus proches que Lexa ne peut l’être avec les autres gamins. Ce qu’il m’avait semblé comprendre, au vu des quelques regards qu’Aden se permettait d’échanger avec la guerrière, et de son aveu sur l’attachement qu’il éprouvait pour elle. Mais, sans surprise, Lexa préfère faire comme si de rien n’était, lui donnant un coup sur la tête, comme pour le remettre à sa place, lui qui a « osé » se montrer un peu trop proche d’elle. Qui plus est, devant l’étrangère que je suis. Je me contente de croiser les bras sur mon ventre, alors qu’intérieurement, je lève les yeux au ciel. « Ce n'est pas parce que tu es meilleur que les autres que tu dois te permettre de déranger les leçons. Parle encore une seule fois en même temps que moi et tu m'auras sur ton dos jusqu'à la fin, je me suis bien fait comprendre ? », le réprime-t-elle. Mais c’était sans compter sur la facétieux du jeune garçon, qui s’amuse à rétorquer : « Je pense que tu seras trop lourde pour que je te porte ! Pas vrai, Clarke ? », ce qui m’arrache un sourire bien amusé, qu’il me faut dissimuler lorsque je vois Lexa se tourner vers moi, son masque de Heda flanqué sur le visage, comme pour me défier de rire des pitreries de son jeune disciple. Je tourne la tête sur le côté opposé au duo pour réprimer mon amusement, celui-ci ayant été accentué par la réaction de Lexa. Son refus de lâcher prise m’amuse autant qu’il m’agace. Il m’amuse car au vu de l’attitude d’Aden, de telles scènes entre eux sont habituelles. Il m’agace car elle se retient, stupidement, de profiter de petits instants de bonheur et de légèreté de ce genre. « Peux-tu vérifier qu'il n'ai rien ? Je l'ai frappé violemment tout-à-l'heure, et je le vois se tenir le ventre. Je le connais, il fait comme s'il n'avait rien mais… ». Je me retourne vers le duo, lorsque Lexa reprend la parole. Je remarque ainsi qu’Aden se trouve à présent sur le siège de Lexa, torse nu. Nul besoin d’être un petit génie pour voir l’inquiétude que Lexa dissimule derrière son air d’indifférence. Bien malgré moi, je ne la trouve que plus touchante, à agir ainsi, à réprimer l’affection qu’elle peut éprouver pour certaines personnes de son peuple, sans pouvoir entièrement y parvenir. Je n’ai cependant le temps de faire que quelques pas avant qu’Aden ne récupère son haut, qu’il remet, puis descend du siège sur lequel il était mal-à-l’aise. « Elle passera me voir tout-à-l'heure. Ou j'irais voir un guérisseur. », indique-t-il, me faisant hausser les épaules, comme pour signifier qu’on verra bien. Même si je m’arrangerais indubitablement pour savoir s’il a été voir le guérisseur, soit en allant voir cet homme directement, soit en allant voir Aden moi-même. « Lexa ! Tu devrais vérifier les poches de certaines personnes. Conseil d'ami. ». Et il est fier de lui, ce petit con, quand il balance ça. Et il a réussi, aussi bien à intriguer Lexa, qui m’observe quelques secondes, intriguée, qu’à me gêner. Sous l’émeraude inquisiteur, je me mordille la lèvre, le souffle coupé, désirant ardemment détourner le regard, mais n’osant le faire, sous peine d’admettre ainsi qu’Aden parle bel et bien de moi. Je ne tiens pas vraiment à ce qu’elle tente de savoir ce que je dissimule dans mes poches. Je prends enfin une profonde inspiration lorsqu’Aden revient brièvement pour faire savoir que : « Si tu ne passes pas ce soir, je serais sur ton dos jusqu'à la fin ! », ce qui attire sur lui l’attention de la jolie brune. Et la mienne, également, car je ne me retiens pas pour lui balancer un regard noir. Ce qui ne lui fait ni chaud ni froid, le sale gosse a l’air fier de lui. Regard noir qui s’évapore bien vite lorsque j’entends le rire de Lexa, léger et délicat, fendre l’air. Bon, OK, c’est officiel, je l’aime bien, le p’tit Aden. Ca doit être de lui, dont parlait la servante, tout à l’heure. Car je ne pense pas que Lexa réagisse ainsi face à n’importe qui, qu’elle se laisse aller de la sorte grâce à beaucoup de monde. Un soupir m’échappe, en voyant que l’instant ne dure pas longtemps, Lexa redevient vite Heda, à croire qu’il lui est interdit de ressentir une quelconque émotion humaine. Ca m’attriste pour elle, vraiment. Ca me fend aussi le cœur, car ce rire est un son que j’aime à entendre, j’en prends conscience à l’instant. Tout comme j’aime la voir aussi détendue et amusée, car elle n’est jamais aussi belle qu’en de tels moments. Cette pensée, fugace, a à peine traversée mon esprit, que je la repousse le plus loin possible, ne voulant la voir s’installer dans mon crâne, refusant qu’elle ne m’embrouille plus encore l’esprit.

J’en suis à me demander quoi faire, lorsque je vois Lexa abaisser partiellement son pantalon, me désignant ainsi sa blessure. « Tu vois, Clarke, ce n'est rien. », prétend-t-elle, après s’être rapprochée quelque peu de moi. Rapidement, elle dissimule cette blessure, alors que je suis encore surprise qu’elle me l’ait montrée, m’étant plutôt attendue à ce qu’elle n’y pense même plus, au point de carrément ne pas solliciter le guérisseur. Sa main atterrit sur mon épaule, alors que je suis suspendue à ses lèvres, attendant… Je ne sais pas trop quoi. Son regard m’observe quelque temps, avant de glisser vers la porte, comme pour m’indiquer que je suis libre de partir dès maintenant. Il n’en faut pas plus pour me faire lever les yeux au ciel. Tout ce que j’ai réussi à retenir jusqu’à présent ne demande qu’à sortir. Me voici donc à m’éloigner violement d’elle, secouant brusquement mon épaule pour en faire tomber sa main, avant de faire quelques pas en arrière. « C’est rien ? Je ne savais pas que tu étais médecin ! », m’énervé-je en la foudroyant du regard, ma voix étant ouvertement railleuse. « Dois-je te rappeler que tu es Heda ? Qu’en tant que tel, il est de ton devoir de veiller non seulement sur ton peuple, mais aussi sur ta santé ? », m’écrié-je, ne me souciant pas le moins du monde de voir ma voix s’élever de la sorte. « A moins que tu n’aies tellement envie de crever que ça, pour laisser un de ces gosses », continué-je en désignant d’un geste de la main la porte, par laquelle sont sortis les enfants un peu plus tôt, « prendre ta place ? ». Je pose mon regard sur elle, ouvertement énervée par le détachement qu’elle ne cesse d’afficher, quand elle parle de sa blessure, mais aussi lorsqu’elle évoquait sa possible mort à venir. Sans lui laisser le temps de rétorquer quoi que ce soit, je m’avance vers elle, la défiant du regard, à l’instar de ce qu’il s’est passé quelques mois plus tôt, sous sa tente, quand je lui ai fait la morale sur l’indifférence qu’elle affichait mais ne ressentait pas. « Tu penses vraiment que tu donnes là un bon exemple à ces gosses ? C’est bien beau de vouloir toujours paraître forte, mais y’a un paquet de gens « forts » qui sont morts parce qu’ils ont refusé d’admettre qu’ils pouvaient avoir besoin de soins. ». J’ai craché le mort « forts » comme s’il s’agissait d’une insulte. Car, à mes yeux, c’est pas quelque chose dont on peut se montrer fier, de se prétendre intouchable à ce point-là. Une infection est vite arrivée, après tout, plus encore dans ce monde, avec la médecine dont disposent les Natifs. Je ne dis pas qu’ils ne savent pas se soigner correctement, je mets juste en avant le fait qu’ils ont moins de technologies qu’on ne pouvait en avoir sur l’Arche. Et qu’ils ont aussi moins de connaissance, bien qu’ils compensent via une immense connaissance des plantes. « Ne t’en déplaise, mais t’es pas immortelle Lexa ! », continué-je, sans cesser d’avancer, l’obligeant à reculer, comme quelques mois en arrière, pointant un index accusateur dans sa direction. « T’es juste toujours aussi butée qu’avant. Ton laïus sur la faiblesse de l’amour est toujours aussi idiote que tes tentatives de nier qu’une blessure puisse s’avérer grave, et que tu puisses avoir besoin de repos. Tu veux diriger ton peuple aussi bien qu’il le mérite ? Prends soin de toi. », soufflé-je, englobant aussi bien le fait de veiller sur ses éventuelles blessures, que de prendre soin de la fatigue qui peut l’affaiblir. « C’est pas en étant à moitié malade ou fatiguée que tu parviendras à prendre les meilleures décisions pour eux ! Surtout pas en temps de guerre ! Et, tu sais quoi ? Tu peux tirer une putain de force de l’amour que tu peux porter aux tiens. », râlé-je en gesticulant de temps à autre, pour donner plus de force à mes paroles. « Ce sentiment ne prendra que la direction que tu veux bien lui donner. », ponctué-je, faisant ouvertement allusion à ma brève expérience à la tête des miens. Aussi étonnant que cela puisse paraître, j’ai tiré une certaine force de la mort de Finn. J’ai puisé en ce drame l’énergie nécessaire de tout mettre en œuvre, afin que l’alliance avec les Grounders puisse fonctionner de son mieux. Et c’est encore une chose qui contribue au fait que j’en veuille autant à Lexa : Finn est – en quelque sorte – mort pour rien, vu que notre alliance n’a pu aboutir. « Arrête de croire que c'est en t'interdisant de vivre et d'avoir besoin des autres parfois, que tu seras une meilleure Commandante pour les tiens, car t'as tout faux ! » Ma main s'abaisse, alors que j'arrête - enfin - de le pointer vigoureusement dans sa direction. Mon regard s'accroche au sien, tandis que j'en suis à me demander ce qui m'a poussé à m'énerver de la sorte. Une lassitude de la voir s'exprimer avec autant d'indifférence lorsqu'elle évoque le fait qu'elle puisse mourir - prochainement, à cause d'Azgeda - ou à cause de ses fonctions ? Une impression de la voir diriger ses possibles héritiers sur la mauvaise voix, quant à la façon de diriger son peuple, en feignant ne rien ressentir pour eux ? Une colère ressentie en l'entendant prétendre que ses blessures peuvent s'avérer superficielles, qu'il n'est pas besoin pour elle d'aller les faire soigner ? Ou un ressentiment de la voir se fermer ainsi, à tenter de concilier un semblant de vie normale avec son titre de Heda ? Ou quelque chose de plus profond, et de plus tapi en moi, quant à une crainte de m'attacher encore à elle pour finalement la voir prendre sa vie avec autant de légèreté, et peur de ne plus la voir revenir un jour, car elle aura encore jouée sa forte tête concernant une blessure qui aurait pu s'avérer plus grave qu'elle ne le pensait ? On va éviter de tout analyser, et se contenter de dire que cette colère, que je me suis laissée aller à exprimer, tient juste de la lassitude d'agir de la sorte, accompagnée du ressentiment, à son encontre, qui vit toujours à son encontre, quand bien même j'ai pu l'exprimer - partiellement - un peu plus tôt. Même si clairement, c'est ma peur sous-jacente de voir Lexa perdre la vie en luttant contre Azgeda qui s'est faite entendre, sous ma colère apparente. Mon souffle est erratique, signe de l'agitation qui fut la mienne jusqu'alors, de la colère que j'ai exprimé ainsi. Mes yeux se froncent alors que je prends conscience de ce que j'ai osé faire. Ma lèvre se retrouve à nouveau mordillée, alors que je secoue la tête, pousse un soupir, et prend la direction de la sortie. On a déjà eu une telle conversation, et ça n'a abouti à rien. Nul besoin de perdre à nouveau du temps, le sien et le mien, pour un truc qui ne servira à rien, une fois encore. Elle est bien trop butée, campée sur ses idées, et indéniablement brisée par les épreuves de la vie, pour voir les choses autrement.

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❝ Oh, you can't hear me cry, see my dreams all die from where you're standing, on your own. It's so quiet here & I feel so cold. Oh, when you told me you'd leave, I felt like I couldn't breathe, myy aching body fell to the floor. Now it hurts much more. You caused my heart to bleed & you still owe me a reason. I can't figure out why... Why I'm alone & freezing? And I'm just left alone to cry. ❞
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Lexa Heda
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa Sam 15 Oct - 14:17



Sans sacrifices, l'humain ne pourrait pas survivre
La mort, une chose si effrayante et si libératrice à la fois. Elle était la seule qui permettait de se débarrasser de ses ennemis pour de bon, mais elle emmenait souvent avec elle des amis et de la famille. Mais ce n'était pas pour autant qu'elle était l'ennemi des Grounders, qui s'étaient habitués à l'affronter tous les jours, quitte à l'avoir en tête à longueur de journée. Ils étaient ceux qui aidaient la mort, ceux qui faisaient couler le sang. Certains guerriers trouvaient la faucheuse effrayante, alors que d'autres s'en moquaient parfaitement. L'importait était d'avoir bien survécu, ce qu'ils faisaient pour la grande majorité d'entre-eux. Les Natifs ne vivaient plus, ils se contentaient juste de survivre. Leur Heda, elle, n'avait pas peur du jour de sa mort, et encore moins de celle-ci. Peu importe comment cela se passerait, elle était ici pour veiller sur ce peuple, ce qu'elle comptait faire jusqu'à la fin. C'était donc pour cette raison qu'elle parlait sans la moindre gêne de sa potentielle fin, pour rappeler aux nightbloods que tout pouvait se passer du jour au lendemain, et qu'ils devaient se tenir prêts dès maintenant. Dès qu'elle abordait sa mort, Lexa gardait à chaque fois un air intransigeant, celui qui déclare haut et fort que ce n'est pas cela qui lui fait peur, et qu'elle en avait clairement rien à faire. La mort n'était l'étape finale d'une vie, mais pas celle d'un commandant. C'était bien pour cela que la Heda ne s'inquiétait pas plus que cela pour sa blessure, même si elle savait que d'ici peu de temps, Titus ainsi que son guérisseur interviendraient dans la pièce pour la guérir, chose qu'elle ne repousserait pas. Le chauve avait été témoin de la scène, et se rappelait parfaitement l'entaille de sa commandante quelques jours plutôt. Dès que les enfants furent sortis de la salle, Titus leur ordonnait de rejoindre leur chambre. Persuadé que la plaie de Lexa s'était ouverte à nouveau, il était allé chercher le soigneur. Pendant ce temps, la jeune femme ne savait pas encore ce qui l'attendait, et ne se doutait pas de la scène qu'allait lui faire la blonde, alors qu'elle se rhabillait correctement. Puis sa nouvelle proximité avec Clarke lui donnait envie de se rapprocher encore plus d'elle, seulement, elle en fut très vite dissuadée. Cela était sans compter sur le fait que la fille du ciel venait de se reculer brusquement afin de se détacher de son emprise. « C’est rien ? Je ne savais pas que tu étais médecin ! », lui reprochait-elle presque. Lexa arquait l'un de ses sourcils, se demandant ce qu'il pouvait bien lui arriver soudainement. Après tout, ce n'était pas avec la légère entaille qu'elle avait qu'elle risquait de mourir ! « Dois-je te rappeler que tu es Heda ? Qu’en tant que tel, il est de ton devoir de veiller non seulement sur ton peuple, mais aussi sur ta santé ? ». Clarke devait penser que la terrienne avait besoin d'un petit récapitulatif sur son grade, mais elle se trompait pourtant là-dessus. Lexa fronçait les sourcils, signe que les propos de Clarke lui déplaisait déjà. Évidemment qu'elle veillait sur sa santé, mais elle ne voulait pas laisser paraître un seul nouveau signe de faiblesse envers la Skaikru. Et puis quoi encore ?! Aden avait suffit à la faire paraître faible, si en plus de cela elle exprimait haut et fort la douleur qu'elle ressentait, son image de Heda intouchable se détruirait rapidement. « A moins que tu n’aies tellement envie de crever que ça, pour laisser un de ces gosses prendre ta place ? ». Ses lèvres s'étaient entrouvertes toute seule, puisqu'elle était réellement surprise d'entendre cela sortir de la bouche de Carke. Comment pouvait-elle penser qu'elle avait envie de mourir ? Alors que son rôle, son peuple, tout ça était toute sa vie. Non, Clarke n'avait juste rien compris à l'entraînement, ce qui se comprenait. Elle ne connaissait pas l'histoire du Conclave, et ne connaissait donc pas la violence d'une telle cérémonie. Si Lexa parlait autant de sa mort, c'était pour préparer mentalement les enfants,  à devoir s'affronter sans merci, et donc prendre le rôle de Heda. Leur dire que sa mort était proche était les pousser à s'entraîner plus, à devenir les meilleurs, et donc leur permettre de se défendre si jamais la Reine cherchait à les kidnapper à nouveau. D'autant plus qu'en temps de guerre, il valait mieux prévenir que guérir, donc la Commandante voulait être sûre que les enfants savaient ce qui les attendaient.

« Tu penses vraiment que tu donnes là un bon exemple à ces gosses ? C’est bien beau de vouloir toujours paraître forte, mais y’a un paquet de gens « forts » qui sont morts parce qu’ils ont refusé d’admettre qu’ils pouvaient avoir besoin de soins. », Clarke pensait tout savoir, mais encore une fois, elle se trompait minablement. La plus part d'entre-eux n'avaient pas remarqué qu'elle était blessée, puisqu'elle refusait d'interrompre leur entraînement pour si peu. Mais ce que la blonde ne savait pas, c'était bien que d'ici quelques minutes, Titus interviendrait avec un soigneur. Il le faisait à chaque fois que sa commandante se blessait ne serait-ce que légèrement. La Skaikru se rapprochait d'elle en parlant, mais contrairement à ce jour-là dans la tente, Lexa ne bougeait pas. Au contraire, son masque de Heda était toujours figé sur son visage, alors qu'elle fixait le regard océan de la blonde. Et si tout ceci n'était qu'une preuve supplémentaire sur le fait que Clarke tenait à elle ? Elle s'inquiétait… Cette pensée faillit la faire sourire si la blonde ne s'était pas permise de reprendre la parole à nouveau. « Ne t’en déplaise, mais t’es pas immortelle Lexa ! ». Ces quelques mots la firent froncer de nouveau les sourcils. Si tu savais à quel point tu te trompes, Clarke. Lexa continuait de la regarder droit dans les yeux, sans autant déclarer cette pensée à autre voix. Un Heda était différent. Dans le sens où comme tout le monde, son corps n'était pas immortel. Mais son esprit, lui, l'était. Comme ceux des anciens Commandants, qu'elle entendait souvent dans sa tête, être contre ses agissements, ou pour. Ou ils la prévenaient simplement en lui disant de se méfier. La Skaikru était désormais bien trop proche d'elle, ce qui allait la déconcentrer, et elle n'arriverait plus à l'écouter. D'un pas décidé, Lexa se reculait, se retrouvant collée au mur derrière elle. « T’es juste toujours aussi butée qu’avant. Ton laïus sur la faiblesse de l’amour est toujours aussi idiote que tes tentatives de nier qu’une blessure puisse s’avérer grave, et que tu puisses avoir besoin de repos. Tu veux diriger ton peuple aussi bien qu’il le mérite ? Prends soin de toi. ». Il ne lui en fallait pas plus pour se demander si Clarke insinuait qu'elle était donc idiote. Tout ce qu'avait Lexa en tête dernièrement, c'était veiller sur son peuple, et le diriger du mieux qu'elle pouvait. Alors contrairement à ce que la blonde pouvait lui dire, elle restait persuadée que son envie de sommeil ne serait rassasiée que ce soir, à la nuit tombée. Du moins, cela était le cas quelques années auparavant. Seulement maintenant, la Commandante dormait qu'à moitié, somnolant à chaque fois pour veiller à ce que personne ne cherche à la tuer dans son sommeil. La Reine d'Azgeda était décidément une menace toujours aussi présente que imposante. « C’est pas en étant à moitié malade ou fatiguée que tu parviendras à prendre les meilleures décisions pour eux ! Surtout pas en temps de guerre ! Et, tu sais quoi ? Tu peux tirer une putain de force de l’amour que tu peux porter aux tiens. ». La blonde se trompait, c'était certain. Si elle avait vu à quel point l'inquiétude que Lexa portait au sujet d'Aden avait pu l'affaiblir, elle ne dirait pas cela. Costia l'avait affaibli, puisqu'elle avait fait abstraction de la vraie menace qu'était la Reine, et n'avait pas assez protégée sa bien-aimée. Anya l'avait à son tour rendu faible, puisque le jour de sa mort avait failli lui faire perdre pied – heureusement qu'elle était restée de marbre, et ne l'avait donc jamais réellement montré -. Et maintenant c'était au tour du blondinet, qui sans le vouloir, avait failli causer la perte de Lexa. L'amour pouvait peut-être rendre fort à un moment, mais il finissait toujours par devenir une faiblesse. « Ce sentiment ne prendra que la direction que tu veux bien lui donner. ». Lexa levait les yeux au ciel, avant de plonger son regard dans celui de Clarke. Alors quoi, c'était par une expérience de quelques mois qu'elle se permettait de tout savoir ? La Commandante savait exactement comment agir, et quoi évincer de sa vie pour protéger son peuple du mieux possible. Un Heda n'avait pas de temps à accorder à l'amour. Il avait d'autre chose à faire que cela, c'était certain. « Arrête de croire que c'est en t'interdisant de vivre et d'avoir besoin des autres parfois, que tu seras une meilleure Commandante pour les tiens, car t'as tout faux ! ».  Clarke avait peut-être raison sur ce coup, puisqu'il était évident que Lexa avait besoin des autres. Elle ne l'avait d'ailleurs pas nier lors de son premier tête à tête avec la Skaikru, dans sa chambre, où elle lui avait parfaitement fait comprendre l'attention qu'elle lui portait. Mais la brunette savait aussi qu'elle avait besoin de ses guerriers, besoin de son peuple.

Le discours de Clarke hurlait haut et fort qu'elle était attachée à elle, et qu'elle était inquiète. Sinon pourquoi se serait-elle énervée ainsi pour quelqu'un qu'elle était censée ne plus apprécier ? Clarke tenait à elle. Contrairement à ses agissements habituels, pendant lesquels elle punissait ceux qui lui manquaient de respect – parfois pour moins que cela -, Lexa ne condamnerait pas Carke à une mort violente, ni à l'emprisonnement ferme. Pas comme elle l'avait fait avec Aksha, l'enfermant seulement pour une durée de sept jours, pour qu'il comprenne ses erreurs. Et le fait que – volontairement ou non -, il avait failli créer une guerre sans merci entre les douze clans Grounders. La brunette observait donc Clarke se diriger en direction de la porte, s'installant finalement de nouveau dans son fauteuil. Lorsque les doubles-portes furent ouvertes, Titus accompagné du soigneur entrait à l'intérieur de la salle du trône, ignorant tous les deux la présence de la Skaikru. Le guérisseur s'approchait de Lexa, alors qu'elle fit signe à Titus de fermer la porte, faisant donc clairement mettre Clarke dehors. La guerrière lui lançait un dernier regard, lui faisant parfaitement comprendre son mécontentement face à ses hurlements – même si ceux-ci étaient la preuve qu'elle tenait à elle. Lexa observait Titus pousser la fille du ciel dehors puis fermer la porte derrière elle. Ils n'étaient plus que trois, qui pouvaient donc s'occuper de l'état de leur Heda. Il fallait s'occuper de sa blessure puisque une fois fait, ils iraient en dehors des murs de la Capitale, pour continuer de chasser les dinosaures qui s'approchaient de nouveau. Au moins, cela ferait des repas consistant pour son peuple ! Sauf que pour le moment, c'était plutôt le discours de la blonde qui hantait l'esprit du Heda. Lexa souriait finalement en coin, se rendant compte de la colère – et peut-être même de l'inquiétude involontaire – qu'elle avait pu lire dans le regard océan.  Elle avait beau lui avoir manqué de respect à nouveau, Clarke avait réussi à la faire sourire. Une chose était sûre, ne pas l'avoir condamné était une preuve supplémentaire sur le fait que… Lexa tenait à Clarke.
PAR BROADSWORD.



   
Victory stands on the back of sacrifice.
You think our ways are harsh, but it is how we survive. Life is an endless battle. Only the sacrifice is the key to survive. So, it is necessary to have no weakness, for to kill or betray without suffering.
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[TERMINE] I thought you'd never come this far, I thought your words meant something more - Lexa

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